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Un cruel manque culturel et sportif

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Ce soir se déroule la “nuit du doute” pour les fidèles musulmans. Traditionnellement, si le croissant de la nouvelle lune est observé, alors débute le mois du ramadan. Une période avant tout sacrée pour les musulmans, mais aussi ponctuée de festivités quotidiennes, rupture du jeûne en tête. Cette année toutefois, c’est un ramadan confiné qui aura lieu. De quoi bouleverser les habitudes.

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À Mayotte, le grand flou artistique autour des mesures de soutien

Les acteurs mahorais du spectacle restent dans la tourmente : alors que le gouvernement a déployé des aides aux intermittents lésés par l’annulation des événements culturels, leurs homologues locaux ne pourront pas y prétendre, ce statut juridique n’existant pas au sein du 101ème département. 

Flou artistique autour des arts de la scène

Les artistes et intermittents du spectacle ne peuvent, à Mayotte, prétendre au statut juridique spécifique pourtant de vigueur en métropole, du fait de l’application tardive du droit du travail dans le 101ème département. Une situation qui complique encore un peu plus l’avenir de ces professionnels, souvent écartés des décisions politiques.

 

La promotion de la culture a été l’une des rares réussites de la précédente mandature du Conseil départemental. Mais, dans ce secteur ou dans celui des sports, le manque d’infrastructures pénalise encore et toujours les associations, artistes et athlètes mahorais.

L’identité mahoraise, faite de multiples racines et construite par de nombreuses épreuves et luttes communes, est la substantifique moelle de Mayotte et de sa culture unique. Cette dernière, Soibahadine Ibrahim Ramadani l’évoquait dans son Plan de mandature 2015, assurant qu’il fallait « réaffirmer l’identité mahoraise par la promotion de la culture, de la recherche et du sport« . L’objectif de l’ancien président du Conseil départemental était notamment d’éveiller les nouvelles générations à leur histoire. Malgré quelques petites avancées sur ce point, on ne peut que déplorer l’oubli total dans lequel tombent de nombreux auteurs mahorais, délaissés par les jeunes. Néanmoins, le succès de la publication de la bande dessinée Mayotte, rencontre de peuples et de civilisations, signée Nassur Attoumani, est une grande fierté pour les anciens élus, qui voulaient ardemment un ouvrage de vulgarisation sur l’histoire de leur île.

Le « schéma départemental du livre et de la lecture publique« , pour changer, a en outre permis l’avènement d’un salon du livre ayant tenu deux éditions, en 2017 et 2019. Le Conseil départemental, ces dernières années, a aussi été à l’origine de nombreuses manifestations culturelles, avec au cœur de ces derniers une promotion de la culture mahoraise. Cependant, la salle de spectacle « à dimension départementale et à vocation événementielle » figurant dans les grands projets de la mandature manque toujours à l’appel, malgré des fonds européens alloués à ce projet. Le MuMa (musée de Mayotte), quant à lui, a souffert de la crise sanitaire ces deux dernières années, et n’a pu accueillir autant de public que souhaité. Il faut d’ailleurs noter le bon fonctionnement de l’Office culturel départemental, mis en place par l’ancienne mandature.

Les graines d’athlètes font du surplace

Du côté des terrains et autres gymnases, tout est moins rose, et moins vert. Les associations et clubs sportifs déplorent l’état des pelouses du département, et le « manque criant de structures et d’encadrement » que déplorait Soibahadine Ibrahim Ramadani n’a pas été comblé durant les six années de sa présidence. Le dossier du stade de Cavani est en ce sens alarmant. Le Conseil départemental a en effet perdu l’enveloppe du Centre National pour le Développement du Sport, soit 4,42 millions d’euros, à cause de l’absence de réalisation de travaux dans les délais et du non-respect des procédures d’attribution de marchés. Le centre de formation de sportifs de haut niveau, quant à lui, se perd dans la multitude de schémas du Plan, même si un CREPS (Centre de Ressources, d’Expertise et de Performance Sportive) a été créé en 2018.

Cette même année, des Assises du sport ont été tenues par le Département. Et, alors que le document prévoyait initialement la candidature de Mayotte pour les Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI) 2023, cette dernière a eu lieu pour l’édition des JIOI 2027, avec de bons espoirs de réussite. Mais, pour organiser ces Jeux, les infrastructures seront essentielles, à l’heure où les sportifs mahorais sont plus talentueux que jamais. Comment expliquer que les parcours des Jumeaux de Mzouazia cette année ou du FC Mtsapéré la saison dernière en Coupe de France de football ne permettent pas à ces clubs de jouer sur le sol mahorais ? C’est d’autant plus incompréhensible que le Conseil départemental souhaiter que les sportifs de l’île puissent « rivaliser avec les homologues de la région« …

Enfin, la science n’est pas parvenue au niveau souhaité par le Conseil départemental lors de son élection en 2015. « La présente mandature fera de la recherche un pilier de son action pour construire Mayotte de demain« , pouvait-on lire dans les pages du Plan de mandature. Le centre de recherche et de documentation scientifique n’est malheureusement jamais sorti de terre, et le Centre Universitaire de Dembéni est le seul à avoir une dimension de recherche plus ou moins dynamique.

Dans tous les secteurs de la vie mahoraise, le Conseil départemental version 2015-2021 a agi, mais a également connu de nombreux échecs, pénalisant moins les élus que le peuple de Mayotte. Lors de son discours de vœux pour l’année 2016, Soibahadine Ibrahim Ramadani, quelques mois après l’élection, déclarait : « Je souhaite indiquer que si les quatre autres DOM ont attendu près de 50 ans pour accéder à l’égalité sociale, je suis convaincu qu’il faudra infiniment moins de temps aux Mahorais pour parvenir à l’égalité réelle au sein de la République« . Le temps, malheureusement, passe bien lentement pour les Mahorais, qui ne savent pas si ces six années de mandature passaient ou stagnaient.

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