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Oulanga Na Nyamba en danger : un tissu associatif fragilisé au niveau national

Oulanga Na Nyamba en danger : un tissu associatif fragilisé au niveau national
Des associations locales en difficulté financière après le passage du cyclone

Des associations locales alertent sur leurs difficultés en cette période post Chido. Alors que le mouvement national « Ça ne tient plus ! » tente de faire prendre conscience à la population que le tissu associatif est fragilisé dans son ensemble, l’association de protection des tortues Oulanga Na Nyamba affirme traverser une crise « sans précédent ».

En métropole et en outre-mer, le mouvement associatif « Ça ne tient plus ! » s’est mobilisé le 11 octobre 2025 pour sauver les associations. Les associations françaises, c’est 20 millions de bénévoles, 1,8 million de salarié.e.s et 67 millions de Françaises et de Français concernés ! Dans toutes les sphères de la vie quotidienne -solidarité, culture, sport, santé, environnement, les associations soutiennent les plus fragiles. Alors que les…

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Raphaël Maoulida, un enfant du pays

Raphaël Maoulida, un enfant du pays

Médecin mahorais de retour au pays. A 32 ans, Raphaël Maoulida est devenu docteur en médecine générale en métropole. Il a toujours eu cette envie de servir la population et revient sur l’archipel pour soigner les mahorais.

Un enfant du pays

Le jeune médecin est de retour à Mayotte, son île natale. « Je suis originaire de Tsingoni, j’ai fait toute ma scolarité ici. Je cherchais à être le plus utile possible pour la société. C’est aussi une façon de se sentir », nous confie-t-il.

Le jeune médecin connaissait bien le domaine médical, avant même d’en faire ses études. « J’avais un bon exemple de voie à suivre car mon père est médecin. J’ai pu voir que cette activité était très bénéfique pour la population, je sentais que j’étais capable de le faire. Je voyais l’utilité dès le plus jeune âge, ça a retiré un frein psychologique », explique-t-il.

Les études de médecine durent de longues années, il faut être travailleur, persévérant et probablement très passionné. « Après le bac, à 17 ans, je me suis envolé vers la métropole pour y suivre mes études de médecine à Dijon. » Ce fut une période décisive pour le jeune mahorais débarqué en métropole même si « tous les mahorais sont dans le même cas », loin de leur île natale, relative-t-il.

Un long parcours pour devenir médecin

Ce parcours de jeune médecin est passé par de nombreuses étapes, entre l’Est de la France et l’archipel mahorais. « J’ai passé le concours, l’internat, puis j’ai choisi médecine générale, avant de passer ma thèse cette année à Reims. » Ce parcours académique a été jalonné de nombreuses stages et période de remplacement. « J’ai passé ma thèse cette année et, entre temps, j’ai réalisé des remplacements. Ça a confirmé ma volonté et mon envie de contribuer au développement de mon île natale. »

« J’exerce aujourd’hui en libéral en collaboration avec un médecin à Combani. » Auparavant, « j’ai pu effectuer des remplacements à Ouangani et à Haut-Vallon ».

La façon d’apporter des soins peut être différent entre Mayotte et la métropole. « J’ai été formé pour soigner en métropole. Ici nous rencontrons beaucoup de consultations pédiatriques ou de maladies anciennes, comme la typhoïde, la lèpre ou la leptospirose, que nous avons étudié en cours. C’est une façon d’acquérir de l’expérience. »

Le retour au pays

Après avoir passé de nombreuses années en métropole, Raphaël Maoulida entend bien revenir durablement à Mayotte. « Je parle mahorais donc ça facilite beaucoup le contact avec de nombreux patients, surtout des anciens, qui sont contents d’avoir quelqu’un avec qui parler et qui comprend précisément leurs paroles. »

La pratique de la médecine à Mayotte nécessite de s’adapter et de renforcer l’accompagnement. « A cause de manque de moyens criants, nous sommes amenés à approfondir l’accompagnement, à nous débrouiller sans spécialiste et à pousser un peu plus la prise en charge. »

Suite à l’obtention de son doctorat avec félicitations et honneurs du jury, Raphaël Maoulida, clôt donc son cycle d’études, débuté il y a presque 15 ans, et vient donc rejoindre la quarantaine de médecins présents à Mayotte.

Un Maoulida ya Cheingué pour Zakia Madi

Un Maoulida ya Cheingué pour Zakia Madi

Pour entretenir la mémoire de Zakia Madi née en 1944, cette héroïne des chatouilleuses (originaire de Ouangani) tombée sous les balles de la garde des Comores un 13 octobre durant la triste période du Territoire d’Outre-mer des Comores (TOM), une cérémonie religieuse et commémorative a été organisée hier, dimanche sur la place qui porte son nom à Mamoudzou.  Plusieurs associations et mouvements politiques locaux ainsi que le Collectif des citoyens de Mayotte lui ont consacré une journée de prières ce dimanche 12 octobre 2025.

Pénurie d’eau potable

Pénurie d’eau potable
* image d'illustration générée par ia

L’eau potable est officiellement à nouveau rationnée dans l’île aux parfums depuis cette semaine. Le planning des tours d’eau a été rendu public dans le courant de la semaine dernière. Près de la moitié des communes sont touchées. Celles de la moitié sud ont d’ores et déjà débuté une distribution de bouteilles d’eau minérales à leurs populations. Ces tours d’eau exaspèrent au plus haut point les habitants après que le préfet François-Xavier Bieuville ait expliqué à la télévision lundi soir que ces coupures ne sont dues à une indisponibilité de la ressource dans les retenues collinaires mais uniquement aux besoins de réparation et d’entretien de la tuyauterie par la SMAE le délégataire de ce service public. Autre raison de colère chez les usagers, la non-potabilité de l’eau lorsqu’elle revient dans le circuit de distribution. Une mauvaise expérience vécue par les habitants de la commune de Bandraboua depuis une dizaine de jours déjà, en particulier ceux du village de Dzoumogné. Ils sont contraints de bouillir l’eau qui sort du robinet pour éliminer les bactéries et autres risques de maladies gastriques. Des associations s’apprêtent à porter l’affaire devant la justice contre le syndicat intercommunal « Les eaux de Mayotte » et la SMAE. Elles estiment que même bouillie cette eau distribuée à la population de ces localités continue à représenter un danger sanitaire sérieux car elle contiendrait des métaux lourds.

Barges en service, conflit suspendu : la billettique au cœur des tensions

Barges en service, conflit suspendu : la billettique au cœur des tensions

Les barges ont repris leurs navettes entre Grande-Terre et Petite depuis vendredi, en fin d’après-midi, à la suite d’un protocole de fin de grève signé entre le département et les syndicat SNUTER-FSU 976, à l’origine du mouvement social.  Bien que les grévistes aient accepté de mettre un terme à ce conflit, ils réitèrent néanmoins leur opposition au maintien du marché de prestation de billettique de la DTM.  Selon des sources internes, ils seraient 38 agents au STM concernés par la mise en service prochaine de cette nouvelle billettique, que le département assure vouloir accompagner par sa DRH dans le cadre d’une mobilité interne. Il leur est proposé de choisir entre, occuper une fonction dans un autre service départemental, une autre fonction au sein du DSTM ou une mise à disposition (par le CDM) auprès de Transdev, prestataire du marché de billettique.

Quelle durée de vie pour le gouvernement Lecornu 2 ?

Quelle durée de vie pour le gouvernement Lecornu 2 ?

Une déchirure contagieuse traverse toutes les formations politiques !
Tout le monde joue à Colin-Maillard, ne pensant qu’à ses intérêts propres et à la sauvegarde de son petit siège de ministre ou de parlementaire. Tant pis pour les électeurs, que nul ne souhaite consulter à nouveau.

La peur d’un Rassemblement national (RN) arrivant à l’Élysée dans un an est un traumatisme que personne ne veut connaître, même si cela suppose de renier ses convictions les plus profondes.

La politique serait-elle devenue un simulacre de sérieux, ou un vaudeville qui se joue de l’opinion des Français, à la fois en colère et résignés face à un avenir totalement…

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Rasmya Ahmed – une enfant de Dzaoudzi devenue médecin

Rasmya Ahmed - une enfant de Dzaoudzi devenue médecin

Médecin généraliste diplômée de la Sorbonne Paris Nord, Rasmya Ahmed incarne une génération de jeunes Mahorais.es partis se former loin de leur île, mais dont les racines continuent de guider chaque pas.

Née à Dzaoudzi, Rasmya Ahmed quitte Mayotte à l’âge de deux ans après le divorce de ses parents. C’est en région parisienne qu’elle grandit, sans jamais couper le fil avec son île natale : « Je revenais tous les étés sans exception« , raconte-t-elle. « J’y retrouvais ma famille paternelle et mon grand-père maternel. »

Ce va-et-vient régulier forge son identité : une jeune femme partagée entre deux mondes, mais solidement…

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Festival Milatsika 2025 : quand le cœur de l’océan Indien bat au rythme du monde

Festival Milatsika 2025 : quand le cœur de l’océan Indien bat au rythme du monde

Les 17 et 18 octobre 2025, le Plateau de Chiconi se muera une nouvelle fois en véritable capitale musicale de l’océan Indien. Pour sa 19e édition, le Festival Milatsika s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour les amoureux des musiques métissées, des rythmes enracinés et des découvertes audacieuses. Organisé par Milatsika Émergence et la Ville de Chiconi, l’événement promet deux soirées où les frontières musicales s’effacent pour laisser place à un dialogue vibrant entre traditions et modernité.

Depuis près de deux décennies, Milatsika s’impose comme bien plus qu’un simple festival : c’est une plateforme d’échanges culturels, un espace où se rencontrent les sons, les langues et les histoires. « Milatsika est une plateforme où les cultures se rencontrent et s’enrichissent mutuellement. C’est un espace où les traditions et les tendances contemporaines cohabitent harmonieusement, créant une mosaïque sonore et visuelle qui reflète la richesse de notre monde », explique Del Zid, directeur artistique de l’événement.

Cette année, le festival assume pleinement son rôle de laboratoire musical, en mettant à l’honneur des artistes capables de réinventer leur héritage tout en le confrontant aux influences actuelles. La programmation 2025 se veut ainsi une exploration des fusions audacieuses, une invitation au voyage qui traverse les îles, les continents et les époques.

Vendredi 17 octobre : traditions réinventées et rythmes insulaires

La soirée d’ouverture promet une immersion au cœur des racines musicales de l’océan Indien. Le public sera d’abord transporté par la poésie ancestrale du style ANTSABEKO malgache du groupe Loko Gasy, avant de vibrer au son des instruments traditionnels mahorais de Sarera, véritables gardiens du patrimoine sonore local.
La relève mahoraise sera également célébrée avec Mwalim Klan, lauréats de la Scène Ouverte 2024, qui viendront défendre un reggae engagé, ancré dans les réalités sociales de l’archipel. La soirée se clôturera sur les explorations afro-latines d’El Gato Negro, artiste globe-trotteur dont les mélodies métissées feront danser le plateau de Chiconi.

Samedi 18 octobre : l’énergie live à l’honneur

Le lendemain, Milatsika élargit encore son horizon avec une programmation sous le signe de l’éclectisme et de la puissance scénique. Les légendaires Mouss et Hakim, figures emblématiques du groupe Zebda, apporteront leur fougue et leur engagement, toujours porteurs de messages d’ouverture et de solidarité.
La jeune génération sera représentée par le blues-rock électrique de Younger Spirit, tandis que l’archipel des Comores fera résonner son afro-blues festif avec le groupe Watoro. Côté Mahorais, le public retrouvera les sonorités urbaines de Subo, entre rap et musiques traditionnelles, ainsi que l’artiste Chaldi, dont la cadence du mgodro raconte avec force les chroniques de la jeunesse.

Une expérience qui dépasse la scène

Au-delà des concerts, Milatsika 2025 se veut une expérience immersive. Le festival propose des ateliers participatifs, des discussions inspirantes et poursuit son engagement écoresponsable, affirmant qu’un avenir culturel ne peut être que durable. Cette démarche se traduit par des actions concrètes, comme la réduction des déchets, l’utilisation de matériaux recyclés et la sensibilisation du public aux enjeux environnementaux.

Un rendez-vous à ne pas manquer

Avec un tarif accessible de 10 euros par soirée (billetterie sur place), le Festival Milatsika offre une occasion unique de vivre deux soirées d’exception dans une atmosphère conviviale et festive. Les spectateurs sont invités à venir partager des émotions, découvrir des sonorités inédites et participer à un mouvement créatif qui place Mayotte au cœur des échanges culturels de l’océan Indien.

Le rendez-vous est donc fixé :
17 & 18 octobre 2025
Plateau de Chiconi
Infos et programmation détaillée sur www.festivalmilatsika.com et la page Facebook officielle.

Festival Milatsika 2025 : quand le cœur de l’océan Indien bat au rythme du monde

Mayotte : le syndicat Coordination rurale dénonce les brûlis illégaux

Mayotte : le syndicat Coordination rurale dénonce les brûlis illégaux

Le syndicat agricole Coordination rurale Maoré 976 alerte sur la multiplication des incendies qui ravagent la végétation à Mayotte. Son président, Ibrahim Ishak, condamne fermement les pratiques de culture sur brûlis, qualifiées d’« actes irresponsables » liés au marché informel du secteur primaire.
Selon l’organisation, ces feux ne relèvent pas de l’agriculture formelle mais d’initiatives illégales de défrichage sauvage, qui détruisent les terres agricoles et fragilisent les revenus des exploitants respectueux des règles environnementales. Le syndicat appelle à une lutte renforcée contre cette « concurrence déloyale » et réaffirme l’engagement des agriculteurs à protéger leurs terres face aux enjeux climatiques et écologiques.

Octobre Rose : le rugby féminin s’engage à Mayotte

Octobre Rose : le rugby féminin s’engage à Mayotte

Le Comité territorial de rugby de Mayotte organise, ce dimanche 19 octobre 2025 au stade d’Hajangua, une journée dédiée au rugby féminin dans le cadre d’Octobre Rose. Au programme : tournoi amical, ateliers d’initiation et stands d’information sur le dépistage du cancer du sein. Une tombola solidaire sera également organisée, les bénéfices étant reversés à une association de lutte contre le cancer.

Découverte de la vanille mahoraise à Karihani

Découverte de la vanille mahoraise à Karihani

L’Office de tourisme de Mayotte organise la visite « Uzuri Wa Mwendro », dédiée à la vanille, l’une des richesses emblématiques de l’île. Accompagnés d’un guide, les participants découvriront la vanilleraie, les techniques de plantation et la fécondation manuelle de l’orchidée. Une dégustation de produits à base de vanille clôturera la visite. Le rendez-vous est fixé sur le parking du lac Karihani, de 8h30 à 12h30. Durée : 1h30. Tarif : 23 € par adulte, gratuit pour les moins de 5 ans.

Coupures d’eau : Mayotte face à l’impasse du dessalement

Coupures d’eau : Mayotte face à l’impasse du dessalement

Cette semaine, les habitants du centre et du sud de Mayotte s’habituent à un nouveau rythme : vingt-quatre heures d’eau, quatre-vingt-seize heures de coupure. En cause, des travaux de maintenance sur l’usine de potabilisation d’Ourovéni, qui amputeront la production d’environ 6 000 m³ par jour. Un épisode de plus dans une crise hydrique devenue chronique : manque de stockage et de traitement, érosion des sols, dégradation des têtes de bassin versant. À Mayotte, l’eau tombe souvent du ciel, mais elle reste de moins en moins dans les sols.

Au bord de la RN2, le chantier de l’usine de dessalement d’Ironi Bé promet 10 000 m³ d’eau douce par jour pour un coût de 94,6 millions d’euros, financé à 40 % par des fonds européens. Le 2 septembre, en visite de terrain, Manuel Valls a salué « un élément majeur pour régler la question des tours d’eau ». Mais derrière le discours de l’urgence, le montage administratif dessine un…

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À Dzoumogné, une eau que plus personne ne veut boire

À Dzoumogné, une eau que plus personne ne veut boire
La retenue collinaire de Dzoumogné, l’une des rares encore en activité sur l’île, n’échappe pas aux nouveaux tours d’eau instaurés par la SMAE. Un paradoxe pour ce village pourtant situé au cœur d’une ressource essentielle.

Depuis le 8 octobre, l’eau distribuée à Dzoumogné, dans la commune de Bandraboua, est déclarée non conforme par la SMAE. Une annonce qui ne surprend guère les habitants, habitués depuis des années à une eau trouble et difficilement consommable. Entre méfiance, restrictions et colère, le quotidien des riverains devient de plus en plus compliqué.

C’est une eau en laquelle nous n’avions plus confiance de toute façon”, soupire un commerçant de Dzoumogné. Depuis ce mercredi 8 octobre, La Société mahoraise des eaux (SMAE) a annoncé que l’eau du village, située dans la commune de Bandraboua, n’était plus conforme à la consommation.

Pour beaucoup d’habitants, ce n’est pas une surprise. “Depuis plusieurs années déjà, l’eau a une couleur marron”, raconte le commerçant. “Je préfère la congeler avant de la boire, c’est la seule manière pour moi de la rendre plus propre.

La SMAE recommande pourtant de faire bouillir l’eau. C’est la meilleure manière de la stériliser avant toute consommation. Des contrôles sanitaires doivent être effectués dans les prochains jours pour confirmer le niveau de contamination.

La mairie prise de court

Du côté de la mairie, la surprise est totale. “Nous avons appris la nouvelle en même temps que les médias”, reconnaît le directeur général des services (DGS) Minihadji Mourtadhoi. Le maire de la commune se trouvant hors territoire. “On a été obligés d’amener de l’eau dans les écoles pour les élèves, mais c’est toute la population qui est concernée. Il faudrait que l’État et la SMAE mettent à disposition des packs d’eau pour les habitants.” poursuit-il.
En attendant, chacun s’organise comme il peut. “Je dépense environ cent euros en bouteilles d’eau chaque mois”, témoigne Mina Moussa*, croisé à la sortie d’une pharmacie. “Ensuite, je fais des réserves comme tout le monde, on n’a pas le choix.

Une retenue collinaire sous tension

Ironie du sort, Dzoumogné abrite pourtant l’une des deux seules retenues collinaires en activité sur l’île. Un aménagement ouvert, à tous. Certains riverains accusent d’autres habitants de s’y baigner. L’eau de cette retenue est ensuite acheminée vers un centre de traitement avant de revenir au village.

En plus de cette alerte sanitaire, la commune de Bandraboua subit également les nouveaux tours d’eau, avec des coupures de 24 heures toutes les 48 heures. Une situation qui alimente l’exaspération des habitants, contraints de jongler entre pénurie et méfiance.

Le MEDEF Mayotte alerte sur une situation économique au bord de la rupture

Le MEDEF Mayotte alerte sur une situation économique au bord de la rupture
Fahardine Mohamed appelle à un sursaut collectif et à la mise en place d’un cadre d’échanges "structuré et responsable " entre les partenaires sociaux et les pouvoirs publics.

Dans un communiqué envoyé à la presse, le MEDEF Mayotte tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. L’organisation patronale dénonce une dégradation rapide et profonde de la situation économique du territoire, aggravée par la paralysie persistante de la liaison maritime Dzaoudzi–Mamoudzou, artère vitale pour l’activité et les échanges.

Le constat dressé est sans équivoque : à Mayotte, l’instabilité institutionnelle et politique retarde les décisions, fragilise l’exécution des politiques publiques et mine la confiance des acteurs économiques. À cela s’ajoutent des délais de paiement jugés « anormalement longs », une insécurité devenue quasi quotidienne, et l’absence de véritable…

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Salon du livre : l’enfant mahorais à la recherche de sa littérature ?

Salon du livre : l’enfant mahorais à la recherche de sa littérature ?
Dans un territoire où 6 adultes sur 10 sont en difficulté à l’écrit en langue française, la lecture est un enjeu d’intérêt public

La littérature jeunesse est le secteur le plus en vogue après la littérature générale. Pourtant, elle tarde à se développer à Mayotte, qui dispose pourtant d’un fort potentiel en termes de jeune lectorat. À l’occasion du Salon du livre, une dizaine de professionnels ont échangé sur les priorités pour développer la littérature jeunesse mahoraise.

Le bilan est clair : la littérature jeunesse mahoraise n’en est qu’à ses débuts. À ce jour, seulement 24 livres sont écrits à destination des jeunes dans le plus jeune département de France. Ce constat a encouragé les professionnels du livre à axer cette 4ᵉ édition du Salon du livre sur la jeunesse.

Une occasion d’échanger sur ce type de récits très particuliers, ceux destinés à former les futures générations avec…

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Comores : le pays à la catégorie 2 dans la traite de personnes

Comores : le pays à la catégorie 2 dans la traite de personnes

En dépit de l’adoption d’une loi criminalisation les pratiques de traite d’êtres humains et de la tenue de procès contre des trafiquants, l’archipel fait toujours face à certains défis, notamment le manque de structures d’hébergements.

 » Le gouvernement des Comores ne respecte pas pleinement les normes minimales pour l’élimination de la traite« . C’est par ces quelques lignes, que commence le rapport 2025 du département d’État américain sur la traite des êtres humains, publié fin septembre. Comme l’année dernière, le gouvernement comorien vient de se voir attribué un niveau 2 qui signifie qu’il y a…

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Des élèves du lycée agricole de Coconi en mission au Mozambique

Des élèves du lycée agricole de Coconi en mission au Mozambique

Le programme régional Formagri 2027 du lycée agricole de Coconi franchit une nouvelle étape : pour la première fois, un groupe d’élèves de la filière STAV (Sciences et Technologies de l’Agronomie et du Vivant) effectue une mobilité collective au Mozambique, accompagné de trois enseignants. Accueillis par le nouveau partenaire de l’établissement, l’université Licongo à Beira, les jeunes Mahorais découvrent et analysent le territoire mozambicain à travers des visites de zones rurales et urbaines, d’infrastructures hydroélectriques, écotouristiques, ainsi que de coopératives agricoles et de pêche — le tout sous le signe du développement durable.

Ce séjour, déjà marqué par des engagements d’actions communes avec les étudiants et professeurs de Beira, s’inscrit dans la volonté de pérenniser un partenariat régional. Le programme Formagri 2027 est cofinancé par le fonds européen INTERREG Canal du Mozambique, géré par le Département de Mayotte.

Un projet ambitieux de protection et de restauration du lagon

Un projet ambitieux de protection et de restauration du lagon

« La reconstruction de Mayotte doit être l’occasion d’un véritable saut qualitatif, associant développement, justice sociale et préservation de notre environnement. »

Ce mardi 7 octobre, Nadjayedine Sidi a reçu une délégation de la Fondation Aga Khan au Conseil départemental. Grâce à un financement à hauteur de 25 millions d’euros, la fondation confie à l’AFD (Agence française de développement) la réalisation d’un projet de grande envergure de restauration du lagon de Mayotte, réputé pour être l’un des plus beaux au monde. Les objectifs de ce partenariat ? Renforcer des pratiques agricoles durables, améliorer la gestion des déchets, consolider des aires protégées, et faire entrer la double barrière de corail au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Mayotte au centre du débat sur la décentralisation à la 35e convention nationale des intercommunalités.

Mayotte au centre du débat sur la décentralisation à la 35e convention nationale des intercommunalités.

La 35ème convention nationale des intercommunalités s’est ouverte dans un contexte politique crucial pour l’avenir institutionnel de la République et de Mayotte. Le territoire, encore marqué par le cyclone Chido, se trouve à un tournant majeur de son histoire administrative.

Deux lois adoptées en 2025 ont redéfini sa trajectoire : la loi d’urgence du 24 février, pour répondre aux besoins immédiats post-cyclone, et la loi de programmation du 11 août, qui fixe un cap ambitieux de refondation, avec notamment la création d’un département-région à assemblée unique et d’un Conseil économique, social, environnemental, culturel et éducatif (CÉSECÉ). Ces mesures visent à combler un retard historique dans la décentralisation, appliquée à Mayotte seulement depuis 2004, et à corriger les transferts de compétences partiels et insuffisamment financés.

Les intercommunalités mahoraises (EPCI) appellent à une réévaluation complète du modèle de financement, une clarification du statut institutionnel et un renforcement de leurs rôles. Elles revendiquent notamment la gestion complète du port et de l’aéroport, le pilotage de projets d’infrastructures majeurs comme la voie de contournement Longoni–Dembéni, ainsi que la reconnaissance de leur rôle dans les domaines de la santé, de l’urbanisme, du logement, de la mobilité, de la culture et du sport.

Dix ans après la mise en place du Schéma départemental de coopération intercommunale, les EPCI ont démontré leur capacité à piloter des politiques publiques structurantes, mais leur rôle reste sous-valorisé. Les élus mahorais soulignent que la réussite de cette décentralisation repose sur des moyens financiers pérennes, une fiscalité adaptée et un accompagnement pluriannuel de l’État.

À l’heure où la France redéfinit son modèle territorial, Mayotte pourrait devenir un laboratoire d’une décentralisation différenciée, tenant compte de son insularité, de ses contraintes migratoires et de son urgence sociale. Pour les élus, ce nouvel acte de décentralisation, pleinement soutenu par les intercommunalités, pourrait faire de Mayotte un symbole renouvelé de la République des territoires, plus juste et équilibrée.

Gouvernement de la France : à quel camp profitera le jeu de dupe actuel ?

Gouvernement de la France : à quel camp profitera le jeu de dupe actuel ?

Une déchirure contagieuse dans toutes les formations politiques ! Tout le monde joue à Colin-Maillard, ne pensant qu’à ses intérêts propres et à la sauvegarde de son petit siège de ministre ou de parlementaire, et tant pis pour les électeurs que nul ne souhaite consulter à nouveau.

La peur d’un Rassemblement National (RN) qui arriverait à l’Élysée dans un an est un traumatisme que personne ne veut connaître, même si cela signifie devoir renier ses convictions les plus profondes.

La politique serait-elle devenue un simulacre de sérieux ou un vaudeville qui se joue de l’opinion des Français, en colère et résignés face à un avenir totalement incertain ? La prise de parole du Premier ministre sortant laisse penser à une possible…

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Le flash infos du jour

Flash infos Mayotte du Jeudi 9 avril 2026
Jeudi 9 avril 2026

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes