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La ministre Frédérique Vidal réaffirme l’engagement de l’État auprès du CUFR

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En déplacement à Mayotte pour deux jours, la ministre de l’Enseignement supérieur s’est rendue au centre universitaire de formation et de recherche ce jeudi 18 novembre pour poser la première pierre d’une nouvelle extension, mais aussi et surtout pour réaffirmer l’engagement de l’État à travers la signature d’un contrat d’établissement pour la période 2020-2025. Avec toujours en ligne de mire, l’évolution en institut national universitaire à l’horizon 2024.

Un mois après avoir soufflé sa dixième bougie, le centre universitaire de formation et de recherche accueillait un invité de prestige ce jeudi 18 novembre, en la personne de la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Un déplacement à marquer d’une pierre blanche, notamment pour la famille Bacar, dont le père Achiraf, décédé le 11 septembre dernier, n’était autre que le premier directeur de l’institut de formation des maîtres, dont l’enceinte se situait dans ses mêmes locaux. « C’est une belle histoire », admet avec une certaine émotion l’un de ses fils, Abdallah, membre de la première promotion diplômée 21 ans plus tôt en présence de Jean-Jack Queyranne, le secrétaire d’État à l’Outre-mer de l’époque.

Une mise en bouche empreinte de nostalgie qui en dit long sur le chemin parcouru par l’établissement depuis sa mise en activité. Aujourd’hui, le site de Dembéni recense 1.800 étudiants et s’étend sur 2.3 hectares. Pas suffisant au vu de la réalité démographique. « En 2030, nous tablons sur 3.700 élèves », prévient Aurélien Siri, le directeur du CUFR. Des prévisions qui exigent une nécessaire restructuration des bâtiments, alors qu’il faut déjà pousser les murs. « Ici, nous disposons de 2.13 mètres carrés par étudiant, contre 3.50 en métropole. Nous devons mener une stratégie immobilière ambitieuse. »

Un nouveau bâtiment à 6.5 millions d’euros

Ce besoin d’agrandissement rebondit avec la pose de la première pierre de l’extension du CUFR, en lieu et place de l’actuel parking du personnel. Un projet évalué à 6.5 millions d’euros, inscrit dans le contrat de convergence et de transformation. La surface de 1.000 mètres carrés prévue à cet effet permet ainsi la construction d’un nouvel amphithéâtre reconvertible en salle de spectacles, de cinq salles de cours et de cinq bureaux. Coïncidence ou pas, la livraison envisagée en décembre 2024 doit tomber pile poil l’année du passage en institut national universitaire. « L’idée est aussi de sortir de terre un campus avec des logements et des commerces », promet Frédérique Vidal, comme pour rassurer l’assemblée sur son émancipation.

D’où la signature d’un contrat d’établissement pour la période 2020-2025. « Il s’agit d’un engagement réciproque », insiste la ministre. D’un côté, le centre universitaire continue de porter haut et fort les couleurs de la recherche et de l’enseignement supérieur. De l’autre, l’État épaule le CUFR dans sa transformation institutionnelle, qui lui permettra de gagner en autonomie (accréditation pour la délivrance de diplômes spécifiques), sans toutefois avoir les pleins pouvoirs sur la gestion financière et les ressources humaines. « Il faut qu’il y ait plus d’offres de formation pour que [vous] décidiez de [vos] créations d’emploi. » En d’autres termes, ce futur statut ne lui assurera pas une mainmise sur la masse salariale. Un mode opératoire somme toute classique pour les petites structures, à l’instar de celle de Mayotte, qui restent sous la tutelle du ministère.

En clair, le CUFR doit encore faire ses preuves pour mériter le nom d’université. Cela commence avec le lancement de deux nouveaux projets de recherche financés à hauteur de 250.000 euros. L’un sur la biodiversité et l’évolution du lagon, l’autre sur l’accompagnement des cultures maraîchères et l’amélioration de la qualité alimentaire. « L’engagement de l’État ne se résume pas à la signature d’une ministre, il survit à tout quinquennat », défend Frédérique Vidal. Histoire de faire taire les plus sceptiques. Et de rappeler que la balle est dans le camp des Mahorais.

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