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Paroles d’anciens | Ridjali Mohamadi Lihadi, 54 ans

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Amour, sexe & séduction

Un salouva pour souligner les formes, une danse pour être sexy, des regards et des senteurs, ou encore des soins du corps : à Mayotte, la séduction est un art. Mais comme tout dans cette société en constante évolution, cette séduction change et s'adapte, tout en gardant ses caractéristiques. Une séduction qui s'encanaille aussi, car aujourd'hui le sexe est de moins en moins tabou sur l'île aux parfums. Et si la pudeur est encore de mise, on hésite de moins en moins à se faire plaisir avec des jouets coquins. À l'occasion de la Saint-Valentin, Mayotte Hebdo s'est penchée sur les petits secrets des unes et des autres. Croustillant !

Tradition : la circoncision, ça se fête ! 1/3

On entend un peu tout sur la circoncision, affolant parfois certains et heurtant d'autres cultures. Les anciens sont pour, les nouvelles générations aussi, mais à condition que la pratique soit fiable et exercée par un professionnel de la santé, loin de ce qui se faisait jadis. D'autres plus réticents s'interrogent : Est-ce dangereux ? Pourquoi le jeune garçon doit être circoncis ? Comment se déroule l'acte ? Et de l'autre côté, qu'en est-il des événements religieux et culturels en lien ? Mais en fait, tout simplement, la circoncision, quésaco ? Quelle place tient-elle dans notre société mahoraise ? Autant de questions qui subsistent. Réponses dans notre série de la semaine.

 

Le voulé: toute une histoire

Amical, politique, pédagogique, sportif ou encore électoral, mais toujours festif : à mayotte, le voulé se consomme à toutes les sauces. mais si l'évènement est courant, pour ne pas dire obligatoire, peu savent à quand il remonte et quelles sont ses racines.

« J’ai mis du temps à réaliser que je devenais une prostituée »

À 25 ans, Naima* est maman d'un garçon de dix ans. Ayant arrêté l'école au collège après sa grossesse, l'habitante de Trévani, originaire de Koungou, n'a jamais travaillé. Les écueils de la vie l'ont mené petit à petit à se prostituer durant quelques années pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Depuis un peu plus d'un an, Naima a pris un nouveau tournant : elle ne fréquente plus ses clients et suit une formation professionnalisante dans l'espoir de trouver rapidement un emploi. 

« On marche bien quand on ne va pas trop vite » pourrait être la devise de Ridjali Mohamadi Lihadi. Des kilomètres, l’homme en a parcourus dans sa vie. À 54 ans, il ne s’arrête toujours pas.  C’est d’ailleurs sur le bord d’une ruelle de Tsingoni  que nous le croisons. La marche et lui, c’est une longue histoire d’amour  qui a commencé alors qu’il était encore un tout petit garçon. 

« Quand j’étais jeune, je voyageais beaucoup. Ma jeunesse s’est déroulée entre Tsingoni, Bandrélé et M’Bouanatsa. J’avais de la famille dans le Sud et  j’allais souvent leur rendre visite. Parfois, je devais fuir : quand on voulait me frapper à M’Bouanatsa, je me réfugiais à Tsingoni et vice-versa (rires).  Je parle de voyage parce que pour nous, c’était vraiment cela. Cela nous prenait toute la journée avant d’arriver à Bandrélé.  On partait très tôt pour arriver vers 17h. On mettait 4 heures entre Bandrélé et M’Bouanatsa. Nous n’avions pas de voiture dans les années 70. J’avais 8 ans quand j’ai commencé à faire ces trajets à pied. Je partais avec mon grand-père, le père de ma mère. Il s’appelait Nassur Hafidhou. C’est lui qui m’a indiqué le chemin, au début. Vers l’âge de 13 ans, j’y allais seul. Je courais parfois. Cela me prenait une demi-journée. Il n’y avait pas de routes, c’était vert de partout. La forêt primaire dominait le paysage. Il n’y avait pas constructions. Les villages n’avaient pas du tout la même configuration, à l’époque. 

On marchait sans s’arrêter, mais parfois lorsque nous arrivions vers Hagnoundrou et que la météo était clémente, nous traversions la baie en pirogue. Il y avait des privilégiés qui faisaient ces longs trajets en pirogue, au lieu de marcher. C’était comme un grand bus. Moi, je marchais, j’avais pris cette habitude très jeune. C’est la raison pour laquelle j’ai gardé la ligne, aujourd’hui encore (rires).  Maintenant, la vie est plus simple sur de nombreux points. Par exemple, tout le monde possède une voiture. Cela ne m’empêche pas de continuer de marcher.« 

 

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1076

Le journal des jeunes

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