Le Banga Parc ouvre ses portes à Chirongui

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Un salouva pour souligner les formes, une danse pour être sexy, des regards et des senteurs, ou encore des soins du corps : à Mayotte, la séduction est un art. Mais comme tout dans cette société en constante évolution, cette séduction change et s'adapte, tout en gardant ses caractéristiques. Une séduction qui s'encanaille aussi, car aujourd'hui le sexe est de moins en moins tabou sur l'île aux parfums. Et si la pudeur est encore de mise, on hésite de moins en moins à se faire plaisir avec des jouets coquins. À l'occasion de la Saint-Valentin, Mayotte Hebdo s'est penchée sur les petits secrets des unes et des autres. Croustillant !

Anouar Mlambeou, dit Black Ä

Auto-entrepreneur et photographe, anouar mlambeou est revenu s'installer à mayotte il y a trois ans après un long cursus à paris. depuis, il travaille tantôt devant, tantôt derrière l'objectif pour de gros partenaires locaux et compte bien étendre davantage son activité. et pas seulement à l'échelle de l'île.

« J’ai mis du temps à réaliser que je devenais une prostituée »

À 25 ans, Naima* est maman d'un garçon de dix ans. Ayant arrêté l'école au collège après sa grossesse, l'habitante de Trévani, originaire de Koungou, n'a jamais travaillé. Les écueils de la vie l'ont mené petit à petit à se prostituer durant quelques années pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Depuis un peu plus d'un an, Naima a pris un nouveau tournant : elle ne fréquente plus ses clients et suit une formation professionnalisante dans l'espoir de trouver rapidement un emploi. 

Étudiant en architecture, Nahed Saidali ouvre Six Barbershop à M’Tsapéré

En plein cœur de M'Tsapéré, un barbershop s'est invité dans le paysage économique du quartier. À sa tête, un jeune étudiant en architecture de 24 ans qui s'est pris de passion pour ce milieu. Moins d'un mois après son ouverture, la nouvelle adresse cartonne déjà. Rencontre.

Ce weekend, le Banga Parc ouvre ses portes à l’occasion des journées du patrimoine. Dernier témoignage des habitations traditionnelles de Mayotte, le lieu accueille également les enfants au travers d’activités ludiques : balançoires, toboggans, trampolines… On s’amuse en découvrant l’histoire du territoire.

Le patrimoine mahorais fait de la résistance. Sur son terrain de Tsimkoura, l’entrepreneur Fayadhu Halidi surnommé « J’accuse« , entretien avec passion les derniers bangas traditionnels du département. Un labeur des plus éprouvants, que l’enseignant de profession peine à rendre lucratif. Lorsque nous le rencontrions l’année dernière, l’homme s’avouait résigné face à son projet de maison d’hôte dans la plus pure tradition mahoraise : « en l’absence de soutien des institutions et avec la baisse du tourisme à Mayotte, je suis obligé de détruire ces bangas que j’ai construits de mes mains« , déplorait-il . Une déchirure sentimentale, que l’entrepreneur n’a apparemment pas réussi à encaisser. « J’ai commencé à en détruire deux, puis je me suis dit : non. J’aime trop mon île et son histoire.  Je dois reconstruire. Je ne peux pas jouer à ce jeu. Il faut dépasser le simple concept du banga pour le faire perdurer« . Ainsi vint au monde le Banga Parc : un espace de jeux, de détente, et de convivialité, ou les petites attractions cohabitent avec les habitations historiques des Mahorais. Pour le découvrir, rendez-vous ce week-end sur son terrain à l’occasion des journées du patrimoine.

Les enfants jouent, les parents font la fête
 
 

Balançoires, toboggans, trampolines… Le Banga Parc se définit comme un lieu d’accueil à destination des familles. Pendant que les plus jeunes s’amusent, des tables et des espaces d’intimité sont aménagés pour les adultes. « J’accuse » a tout prévu, des repas aux boissons en passant par la sono. Egalement présents : les fameux « bangas traditionnels »,que les couples, familles et touristes peuvent louer la journée, voire tout le weekend. « Le Banga Parc, c’est aussi un lieu de convivialité pour les adultes qui souhaitent se détendre à la campagne pendant plusieurs jours« , précise l’entrepreneur. Là où son terrain était autrefois réservé aux touristes désireux de toucher du doigt les racines du département, il est aujourd’hui également un lieu d’accueil pour les Mahorais. L’occasion de diversifier son activité sans renier sa passion première : la tradition mahoraise, et ses habitations historiques.

Initialement ouvert au début de l’année, le Banga Parc a dû fermer ses portes suite aux dégâts provoqués par la dernière saison des pluies. « Tout le monde m’appelait pour venir, mais le terrain était impraticable. J’ai dû investir à nouveau pour réhabiliter les lieux. Dorénavant, nous ne serons plus obligés de fermer pendant la saison des pluies« , rembobine le passionné. Lui qui martèle son désir de ne pas modifier les techniques ancestrales de construction a cependant dû faire quelques concessions dans un souci financier. « Les bases des habitations sont en béton, et les toits sont en tôles recouvertes de feuilles. C’était obligatoire pour qu’ils restent en place sans devoir les entretenir quotidiennement« , reconnaît-il, le regard plongé sur ses créations. Pour le reste, la tradition est respectée. Bois, bambous, pieds de riz, terre… les murs végétaux retiennent la fraîcheur sans devoir utiliser de climatisation. Ce qui n’empêche pas « J’accuse » de raccorder certains bangas en électricité, tout en proposant des commodités contemporaines.

Un échantillon de « Musada »


Plus qu’une simple habitation, le banga représente, pour « J’accuse », le pilier d’un ordre social considéré comme révolu : « La musada » (l’entraide villageoise,en français). « Avant que les Mahorais investissent les habitations en dure, le banga était un symbole de cohabitation et d’entraide. Les familles construisaient les leurs à proximité pour garder un lien. C’est un logement sain qui respecte la nature. La nécessité de l’entretenir permettait aussi aux jeunes de prendre conscience de leur environnement et de le respecter« ,insiste-t-il. Comme un symbole de son caractère historique, le Banga Parc ouvrira ses portes ce weekend à l’occasion des journées européennes du patrimoine. Des jeux, activités ludiques, et ateliers de confections sont organisées. De quoi redonner un second souffle à une tradition dont la perte laisse, encore aujourd’hui, des conséquences difficilement réparables dans l’île aux parfums. 

 

Pour réserver sa place et son repas à l’occasion de l’ouverture du Banga Parc, contacter J’accuse au 06 39 22 31 37.

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