Le bras de fer se durcit entre les salariés d’Électricité de Mayotte (EDM) et leur direction. En grève depuis le mois de juin, les agents réclament la réintégration d’une prime supprimée après le passage du cyclone Chido, dénoncent l’augmentation des tarifs de l’électricité et pointent de nombreux dysfonctionnements dans la gestion de l’entreprise.
Dans un communiqué, la CGT-Ma affirme que le Conseil de surveillance d’EDM a déplacé, jeudi 18 septembre, sa réunion du siège de Kawéni vers les salons de l’aéroport de Petite-Terre afin d’éviter la mobilisation des grévistes. Le syndicat y voit « un refus du dialogue social » et « un mépris pour les réalités du terrain ».
La tension est d’autant plus forte que, selon la CGT-Ma, le Conseil envisagerait d’accorder une prime exceptionnelle à un responsable pour son « investissement » durant la crise Chido, alors même qu’une prime de 2 500 € destinée aux agents a été supprimée. Le syndicat juge cette démarche « indécente » et réaffirme son soutien aux salariés dans leur combat, présenté comme une étape essentielle pour la défense du service public et la « décolonisation du peuple mahorais ».
Grève à EDM : la CGT-Ma accuse la direction de fuir le dialogue
Un gendarme blessé dans un caillassage
Aux alentours de 23 heures, le jeudi 18 septembre, une patrouille de gendarmes a été prise pour cible par un jet de pierres. Selon plusieurs témoins présents sur place, le caillassage aurait provoqué la blessure d’un militaire. L’information n’a toutefois pas encore été confirmée par le parquet. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’incident et d’identifier les auteurs de ces violences. Les investigations, menées par les services compétents, sont toujours en cours.
Semaine de la contraception à Mayotte
Du 22 au 29 septembre 2025, Mayotte accueille la 6ᵉ Semaine de la contraception, organisée par le Réseau Périnatal de Mayotte (REPEMA), le Conseil départemental, la Croix-Rouge et leurs partenaires, avec le soutien de l’ARS. Objectif : informer et sensibiliser la population sur la santé sexuelle et l’accès à la contraception, notamment auprès des jeunes, dans un territoire où le taux de grossesses précoces reste élevé.
Au programme : stands d’information dans plusieurs lycées, une conférence sur la prévention des grossesses précoces (vendredi 26 septembre, 9h-12h, collège de Kwale) et une journée de sensibilisation et de consultations (même jour, 8h-15h, place de La Poste à Koungou). Des actions seront également menées toute la semaine par de nombreuses associations locales.
Infos et programme complet : reseaux-sante-mayotte.fr
Contact presse : 0639 09 93 62 – communication@repema.org

Aéroport Marcel Henry : la toiture du kiosque toujours à terre, dix mois après le cyclone Chido
Dix mois. C’est le temps qui s’est écoulé depuis que le cyclone Chido a balayé l’île et laissé derrière lui son cortège de destructions. Dix mois au cours desquels les habitants ont tenté, tant bien que mal, de reconstruire leurs maisons, de rouvrir leurs commerces, de remettre un peu d’ordre dans leur quotidien. Dix mois, enfin, depuis que la toiture du kiosque de l’aéroport départemental gît toujours, telle une épave, sur le sol.
Et pourtant, rien n’a bougé. Pas un clou n’a été retiré, pas une tôle n’a été rangée. La première image qui accueille désormais visiteurs et voyageurs est celle d’un amas de tôles, vestiges figés d’une catastrophe que l’on prétend avoir surmontée.
L’aéroport est pourtant la vitrine d’un territoire. C’est par là que débarquent les touristes, les investisseurs, les fonctionnaires, les familles en visite. Chacun, dès sa descente de l’avion, se retrouve face à cette scène de désolation.
« Cela donne l’impression que l’île est toujours à genoux », s’indigne un employé de l’aéroport, qui préfère garder l’anonymat. « On nous répète que la reconstruction avance, mais comment y croire quand le premier bâtiment que l’on voit ressemble à une zone sinistrée ? »
Cette toiture arrachée, laissée à l’abandon, est bien plus qu’un simple problème esthétique. Elle est devenue le symbole visible d’une inertie administrative qui, mois après mois, sape la confiance des habitants dans la capacité des autorités à agir.
Dans les jours qui ont suivi le passage du cyclone Chido, les élus locaux avaient pourtant multiplié les promesses. Un plan d’urgence, des financements exceptionnels, des interventions rapides… autant d’annonces relayées dans les médias, puis rangées dans les tiroirs.
Pendant ce temps, les tôles continuent de rouiller sous le soleil et les averses, comme un rappel cruel du temps qui passe.
Pour les professionnels du tourisme, c’est un véritable handicap. « Comment attirer des visiteurs quand la première impression est celle d’un abandon total ? », déplore un directeur d’hôtel. « On parle beaucoup de relance économique, mais on laisse l’aéroport, notre carte de visite, dans cet état. »
Dix mois après Chido, la toiture du kiosque de l’aéroport n’est plus seulement une carcasse de métal. Elle est devenue un test grandeur nature de la capacité de l’île à se relever, et de ses dirigeants à tenir leurs engagements.
À ce jour, ce test est clairement raté. Et chaque avion qui atterrit en apporte le constat amer : ici, les promesses s’envolent, mais les ruines restent.
Journées européennes du patrimoine 2025 : une nouvelle renaissance attend l’église de Dzaoudzi

L’église Saint-Michel Archange de Dzaoudzi s’apprête à entamer une nouvelle vie. Une ère de renouveau s’ouvre pour l’île, après le passage du cyclone Chido, grâce à un don exceptionnel de la Fondation du Patrimoine (Loto du Patrimoine), remis officiellement samedi matin. Les services culturels de la préfecture de Mayotte, le département, plusieurs mécènes ainsi que les paroissiens devraient également participer à la sauvegarde de ce témoin essentiel de l’histoire locale.
Entre les secousses sismiques liées à l’activité du volcan Fani Maoré et les dégâts causés par les cyclones Chido et Dikelédi, l’église Saint-Michel Archange de Dzaoudzi a été durement éprouvée au cours de ces dernières années. À l’instar de nombreux édifices de Mayotte, sa toiture a été endommagée par Chido, contraignant les fidèles à…
Journées du patrimoine : reconstruire sans perdre son identité
Dans la cour du lycée Younoussa Bamana, un dôme de briques ocre attire le regard. Des lycéens, gilet fluo et casque sur la tête, présentent fièrement leur construction et expliquent le processus : pendant une semaine, ils ont mélangé sable et terre, moulé, tassé, laissé sécher, et assemblé des adobes. À première vue, l’atelier a tout d’une activité pédagogique. Mais à Mayotte, il symbolise un enjeu majeur : comment construire un habitat durable, adapté, et surtout fidèle à l’identité mahoraise ?
L’événement, organisé par l’association Art.Terre Mayotte dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, a réuni élèves, enseignants, artisans et chercheurs autour d’un invité de marque : l’architecte Vincent Liétar, spécialiste de l’histoire du…
Des conditions de détention insoutenables à la prison de Majicavo
Plus de deux fois le nombre de détenus maximum autorisé, des matelas au sol, une nourriture périmée… Des détenus et des représentants de la justice témoignent de conditions de détention insoutenables au centre pénitentiaire de Majicavo.
Le vendredi 5 septembre 2025, des cris de panique explosent dans la prison de Majicavo. Cinq gardiens viennent d’être agressés par deux détenus, bien décidés à forcer la sortie. En réponse à cette énième agression contre leurs collègues, une cinquantaine d’agents du centre pénitentiaire ont…
Séminaire sur la résilience à Mayotte : comment entrer dans un fonctionnement de crise ?

Éprouvés par les cyclones Chido et Dikelédi, les DGS (directeurs généraux des services) des collectivités locales mahoraises ont ressenti le besoin d’échanger et de partager leurs expériences en matière de gestion des catastrophes et autres crises d’ampleur exceptionnelle. Le CNFPT leur a ainsi organisé un séminaire, jeudi et vendredi derniers, dans l’amphithéâtre du lycée des Lumières. Une rencontre jugée très instructive par l’ensemble des participants.
Pendant deux jours, débats, échanges d’idées et retours d’expérience se sont succédé autour du thème de la résilience, sous l’égide du Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT). À l’approche du premier anniversaire du cyclone Chido, les DGS ont exprimé le besoin de…
Décès tragique d’un gendarme maritime
Ce jeudi 18 septembre 2025, la gendarmerie maritime de Dzaoudzi, a été frappée par un drame. Le maréchal des logis-chef Nicolas Verriez, âgé de 36 ans, est décédé des suites d’une chute survenue alors qu’il se trouvait sur le patrouilleur de son unité, vers 10 heures, dans des circonstances encore inconnues. Gravement blessé après sa chute dans l’eau, le militaire a été extrait en arrêt cardio-respiratoire. Malgré les efforts de réanimation de ses camarades et des secours sur le quai de Mamoudzou, il n’a pas survécu.
Père de deux enfants et pacsé, le maréchal des logis-chef Verriez laisse derrière lui sa famille et ses collègues profondément affectés. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a rapidement réagi sur son compte X, rendant hommage au militaire pour son engagement et exprimant sa compassion à ses proches. Le général d’armée Hubert Bonneau, directeur général de la Gendarmerie nationale, a également adressé ses condoléances et souligné la mobilisation de toute la gendarmerie dans ce moment difficile.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident, tandis que la gendarmerie souligne l’importance de ce drame pour l’ensemble des forces maritimes et rappelle le courage et le dévouement du personnel engagé sur le terrain.
Les transporteurs scolaires en deuil : disparition de Kamal Attoumani
La profession des transporteurs scolaires est frappée par une douloureuse nouvelle. Kamal Attoumani, délégué CFDT et chauffeur de bus chez Matis, est décédé ce jeudi 18 septembre au matin, terrassé par un AVC. Sa disparition a endeuillé la mobilisation prévue hier à la place de République, tant sa présence et son engagement étaient devenus incontournables au sein du secteur.
Syndicaliste reconnu et respecté, Kamal Attoumani s’était illustré dans la défense des droits des transporteurs scolaires et n’avait cessé de dénoncer l’insécurité dont ils sont victimes au quotidien. Sa voix portait celles de nombreux collègues, et son combat avait contribué à mettre en lumière les difficultés d’un métier essentiel à la vie des élèves et de leurs familles.
L’homme laisse derrière lui l’image d’un militant déterminé, mais aussi celle d’un collègue apprécié pour sa disponibilité et son dévouement. Ses obsèques ont eu lieu dans la journée, dans une vive émotion. À travers son parcours et son engagement, Kamal Attoumani restera une figure marquante pour les transporteurs scolaires de Mayotte.
La barge Karihani bientôt de retour à Mayotte
Bonne nouvelle pour les usagers du transport maritime à Mayotte : la barge Karihani, en réparation depuis plusieurs mois à Mombasa, sera bientôt remise à l’eau pour une série d’essais techniques. Une fois ces tests validés, elle reprendra la mer vers le lagon mahorais. Son retour est très attendu, car son immobilisation a fortement perturbé la circulation des passagers et le transport de marchandises entre Grande-Terre et Petite-Terre. La remise en service de la Karihani devrait ainsi améliorer la continuité maritime et apporter un soulagement aux habitants comme aux professionnels.
Reconnaissance nationale de l’action environnementale à Mayotte
Ce jeudi 18 septembre 2025 à la Technopole de Dembéni, la FMAE (Fédération Mahoraise des Associations Environnementales) a dû accueillir une délégation de l’Union Nationale des CPIE (Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement) pour la labellisation de la fédération. Le label CPIE Maoré incarne la concrétisation de plus de 20 ans de travail et une reconnaissance officielle au niveau national. Cette labellisation CPIE permettra à la fédération de renforcer sa crédibilité, sa visibilité et sa légitimité. Pour intégrer le réseau national des CPIE, la FMAE a dû faire ses preuves, la labellisation répondant à des critères exigeants. Valeurs portées par l’organisme, projets concrets, structuration, ancrage territorial ou encore intérêt général font partie des nombreuses conditions pour obtenir le précieux label.
L’architecture à l’honneur pour la 42ème édition des Journées Européennes du Patrimoine
La 42ème édition des Journées Européennes du Patrimoine se déroulera dès ce vendredi 19 septembre pour les scolaires et les samedi 20 et dimanche 21 septembre pour le grand public. Plusieurs institutions publiques et associations proposeront des visites guidées, des expositions ou des tables rondes sur l’architecture à Mayotte, le thème de 2025.
Les Journées Européennes du Patrimoine se concentreront cette année sur le patrimoine architectural de Mayotte, comme le veut la thématique européenne de 2025. Si l’on pourrait croire, à première vue, que ce n’est pas là un thème propice à mettre en valeur l’île au lagon, c’est parce que l’on méconnaît souvent les curiosités que peut receler notre île dans ce domaine. A travers les évolutions architecturales, on peut en effet retracer…
Litige foncier : un instituteur condamné pour le meurtre de son oncle

« Arrête ! Arrête ! Tu l’as massacré ! » hurle un voisin en arrachant le couteau des mains de l’instituteur du quartier. Cet homme, c’est Sinani, professeur des écoles, 39 ans. Il vient de poignarder son oncle à onze reprises avec une extrême violence après 30 ans de contentieux familial autour d’un terrain. Un procès de deux jours aux assises a suivi son appel pour réexaminer sa peine.
Mercredi 17 septembre 2025. Premier jour du procès en appel de Sinani, ancien instituteur. Le procès commence mal. 7 jurés sont présents, 35 manquent à l’appel. L’audience est suspendue le temps d’en appeler en renfort. Une heure plus tard, la présidente de la cour, Chantal Combeau, rappelle les faits. Le 27 juillet 2020, un homme est blessé par arme blanche à…
Grève du 18 septembre 2025 : une courroie de transmission avec le prochain gouvernement

Ils n’ont pas été en reste vis-à-vis du reste de la nation. Les syndicats de Mayotte sont tous descendus dans la rue, hier jeudi, pour se rassembler sur l’emblématique place de la République, située sur le front de mer de Mamoudzou. Changement de mode opératoire : ils ont demandé, et obtenu, une entrevue de trois heures avec le délégué du gouvernement à Mayotte. Mais rien ne dit que le courant soit réellement passé.
Plus un baroud d’honneur qu’un véritable mouvement de grève à l’échelle du territoire. Ils étaient tous là, les principaux leaders syndicaux mahorais, hier jeudi 18 septembre 2025, sur la place de la République à Mamoudzou. Autour d’eux, environ 150 militants (toutes formations confondues), issus de…
2ᵉ Forum des métiers de Dzaoudzi-Labattoir : le rendez-vous qu’il ne fallait pas manquer

Une cinquantaine d’organismes locaux étaient présents mercredi 17 septembre 2025, à Labattoir, à l’appel du Centre communal d’action sociale (CCAS). Ce dernier avait mis les bouchées doubles pour mettre en relation directe de nombreux jeunes scolaires, mais aussi des personnes exclues du système éducatif, en quête de formation ou d’emploi. Un moment intense et marquant pour la reprise économique post-Chido sur le territoire. L’affluence a été record.
Forte affluence de jeunes filles et garçons, mais aussi de parents d’élèves, à la salle de spectacle de Dzaoudzi-Labattoir, située en face de l’hôtel de ville. Le CCAS organisait la deuxième édition de son forum des métiers (après celui de 2021, qui avait déjà connu un franc succès). De nombreux organismes publics, privés ainsi que des associations avaient…
Comores : la gestion financière de l’hôpital national épinglée

Un rapport de la section des comptes a passé en revue le fonctionnement de l’hôpital national entre 2022 et 2023, et a révélé de nombreuses défaillances, notamment une évasion de recettes.
C’est un rapport qui devrait servir de leçon à l’État comorien s’il veut assurer une meilleure gestion du prochain centre hospitalier dont l’inauguration est attendue d’un mois à l’autre. Selon la section des comptes, l’hôpital national ne fait pas seulement face à des problèmes de fonctionnement, notamment dans l’accueil, mais il est aussi caractérisé par une mauvaise…
Séjour prolongé pour Eliasse avec deux nouvelles dates
Le chanteur Eliasse prolonge son séjour à Mayotte avec deux concerts supplémentaires à 20h : vendredi 19 à la Taverne à Chirongui et samedi à L’Atelier à Petite-Terre. C’est sur cette scène qu’il avait donné son tout premier concert sur l’île. « Au final, la boucle sera vraiment bouclée », confie l’artiste.
Il se réjouit de cette prolongation et de l’accueil du public : « C’est bon signe, s’il y a des demandes c’est grâce à l’écho des trois concerts du week-end dernier, et c’est cool ».
Avec cette nouvelle série de dates, Eliasse confirme son ancrage dans la scène locale et promet des soirées chaleureuses pour ses fans.
Prolifération des chiens errants : une menace pour les tortues marines
Le collectif citoyen anti-braconnage des tortues marines tire la sonnette d’alarme à Mayotte. Dans une lettre ouverte adressée au préfet et aux élus locaux, le 16 septembre 2025, il dénonce la multiplication des chiens errants qui attaquent régulièrement les tortues venues pondre et déterrent leurs nids, mettant en péril l’espèce protégée.
Les membres du collectif soulignent également la souffrance des chiens eux-mêmes, souvent affamés, battus ou utilisés pour des combats. Selon eux, l’absence de fourrière départementale et de programmes de stérilisation rend toute régulation impossible.
Pour remédier à cette situation, le collectif propose la création d’une fourrière, des campagnes de stérilisation et d’adoption, ainsi que des mesures de protection des sites de ponte. Il appelle les autorités à agir rapidement, estimant que chaque semaine perdue entraîne des pertes irréparables pour la biodiversité et le bien-être animal.
Plusieurs cas de diphtérie détectés dans une école
Selon l’ARS de Mayotte, un cas de diphtérie a été confirmé le 2 septembre, entraînant une intervention rapide des autorités sanitaires. Cinq cas supplémentaires ont été identifiés au sein d’une école de Vahibé. Les personnes contacts ont reçu un traitement antibiotique et, si nécessaire, un rattrapage vaccinal.
La diphtérie est une infection bactérienne rare mais grave, qui touche principalement la gorge et les voies respiratoires et peut entraîner des complications cardiaques ou nerveuses si elle n’est pas traitée rapidement.
Les investigations ont permis de limiter la propagation, et les résultats des prélèvements se sont révélés négatifs. L’ARS précise que des séances d’information ont été organisées pour les familles et que l’ensemble des élèves a bénéficié d’une vaccination de prévention. La situation est pour l’instant maîtrisée.


















































