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Cérémonie en l’honneur des athlètes mahorais L’exploit des jeunes face aux défis du terrain… et de la diplomatie

Cérémonie en l’honneur des athlètes mahorais L’exploit des jeunes face aux défis du terrain… et de la diplomatie

Ce jeudi, à l’occasion de sa visite officielle de deux jours, le ministre délégué à la Francophonie, M. Thani Mohamed Soilihi, a présidé la cérémonie en l’honneur des jeunes athlètes qui ont représenté le département lors de la 13ᵉ édition des Jeux de la Commission de la jeunesse et des sports de l’océan Indien (CJSOI), organisée récemment aux Seychelles.

Au sein du collège de Passamainty, parents, élus, responsables du monde sportif et délégations étaient réunis pour saluer ces jeunes qui se sont dépassés lors de la compétition. Dans la cour de récréation, les téléphones crépitaient : les familles immortalisaient avec fierté leurs enfants en tenue bleue, entourés de personnalités officielles.

Le président du conseil départemental, face au ministre délégué à la Francophonie, au préfet, à la rectrice, au président du CROS et à la présidente de la DRAJES, a rappelé combien ces Jeux représentent bien plus que des compétitions : « Chacune de vos victoires, chacun de vos classements, chacune de vos médailles, représente pour nous une…

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Remise des diplômes des jeunes de l’ASE 2025 : « Je voudrais remercier ma mère d’accueil d’avoir vu ma lumière. »

Remise des diplômes des jeunes de l’ASE 2025 : « Je voudrais remercier ma mère d’accueil d’avoir vu ma lumière. »

Entre spectacles de danse, fierté des familles d’accueil et avenir incertain, la cérémonie de remise des diplômes des jeunes diplômés de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) a engendré beaucoup d’émotions à Technopôle ce jeudi 21 août.

« L’éducation, c’est la responsabilité de tous. »

Dans le public, 104 jeunes et leurs familles d’accueil attendent de recevoir leur précieux diplôme. Sur scène, Édouard, un éducateur, introduit une dizaine de comédiens aux costumes colorés. Ces jeunes sont accompagnés par l’association Mlezi Maore. À l’aube du passage dans la vie d’adulte, ils présentent au public une pièce de théâtre Retour en enfance. Une jeune comédienne introduit la scène. « Entre émotions, humour et réalisme, nous vous invitons au cœur de l’enfance là où tout a commencé… »

Après le théâtre viennent des danses traditionnelles. Familles comme adolescents accompagnent les danseurs avec leurs applaudissements. Pour clôturer le spectacle, une jeune fille prend le micro : « L’éducation, c’est la responsabilité de tous, de tous ceux qui représentent une figure d’autorité : grands-parents, parents, oncles, tantes, éducateurs… »

Une occasion pour les jeunes lauréats de remercier familles et professionnels

Le 7ème vice-président du conseil départemental, Madi Vélou, a lancé les festivités avec un mot en l’honneur des lauréats : « Cette cérémonie est d’abord à vous. C’est pour dire à tous ceux qui ne croient pas en vous que vous êtes là…

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La Tidjani à Mayotte : un rempart spirituel face au rigorisme

La Tidjani à Mayotte : un rempart spirituel face au rigorisme

À Tsararano, dans la commune de Dembéni, une voix s’élève avec force : celle de l’imam Maambadi Mhamadi. Ce fils du pays nourrit une ambition singulière mais profondément ancrée dans l’histoire spirituelle de Mayotte : faire entrer l’île dans la grande confrérie soufie Tidjaniya, l’une des plus influentes du monde musulman, forte de plus de 200 millions d’adeptes répartis sur tous les continents.

Son projet ? Ré-arrimer l’islam mahorais à son essence spirituelle, loin des dérives rigoristes et des lectures étroites qui prolifèrent aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Pour lui, l’urgence est claire : « sauver l’islam de Mayotte » face aux discours salafistes qui s’installent insidieusement dans les esprits, transformant une religion de tolérance et de lumière en un corpus dogmatique et rigide.

