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Coopération régionale : une délégation mahoraise en mission économique au Kenya

Coopération régionale : une délégation mahoraise en mission économique au Kenya

Mayotte se tourne vers l’Afrique de l’Est. Du 19 au 24 octobre 2025, une délégation d’entreprises mahoraises prendra la direction de Mombasa et Nairobi pour une mission économique d’envergure. Organisée par l’Agence de Développement et d’Innovation de Mayotte (ADIM), en partenariat avec Business France East Africa, la CCI France Kenya et la Kenya National Chamber of Commerce and Industry (KNCCI), cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet DARAJA, un programme destiné à favoriser les coopérations régionales et à ouvrir de nouveaux horizons aux acteurs économiques de l’île.

Objectif : créer des ponts entre Mayotte et le Kenya

L’ambition affichée est claire : renforcer les liens économiques entre Mayotte et le Kenya, tout en offrant aux entreprises locales une opportunité concrète de prospection. Trois secteurs stratégiques ont été identifiés comme porteurs de partenariats :

  • Agriculture et agroalimentaire, un domaine clé pour les deux territoires ;
  • BTP et construction, secteur en pleine expansion au Kenya ;
  • Tourisme, levier de développement et de rayonnement régional.

Pour l’ADIM, il s’agit de permettre aux entrepreneurs mahorais d’explorer un marché dynamique, d’accéder à de nouveaux réseaux et de nouer des collaborations pérennes.

Un programme en deux étapes

La mission s’articulera en deux temps forts.

  • Mombasa, première étape du voyage, accueillera la délégation pour une série de rencontres avec l’écosystème économique local, des visites de sites stratégiques, dont le port de Mombasa – l’un des plus importants de la côte est-africaine – ainsi que des rendez-vous B2B ciblés.
  • Nairobi, seconde escale, sera consacrée à la participation au Sommet national de l’Agribusiness (22-23 octobre). Les entreprises mahoraises y disposeront d’un stand France intégrant un espace dédié à Mayotte, et bénéficieront de rendez-vous personnalisés avec des partenaires potentiels.

Organisé par l’Agriculture Sector Network (ASNET), ce sommet est considéré comme l’un des grands rendez-vous du secteur agricole en Afrique de l’Est, réunissant décideurs institutionnels, investisseurs, entrepreneurs et experts autour de conférences, tables rondes, expositions et d’une cérémonie de remise de prix.

Une chance pour les entreprises mahoraises

Pour participer à cette mission, les entreprises doivent s’acquitter d’un forfait de 3 750 €, qui couvre l’assistance logistique, les rencontres B2B, la participation aux séquences collectives et, pour les acteurs de l’agroalimentaire, l’accès au National Agricultural Summit.
Une subvention MoM (Mayotte Outre-Mer) peut toutefois être sollicitée, permettant de couvrir 50 à 75 % des frais de participation, à condition de disposer d’un projet d’exportation ou d’implantation à l’étranger.

Un calendrier précis

Le départ de la délégation est prévu le dimanche 19 octobre depuis Dzaoudzi. Après deux jours de séquences collectives et de rencontres à Mombasa (20-21 octobre), les participants s’envoleront pour Nairobi le 21 octobre au soir. Le Sommet Agribusiness se tiendra les 22 et 23 octobre, avant le retour des participants le 24 octobre.
Les inscriptions sont déjà ouvertes en ligne via un formulaire dédié.

L’ADIM, moteur de l’internationalisation mahoraise

Créée en 2016, l’Agence de Développement et d’Innovation de Mayotte joue un rôle central dans la mise en œuvre de la stratégie économique du Conseil Départemental. Son action vise à soutenir l’innovation, à accompagner les entreprises dans leur développement et à favoriser leur ouverture à l’international.
En multipliant les partenariats avec des institutions publiques, des acteurs privés et des organismes internationaux, l’ADIM entend positionner Mayotte comme un carrefour économique dans l’océan Indien, capable de dialoguer avec ses voisins de l’Afrique de l’Est.

Nouveau projet de loi : décentralisation réelle ou recentralisation en trompe-l’œil ?

Nouveau projet de loi : décentralisation réelle ou recentralisation en trompe-l’œil ?

Hexagone ou Outre-mer, l’annonce par le Premier ministre d’un prochain projet de loi sur la décentralisation soulève de nombreuses interrogations. La gauche soupçonne un artifice politique destiné à gagner du temps face à une motion de censure jugée inéluctable d’ici décembre 2025, lorsque le projet de budget 2026 sera soumis au vote des députés. Outre-mer, la curiosité porte sur le contenu de ce texte et sur la question de savoir si les élus locaux seront – ou non – associés à son élaboration.

Volonté sincère ou simple stratagème politicien ? Quoi qu’il en soit, le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, a surpris plus d’un élu, en métropole comme en Outre-mer, en annonçant son intention de présenter un projet de loi visant à donner un « nouvel élan » à la décentralisation en France. Une annonce qui a aussitôt déclenché une cascade de critiques et de scepticisme parmi plusieurs ténors de la politique nationale, voire une franche suspicion chez certains parlementaires de gauche.
Qu’apporterait concrètement un tel projet aux collectivités territoriales et aux institutions régionales ?…

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Les « élèves pairs » pour prévenir les conflits scolaires

Les « élèves pairs » pour prévenir les conflits scolaires

Au lycée du Nord, ils sont une cinquantaine à occuper un rôle discret mais essentiel : les « élèves pairs ». Sélectionnés et formés par la gendarmerie, ces lycéens s’engagent à prévenir le harcèlement et les tensions, et à maintenir un climat de sécurité dans l’établissement.

« Je dirais que 90 à 95 % des jeunes ont envie de bien faire et dans cette majorité, une minorité veut s’investir, prendre des responsabilités et agir de manière très active dans la cité. Nous, on leur donne des outils », explique le proviseur Noël Sanchez. Ces jeunes deviennent…

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Intercommunalité de Petite-Terre : une journée pour parler environnement et santé

Intercommunalité de Petite-Terre : une journée pour parler environnement et santé

Une journée entière a été consacrée à informer le public sur les différentes actions menées par l’Intercommunalité de Petite-Terre (ICPT) en matière de santé et d’environnement.

Une rencontre riche d’enseignements, destinée à trouver les meilleures manières de sensibiliser un public toujours plus large à ces deux enjeux essentiels.
Ces actions, amorcées lundi, seront désormais déclinées tout au long de l’année dans les deux communes de Dzaoudzi-Labattoir et de Pamandzi.

L’ICPT souhaite en effet valoriser auprès de sa population les thématiques de l’environnement et de la santé. La journée de lundi y a été entièrement consacrée, à travers une exposition, un débat et des…

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Un rassemblement en soutien à la Palestine ce dimanche

Un rassemblement en soutien à la Palestine ce dimanche

Ce dimanche 28 septembre, le Collectif en soutien à la Palestine de Mayotte, organise un rassemblement pacifique pour dénoncer le sort de la population palestinienne face à l’offensive israélienne. Dans un communiqué de presse, le collectif explique que la mobilisation a pour but « d’affirmer notre soutien au peuple palestinien, d’appeler au respect du droit international et de rappeler que la dignité humaine ne se négocie pas ». En juin, 200 personnes avaient déjà occupé l’espace public en soutien à Gaza. Ce dimanche, les manifestants sont attendus à Mamoudzou place de la République à 9h30. Le rassemblement aura lieu moins d’une semaine après qu’Emmanuel Macron a reconnu l’État palestinien.

8ᵉ édition de la Foire agricole et artisanale de Kawéni

8ᵉ édition de la Foire agricole et artisanale de Kawéni

La 8ᵉ édition de la Foire agricole et artisanale de Kawéni se tiendra le 4 octobre 2025, de 8h à 14h, au parc SPPM. Cet événement met à l’honneur les producteurs et artisans locaux, offrant aux visiteurs un large éventail de produits en circuits courts : produits agricoles et plantes, produits transformés comme achard ou farine de manioc, épices et jus locaux, objets artisanaux (poterie, meubles à partir de palettes) et créations de couturiers.

Cette manifestation annuelle s’inscrit dans le cadre du Nouveau Projet de Renouvellement Urbain de Kawéni et du dispositif ANRU+, et vise à soutenir le développement économique et créatif de la commune.

8ᵉ édition de la Foire agricole et artisanale de Kawéni

Innov’ACTION 976 : plus que quelques jours pour s’inscrire au concours de l’innovation à Mayotte

Innov’ACTION 976 : plus que quelques jours pour s’inscrire au concours de l’innovation à Mayotte

L’Agence de Développement et d’Innovation de Mayotte (ADIM), en partenariat avec le Conseil Départemental, annonce la clôture des inscriptions au concours Innov’ACTION 976 le vendredi 26 septembre 2025 à minuit. Les porteurs de projets ont jusqu’à cette date pour déposer leur candidature en ligne sur lecd976soutientmonprojet.fr.

Ce concours a pour ambition de valoriser les initiatives les plus audacieuses et novatrices du territoire, en mettant en avant des solutions capables de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux de Mayotte. Les projets doivent s’inscrire dans l’un des secteurs stratégiques identifiés :

  • Eau et milieux aquatiques
  • Énergies renouvelables
  • Mobilité et logistique
  • Déchets et économie circulaire
  • Domotique et numérique
  • Agro-transformation

Les candidats seront évalués sur plusieurs critères clés : caractère innovant du projet, impact environnemental et social, faisabilité technique, viabilité économique, pertinence pour le territoire et qualité de la présentation (pitch). Les participants doivent être implantés à Mayotte – ou garantir des retombées locales –, être en situation administrative régulière, à jour de leurs cotisations, et porter un projet en création ou déjà structuré.

Le concours se déroulera en trois grandes étapes :

  • Mercredi 1er octobre : présentation des projets et sélection des 10 finalistes (8h-12h).
  • Jeudi 2 octobre : journée de coaching intensif (pitch, storytelling, business model, posture entrepreneuriale) animée par des experts et mentors (8h30-16h).
  • Vendredi 3 octobre : grande finale devant un jury composé de professionnels, d’institutionnels et d’acteurs de l’innovation, suivie de la remise des prix (8h30-16h).

À l’issue de la compétition, cinq lauréats seront récompensés. Chacun recevra un prix de 10 000 € ainsi qu’un accompagnement personnalisé pour accélérer le développement de son projet et bénéficier d’une visibilité renforcée auprès des acteurs économiques et institutionnels de l’île.

Avec Innov’ACTION 976, Mayotte confirme sa volonté de stimuler l’entrepreneuriat et l’innovation locale, en soutenant les idées capables de façonner un avenir durable et créatif pour le territoire.

Comment les Comores d’Azali aident Poutine à financer sa guerre en Ukraine

Comment les Comores d’Azali aident Poutine à financer sa guerre en Ukraine

À l’occasion du 80ᵉ sommet de l’Assemblée générale de l’ONU, nous avons décidé de vous proposer un numéro spécial consacré aux pratiques de l’État comorien dirigé par Azali Assoumani, qui devrait, une fois encore, prendre la parole à la tribune pour revendiquer l’appartenance de Mayotte aux Comores.
Derrière ce discours récurrent sur la souveraineté se cache toutefois une réalité bien plus troublante : le pavillon maritime comorien est devenu l’un des instruments clés d’un vaste système de contournement des sanctions internationales.
Dans notre enquête, nous révélons comment les Comores d’Azali, grâce à leur registre maritime opaque, se sont hissées en 2025 au rang de premier pourvoyeur de pétroliers de la flotte fantôme russe, permettant ainsi au régime de Vladimir Poutine de financer sa guerre en Ukraine en exportant du pétrole malgré les embargos.

Avec leur pavillon maritime, les Comores sont devenus en 2025 le premier pourvoyeur de pétroliers de la flotte fantôme de la Russie, permettant au régime de Poutine de vendre du pétrole malgré les sanctions internationales décrétées au lendemain de l’invasion de l’Ukraine. Enquête sur le pavillon comorien qui navigue en eux troubles.

Le 23 juillet dernier, le pétrolier Yanhu, long de 252 mètres, arrivait en baie de Kola, près de ville russe de Mourmansk, après avoir navigué dans les mers de Norvège et de Barents. Il venait rejoindre dans la baie une des unités de transbordement où il chargera le brut extrait dans un champ de pétrole de l’Arctique russe. Quelle est la spécificité de ce pétrolier ? Il bat pavillon comorien. C’est l’un des navires de la flotte fantôme (« shadow fleet ») russe qui sert à contourner les sanctions internationales dont la Russie fait l’objet depuis le début de sa guerre d’agression de l’Ukraine, en janvier 2022.

Comptant au nombre des tankers qui participent à l’exportation de pétrole arctique russe, le pétrolier aux couleurs comoriennes Yanhu, qui a changé de nom à plusieurs reprises au cours des derniers mois, est l’un des 104 navires ayant fait l’objet de sanctions lors de l’adoption le 18 juillet 2025 du 18e paquet de sanctions par l’Union européenne. Il est également sous sanction des autorités des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Suisse. Au total, 444 navires de la flotte fantôme de Vladimir Poutine figurent désormais sur la liste des sanctions de l’Union européenne. Parmi ceux-ci figurent 110 navires battant pavillon des Comores, dont 86 pétroliers convoyant du brut (crude oil tankers), 17 navires de transport de produits pétroliers raffinés (oil products tankers) et 3 de gaz naturel liquéfié (LNG tankers), selon le détail que donnent les analystes de War Sanctions. L’Union européenne, dans sa liste de sanctions, recense pour sa part 118 navires comoriens.

Derrière l’appellation de flotte fantôme se cache un vaste réseau de tankers et de navires-citernes qui, par des pratiques opaques et des manœuvres d’immatriculation, rendent difficile l’identification de l’origine, de la destination et du contenu des cargaisons transportées. Et permettent de contrecarrer les mesures restrictives imposées à la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine. La flotte fantôme n’est pas à proprement parler un groupe homogène ni une armée organisée, mais une…

Le pavillon des Comores au service de l’Iran et des rebelles houthistes en mer Rouge

Le pavillon des Comores au service de l’Iran et des rebelles houthistes en mer Rouge

Le pavillon des Comores ne sert pas uniquement à financer la guerre de Poutine. Il permet aussi de livrer des armes iraniennes aux rebelles houthistes du Yémen qui empêchent les navires de commerce d’emprunter la mer Rouge et déstabilisent le commerce mondial. Explications.

C’est en novembre 2023 que les attaques des Houthistes, ou Houthis, la minorité zaydite contrôlant le nord-ouest du Yémen, ont débuté contre les navires marchands. D’abord avec des abordages puis très rapidement avec des drones et des missiles. Pour la seule journée du 3 décembre 2023, trois navires de transport de marchandises, l’Unity Explorer, le Number 9 et l’AOM Sophie II furent attaqués par des missiles iraniens, que la République islamique fournit à ses alliés houthistes.

D’ordinaire, la mer Rouge, bordée au nord par le canal de Suez et au sud par le détroit de Bab-el-Mandeb, deux des principaux points chauds du trafic maritime mondial, voit passer une grande partie des navires reliant l’Europe à l’Asie et l’Afrique. 12 % du commerce mondial transite par cette voie maritime. Selon l’administration américaine, le tiers du trafic mondial des conteneurs de marchandises, 6 % du pétrole et 8 % des approvisionnements européens de gaz naturel liquéfié empruntent la mer Rouge. Cette voie maritime est hautement stratégique pour…

Les Comores, pavillon corbillard

Les Comores, pavillon corbillard

En 2020, l’Union des Comores est devenue avec son pavillon de complaisance le champion mondial de facilitateur de démantèlement de navires, une activité hautement toxique pour la planète. Un comble pour le président Azali Assoumani qui se drape dans les habits de héraut de la lutte pour l’environnement.

Le shipbreaking, ou démantèlement de navires, désigne l’ensemble des opérations de déconstruction et de recyclage des navires en fin de vie, généralement après une trentaine d’années d’exploitation commerciale. En 2023, plus de 700 navires ont été démantelés dans le…

Reconduction du droit de retrait des conducteurs d’Halo

Reconduction du droit de retrait des conducteurs d’Halo

Suite à l’amplification des caillassages de bus scolaires depuis la rentrée, les conducteurs du réseau Halo de Mayotte avaient exercé leur droit de retrait le 16 septembre 2025, jugeant que leur vie était en danger. Cette mobilisation a été reconduite ce lundi 22 septembre dans la zone nord. Ainsi, l’axe Koungou-Mamoudzou et l’arrêt Abribus Vahibé n’ont pas été desservis. Les parents d’élèves ont dû prendre leurs dispositions pour assurer eux-mêmes le trajet de leurs enfants jusqu’à leur établissement scolaire. Si des mesures ne sont pas prises pour assurer la sécurité des conducteurs et des élèves, la mobilisation pourrait être reconduite à nouveau.

Koungou : quatre coupeurs de route interpellés à Montlegun

Koungou : quatre coupeurs de route interpellés à Montlegun

Vendredi matin, la gendarmerie est intervenue dans le quartier de Montlegun, à Koungou, pour mettre fin aux agissements de coupeurs de route qui s’attaquaient aux automobilistes. Quatre frères ont été arrêtés, dont deux déjà expulsés vers Anjouan. Le meneur, mineur, devra prochainement répondre de ses actes devant la justice.
Cette opération, saluée par les habitants, a permis de ramener le calme dans ce secteur marqué par une forte délinquance. Les forces de l’ordre soulignent que ce succès résulte d’un travail de renseignement et de la mise en place des Groupes de Prévention Opérationnelle, qui facilitent des interventions rapides.

Longoni : près de 400 commerçants dénoncent les blocages douaniers

Longoni : près de 400 commerçants dénoncent les blocages douaniers

Environ 400 petits commerçants se sont rassemblés, ce lundi 22 septembre, devant le port de Longoni pour exprimer leur ras-le-bol face aux difficultés rencontrées à la douane. Venus en nombre dès le matin, ils protestent contre des procédures jugées trop lourdes et coûteuses, qui ralentissent la sortie de leurs marchandises et pèsent lourdement sur leurs activités.

Selon plusieurs participants, les contrôles se multiplient et les conteneurs sont parfois ouverts hors de la présence de leurs propriétaires, entraînant des dégradations de colis ou des pertes de produits. « La douane est dans son rôle, mais il y a trop de contrôles. On retrouve des cartons déchirés, des articles mouillés », déplore un commerçant.

Les commerçants, pointent aussi les obstacles rencontrés lors des voyages à l’étranger : « On doit déclarer l’argent qu’on transporte et fournir des justificatifs comme le Kbis, mais on nous en demande toujours plus, jusqu’aux relevés bancaires, que tout le monde ne peut pas présenter. »

Si la mobilisation s’est déroulée dans le calme, les participants préviennent qu’ils sont prêts à « aller plus loin » si aucune amélioration n’est apportée aux procédures et aux tarifs douaniers.

Le CROSS départemental des sapeurs-pompiers revient en 2025

Le CROSS départemental des sapeurs-pompiers revient en 2025

Le Service Départemental d’Incendie et de Secours de Mayotte (SDIS 976) et l’Union Départementale des Sapeurs-Pompiers de Mayotte (UDSP 976) annoncent l’organisation du CROSS départemental des sapeurs-pompiers, édition 2025. Cette rencontre sportive et conviviale se tiendra le samedi 27 septembre 2025, à partir de 8h00, avec un départ prévu depuis le parking de la Poste de Dzoumogné, dans la commune de Bandraboua.

Réservé exclusivement aux agents du SDIS de Mayotte – sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, jeunes sapeurs-pompiers (JSP) ainsi qu’aux personnels administratifs et techniques – cet événement mettra à l’honneur l’endurance, l’esprit d’équipe et la cohésion qui unissent la grande famille des pompiers mahorais. Deux parcours sont proposés : 9 km pour les sapeurs-pompiers et 5 km pour les JSP, afin de permettre à chacun de relever un défi adapté à son niveau.

Au-delà de la performance sportive, le CROSS départemental se veut un moment de rassemblement et de partage, favorisant les échanges entre générations et renforçant les liens de solidarité qui caractérisent l’engagement des pompiers au service de la population.

Lieu : Dzoumogné, commune de Bandraboua
Date : Samedi 27 septembre 2025
Heure : 8h00

Le CROSS départemental des sapeurs-pompiers revient en 2025

Assurances à Mayotte : un dossier sous surveillance préfectorale

Assurances à Mayotte : un dossier sous surveillance préfectorale
Des entreprises non indemnisées par les assurances après le passage de Chido, en grande difficulté

Des entreprises sinistrées par Chido désespèrent de voir la couleur des indemnisations dues par leur assurance. Une question qui tarde à trouver une réponse plus de neuf mois après Chido. François-Xavier Bieuville, le préfet de Mayotte, a décidé de prendre le dossier en main. Son objectif : clore le chapitre ou tourner la page ?

Jeudi 25 septembre 2025, François-Xavier Bieuville, le préfet de Mayotte, présidera une réunion consacrée à la question des assurances. Un sujet qu’il tenait à superviser. 80% des entreprises avaient été sinistrées après le passage de Chido. Alors qu’une bonne partie s’acquittait de sa prime d’assurance chaque mois, certaines restent non indemnisées par leur assurance depuis…

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Recensement 2025 : la formation des « coordonnateurs communaux » s’est achevée hier par la commune de Mamoudzou

Recensement 2025 : la formation des « coordonnateurs communaux » s’est achevée hier par la commune de Mamoudzou
Muriel Granjon, cheffe du service recensement à la division régionale à Mayotte

L’Insee prépare un nouveau recensement de la population mahoraise dont le nombre a été, selon toute probabilité, « chamboulé » depuis Chido. Si le recensement à proprement parler débutera le 27 novembre, l’institut public le prépare depuis plusieurs mois, en collaboration avec les 17 communes de Mayotte.

L’Insee prépare le « recensement exhaustif » de la population mahoraise sur demande de l’Etat suite au passage du cyclone Chido, qui a généré beaucoup de mouvements de population. Ce recensement s’effectuera du 27 novembre 2025 au 10 janvier 2026, mais nécessite plusieurs…

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Les lycéens de Sada bloquent l’entrée de leur établissement

Les lycéens de Sada bloquent l’entrée de leur établissement

Ce qui devait être une mobilisation pacifique a quelque peu dégénéré. Sur l’affiche diffusée tout le week-end sur les réseaux sociaux, le ton se voulait clair : « Tous en noir. Pas de cahier, pas de cours. » et « Aucune violence, aucune bagarre. » Pourtant, ce lundi matin, des caillassages ont éclaté devant le lycée de Sada, où l’entrée a été bloquée par les élèves.

Depuis plusieurs semaines, parents, enseignants et lycéens contestent les emplois du temps. Vendredi 12 septembre, la rectrice Valérie Debuchy avait promis une refonte d’ici le 22 septembre. Mais la nouvelle version, envoyée ce week-end, n’a pas suffi à apaiser la colère.

Dès cinq heures du matin, des élèves attendaient devant l’établissement. « C’est pire qu’avant. Certains ont cours tous les jours sans pause », déplore un lycéen. D’autres, en seconde, racontent leur quotidien : « On se lève à 4 heures, on rentre à 18 heures… On révise quand ? » L’absence de professeurs alimente aussi la…

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Usine de dessalement d’Ironi Bé : les associations environnementales saisissent la justice

Usine de dessalement d’Ironi Bé
Usine de dessalement d’Ironi Bé

Le projet d’usine de dessalement d’eau de mer à Ironi Bé, présenté comme une solution pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable de l’île, se heurte à une opposition de plus en plus déterminée. Lundi 22 septembre, les associations Mayotte Nature Environnement (MNE), France Nature Environnement et le Gepomay ont annoncé avoir déposé un recours en justice pour tenter de bloquer le chantier. Elles dénoncent un projet à fort risque écologique et un manque de transparence des autorités.

L’usine de dessalement, dont la mise en service est prévue pour 2027, doit produire 10 000 mètres cubes d’eau par jour. Elle est censée mettre un terme aux rationnements récurrents qui frappent Mayotte, régulièrement confrontée à des épisodes de sécheresse et à un réseau de distribution vieillissant.
Pour l’État et les collectivités, ce projet constitue une réponse urgente aux besoins croissants d’une population en forte augmentation. Mais pour les associations écologistes, « augmenter la production en eau, oui, mais pas au prix du patrimoine mahorais ni au risque d’un désastre écologique », souligne la MNE dans un communiqué.

Des risques pour le lagon et la biodiversité

Les opposants redoutent surtout l’impact des rejets de saumure, un résidu très salé issu du processus de dessalement, qui serait déversé dans le lagon mahorais. Selon eux, l’accumulation de sel et de substances chimiques pourrait provoquer un effondrement de la biodiversité marine, fragiliser les mangroves et détruire les récifs coralliens.
La MNE évoque également des menaces directes sur la réserve naturelle de l’îlot M’Bouzi et sur la passe en S, l’un des sites les plus emblématiques du lagon. « La construction implique aussi le défrichement de l’arrière-mangrove d’Ironi Bé, un écosystème déjà classé en danger critique d’extinction par l’UICN, ainsi que la destruction d’un habitat abritant des espèces protégées dont le Crabier blanc », détaillent les associations.

Un dialogue de sourds avec la préfecture

Depuis plusieurs mois, les organisations environnementales tentent de faire entendre leurs arguments auprès de la préfecture. Courriers officiels, demandes de documents, recours gracieux : toutes ces démarches sont restées sans effet, le dernier recours ayant été rejeté.
Les associations dénoncent par ailleurs un manque d’information sur le choix du site, le calendrier précis des travaux ou encore le respect des études d’impact. Elles pointent notamment une autorisation d’occupation temporaire (AOT) délivrée « sur la base d’une étude d’incidence qui n’a pas été respectée, notamment sur la période à éviter pour les travaux ». La MNE demande ainsi la suspension immédiate des opérations durant la période critique pour le Crabier blanc, entre septembre et février.

La justice comme dernier recours

Face à ce qu’elles qualifient de « déni de démocratie » et d’« atteinte à la loi », Mayotte Nature Environnement, France Nature Environnement et le Gepomay ont donc décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. Leur objectif : faire annuler les autorisations délivrées et forcer les autorités à étudier des alternatives, telles que la réduction des fuites du réseau, la mise en place de forages supplémentaires ou la récupération d’eau de pluie.

Ce bras de fer judiciaire intervient alors que Mayotte connaît une crise de l’eau sans précédent, alimentant un débat sensible entre urgence sanitaire et protection du lagon, joyau naturel classé au patrimoine mondial de l’Unesco. La décision de la justice sera scrutée de près par les Mahorais, partagés entre le besoin vital d’eau potable et la préservation d’un environnement déjà fragilisé.

Comores : la semaine de 5 jours adoptée dans l’administration

Comores : la semaine de 5 jours adoptée dans l’administration

C’est désormais officiel : l’administration comorienne passera à la semaine de cinq jours dès le 30 septembre prochain. Après plusieurs mois de rumeurs, le président de la République, Azali Assoumani, a signé le décret le 19 septembre, juste avant de s’envoler pour New York, où il doit participer à la 80ᵉ Assemblée générale des Nations Unies.

« Un nouveau régime hebdomadaire de travail est institué dans les administrations du secteur public aux Comores, en conformité avec les lois en vigueur. Le temps de travail sera réparti sur cinq (5) jours, du lundi au vendredi, avec une pause…

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Kawéni accueille un nouveau pôle pour les Jeunes Sapeurs-Pompiers

Kawéni accueille un nouveau pôle pour les Jeunes Sapeurs-Pompiers

Kawéni a inauguré ce samedi matin son tout nouveau pôle dédié aux Jeunes Sapeurs-Pompiers (JSP), marquant une nouvelle étape dans l’extension de ce dispositif de formation sur l’île. Après Kahani le 13 septembre, c’est désormais au tour de ce quartier de Mamoudzou d’ouvrir ses portes à une promotion de 17 jeunes venus de Dembéni, Mamoudzou et Koungou.
Âgés de 13 à 16 ans, les recrues suivront un cycle de trois ans destiné à leur faire découvrir le métier de sapeur-pompier tout en développant leur sens de l’engagement citoyen. Cette formation, jalonnée d’exercices pratiques et d’enseignements théoriques, leur permettra, à l’issue du parcours, de présenter le brevet de jeune sapeur-pompier. Les lauréats pourront ensuite devenir pompiers volontaires, voire se préparer au concours d’entrée dans le corps des sapeurs-pompiers professionnels.
La cérémonie d’ouverture, marquée par un passage de flambeau symbolique avec l’ancienne promotion de Petite-Terre, s’est déroulée en présence du président de l’Union des sapeurs-pompiers de Mayotte et de représentants du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS). Ce nouveau pôle s’inscrit dans une dynamique de maillage territorial, visant à offrir aux jeunes Mahorais davantage d’opportunités de formation et à renforcer la culture de prévention et de sécurité sur l’île.

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Flash infos Mayotte du Jeudi 9 avril 2026
Jeudi 9 avril 2026

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