Coup de balai dans le centre-ville de Mamoudzou

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Un salouva pour souligner les formes, une danse pour être sexy, des regards et des senteurs, ou encore des soins du corps : à Mayotte, la séduction est un art. Mais comme tout dans cette société en constante évolution, cette séduction change et s'adapte, tout en gardant ses caractéristiques. Une séduction qui s'encanaille aussi, car aujourd'hui le sexe est de moins en moins tabou sur l'île aux parfums. Et si la pudeur est encore de mise, on hésite de moins en moins à se faire plaisir avec des jouets coquins. À l'occasion de la Saint-Valentin, Mayotte Hebdo s'est penchée sur les petits secrets des unes et des autres. Croustillant !

Le voulé: toute une histoire

Amical, politique, pédagogique, sportif ou encore électoral, mais toujours festif : à mayotte, le voulé se consomme à toutes les sauces. mais si l'évènement est courant, pour ne pas dire obligatoire, peu savent à quand il remonte et quelles sont ses racines.

Étudiant en architecture, Nahed Saidali ouvre Six Barbershop à M’Tsapéré

En plein cœur de M'Tsapéré, un barbershop s'est invité dans le paysage économique du quartier. À sa tête, un jeune étudiant en architecture de 24 ans qui s'est pris de passion pour ce milieu. Moins d'un mois après son ouverture, la nouvelle adresse cartonne déjà. Rencontre.

« J’ai mis du temps à réaliser que je devenais une prostituée »

À 25 ans, Naima* est maman d'un garçon de dix ans. Ayant arrêté l'école au collège après sa grossesse, l'habitante de Trévani, originaire de Koungou, n'a jamais travaillé. Les écueils de la vie l'ont mené petit à petit à se prostituer durant quelques années pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Depuis un peu plus d'un an, Naima a pris un nouveau tournant : elle ne fréquente plus ses clients et suit une formation professionnalisante dans l'espoir de trouver rapidement un emploi. 

Vendredi, le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, a annoncé son grand plan pour lutter contre l’économie informelle. Renforcement de la présence des forces de l’ordre, signature d’un pacte de sécurité avec la préfecture et création d’espaces dédiés à des activités sont les trois grands axes de travail. L’objectif : faire de la ville chef-lieu un territoire apaisé.

La fin d’une ère se profile-t-elle sur la place Zakia Madi de Mamoudzou ? C’est en tout cas le souhait de la nouvelle majorité et plus particulièrement de son maire, Ambdilwahedou Soumaïla, qui a paraphé ce vendredi un arrêté municipal, entrant en vigueur dès ce lundi, pour lutter contre l’économie informelle. En ligne de mire : les vendeurs à la sauvette qui font subir une concurrence déloyale aux commerçants du marché couvert, mais aussi ceux qui font prospérer les trafics de stupéfiants et de faux papiers, sans oublier les acteurs à l’origine d’incivilités, de délinquance routière et de prostitution. L’objectif ? « Préserver la tranquillité, la salubrité et l’emploi. » Une sorte de promesse qui résonne comme une bouffée d’oxygène en cette période troublée alors que la ville chef-lieu a connu une succession de caillassages et d’affrontements d’une violence inouïe entre jeunes désoeuvrés, automobilistes et forces de l’ordre. « Nous, services de l’État, justice, collectivités locales, parents, associations et société civile, devons agir. Chacun, à son niveau de responsabilité, doit être acteur. »

Pour ce faire, « on a changé de méthodes, de paradigmes ». Première décision avec l’ouverture 24 heures sur 24 d’un bureau annexe de la police municipale en plein cœur de la zone pour mettre en place « une surveillance dynamique dans le centre-ville », situé à quelques encablures de la barge, synonyme de porte-d’entrée sur Grande-Terre. Avec l’appui quotidiennement de la police nationale et périodiquement de la gendarmerie. « Ensemble, nous allons créer les conditions pour se sentir en sécurité. » Face à ce défi de taille, la municipalité prévoit l’installation d’une brigade canine d’intervention rapide ainsi que le renforcement des patrouilles d’agent de surveillance de la voie publique (ASVP) à pied ou à vélo. Preuve qu’Ambdilwahedou Soumaïla ne prend pas ces annonces à la légère, avec l’éclairage depuis jeudi soir du parking, « un espace sombre propice aux trafics ». Symbole d’une première pierre fondatrice !

« La confiance des échanges n’exclue pas les contrôles »

Quid alors du sort de ces femmes et de ces hommes priés de ne plus pointer le bout de leur nez ? À ce sujet, le maire de Mamoudzou explique les avoir reçus le samedi 29 août pour leur rappeler qu’ils se trouvent sur un territoire de droit et de devoir, et que par conséquent, ils doivent « respecter les règles qui nous régissent ». Ainsi, le premier magistrat envisage de leur proposer « des espaces dédiés » – sur un lieu encore inconnu pour le moment – à condition de « payer les droits ». Une manière de « soutenir ceux qui souhaitent créer de l’emploi ». Une main tendue dans un jargon politiquement correct. Mais il prévient que « la confiance des échanges n’exclue pas les contrôles », précisant que ces derniers ne relèvent pas de sa responsabilité. « Ce n’est pas notre vocation de vérifier s’ils sont en règle ! » En clair, il leur offre un semblant de régularisation et se dédouane en cas d’expulsion de l’île.

Cerise sur le gâteau, Ambilwahedou Soumaïla annonce également d’autres mesures étatiques pour accompagner les siennes. « Avec le préfet, nous allons signer fin septembre un pacte de sécurité pour la ville. » Si les contours de celui-ci restent encore flous à l’heure actuelle, il est question de lancer un message fort aux citoyens : « Désormais, vous pouvez venir tranquillement, Mamoudzou est un territoire apaisé. Vous êtes chez vous ! » Réponse lundi donc pour voir si les vendeurs à la sauvette respectent leur part du contrat ou si les courses poursuites avec les policiers repartent de plus belle…

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayottehebdo n°960

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