Un retour aux sources

Le soufisme tidjani, né en 1782 à Aïn Mahdi (Algérie) sous l’impulsion de Cheikh Ahmed Tidjani, se veut un islam épuré de tout superflu, où le corps, le cœur et l’âme constituent les..

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Compagnie aérienne mahoraise Zena : quelques mois de retard, mais la création se poursuit !

Compagnie aérienne mahoraise Zena : quelques mois de retard, mais la création se poursuit !
* Image d'illustration générée par ia

Le projet de création d’une ligne aérienne mahoraise, portée par les frères Julien et Régis Novou depuis 2019 sous l’impulsion du conseil départemental, se poursuit toujours malgré un certain retard dû au cyclone Chido, mais également à quelques déboires administratifs. Le point avec Julien Novou qui a accepté de répondre à nos questions.

Flash infos : Pouvez-vous nous rappeler rapidement la genèse de la création de la compagnie aérienne Zena ?

Julien Novou : Le projet est né sous l’impulsion du précédent président du conseil départemental, Soibahadine Ibrahim Ramadani. Sachant que j’étais à l’époque le représentant en local de Corsair et que j’ai une formation de technicien supérieur dans le domaine de l’aviation, il m’a convoqué pour me demander de faire venir une Airlines à Mayotte. J’ai donc contacté FrenchBee, qui possédait à l’époque un A330-200 dans sa flotte, appartenant à Air Caraïbes. Comme ce sont les avions avec lesquels opérait Corsair à l’époque, je savais qu’ils étaient en mesure d’atterrir sur la piste de Mayotte. C’était une solution rapide et pertinente pour moi, d’autant plus que le modèle économique de FrenchBee aurait contribué à faire baisser les prix. Malheureusement, la compagnie avait prévu de rendre cet appareil à Air Caraïbes, qui souhaitait…

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Haraka Haraka, la course de pneus de Mayotte sublimée par le cinéma

Haraka Haraka, la course de pneus de Mayotte sublimée par le cinéma

Un court-métrage mahorais attire l’attention des festivals en France comme à l’international. Haraka Haraka, réalisé par Germain Le Carpentier et produit par Daniel Chebani Chamssoudine, transforme une tradition populaire en une véritable fresque cinématographique. L’œuvre sera prochainement présentée au KUGOMA – Forum de cinéma de courts-métrages, organisé du 25 au 31 août 2025 à Maputo, au Mozambique.

Une tradition filmée comme une œuvre d’art

Chaque année, sur plusieurs kilomètres de la route départementale de Mamoudzou, enfants et adolescents se lancent dans la célèbre course de pneus. Bien plus qu’un simple jeu, ce rituel intergénérationnel fait partie intégrante de l’identité mahoraise.

C’est ce patrimoine vivant que Germain Le Carpentier a souhaité immortaliser. « Haraka Haraka se présente comme l’esquisse en mouvement d’un tableau ou d’une photographie dans un livre d’Histoire », explique-t-il. Le titre, qui signifie « Allez, dépêche-toi ! » en shimaoré, exprime à la fois l’énergie de la course et l’urgence de raconter une mémoire collective…

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Signature d’une convention pour le complexe sportif de Passamaïnty

Le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, et le Conseil municipal signeront ce jeudi 21 août à 16h30 une convention avec le Conseil départemental de Mayotte concernant le complexe sportif de Passamaïnty. La cérémonie se tiendra au stade de Passamaïnty.

Grève au STM : les perturbations des barges se poursuivent
Les perturbations sur les lignes de barges à Mayotte vont se prolonger. Le syndicat Force Ouvrière a annoncé la poursuite de la grève au STM, après une réunion de négociation avec le Département restée sans accord. Les représentants syndicaux dénoncent le marché signé avec Transdev pour la gestion des transports interurbains, qu’ils considèrent comme une tentative de privatisation. Selon eux, ce marché, qui inclut la gestion d’une billetterie commune pour les barges, menace les conditions de travail des employés et l’accès public aux transports. Les grévistes se réuniront prochainement en Petite-Terre pour décider des prochaines actions, laissant craindre la poursuite des perturbations dans les jours à venir.

La 3CO lance « Rézo Pouce », le premier réseau de covoiturage organisé à Mayotte

La Communauté de communes du Centre-Ouest (3CO) franchit une nouvelle étape dans son engagement pour une mobilité durable et accessible à tous. Elle lancera officiellement, le lundi 25 août 2025, « Rézo Pouce », le premier réseau de covoiturage organisé et collaboratif de Mayotte. Inspiré de l’autostop mais encadré par un dispositif sécurisé, ce service se veut à la fois simple, convivial et gratuit.
Concrètement, les usagers pourront proposer ou rechercher des trajets partagés en temps réel grâce à l’application Mobicoop, partenaire technique de l’opération. L’inscription, rapide et gratuite sur www.rezopouce.fr, garantit un cadre de confiance puisque l’identité des conducteurs comme celle des passagers est vérifiée. De quoi voyager sereinement tout en favorisant la solidarité et le lien social.
Ce projet innovant répond à la fois aux défis de mobilité du territoire et aux enjeux environnementaux. En misant sur le partage, la proximité et la convivialité, la 3CO espère inciter les habitants à adopter des modes de transport plus écologiques, économiques et solidaires.

“Soirée Shatta” à Chirongui : des mineurs gâchent la fête

La fête a tourné court à Chirongui, dans la soirée du 8 août, lors d’un “concours de danse Shatta” qui attirait de nombreux jeunes. Alors que l’événement se déroulait dans une ambiance festive, un groupe de mineurs a fait irruption, semant le chaos. Des voitures ont été caillassées et des affrontements ont éclaté, surprenant les participants. Pris au dépourvu, plusieurs danseurs et spectateurs ont tenté de se protéger comme ils le pouvaient face à cette montée soudaine de violence. L’incident a fortement perturbé la soirée et terni l’esprit de convivialité qui régnait jusque-là.

Grève nationale : la colère des pharmaciens s’intensifie

À l’occasion d’une grève d’ampleur inédite, les pharmaciens de Mayotte ont rejoint le mouvement en fermant boutique du samedi 16 août au lundi 18 août. Le déclencheur de cette mobilisation ? Un arrêté applicable dès septembre 2025 pour s’attaquer aux remises effectuées sur les prix des médicaments. Plafonnement immédiat à 30% pour les génériques contre 40% actuellement, puis baisse progressive à 20% d’ici 2027. Le gouvernement a pour objectif de réduire de 50% la marge actuellement réalisée par les pharmaciens sur le prix de ces médicaments. Motivé à l’idée de réaliser des économies budgétaires et d’enrichir les industriels, l’Etat risque gros. En jeu, la fermeture des pharmacies et une perte d’emplois conséquente. Selon Gérard Eap, pharmacien et président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officines de Mayotte, ce sont 10 000 pharmacies qui risquent de fermer d’ici 2027.

3ᵉ édition du « Cartable du cœur » à la MJC de M’gombani

L’association Yes We Can Nette organise le samedi 30 août de 9h à 13h à la MJC de M’gombani, la troisième édition de l’opération solidaire « Cartable du cœur ». Le principe : les familles inscrites peuvent recevoir un sac à dos garni de fournitures scolaires en échange d’un sac poubelle rempli de canettes. Une initiative qui allie solidarité et sensibilisation au recyclage.

Cérémonie pour célébrer la réussite des jeunes de l’Aide sociale à l’enfance

Le Conseil départemental de Mayotte, via sa Direction de la protection de l’enfance, organise ce jeudi 21 août 2025 à partir de 9h, à la Technopole, une cérémonie de remise de diplômes destinée à mettre en valeur le parcours de jeunes accompagnés par l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
Plus de 104 lauréats, du brevet au Bac+1, seront distingués à l’occasion de cette matinée. L’événement vise à saluer leurs efforts et leur persévérance, dans un contexte où les obstacles sont nombreux. En valorisant ces réussites, le Département souhaite non seulement encourager les bénéficiaires de l’ASE, mais aussi rappeler que la réussite est possible pour tous, indépendamment des difficultés rencontrées.
Cette cérémonie, désormais rendez-vous annuel, s’inscrit dans une volonté plus large de promouvoir l’égalité des chances et de lutter contre les préjugés. À travers cette reconnaissance officielle, le Conseil départemental réaffirme son engagement à soutenir les jeunes de Mayotte dans la construction de leur avenir.

M’tsangamouji accueille la 2ᵉ Nuit du Handball de Mayotte : 24h de sport et de convivialité

La commune de M’tsangamouji s’apprête à vibrer au rythme du handball ce vendredi 22 août 2025, avec la tenue de la 2ᵉ édition de la Nuit du Handball, au gymnase de Chembenyoumba. Dès 19h, sportifs, supporters, familles et habitants sont attendus pour un rendez-vous qui s’annonce à la fois sportif, festif et intergénérationnel.
Devenue en seulement deux ans un temps fort du calendrier sportif mahorais, la Nuit du Handball revient cette année avec un programme élargi, proposant près de 24 heures d’animations. La journée débutera par un tournoi pour les jeunes (9h-17h), avant de laisser place à un match de gala réunissant les équipes de l’école de sport sénior du CCAS de M’tsangamouji. Dès 20h, la compétition se poursuivra avec un tournoi sénior festif prévu jusqu’au petit matin, accompagné de stands de restauration proposant des plats locaux sur le parvis du gymnase.
Au-delà du spectacle sportif, cet événement illustre la volonté de la commune de dynamiser sa jeunesse et de promouvoir le sport comme levier d’éducation, de cohésion et de fierté collective. La Nuit du Handball met également en lumière le rôle essentiel des clubs, des bénévoles et des partenaires qui participent activement au développement de cette discipline sur l’île.
Avec cette 2ᵉ édition, M’tsangamouji confirme sa place de moteur dans la promotion du sport à Mayotte et offre à la jeunesse mahoraise un moment unique de partage et de dépassement.

Attractivité des métiers de la santé : des mesures concrètes pour le CHM dans un climat sous tension

Attractivité des métiers de la santé : des mesures concrètes pour le CHM dans un climat sous tension

Ce lundi 18 août 2025, quatre textes réglementaires ont été publiés pour renforcer l’attractivité et la fidélisation des soignants au CHM. Les soignants, en sous-effectifs dans de nombreux services, espèrent une amélioration de la situation et une certaine stabilité. L’ARS de Mayotte a déjà réagi en exposant son plan de mise en application des textes.

Soignants à bout de souffle au CHM

Des psychologues obligés de trouver d’autres lieux de consultation car les locaux de la psychiatrie n’ont toujours été reconstruits, des patients accueillis dans des lits encore abîmés par Chido, des sages-femmes épuisées professionnellement qui se rendent au travail « la boule au ventre ». Les professionnels de santé du CHM portent l’hôpital à bout de bras, mais la charge commence à peser trop lourd.

Plusieurs chefs de service (urgences, pédopsychiatrie) ont décidé de prendre le problème en main en assurant eux-mêmes les recrutements. Une méthode qui fait ses preuves. Cependant, malgré des résultats louables, le manque d’efficacité de la direction interroge…

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Pose de la première pierre de la crèche municipale à Mamoudzou

Pose de la première pierre de la crèche municipale à Mamoudzou

Sous un soleil éclatant, au cœur du quartier de M’gombani, la municipalité de Mamoudzou a célébré un moment historique : la pose de la première pierre de sa toute première crèche municipale. Le maire Ambdilwahedou Soumaïla, entouré de son équipe et des habitants, a officiellement lancé ce projet attendu, symbole d’un engagement fort en faveur de la petite enfance.

La future crèche portera le nom de « Djoumoi M’rakodro », figure emblématique originaire de M’tsapéré, marin polyglotte devenu bijoutier, dont la mémoire reste vivante dans le patrimoine collectif.

Un projet structurant pour la capitale de Mayotte

Implantée face au collège de M’gombani, la crèche municipale offrira une capacité d’accueil de 24 enfants dans un bâtiment moderne de 350 m² répartis sur deux niveaux. Elle sera dotée de salles de sieste, d’un espace biberons, de murs vitrés et d’aménagements spécialement pensés pour le bien-être et la sécurité des tout-petits.

Le chantier, évalué à 2,25 millions d’euros, bénéficie du soutien financier de la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte (CSSM). « C’est une priorité de la CNAF d’accompagner les enfants de 0 à 3 ans. Nous devons développer des…

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Thani Mohamed Soilihi en visite à Mayotte dans un climat de tensions

Thani Mohamed Soilihi en visite à Mayotte dans un climat de tensions

Le ministre de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Thani Mohamed Soilihi, entame ce jeudi une visite de trois jours à Mayotte. Enfant du territoire et premier Mahorais nommé à un poste ministériel, il vient à la rencontre des jeunes athlètes qui ont participé aux Jeux de la Commission de la jeunesse et des sports de l’océan Indien (CJSOI), organisés début août aux Seychelles. Une visite très attendue, alors que la compétition a une nouvelle fois été marquée par des polémiques autour des drapeaux mahorais et français.

Le 8 août, les jeunes basketteuses de Mayotte ont remporté une victoire historique face aux Comores (78-92) en finale. Sur le podium, elles ont brandi le drapeau de Mayotte, symbole qu’elles arboraient déjà fièrement avant chaque match. Mais ce geste, interdit par le règlement de la CJSOI, pourrait coûter cher à l’équipe.

Car si les athlètes peuvent exhiber leur drapeau national ou territorial lors de la remise des médailles, Mayotte n’est pas reconnue comme entité officielle par les instances régionales. Les règlements imposent aux délégations de concourir uniquement sous l’emblème et l’hymne des Jeux. Le Conseil des Jeux a bien confirmé l’infraction, mais s’est déclaré incompétent pour juger de la sanction éventuelle. L’affaire sera donc tranchée plus tard, lors d’une réunion ministérielle dont la date n’est pas encore fixée.

Une humiliation de plus pour Mayotte

Cette polémique en rappelle d’autres. Dès la cérémonie d’ouverture, la délégation mahoraise avait dû cacher le logo du gouvernement français figurant sur ses tenues officielles. Jugée trop proche d’un drapeau par la délégation comorienne…

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Réouverture du 5/5, un retour attendu par les amateurs de nuits festives

Réouverture du 5/5, un retour attendu par les amateurs de nuits festives

Après neuf mois de silence imposé par le cyclone Chido, le bar-restaurant Le 5/5 s’apprête à rouvrir ses portes le samedi 30 août prochain. La soirée inaugurale sur invitation est prévue le vendredi 29 août. Entièrement rénové et modernisé, il promet de faire battre le cœur des noctambules plus fort que jamais.

Il avait baissé ses rideaux dans la douleur, frappé de plein fouet par le cyclone Chido qui avait balayé l’île le 14 décembre dernier. Presque neuf mois plus tard, le 5/5, bar-restaurant d’ambiance mythique et multi-ethnique, s’apprête à rouvrir ses portes. La date est désormais fixée : le 30 août prochain, les habitués comme les curieux pourront enfin redécouvrir ce haut lieu de la vie nocturne.

Une renaissance attendue

Depuis plusieurs semaines, la rumeur enflait : le 5/5, symbole des soirées animées et de la convivialité, se préparait à un grand retour. Ce retour, son gérant, Willah Ali Abdou, l’a voulu spectaculaire. « Il ne s’agissait pas seulement de réparer les dégâts, mais de repartir plus fort, plus beau et plus accueillant », confie-t-il. Et le pari semble tenu.

Un établissement totalement transformé

Dès l’entrée, le regard est happé par un bar monumental de 12 mètres linéaire, conçu pour fluidifier le service et accueillir les flux des grandes soirées. Au-dessus, nouveauté de taille : un roof top flambant neuf, pensé comme un espace à ciel ouvert où se mêleront musique, rires et cocktails sous les étoiles avec une splendide vue du lagon. Un endroit idéal pour organiser des séminaires ou des soirées d’anniversaires.

Mais ce n’est pas tout. Tout a été repensé dans les moindres détails : une sonorisation dernier cri promet une qualité acoustique digne des meilleures scènes, tandis que deux écrans géants offriront une immersion totale, que ce soit pour les retransmissions sportives, les clips ou les événements live. La salle, entièrement rénovée, s’est dotée d’un aménagement adapté aux personnes à mobilité réduite, une première pour l’établissement, signe de son ouverture à tous.

Un symbole de résilience

Au-delà des rénovations, c’est un véritable message que porte cette réouverture. Après la dévastation causée par le cyclone, la renaissance du 5/5 sonne comme un symbole de résilience et de détermination. Pour nombre d’habitants et d’habitués, ce lieu n’est pas un simple bar, mais un repère, un rendez-vous incontournable du week-end.

« Nous voulons offrir à notre clientèle plus qu’un lieu pour boire un verre. Le 5/5 doit rester un espace de partage, de fête et d’énergie positive », insiste Willah Ali Abdou, déterminé à faire du 5/5 une référence encore plus forte dans le paysage nocturne.

Un nouveau souffle pour les nuits locales

Avec cette réouverture, c’est toute une communauté de noctambules qui retrouve son terrain de jeu. Les soirées endiablées du 5/5 ont forgé sa réputation et, à en croire son gérant, elles reviendront « encore plus vibrantes et mémorables ». Entre le nouveau décor, les équipements modernisés et l’ambition affichée, les ingrédients sont réunis pour que le 5/5 retrouve rapidement sa place au cœur de la scène festive.

Le samedi 30 août, les portes s’ouvriront de nouveau. Et avec elles, une promesse : celle de nuits plus intenses, plus conviviales, et plus libres que jamais.

« Cartables du cœur » Quand solidarité et écologie font la rentrée

« Cartables du cœur » Quand solidarité et écologie font la rentrée

Samedi 30 août 2025, de 9h à 12h, le parvis de la MJC de M’gombani accueillera la troisième édition de l’opération « Cartables du cœur », portée par l’association Yes We Can Nette. Une initiative solidaire et écologique qui permet à une centaine d’enfants de recevoir un sac à dos rempli de fournitures scolaires, en échange… d’un sac de canettes vides.

Créée en 2016, Yes We Can Nette s’est imposée comme un acteur incontournable de la solidarité et de l’écologie à Mayotte. À son actif : la première épicerie solidaire de l’île, la première laverie solidaire, et plus récemment, une épicerie sociale ambulante qui sillonne les quartiers de Mamoudzou. Fidèle à son engagement contre la prolifération des déchets et la précarité alimentaire, l’association multiplie les projets pour répondre aux besoins des familles les plus fragiles, tout en sensibilisant à la préservation de l’environnement.

« Cartables du cœur »  Quand solidarité et écologie font la rentrée

Un cartable contre un geste pour la planète

Cette année encore, l’opération « Cartables du cœur » associe solidarité et écologie. Cent cartables seront distribués aux familles inscrites : cinquante pour les élèves de maternelle et cinquante pour ceux du primaire. Mais ici, pas question de tendre la main sans contrepartie : chaque famille devra remettre un sac poubelle rempli de canettes vides. Une manière originale et pédagogique de responsabiliser petits et grands sur l’importance du recyclage.

Les cartables distribués ne sont pas neufs : ils ont été collectés auprès d’écoles (Calbis, Les Flamboyants, Lycée des Roussettes) et de particuliers, avant d’être nettoyés et remis en état. Ce choix, loin d’être anodin, permet à la fois de lutter contre le gaspillage et de valoriser la chaîne de solidarité entre enfants de l’île.

Un moment festif et éducatif

Au-delà de la distribution, l’événement se veut aussi un temps fort d’animations et de sensibilisation. Les enfants pourront profiter de stands de maquillage, de henné et d’ateliers ludiques, pendant que leurs parents découvriront des messages de prévention autour de la règle des « 5 R » : Recycler, Revaloriser, Refuser, Réduire et Rendre à la terre.
Yes We Can Nette entend ainsi rappeler que chacun peut contribuer, à son échelle, à la défense de l’environnement et à la solidarité. « Le cartable n’est pas qu’un sac d’école, il devient un symbole : celui d’une île qui s’organise pour ne laisser aucun enfant sur le bord du chemin, tout en prenant soin de sa terre », explique l’association.

Le soutien de partenaires

Cette opération est rendue possible grâce à l’appui de nombreux partenaires, parmi lesquels l’association Uelewa, mais aussi grâce à l’implication d’écoles et de particuliers qui, par leurs dons, ont permis de collecter et réhabiliter ces cartables. Une démonstration que la solidarité ne relève pas que d’une structure : elle se construit collectivement.

Un rendez-vous désormais attendu

En trois éditions, « Cartables du cœur » s’est imposée comme un rendez-vous attendu de la rentrée à Mayotte. Dans un contexte où de nombreuses familles peinent à assumer le coût du matériel scolaire, l’événement apporte une bouffée d’air et un message porteur d’espoir. Une opération qui, au-delà de l’aide matérielle, tisse un lien fort entre solidarité et conscience écologique.

Le 30 août, à M’gombani, les enfants repartiront le dos allégé de leurs soucis, mais lesté d’un cartable prêt pour l’école et d’un message clair : l’avenir de Mayotte s’écrit aussi par la solidarité et le respect de l’environnement.

Comores : des audios secouent l’armée depuis une semaine

Comores : des audios secouent l’armée depuis une semaine

Des messages vocaux, avec une voix ressemblant à celle du commandant de la gendarmerie, font des révélations de détournements de fonds qui font trembler l’appareil sécuritaire du pays, alors que le parquet lui, assure que c’est l’œuvre d’une intelligence artificielle.

C’est le sujet qui occupe le débat public en ce moment en Union des Comores. Tout le monde n’a dans les lèvres que les audios qui agitent l’armée nationale de développement (And). Les faits. Jeudi dernier, l’opinion a découvert via les réseaux sociaux, notamment la messagerie WhatsApp, des messages vocaux qui risquent peut-être d’engendrer des conséquences graves. Dans ces audios, on entend une voix qui ressemble à celle de l’actuel commandant de la gendarmerie, le colonel Tachfine Ahmed, parler mal de certains frères d’arme et d’un ancien ministre. L’intéressé nie être l’auteur des vocaux.  » La manière dont il été décrété chef de l’État-major, c’est la même manière dont j’ai été décrété commandant de la gendarmerie, par le président de la République, le chef suprême des armées. Aujourd’hui, il ne peut rien me faire. Car si lui me menace comme quoi il a des choses, moi aussi j’ai des choses contre lui. [….]. Qu’il sache qu’il ne peut pas m’intimider. En plus c’est fini là, il part à la retraite. L’argent qu’il s’est mis plein dans les poches avec l’histoire des constructions des gendarmeries, tu crois qu’on ne sait pas. Mais nous nous en foutons« , accuse, une voix d’un homme dans un audio de près de 1.56 minutes, qui circule sur internet voilà maintenant une semaine sans être authentifié.

Enquête du parquet

Face à l’ampleur du contenu des messages, le procureur de la République de Moroni, Abdou Ismael, s’est empressé d’organiser, le jeudi, 14 août, dans son bureau, un point de presse d’urgence. Au cours de celui-ci, il a affirmé que les audios seraient le fruit d’un montage. Le chef du parquet qui reconnait que la voix semble être celle du colonel Tachfine a confirmé qu’il s’agit d’un travail réalisé par une intelligence artificielle. Ces conclusions, a, ajouté le magistrat, sont issues des premières investigations menées par les services d’enquête, notamment ceux de la gendarmerie sur ordre du parquet.  » Mais nous n’avons pas pu identifier l’auteur de ces propos très graves, ni ses motivations, tout comme on ignore si des gens sont derrière. A ne pas oublier qu’à ce stade, tout est possible avec la venue de l’intelligence artificielle« , a souligné Abdou Ismael, qui a annoncé à la presse et à l’opinion que l’enquête se poursuivrait pour découvrir la personne qui est derrière les propos considérés comme susceptibles de déstabiliser l’armée nationale. Alors est-ce bien le fruit d’une intelligence artificielle ou pas. Le débat enflamme toujours la toile une semaine après la fuite des audios. Et au rythme où la situation évolue…

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Les agriculteurs du Sud dénoncent les ventes illégales de Magnambani

Le Groupement intercommunal des agriculteurs du Sud de Mayotte (GIASM) a lancé, le 13 août 2025, un appel pressant aux autorités pour mettre fin aux ventes illégales de fruits et légumes qui se tiennent régulièrement à Magnambani.
Dans un courrier adressé au préfet, aux maires de Chirongui et Bandrélé, ainsi qu’aux services de sécurité et de l’agriculture, les agriculteurs affirment que la majorité des denrées commercialisées sur ce marché parallèle proviendrait de vols commis dans leurs parcelles. Ces produits alimenteraient ensuite des filières clandestines échappant à tout contrôle fiscal et sanitaire.
Pour le GIASM, cette situation représente une double menace : une concurrence déloyale vis-à-vis des producteurs en règle, et un danger pour la santé publique en raison de l’absence de traçabilité.
Déjà fortement impactée par les cyclones Chido et Dikélédi, l’économie agricole du Sud de Mayotte peine à se relever. Les agriculteurs estiment que ces pratiques illégales aggravent leurs difficultés et compromettent la survie de nombreuses exploitations. « L’inaction des autorités met en péril la souveraineté alimentaire de Mayotte », préviennent-ils dans leur courrier.
Le GIASM demande la mise en place rapide de contrôles réguliers et de saisies sur les points de vente illégaux, la neutralisation des réseaux organisés qui alimentent ces marchés, ainsi qu’une surveillance renforcée des parcelles agricoles. L’organisation appelle à une tolérance zéro pour préserver le travail des producteurs et protéger l’économie locale.
Les agriculteurs attendent désormais une réponse concrète des autorités afin de sécuriser leurs récoltes et rétablir des conditions de concurrence équitables.

Un appel à projets pour renforcer les coopératives et groupements agricoles

Un appel à projets pour renforcer les coopératives et groupements agricoles

La Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DAAF) de Mayotte a lancé un nouvel appel à projets à destination des structures collectives agricoles : groupements, coopératives, associations de producteurs, sociétés d’intérêt collectif agricole (SICA) et organisations de producteurs.
Ouvert jusqu’au 12 septembre 2025 à 12h, ce dispositif vise à financer une partie des coûts liés aux postes d’encadrement (direction, animation, coordination, évaluation) ainsi qu’aux fonctions support (secrétariat, comptabilité, gestion).
Les actions soutenues devront être réalisées entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2026. La subvention prendra la forme d’un remboursement, plafonné à 66 % des dépenses éligibles, dans la limite de l’enveloppe budgétaire disponible. Elle ne pourra pas être cumulée avec d’autres aides pour les mêmes postes.
Présenté comme un levier de relance du secteur agricole après le cyclone Chido, cet appel à projets entend consolider les structures locales en renforçant leurs capacités d’organisation et de gestion. L’objectif : permettre aux agriculteurs de mieux se structurer collectivement pour valoriser leurs productions et faire face aux défis économiques et climatiques.
Les modalités complètes de participation ainsi que le dossier de candidature sont disponibles sur le site internet de la DAAF Mayotte.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes