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Bibi Hadidja Madi-Assani, une psychologue en quête d’engagement politique

Bibi Hadidja Madi-Assani, une psychologue en quête d’engagement politique

À 35 ans, psychologue de profession et mère de deux enfants, Bibi Hadidja Madi-Assani se prépare à franchir un nouveau cap : celui de la politique. Installée depuis une 10 ans à Chiconi, elle sera candidate aux élections municipales de mars 2026 sous la bannière des Républicains. Avec un slogan en shimahorais, « Koundra tsika tani tsika  » (« construisons notre terre « ), la jeune femme entend proposer une alternative fondée sur la cohésion sociale, la sécurité et l’engagement citoyen.

C’est dans le sillage du cyclone Chido, qui a durement frappé Mayotte le 14 décembre 2024, que sa démarche a pris forme. « Ayant vécu à La Réunion, je connaissais la culture du cyclone et je m’étais préparée. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’on soit laissés seuls. On a manqué de dignité. Cette colère, je veux la transformer en action politique« , confie-t-elle.
Déjà active dans le milieu associatif, Bibi Hadidja Madi-Assani a vite constaté les limites de l’action citoyenne. « Les associations ne suffisent pas : au bout du compte, ce sont les responsables politiques qui décident« , estime-t-elle.

Une héritière de la culture politique locale

Originaire d’une lignée Soroda proche de Bamana, la candidate revendique un héritage marqué par la politique : quatre maires figurent déjà dans son arbre généalogique. « Dans les familles, il y en a qui sont shegué, il y en a qui sont moulidi, d’autres daïras. Chez moi, la politique est une culture familiale« , glisse-t-elle avec humour.

Se réclamant d’une  » droite gaulliste et républicaine « , Bibi Hadidja Madi-Assani défend une approche à la fois sociale et sécuritaire.

« À Mayotte, ce n’est pas dans notre culture d’attendre qu’on nous donne tout : c’est plutôt aide-toi et le ciel t’aidera. » Elle alerte sur la fracture grandissante entre la jeunesse et les adultes : « Les politiques ont leur part de responsabilité, car à force de vouloir tout faire à la place des gens, on leur enlève leur capacité d’agir.  »

Depuis sa permanence située sur la rocade de Chiconi, la candidate appelle les habitants à rejoindre son projet : « Notre bien-être passe par la politique. Je crois en la moralité de la vie publique.  » Sa liste reste en cours de constitution, mais une chose est sûre : à Chiconi, il faudra compter sur elle en 2026.

Comores : des Comoriens sans identités longuement détenues

Comores : des Comoriens sans identités longuement détenues

Pour des raisons de sécurité et face à la montée de la délinquance, le ministère de l’intérieur a autorisé les forces de police à procéder à des contrôles sur l’ensemble de territoire pas seulement les étrangères mais également des nationaux, dont certains ont passé de longues heures en détention suscitant un tollé.

Annoncée en grande pompe le samedi 9 août, par le ministre comorien de l’intérieur, Mohamed Ahmed Assoumani, pour lutter contre la délinquance, l’opération de contrôle d’identités a officiellement débuté, mardi dernier, d’abord à la Grande Comore, avant de s’étendre dans les autres îles. En deux jours, près de 117 personnes dont 70 Comoriens avaient été contrôlées par les agents de police déployés partout. Les étrangers en situation irrégulière, notamment des ressortissants de pays voisins sont expulsés, pendant que les nationaux, eux, sont priés de se régulariser, c’est-à-dire, se doter d’une carte d’identité nationale biométrique. Si les policiers ne manquent pas de publier sur Facebook les images de leurs opérations, des agissements constatés font déjà grincer de dents. A Moheli, où, en seul jour, 200 personnes ont fait l’objet d’interpellation, rien que dans la capitale, Fomboni, des témoignages rapportés indiquent que des nationaux auraient passé des heures en détention.  » Ceux qui avaient leurs pièces d’identité chez eux ont pu sortir. Il suffisait de joindre un proche qui transportait la carte au commissariat. En revanche, les citoyens qui n’en détiennent pas sont gardés jusqu’à 18h. Pour rentrer, ils ont laissé leurs coordonnées en s’engageant à entamer les démarches administratives pour se procurer une pièce d’identité. Ils doivent présenter un reçu de paiement ce jeudi sinon ils risquent d’être interpellés« , a confié une source sécuritaire qui a rappelé que bien avant la descente des policiers sur le terrain, une campagne de sensibilisation avait bien été menée auprès de la population.

Le non-port ne constitue pas un délit

Ces longues détentions au poste suscitent déjà des questions sur leurs bases juridiques. « On ne peut pas verbaliser ou arrêter un comorien pour non-port de pièce d’identité sur le territoire national« , a tranché, un juriste à qui Flash infos a posé la question.  » Au regard de la loi comorienne, ne pas être en possession d’une carte nationale d’identité lors d’un contrôle de police ne constitue pas un délit pénal…

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Coupe Régionale de France Féminine 2025 : le FC M’tsapéré conserve son trône

Coupe Régionale de France Féminine 2025 : le FC M’tsapéré conserve son trône

La finale de la Coupe Régionale de France Féminine 2025 qui s’est déroulée vendredi 15 avril à M’tsahara a tenu toutes ses promesses. Opposé au Club Unic Ornis de Passamainty, le FC M’tsapéré s’est imposé au terme d’un duel intense et équilibré.
Après un match disputé de bout en bout, le score était de 1–1 au terme du temps réglementaire. Les deux équipes, déterminées et solidaires, se sont neutralisées, portées par une belle intensité physique et tactique.
Il a fallu recourir à la séance de tirs au but, où le FC M’tsapéré a fait preuve de sang-froid pour l’emporter 4–2. Un succès qui a fait exploser de joie joueuses et supporters.
Avec cette victoire, le FCM décroche sa 2ᵉ Coupe Régionale consécutive, confirmant sa suprématie actuelle sur le football féminin local. Le Club Unic Ornis, malgré la déception, repart avec un parcours honorable qui laisse présager un avenir prometteur.
Cette finale 2025 restera comme une belle fête du sport féminin régional, marquée par l’engagement, la combativité et le spectacle.

Acoua : un manzaraka perturbé par des délinquants

Un moment de fête a viré au chaos, samedi 16 août, lors d’un manzaraka organisé sur l’ancien plateau sportif d’Acoua. Aux alentours de l’après-midi, un groupe de délinquants s’en est pris aux participants, provoquant la panique parmi les quelque 300 invités présents.
Selon les informations relayées par Acoua-Info, les agresseurs ont d’abord tenté de s’emparer d’une valise contenant les dons de mariage, placée près de l’estrade des jeunes mariés. Face à leur échec, ils se sont ensuite retournés contre la famille du marié : le frère a été frappé à l’aide d’un sac contenant un « embout métallique », avant que le père ne soit lui aussi agressé. Les assaillants ont finalement dérobé principalement des biens alimentaires.
Contacté, le maire d’Acoua, Marib Anaffi, a condamné avec fermeté ces actes. « C’est regrettable, car dans notre commune, nous ne sommes pas habitués à vivre ce genre d’événements », a-t-il déclaré. Pour l’heure, aucune information n’a filtré sur l’identité des auteurs. L’élu affirme toutefois sa détermination à obtenir leur arrestation et leur incarcération.
Malgré la gravité des faits, le maire a tenu à rassurer ses administrés : « On veut continuer à vivre dans la joie, on l’a toujours fait. Ce n’est pas à cause de quelques voyous qu’on va arrêter de vivre. »
Cet incident, qui jette une ombre sur une cérémonie traditionnellement symbole de partage et de convivialité, a profondément marqué la population locale. Une enquête est en cours pour identifier et retrouver les agresseurs.

Mamoudzou : la communauté malgache mobilisée contre les violences

Mamoudzou : la communauté malgache mobilisée contre les violences

Dimanche matin, la communauté malgache de Mayotte s’est rassemblée à Mamoudzou pour dénoncer les violences dont ses membres sont régulièrement victimes. Arborant pancartes et slogans « Stop à la violence », les manifestants ont exprimé leur colère et leur inquiétude face à une série d’agressions touchant leur communauté.
Quelques jours plus tôt, le vendredi 8 août, une marche s’était déjà tenue en Petite-Terre pour accompagner le corps d’Armella Florent, 19 ans, retrouvée sans vie sur la plage de Mliha Chanfi dans la nuit du 2 août. Son décès a profondément ému la communauté et suscité une vague d’indignation. Un suspect a depuis été placé en détention lundi 11 août dans le cadre de l’enquête.
Au-delà des revendications pour plus de sécurité et de justice, la mobilisation s’est aussi voulue solidaire. Grâce au soutien conjoint de la communauté malgache et mahoraise, près de 6 000 euros ont été collectés afin de permettre le rapatriement du corps de la jeune femme à Madagascar, dans sa région d’origine à Ambilobé.

Hagnoundrou : première édition réussie du Festival Mawa

Hagnoundrou : première édition réussie du Festival Mawa

La commune de Bouéni a accueilli vendredi 15 août la toute première édition du Festival Mawa, organisée par l’association Mawa Event’s. Créée en 2024, cette jeune structure entend promouvoir à la fois l’entrepreneuriat local et les valeurs culturelles de Mayotte, tout en apportant une dimension sociale forte à ses actions.
Installé sur le terrain de foot de Hagnoundrou, le festival a rassemblé habitants et curieux autour d’une programmation variée. Plusieurs artistes, dont Chaldi, Flamingo Santana, Hadj MC ou encore Chireggae Roots, ont assuré le spectacle, offrant au public une soirée festive et intergénérationnelle. Mais au-delà des concerts, l’événement se voulait porteur d’un message : créer des espaces de rencontre et d’échanges pour la jeunesse, notamment les jeunes en difficulté, déscolarisés ou sans emploi.
« On veut proposer des rendez-vous qui rassemblent toutes les générations, avec aussi des projets comme des foires pour préparer la rentrée ou mettre en avant les commerces », explique Sigo Abdourahmani, vice-président de l’association. Pour cette première édition, Mawa Event’s a pu compter sur le soutien de plusieurs partenaires locaux, ainsi que de la commune et de la gendarmerie, mobilisée pour assurer la sécurité.
Encouragée par cette première réussie, l’association espère bénéficier à l’avenir de moyens plus importants pour renforcer son action et porter le Festival Mawa dans d’autres communes de l’île.

Mode et festivités à Ma Galerie Shopping

Mode et festivités à Ma Galerie Shopping

Le samedi 16 août, Ma Galerie Shopping a accueilli son grand défilé de la rentrée placé sous le signe de la RE-Création. Dans une ambiance conviviale et festive, les enseignes partenaires – dont Madora, Mzuri Sana, Adopt, MOA, Célio, TAO Kids, C4U et Ebena – ont présenté leurs collections Back to School. Devant un public nombreux, les mannequins ont défilé entre élégance, audace et authenticité, ponctués de prestations artistiques et de la présence remarquée de Miss Salouva, Miss Koko et Mister Bakoko. La soirée s’est clôturée par un tirage au sort récompensant sept gagnants. Un événement marquant qui s’impose déjà comme l’un des temps forts de la rentrée à Mayotte.

Mamoudzou : inscriptions ouvertes pour le vide-greniers solidaire

Mamoudzou : les inscriptions sont ouvertes pour le grand vide-greniers solidaire du 31 août

La Ville de Mamoudzou organise un vide-greniers solidaire le dimanche 31 août 2025 sur le remblai de M’tsapéré, face à la mosquée du vendredi. Réservé aux particuliers, l’événement vise à favoriser les échanges et à soutenir les familles après le passage du cyclone Chido. Les inscriptions (10 € pour un emplacement de 6 m²) sont ouvertes jusqu’au 25 août, dans la limite des places disponibles. Formulaire et règlement disponibles sur www.mamoudzou.yt ou à l’Hôtel de Ville.

Mamoudzou : les inscriptions sont ouvertes pour le grand vide-greniers solidaire du 31 août

Mayotte : Signature des premières conventions INTERREG VI

Le Département de Mayotte organise, jeudi 21 août 2025 à 14 h, à l’hémicycle Bamana, la première cérémonie officielle de signature des conventions INTERREG VI – Canal du Mozambique (2021-2027). En tant qu’Autorité de gestion, la collectivité procédera à la signature des accords de cofinancement des projets retenus, en présence de représentants institutionnels, de partenaires techniques et financiers, ainsi que des porteurs de projets. Un moment clé pour renforcer le développement et la coopération régionale dans la zone du Canal du Mozambique.

Mamoudzou lance son concours photo « Ma’moudzou, une ville, mille visages »

Après l’installation des lettres urbaines géantes #❤Mamoudzou, la Ville de Mamoudzou invite organise à un concours photo ouvert à tous. Objectif : capturer, avec créativité, les visages et histoires qui font l’âme de la ville, avec les lettres en arrière-plan et au moins une personne en scène.
Trois catégories sont proposées : Influenceurs, Amateurs photo et Artistes photographes. Les clichés, à envoyer avant le 20 août 2025 à contact@mamoudzou.yt (objet : « Concours photo Ma’moudzou »), pourront bénéficier d’un point bonus s’ils sont intergénérationnels.
Les meilleures photos seront dévoilées lors d’une exposition fin août, dans un lieu encore tenu secret.

Première édition du Festival de la baleine à Mayotte

Première édition du Festival de la baleine à Mayotte
© Aurélien Muller

Avis aux familles, aux initiés comme aux curieux, le 30 août 2025 se déroulera la toute première édition du festival de la baleine : le Mugumbe Festival. Organisé par Ceta’Maore avec le soutien de nombreuses institutions et associations, cet évènement convivial et gratuit permettra de profiter de la saison des baleines tout en en apprenant plus sur nos voisins marins. Entre animations, rencontres et stands des associations, l’après-midi s’annonce animé. Rendez-vous entre amis ou en famille sur la plage du Fare à 14 heures. Et pour les plus passionnés, la soirée se poursuivra à l’École de voile ACHM pour une conférence coanimée par Ceta’Mahore et Globice. Une belle occasion de plonger dans l’univers des cétacés et en savoir plus sur comment préserver ces espèces fascinantes et notre merveilleux lagon !

Sécurité routière : un nouveau centre de contrôle technique ouvre en Petite-Terre

Sécurité routière : un nouveau centre de contrôle technique ouvre en Petite-Terre

Les automobilistes de Petite-Terre ont eu une belle surprise ce week-end : un centre de contrôle technique a ouvert ses portes à Labattoir, sur le boulevard des Amoureux. Un service attendu de longue date par la population, et qui tombe à point nommé dans un contexte marqué par les difficultés de circulation et les perturbations des liaisons maritimes entre Petite et Grande-Terre.

Jusqu’ici, les automobilistes de Petite-Terre devaient traverser à Mamoudzou pour effectuer leur contrôle technique, au prix de longues heures d’attente et d’embouteillages interminables. Avec la mise en place de ce centre, la donne change.
« Cet établissement est une continuité de ce que nous avons déjà mis en place à Longoni en 2018 et à Kawéni en juin 2022 », explique Sulman Boina, responsable du site. « Le cyclone Chido a causé énormément de dégâts sur les véhicules, entraînant une vague de réparations et donc une forte demande en contrôle technique. La situation était devenue ingérable : les rotations de barges compliquées, des délais interminables pour obtenir un rendez-vous… Il fallait trouver une solution locale et rapide. »

Une forte demande dès l’ouverture

L’affluence du premier jour en dit long sur l’attente des automobilistes. Dès les premières heures, Thierry, le technicien en poste, n’a pas eu une minute de répit. « Avec ou sans rendez-vous, nous avons pu accueillir tout le monde immédiatement », se félicite-t-il. « On se croirait à Kawéni, tellement il y a du monde en si peu de temps ! »
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STM, une sortie de crise à formaliser ce mardi

STM, une sortie de crise à formaliser ce mardi

Une semaine de désordre dans le fonctionnement du territoire s’achève par la signature d’un document d’engagement. Il acte l’ouverture d’une série de réunions de concertation et la suspension d’un marché, celui du réseau de bus interurbain et de la billetterie multimodale. Les mouvements de barges ont repris le cycle habituel depuis samedi dernier.

Après une semaine de forte agitation, les rotations de barges entre Mamoudzou et Dzaoudzi ont pu reprendre leur rythme habituel en fin de semaine dernière. Les négociations avec le Conseil Départemental de Mayotte, qui s’étaient poursuivies en milieu de semaine, ont enfin connu un dénouement le 14 août 2025 après que les représentants syndicaux FO du STM ont été reçus dans la « salle DRH » par Abdoul Kamardine (conseiller délégué à l’innovation administrative et au dialogue social). Cette grève étant impopulaire au sein de l’opinion publique pour les deux parties, il fallait absolument négocier un compris de fin de crise. Et ce fut le cas ! La rencontre se veut le prélude à d’autres réunions de concertations en vue de chercher des solutions appropriées aux problèmes soulevés par la grève du 12 août. Un premier rendez-vous a même été programmé pour ce mardi 19 août.

En contrepartie « d’un engagement unilatérale de suspension d’un marché » les représentants des agents de la Direction des Transports Maritimes (STM) en grève depuis lundi dernier ont accepté de suspendre leur mouvement et de reprendre le travail. Il était grand temps ! A vrai dire cette grève devenait impopulaire, incompréhensible pour les usagers et surtout, au regard des éléments contextuels, paraissait davantage comme un usage abusif d’un levier de pression aux seules fins de protéger un petit groupe d’individus « qui pourraient avoir des choses à se reprocher » et pas uniquement pour défendre des acquis socioprofessionnels. En effet, à y regarder de plus près, le devenir de ce service public n’est nullement menacé de privatisation et, dans tous les cas de figures, rien qui puisse présager qu’un agent puisse être abandonné sur « le trottoir ». En pareilles circonstances, le département a toujours su créer les conditions d’un redéploiement au sein de ses services pour les agents désireux de poursuivre leurs carrières dans la fonction publique. Et même pour ceux qui choisissent l’aventure avec un nouveau repreneur, une passerelle de quelques années a toujours été laissée pour leur permettre de rejoindre les services du département au cas où l’expérience du privé s’avérait inintéressante pour eux. Le public qui n’est pas dupe de cela a préféré ravaler sa salive et classer ce mouvement de grève dans le panier du droit de grève abusivement utilisés par certains, alors qu’il reste un instrument indispensable dans une société démocratique et un pays de droits comme la France. Quoi qu’il en soit, le département de Mayotte a choisi de privilégier le dialogue interne en acceptant de suspendre « l’exécution du marché litigieux par la signature d’un ordre de suspension de l’ordre de service n° 1 émis sur la mise en service du réseau, conformément à l’article 6.3 du CCP ». Il réaffirme également ce qu’il n’a jamais cessé de clamer depuis l’annonce de la probabilité d’une grève pour lundi 12 août 2025, qu’il n’a jamais été question de privatiser le STM, ni de se séparer d’un seul de ses agents.

Le document d’engagement paraphé par Abdoul Kamardine accorde également aux grévistes le seul point de légitimité de leur action, à savoir, que le CDM n’entreprendra rien dans ce dossier sans engager une concertation préalable avec les agents ou les représentants du personnel. En outre, des discussions approfondies seront menées sur la politique départementale de transport interurbain et de la gestion de la billetterie. Autre assurance (et non des moindres) donnée aux agents grévistes, « aucune prestation ne sera réalisée au titre du marché suspendu et aucun ordre de service ou exécution ne sera demandé ». Voilà de quoi rassurer les usagers quotidiens de la barge, en particulier ceux et celles qui prennent l’avion en cette fin de vacances estivales.

Cérémonie de remise de diplômes : MESSO célèbre la réussite des jeunes accompagnés

Cérémonie de remise de diplômes : MESSO célèbre la réussite des jeunes accompagnés

Sous un ciel radieux et dans le cadre verdoyant du Domaine BADJA, l’Association MESSO a célébré ce jeudi la réussite de plusieurs dizaines de jeunes accompagnés dans ses Lieux de Vie et d’Accueil (LVA). De 9h à 15h, familles, partenaires institutionnels, éducateurs et acteurs du secteur social se sont rassemblés pour honorer un moment fort : la remise officielle des diplômes obtenus au cours de l’année — brevet, CAP/BEP ou baccalauréat.

Plus qu’une simple cérémonie protocolaire, l’événement s’est voulu un véritable hommage aux efforts fournis par ces jeunes souvent confrontés à des parcours de vie complexes. Entre discours officiels, témoignages émouvants, prestations artistiques et culturelles imaginées et portées par les jeunes eux-mêmes, la journée a mêlé fierté et émotion. « Cette réussite, c’est aussi celle des éducateurs, des familles d’accueil et de tous ceux qui croient dans le potentiel de chaque enfant », a souligné un représentant de l’association, sous les applaudissements.

MESSO, un pilier de l’inclusion sociale à Mayotte

Créée en 2017, l’Association MESSO — dont le nom en shimaoré, signifie demain — s’est imposée en quelques années comme un acteur incontournable du développement social et solidaire à Mayotte. Forte de plus de 150 collaborateurs, elle déploie ses actions autour de quatre pôles d’activité : Hébergement, Formation, Développement et Environnement.
Le pôle Hébergement accompagne actuellement près de 75 jeunes au sein de 13 Lieux de Vie et d’Accueil. Ces structures offrent bien plus qu’un toit : elles constituent un cadre sécurisant, propice à l’épanouissement personnel et à la construction de projets d’avenir. Le pôle Formation, quant à lui, développe des programmes d’insertion professionnelle innovants, notamment pour les personnes en situation de handicap. Les pôles Environnement et Développement s’engagent dans des actions de sensibilisation écologique, de gestion durable des ressources et dans le renforcement des partenariats locaux, pour un territoire plus résilient et solidaire.

Un tremplin vers l’avenir

Au cœur de cette journée, l’objectif était clair : valoriser les parcours et encourager la poursuite des efforts. Les jeunes diplômés ne sont pas seulement repartis avec un certificat en main, mais aussi avec une reconnaissance publique et un sentiment d’appartenance à une communauté qui croit en eux.

« Voir ces sourires aujourd’hui, c’est la plus belle des récompenses », confie un éducateur. « Chaque réussite, aussi modeste soit-elle, est une victoire contre l’exclusion et une étape vers l’autonomie. »

Un engagement sur le long terme

À travers ce type d’initiative, MESSO réaffirme sa mission : protéger l’enfance, favoriser l’insertion socio-professionnelle, promouvoir la citoyenneté active et sensibiliser aux enjeux sociaux et environnementaux. Cette cérémonie illustre la conviction de l’association qu’un accompagnement global – éducatif, social, culturel et environnemental – est la clé pour transformer les défis de Mayotte en opportunités.

En clôture de l’événement, un buffet convivial a permis aux invités d’échanger, de féliciter les jeunes et de tisser de nouveaux liens entre acteurs de terrain. Une manière de rappeler que, pour MESSO, le mot demain ne se conjugue pas seulement au futur : il se construit, pas à pas, dès aujourd’hui.

#J’aime Mamoudzou : un symbole de politique publique

#J’aime Mamoudzou : un symbole de politique publique

À l’arrière du marché couvert, le long du front de mer, le nom de Mamoudzou s’affiche désormais en « lettres urbaines géantes », ornées d’un hashtag et d’un cœur rouge. Un décor photogénique inauguré par la municipalité mercredi 13 août devant un peu plus d’une centaine de personnes.

« Les symboles dans la République, ça compte », a déclaré le maire sur la place de la République, lieu de rassemblement historique où « les Mahorais et Mahoraises expriment chaque fois leur fierté d’appartenir à la nation française, mais aussi parfois leurs doléances.»

Un projet né en 2021

Quatre années de préparation auront été nécessaires pour aboutir à cette installation, présentée comme « un point d’ancrage de qui nous sommes et de qui nous voulons être demain ». Pour Ambdilwahedou Soumaïla, le dièse « incarne l’ouverture, le partage et la connexion au monde » et traduit la volonté de faire de Mamoudzou « une ville moderne, connectée, qui sait se raconter et s’ouvrir aux regards et aux opportunités, au-delà de nos frontières ».

#J’aime Mamoudzou : un symbole de politique publique

Le cœur, placé fièrement à côté du nom de la ville, « s’exprime sans mot » : il symbolise « l’attachement, la chaleur humaine et la générosité des habitants », ainsi que le « lien entre nos générations, nos cultures et nos quartiers », déclarait le maire sous les applaudissements.

Un investissement pour l’avenir

Réalisée par une entreprise réunionnaise pour un coût d’un peu plus de 150 000 euros, l’ensemble architectural constitue « la première partie d’un programme qui consistera à façonner la façade maritime de Mamoudzou et à modeler l’entrée de la capitale de Mayotte », expliquait le maire, précisant que des activités de commerce et de restauration y seront par la suite intégrées.

Une cérémonie festive

La cérémonie a débuté par un chigoma, suivie du discours du maire. Shamina Ibrahim, élue du conseil municipal des jeunes, a livré un poème original intitulé Dans tes bras. Le musicien L-Had a ensuite offert un moment d’utende, art poétique mahorais, avant que le voile ne soit levé sur les lettres monumentales.

Le maire s’est également prêté au jeu des photos avec les participants, lançant officiellement le concours « Une Ville, mille visages ». La municipalité invite ainsi les habitants et visiteurs à immortaliser leur passage et à envoyer leurs photos avant le 20 août à l’adresse suivante : contact@mamoudzou.yt

La soirée s’est clôturée dans une ambiance festive avec les mixes de DJ Sweety.

Protection des cétacés : clôture du projet Wujua 2 (Ceta’Maore)

Protection des cétacés : clôture du projet Wujua 2 (Ceta’Mahore)

Alors que la saison des baleines s’ouvre à Mayotte, Ceta’Maore dresse le bilan du projet Wujua 2. De l’année 2024 au 1er semestre 2025, plus de cent bénévoles formés ont contribué à répertorier des données scientifiques sur les cétacés. Données qui seront répertoriées au niveau international.

Le lagon de Mayotte : un florilège d’habitats qui accueillent de nombreux cétacés
À Mayotte, le lagon et ses alentours incarnent un refuge pour de plus en plus d’espèces de mammifères marins. Sur place, scientifiques, bénévoles comme associations, œuvrent pour protéger ces espèces en danger. C’est le cas d’Esmeralda, dernier dauphin à bosse de l’île. Il n’est pas rare de voir la femelle se balader accompagnée d’un jeune dauphin à long bec. Les deux sont inséparables. Si certains suspectent Esmeralda d’avoir volé le petit à sa mère, les plus optimistes affirment qu’elle a recueilli le delphineau, le sauvant ainsi des dangers de l’Océan Indien. Pour protéger ces espèces précieuses mais souvent en danger, l’association Ceta’Maore a mis en place un programme d’observation des cétacés : Wujua 2.

Deuxième édition du projet Wujua : quelles actions ?

Après avoir écumé les océans de l’Australie à Marseille, David Lorieux a rejoint Ceta’Maore en tant que chargé du pôle scientifique en 2023. Leur projet central ? Le projet Wujua, « connaître » en shimaore. Wujua est né en 2023 grâce à un compagnonnage avec Globice, une association basée à la Réunion. Après avoir constaté qu’il y avait un manque flagrant de données scientifiques sur les cétacés dans l’océan Indien…

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Jeux des Jeunes de l’Océan Indien : un retour triomphal pour la délégation mahoraise

Jeux des Jeunes de l’Océan Indien : un retour triomphal pour la délégation mahoraise

« Nous les aimons et nous sommes fiers d’eux ». C’est par ces mots simples mais lourds d’émotion que de nombreux parents, proches et anonymes ont accueilli, mercredi 13 août 2025, les jeunes sportifs mahorais de retour des 13ᵉ Jeux des Jeunes de l’Océan Indien, organisés cette année aux Seychelles.

Dès leur descente d’avion à l’aéroport de Pamandzi, les cent jeunes athlètes, toutes disciplines confondues, ont été reçus en véritables héros par une foule compacte et enthousiaste. Des colliers de fleurs parfumées, des danses traditionnelles, des chants et des applaudissements nourris ont accompagné leur retour sur le sol mahorais. La population, nombreuse à s’être déplacée, n’a pas hésité à braver la chaleur et la bousculade pour exprimer sa gratitude et sa fierté envers ceux qui ont porté haut les couleurs de Mayotte.

« Ils nous sont revenus sains et saufs malgré les turpitudes qui leur ont été infligées par la délégation comorienne », raconte, émue, Tsarafina, qui brandit un drapeau bleu, blanc, rouge. «Mais ce n’est pas grave, le plus important c’est que ces mauvais perdants n’ont pas réussi à nous prendre la médaille d’or remportée par nos basketteuses, Dieu merci », ajoute-t-elle, la voix à peine audible tant la liesse est grande.

Fierté et reconnaissance

Au milieu de la foule, Chamsiya insiste sur l’essentiel : « Ce sont nos enfants. Nous les aimons et nous sommes venus leur montrer tout l’amour que nous avons pour eux. Ils ont traversé des moments difficiles, mais aujourd’hui il n’y a pas de place pour la polémique ou la politique. Ce qui compte, c’est la joie de les retrouver. »

Après les embrassades et les accolades, les jeunes sportifs ont pris la direction de la gare maritime de Dzaoudzi, escortés par une foule toujours plus nombreuse. Malgré un mouvement de grève au sein de la Société de transport maritime (STM), une barge a été mise à disposition pour permettre à la délégation de rejoindre Mamoudzou, où un comité d’accueil les attendait également. Une preuve, s’il en fallait, que la solidarité et le patriotisme passent avant tout dans de tels moments.

Une belle moisson de médailles

Au-delà de l’accueil populaire, le bilan sportif est honorable. La délégation mahoraise repart avec un total de huit médailles : une en or, glorieusement remportée par l’équipe féminine de basketball, et sept en bronze, récoltées dans plusieurs disciplines. Une moisson qui, au-delà du palmarès, témoigne de la combativité et de la détermination de ces jeunes athlètes, malgré les difficultés rencontrées au cours de la compétition.

Un message d’unité

Ces Jeux des Jeunes de l’océan Indien, au-delà des résultats sportifs, auront surtout révélé la force d’une jeunesse mahoraise prête à se dépasser et à représenter son île avec honneur. L’émotion palpable lors du retour de la délégation rappelle combien le sport demeure un puissant vecteur de cohésion et de fierté collective.

À travers chants, danses et embrassades, Mayotte a envoyé un message clair à sa jeunesse : elle croit en elle, elle l’encourage et elle la chérit.

Incendies à Mayotte : un défi pour le SDIS

Incendies à Mayotte : un défi pour le SDIS

Des feux de forêt dévastant plusieurs dizaines d’hectares de végétation aux feux urbains, l’ouverture de la saison sèche soulève un enjeu de taille pour le SDIS : anticiper les incendies afin d’éviter leur propagation.

Feux récurrents à Mayotte ces dernières semaines

À Tsingoni, dans les hauteurs de Mayotte, à la retenue collinaire de Combani où 30 hectares de forêt ont été déchiquetés, les incendies se sont multipliés ces dernières semaines à Mayotte. Le vent et la sécheresse, loin d’arranger la situation, ont encouragé leur propagation. Ce samedi 9 août, c’est un garage qui a pris feu à M’tsapéré dans le quartier de Mrowahandra avec 200 carcasses de voitures réduites en fumée. Avec la violence des rafales, le feu s’est rapidement propagé aux alentours. Bien que l’enquête soit encore en cours, des habitants du quartier affirment que le sinistre est dû à « des jeunes qui s’amusaient « . Les pompiers ont souligné le danger des incendies en milieu urbain et le risque d’explosion.

La nature n’est pas épargnée ! Ce lundi 12 août, c’est la végétation qui s’est enflammée à Ironi-Bé. Avec des rafales avoisinant les 20 km/h, les flammes ont eu le temps de dévaster trois hectares de forêt malgré l’intervention des pompiers dès 11 heures. La gendarmerie a été obligée d’interrompre la circulation tandis que l’EDM a coupé l’électricité dans la zone, au cas où des câbles tomberaient sur la route.

Un défi de taille pour la SDIS

Ces risques, le commandant Yoann Baillon les connaît bien. Chef du Groupement Opérations-Prévisions-Prévention du SDIS, il gère les risques spécifiques au territoire. Le SDIS (Service Départemental d’Incendie et Secours) assure deux rôles clés dans la gestion des incendies à Mayotte. D’abord, un rôle stratégique, qui consiste à anticiper et empêcher les incendies…

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Comores : des responsables de l’Union des Meck devant la justice

Comores : des responsables de l’Union des Meck devant la justice

L’ancien directeur du plus grand microfinanceur du pays ainsi que neuf autres prévenus se trouvaient devant la justice, après l’achat d’un complexe, qui sert aujourd’hui de siège de l’institution et dont le montant d’acquisition est jugé exorbitant.

Après trois renvois, l’affaire de l’achat du nouveau siège de l’Union des Mecks, la plus importante institution de microfinance des Comores, a été jugée ce, mercredi, 13 août au tribunal de Moroni. Le procès qui a commencé à 9h, s’est étalé jusqu’à 19h. A la barre, près de 10 prévenus et 4 témoins, défendus par un ballet d’avocats. A l’origine de cette bataille judiciaire, une plainte déposée, le 21 septembre 2024 par des membres de différents Meck de base (mutuelle d’épargne et de crédit ya Komor). Parmi eux, un ancien gérant. Cette procédure a été enclenchée après l’acquisition par l’ancien directeur général de l’Union des Meck, Ahamada Saïd remplacé depuis sa mise en examen, d’un complexe sis au nord de la capitale, Moroni. Le local sert de siège. Le problème, il est reproché à cet ex-responsable élu en 2020 pour mandat de 5 ans, d’avoir violé quelques procédures quand il engageait l’institution dans l’achat du bâtiment. C’est d’ailleurs l’une des questions fondamentales qui étaient au cœur du procès d’avant-hier. Surtout que les montants en jeu sont faramineux. L’édifice en question aurait en effet été acheté, en septembre 2023, à hauteur de 1 milliard 106 millions de francs comoriens. Soit plus de 2 millions d’euros. Devant la justice, l’ancien Dg, le directeur financier et un comptable, en fonction au moment des faits étaient appelés à s’expliquer. La majorité d’entre eux sont visés par les charges de blanchiment, détournement de biens sociaux, concussion entre autres. Le verdict est attendu le 27 août prochain.

Fonds de solidarité de décès

 » Il faut savoir que cet argent utilisé appartient aux membres car ce sont les 14 Meck de base qui versent des contributions à l’union des Meck. Donc ils devaient être là aussi car c’est la gouvernance de l’institution qui est en jeu« , a fait savoir, Maitre Mohamed Nassur, l’avocat de la partie civile. Pendant sa plaidoirie, ce dernier a seulement réclamé le remboursement de tous les sommes piochées dans le compte du fonds de solidarité décès (fsd). Au-delà du montant de l’achat jugé, coûteux, il se pose aussi un autre abus présumé. Pour compléter l’acquisition du local, l’ancienne direction et les membres du conseil d’administration se seraient permis de retirer de l’argent dans les caisses de ce fonds. Après chaque prêt contracté par un membre des 14 Meck de base éparpillée sur le territoire, il y a un pourcentage qui est déposé dans ce Fds pour que les familles du débiteur n’aient pas à payer le prêt en cas de décès.  » Mais là, encore, il n’existerait pas de manuels procéduraux qui détaillent les conditions de…

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Grève illimitée du STM : Air Austral adapte ses mesures pour ses passagers

Grève illimitée du STM : Air Austral adapte ses mesures pour ses passagers

La circulation maritime entre Grande-Terre et Petite-Terre était fortement perturbée ce mardi 12 août, conséquence de la grève illimitée engagée par le Service des transports maritimes (STM) du Département. Cette situation complique l’accès à l’aéroport pour de nombreux voyageurs.
Dans un communiqué, la compagnie aérienne Air Austral invite ses passagers à « prendre toutes les précautions nécessaires pour se rendre à l’aéroport avant l’heure limite d’enregistrement ». Afin d’atténuer les conséquences de ces perturbations, la compagnie met en place des mesures commerciales exceptionnelles pour les vols au départ ou à destination de Mayotte, applicables à partir de ce mardi et « jusqu’à un retour à la normale ».
Ces dispositions comprennent :
La possibilité de modifier son billet sans frais ni pénalités sur le montant hors taxes, sous réserve de disponibilité dans la même classe de voyage.
L’autorisation de changer de destination sans pénalité, avec ajustement tarifaire si nécessaire, dans un délai d’un an à compter de l’émission du billet.
Air Austral précise par ailleurs que le service de repas à bord pourrait être réduit, en raison de difficultés d’approvisionnement touchant également son prestataire local.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes