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Quinze jeunes de Fuz’ellipse partent en échange Erasmus+ au Luxembourg

Quinze jeunes de Fuz’ellipse partent en échange Erasmus+ au Luxembourg

Un groupe de quinze jeunes mahorais s’envole ce vendredi 12 décembre pour Esch-sur-Alzette, au Luxembourg, dans le cadre d’un échange de jeunes financé par l’Union européenne via le programme Erasmus+ Jeunesse. L’initiative est portée par l’association Fuz’ellipse, engagée depuis plusieurs mois dans le développement de mobilités européennes pour la jeunesse.

Âgés de 15 à 17 ans et issus pour la plupart des quartiers prioritaires de Mamoudzou, les participants seront accompagnés jusqu’au 24 décembre par trois encadrants spécialisés. Leur séjour prévoit ateliers interculturels, activités sportives inclusives, temps de réflexion citoyenne et actions collectives favorisant autonomie, mixité et ouverture à l’Europe.

Doté d’un financement de 72 000 € de l’Union européenne, le projet vise à rendre la mobilité internationale accessible à des jeunes ayant moins d’opportunités et s’inscrit dans une stratégie plus large de Fuz’ellipse pour renforcer inclusion sociale et cohésion par le sport.

Un nouvel appel à projets 2026 lancé par la Préfecture de Mayotte pour lutter contre les discriminations

Un nouvel appel à projets 2026 lancé par la Préfecture de Mayotte pour lutter contre les discriminations

Sous l’impulsion du Premier ministre Sébastien Lecornu et de la ministre de l’Égalité Aurore Bergé, la Préfecture de Mayotte lance l’appel à projets local 2026 de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+ (DILCRAH).

Cet appel vise à soutenir, sur l’ensemble du territoire, des initiatives s’inscrivant dans les plans nationaux 2023–2026 de lutte contre le racisme, l’antisémitisme, les discriminations liées à l’origine et la haine anti-LGBT+. À Mayotte, il répond également aux priorités locales de la politique de la ville, notamment la prévention des conflits inter-villages et la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Associations, établissements scolaires, universitaires et culturels, ainsi que toute structure engagée dans la lutte contre les discriminations, peuvent déposer un dossier. Les projets devront cibler la prévention des discours de haine, l’éducation aux médias, la formation des acteurs locaux, l’aide aux victimes ou encore la valorisation des lieux de mémoire. Ils pourront aussi s’inscrire dans les temps forts nationaux tels que la Semaine d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme ou la journée du 17 mai.

Les candidatures seront examinées par les services de l’État puis par la Commission d’orientation et de renforcement de l’action contre la haine et les discriminations (CORAHD), avant validation par la DILCRAH.

Au CMPEA, des jeunes mettent des mots sur une souffrance invisible

Au CMPEA, des jeunes mettent des mots sur une souffrance invisible
Les jeunes patients du service de pédopsychiatrie du CHM se sont réunis pour leur fête de fin d’année

« Ici, on n’a pas vraiment le droit de dire qu’on ne va pas bien. Alors beaucoup font semblant d’aller bien, même quand ce n’est pas le cas » explique le docteur Sallantin dans Les Voix du lagon, le journal des jeunes patients du CMPEA (Centre médico-psychologique pour enfants et adolescents). La première fête de fin d’année du service a été l’occasion pour les jeunes de s’exprimer sur la question de la santé mentale à Mayotte.

Ce jeudi 11 décembre, plusieurs dizaines d’enfants et leurs familles se sont rassemblés à la bibliothèque de Cavani. Entre jeux, danse et contes, l’année s’est clôturée sur une touche festive au CMPEA. Le docteur Briard, cheffe de service, dresse une rétrospective de l’année en cours. De nombreux partenariats ont permis aux enfants de s’exprimer à travers des…

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Le MEDEF Mayotte lance son Réseau Femme pour renforcer la voix féminine dans l’économie locale

Le MEDEF Mayotte lance son Réseau Femme pour renforcer la voix féminine dans l’économie locale
Sophie Gaube, DRH de Colas Mayotte, adhérente du MEDEF et participante à la rencontre estime qu’il existe une réelle place pour les femmes dans la société mahoraise

Le MEDEF Mayotte a lancé ce jeudi 11 décembre 2025, lors d’une matinale organisée à Kawéni, le Réseau Femme, une initiative destinée à fédérer les femmes cadres, entrepreneuses et dirigeantes du territoire. Une deuxième rencontre qui, malgré les absences liées aux épidémies de fin d’année, marque « le début d’une dynamique essentielle », selon son président Fahardine Mohamed.

L’ambition du MEDEF est claire : permettre aux femmes de l’écosystème économique de mieux se connaître, de s’unir et de peser davantage dans la vie institutionnelle. « L’objectif, en tout cas du Medef, c’est de les unir et de les rassembler pour que la voix féminine se fasse entendre dans toutes les instances », explique Fahardine Mohamed. Il souligne que ni le bureau du MEDEF ni son conseil d’administration ne comptent actuellement de femmes, alors même que de nombreuses adhérentes dirigent ou co-dirigent des entreprises à Mayotte. « L’idée, c’est de se rendre compte au fur et à mesure, de se connaître beaucoup plus entre elles, d’avoir beaucoup plus de confiance… et donc de…

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Reconstruction de Mayotte : s’inspirer du modèle nord-américain ?

Reconstruction de Mayotte : s’inspirer du modèle nord-américain ?

Habitat & reconstruction. Dans leur rapport sur l’habitat à Mayotte, Habitat précaire et informel en zone à risque, les étudiants de l’école urbaine de Sciences Po ont émis quelques propositions concernant l’amélioration de l’habitat mahorais. Une opportunité à saisir en période de reconstruction ? Parmi de nombreux exemples, l’un d’entre eux a retenu notre attention : l’Integrated project delivery (IPD).

Miser sur le collectif

L’Integrated Project Delivery (IPD) est un principe de fonctionnement qui mise sur la convergence des intérêts de chacun des intervenants d’un projet : maître d’œuvre, architecte, ingénieur, bureau d’étude, partie prenante diverse, liés par un contrat commun, engageant leur co-responsabilité. De cette manière, l’ensemble des acteurs a intérêt à…

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Relance de l’économie locale : l’offensive du Président du MEDEF Mayotte

Relance de l’économie locale : l’offensive du Président du MEDEF Mayotte

Relancer l’économie de l’île un an après Chido impose l’implication de tous les acteurs, qu’ils soient administratifs, politiques ou entrepreneurs. Des chantiers à l’arrêt dans les communes faute de paiement des travaux, des aides économiques d’urgence toujours pas encore perçues par certains opérateurs, des assureurs qui refusent d’indemniser certains dégâts dans le secteur de la restauration et de l’hôtellerie, autant de sujet qui obligent aujourd’hui le MEDEF à se rendre sur le terrain. Une tâche qui s’annonce ardue pour Fahardine Mohamed, son Président. 

Après le désastre du cyclone Chido, le principal syndicat du patronat mahorais adopte une nouvelle posture qui le conduit à sortir des sentiers battus. L’état de délabrement de l’économie locale – quasiment réduite à néant – impose un changement de paradigme pour le premier natif de l’île à présider à la destinée de cette organisation. Jugé un peu trop timide par certains au lendemain de sa prise de fonctions, Fahardine Mohamed, force désormais…

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Une journée pour briser les tabous autour des violences et de la sexualité

Une journée pour briser les tabous autour des violences et de la sexualité
La journée de sensibilisation organisée au RSMA de Mayotte a réuni 600 jeunes autour d’ateliers et d’interventions visant à prévenir les violences faites aux femmes et à ouvrir la parole sur les questions de genre et de sexualité.

À Mayotte, le RSMA a réuni 600 volontaires pour une journée de sensibilisation animée par plusieurs acteurs locaux, visant à prévenir les violences faites aux femmes, déconstruire les stéréotypes de genre et renforcer l’éducation sexuelle auprès des jeunes.

« L’idée est de former des citoyens conscients et avisés sur les violences faites aux femmes », relate le lieutenant Camille Miloche, officier de communication au Régiment du Service Militaire Adapté de Mayotte (RSMA). Au cours de la journée du 11 décembre, les 600 volontaires ont participé à des ateliers interactifs, des conférences et des stands thématiques animés par différentes structures présentes pour l’occasion, parmi lesquelles la…

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Comores : un détenu malade meurt à l’hôpital à Anjouan

Comores : un détenu malade meurt à l’hôpital à Anjouan

Quelques semaines avant sa mort, Akibarou Issoufa, avait écrit à des personnalités, dont le directeur général des affaires judiciaires pour dénoncer ses conditions de détention épouvantables marquées, selon lui par le non-respect de ses droits élémentaires.

Dans un pays où l’état des prisons laisse à désirer, le décès d’un détenu ne passe jamais inaperçue. Et depuis ce mercredi, la mort d’Akibarou Issoufa, le 9 décembre, vers 23h à l’hôpital de Hombo, au nord de Mutsamudu, capitale de l’île d’Anjouan interroge. Ce commerçant, de 33 ans, n’était pas jugé mais se trouvait seulement en détention pour plusieurs chefs d’inculpation. Selon des sources, le regretté aurait été poursuivi pour abus de confiance, abandon de famille et escroquerie présumée. Incarcéré depuis plusieurs mois à Koki, principale prison d’Anjouan, il dénonçait ses conditions carcérales comme l’attestent les courriers adressés à des personnalités. Flash infos a pu consulter une lettre datant du 21 octobre 2025, destinée au directeur général des affaires judiciaires. Dans cette correspondance, Akibarou Issoufa appelle à l’aide du directeur. «  Monsieur je me permets de vous adresser cette lettre depuis ma cellule à la maison d’arrêt de Nkoki ‒ Anjouan, où je suis détenu provisoirement depuis plusieurs mois, dans des conditions moralement et physiquement éprouvantes. Je vous écris avec respect, mais aussi avec la profonde détresse d’un citoyen comorien qui voit sa liberté confisquée sans raison valable« , débute le courrier, signé par…

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“CHIDO, le jour d’après”, un regard photographique sur la résilience

“CHIDO, le jour d’après”, un regard photographique sur la résilience

Un an après le passage du cyclone Chido, qui a durablement marqué le territoire, Mayotte se souvient. Le photographe-reporter David Lemor présente l’exposition « CHIDO, le jour d’après », du 13 décembre 2025 au 26 janvier 2026, dans les locaux de la Cadema, à Mamoudzou. Un rendez-vous fort, à la fois artistique, mémoriel et profondément mahorais.

“CHIDO, le jour d’après”, un regard photographique sur la résilience

Le 14 décembre 2024, l’île est frappée de plein fouet par un cyclone d’une violence inédite. Quartiers dévastés, familles sinistrées, paysages bouleversés : en quelques heures, Chido redessinait la carte de Mayotte et laissait derrière lui une cicatrice encore vive aujourd’hui. David Lemor, lui-même touché par la catastrophe, a alors choisi de documenter l’« après ». Pendant toute l’année 2025, il a parcouru l’île pour capter les ruines, les visages, mais aussi les gestes de solidarité et les débuts d’une reconstruction lente, fragile, mais bien réelle.

À travers 21 photographies en noir et blanc grand format et plusieurs bâches en couleur, l’exposition raconte la violence du choc, mais surtout la résilience des Mahoraises et des Mahorais. Des scènes de décombres, des arbres arrachés, des regards marqués… mais aussi des mains qui relèvent, des familles qui s’organisent, et une société qui tente de reprendre pied.

Correspondant photo pour Libération à Mayotte et membre de l’agence Abaca Press, David Lemor signe ici un travail intime et engagé. « Témoin et victime », il revendique un regard de l’intérieur, au plus près d’un territoire qu’il connaît et où il vit depuis dix ans. Son objectif : ne pas laisser l’oubli s’installer, et rappeler que derrière les chiffres et les bilans, il y a des vies, des quartiers, une île entière qui continue d’avancer.

Le vernissage aura lieu le 13 décembre à partir de 11 heures. Une exposition à voir absolument, pour comprendre, se souvenir, et continuer de regarder Mayotte autrement, un an après Chido.

Un numéro du magazine Thalassa sur Mayotte

Un numéro du magazine Thalassa sur Mayotte

Le 15 décembre prochain, Thalassa s’envolera pour Mayotte, sa prochaine destination. Sur France 5, les spectateurs pourront découvrir comment Mayotte récupère un an après le passage du cyclone Chido. Aux côtés de plongeurs chevronnés, l’émission se concentrera surtout sur la protection et la restauration du lagon. Toujours côté océan, Thalassa dévoilera l’art des femmes pratiquant la pêche au Djarifa, les échanges avec les locaux ou encore les actions des associations qui vivent au rythme du lagon.

Mamoudzou : Les inscriptions sur les listes électorales sont ouvertes en vue des élections de 2026

Mamoudzou : Les inscriptions sur les listes électorales sont ouvertes en vue des élections de 2026

Dans la perspective des élections municipales et communautaires prévues les 15 et 22 mars 2026, les inscriptions sur les listes électorales sont désormais ouvertes. Les administrés peuvent s’inscrire en ligne jusqu’au mercredi 4 février 2026, ou directement en mairie jusqu’au vendredi 6 février 2026, dernier délai.

Des délais exceptionnels sont toutefois accordés jusqu’au 5 mars 2026 pour les personnes se trouvant dans certaines situations particulières : jeunes de 18 ans n’ayant pas encore effectué leur recensement citoyen, personnes ayant récemment déménagé, nouveaux Français par acquisition de la nationalité ou électeurs ayant récemment recouvré leur droit de vote.

Par ailleurs, l’ouverture du bureau de vote n°184, situé à l’école maternelle Hamaha (Hauts Vallons), entraîne une réorganisation pour plusieurs quartiers. Les habitants des secteurs de Disma haut, Disma bas, Hauts Vallons, EDM, Zone Nel, Hamaha et Massakini sont invités à se rapprocher du service Élection afin de vérifier une éventuelle modification de leur bureau de vote, auparavant rattaché aux écoles de Kawéni.

La cartographie des bureaux de vote et toutes les informations pratiques sont consultables sur le site de la Ville. Le service Élection reste également à la disposition des administrés pour les accompagner dans leurs démarches, sur présentation d’une carte nationale d’identité et d’un justificatif de domicile.

Activité vacances en Petite terre : un programme 100 % gratuit pour bouger, s’amuser et se dépasser !

Activité vacances en Petite terre : un programme 100 % gratuit pour bouger, s’amuser et se dépasser !

Pendant les vacances scolaires, la Communauté de Communes de Petite-Terre propose aux jeunes de 14 à 18 ans un programme sportif gratuit, encadré et accessible à tous. Portées par les médiateurs intercommunaux, ces animations ont pour objectif d’offrir des moments de détente, de partage et de pratique sportive, tout en favorisant la cohésion entre les jeunes de l’île.

Plusieurs activités sont au menu sur différents sites de Petite-Terre. Un tournoi de football se déroulera du 16 au 24 décembre au stade de Labattoir. Il pourra accueillir jusqu’à dix équipes composées de dix joueurs chacune. Les amateurs de nature et de sport en plein air pourront également participer à une randonnée, une sortie vélo et une séance de sandball les 30 et 31 décembre, lors de deux matinées encadrées. Trente places sont disponibles pour cette activité, qui permettra de découvrir Petite-Terre autrement, dans un cadre sécurisé.

Un tournoi de basket est enfin prévu du 6 au 8 janvier au gymnase de Pamandzi. Ce dernier pourra accueillir jusqu’à sept équipes de dix joueurs.

Toutes les activités sont entièrement gratuites. Les inscriptions se font par téléphone au 06 39 07 21 08 ou directement auprès des médiateurs intercommunaux présents sur le terrain.

Activité vacances en Petite terre : un programme 100 % gratuit pour bouger, s’amuser et se dépasser !

Guito, coupable d’association de malfaiteurs ou victime d’extorsion de fonds ?

Guito, coupable d’association de malfaiteurs ou victime d’extorsion de fonds ?

Deuxième jour du procès de Théophane Narayanin dit « Guito » devant le tribunal de Mamoudzou

Au lendemain d’une première journée marquée par le témoignage poignant des parties civiles, le deuxième jour du procès de Théophane Narayanin, dit « Guito », s’est ouvert ce mercredi au tribunal de Mamoudzou sous le signe de l’affrontement frontal entre deux récits irréconciliables.

D’un côté, l’accusation décrit un système organisé, quasi mafieux, destiné à faire frapper une avocate pour la « punir » ou « lui faire peur ». De l’autre, la défense affirme que Guito est devenu, malgré lui, la cible d’une tentative d’extorsion montée après coup par les auteurs de l’agression.

Pour le procureur de la République, M. Mameri Karim, et pour Giovanni Boudia, principal exécutant, l’affaire est limpide : Guito aurait commandité l’agression d’une avocate, puis utilisé l’avocat Saïd Larifou pour subordonner les témoins, promettant de l’argent en échange de leur silence.

Pour Guito et Issouffou Salami, au contraire, l’agression n’était pas préméditée : Issouffou aurait frappé l’avocate alors qu’il se rendait dans le cabinet de son conseil, maître Yanis Souhaïli, associé de l’avocate. Dans un contexte d’alcool et de drogue, il évoque un «dérapage ». Ce n’est qu’après l’incarcération des auteurs que le nom de Guito aurait émergé dans la presse, ouvrant la voie, selon eux, à une tentative de chantage. Dans ce procès, les avocats de la défense ne…

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Prison de Majicavo : « désormais, nous sommes livrés à nous mêmes » !

Prison de Majicavo : « désormais, nous sommes livrés à nous mêmes » !
Les syndicats du personnel pénitencier tirent la sonnette d’alarme, la prison de Majicavo serait au bord de l’insurrection faute de finances suffisantes pour régler l’achat de la nourriture des prisonniers.

Ce n’est pas encore l’insurrection dans la prison de Majicavo, mais tous les ingrédients y seraient réunis. L’unique centre pénitencier de Mayotte serait en faillite et n’aurait plus les moyens de se procurer de la nourriture pour les détenus. En cause, de très grands retards de paiement auprès des fournisseurs qui refusent de livrer quelque produit que ce soit sans paiement en cash. La surpopulation carcérale en serait la cause.  

Piteuse état que celle de la France sur le territoire de Mayotte actuellement. Pilier de l’Etat de droit et mission régalienne parmi les premiers, la justice fait malheureusement partie des causes sacrifiées par les gouvernements successifs sous la présidence d’Emanuel Macron dans la corbeille des promesses à ne pas tenir. S’il vrai que des parlementaires de l’île ne cessent d’alerter le pouvoir sur les retards conjoncturels dans les programmations figurant dans différentes lois récentes au profit du département (en haut de page, la cité judiciaire et la seconde prison), nul ne s’attendait au nouveau cri d’alarme – un de plus dirait-on – des gardiens de prison affecté au pénitencier de Majicavo. Le syndicat Force Ouvrière (FO justice), annonce que l’établissement est en faillite, plus aucun kopeck dans les tiroirs de la prison.

« Quand je dis plus d’argent, c’est loin d’être une blague », souligne Houmadi Mouhamadi, délégué syndical dans l’établissement, « nous n’avons plus les moyens de…

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Grandir à Mayotte : les droits fondamentaux de l’enfant en danger

Grandir à Mayotte : les droits fondamentaux de l’enfant en danger
Le droit à l’éducation, droit à la santé , droit à l’eau et droit au logement remis en question

« Les enfants de Mayotte ne doivent plus être invisibles : ils sont l’avenir du territoire et garantir leurs droits n’est pas une option. » Depuis le passage des cyclones tropicaux Chido et Dikedeli, la situation des enfants à Mayotte s’est détériorée de manière significative. Un rapport de l’Unicef, publié le 10 décembre 2025, fait le point sur la situation des droits de l’enfant à Mayotte, dans un département où un habitant sur deux est mineur.

Un rapport publié le 10 décembre 2025 par l’Unicef explique ce que ça implique de grandir à Mayotte en 2025. Le rapport, basé sur une veille documentaire, des entretiens, et des échanges sur le terrain avec des acteurs de l’enfance, a tenté de pallier les lacunes de données relatives à la situation des enfants à Mayotte.

Les droits fondamentaux des enfants ont été passés en revue en commençant par le droit à un environnement sain. L’année 2024 est l’une des années les plus chaudes  enregistrées à Mayotte avec une température moyenne de 28,2 °C. L’organisme recommande de prévenir les crises à venir en travaillant sur…

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Chido : un colloque pour repenser la prévention des catastrophes à Mayotte

Chido : un colloque pour repenser la prévention des catastrophes à Mayotte

Un colloque les 15 et 16 décembre réunira chercheurs et institutions pour analyser les impacts du cyclone Chido et identifier des pistes d’amélioration. L’événement intervient après un bilan humain de 39 morts et plusieurs milliers de blessés.

« C’est un événement scientifique qui a pour objectif de tirer les enseignements du cyclone », relate Ben Issa Ousseni, président du Conseil départemental, au sujet de la conférence de presse dédiée au colloque prévu les 15 et 16 décembre prochains. Sous la coordination scientifique de Thomas M’Saïdié, maître de conférences habilité à diriger des recherches (HDR) en droit public, deux journées sont programmées pour revenir sur cet épisode et réfléchir aux moyens de…

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AFD : 5 millions d’euros d’aide aux Comores et pour Mayotte ?

AFD : 5 millions d’euros d’aide aux Comores et pour Mayotte ?

L’Agence française de développement (AFD) a annoncé une aide de 5 millions d’euros pour la modernisation des ports comoriens. Dans un contexte budgétaire tendu, cette annonce a de quoi surprendre, surtout quand on connaît la situation à Mayotte et le besoin d’infrastructure et de financement.

Auditionné par la délégation sénatoriale aux Outre-mer fin novembre, Rémy Rioux, directeur générale de l’Agence française de développement, a répondu que cette aide financière avait aussi pour intérêt de réduire les différences de niveau de vie entre Mayotte et les Comores, et par conséquent de limiter les volontés des populations comoriennes de rejoindre Mayotte. De son côté, le Rassemblement national s’inscrit en faux et dénonce…

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Le NEMA débouté de ses prétentions contre Houmadi Mikidache

Le NEMA débouté de ses prétentions contre Houmadi Mikidache
Instigateur d’un recours de ses fidèles conseillers municipaux devant le TA de Mayotte contre le Houmadi Mikidache (son rival politique), le sénateur Saïd Omar Oili devra trouver un autre stratagème, le TA de Mayotte ayant rejeté les prétentions des élus frondeurs.

Vendu aux administrés de la ville et aux forces vives du NEMA comme une lettre à la poste, le recours devant le Tribunal Administratif de Mayotte contre les décisions « arbitraires » de l’actuel maire de Dzaoudzi-Labattoir a fait pschitt !   Un échec judiciaire qui n’a fait que redoubler l’intensité du duel Said Omar Oili / Houmadi Mikidache, tous deux prétendants aux commandes de la ville en mars 2026.

Force est de croire que la guéguerre opposant depuis le début de premier trimestre de l’année, l’actuel maire de Dzaoudzi-Labattoir, Houmadi Mikidache (jadis dauphin proclamé) et son ancien mentor en politique, Said Omar Oili (actuel sénateur de Mayotte), n’est pas près de s’estomper ! Tous 2 officiellement candidats au fauteuil de premier magistrat de la ville, ils ne se témoignent guère d’amabilité. Fin stratège et « fauve politique » avéré, le parrain (en politique) de l’actuel maire est connu sur le territoire pour avoir plus d’un tour dans son sac. L’on se rappelle son coup de génie d’avoir…

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Cavani M’tsapéré : Des grilles de caniveaux volées pour la fabrication de marmites

Cavani M’tsapéré : Des grilles de caniveaux volés pour la fabrication de marmites
* image d'illustration

À peine huit mois après la livraison du chantier de réfection des caniveaux et de pose de grilles à Cavani M’tsapéré, une situation absurde et alarmante s’impose : les grilles en aluminium, censées sécuriser les caniveaux et améliorer le cadre urbain, commencent déjà à disparaître. Ce qui représente un réel danger pour la population. Pire encore, il semble que certains artisans les rachètent pour la fabrication de marmites et piques à brochettes. Le coût du chantier ? Environ 100 000 euros, financés par l’argent des contribuables. Une somme qui, en quelques mois, semble déjà avoir été jetée par les fenêtres.

La Cadema, maître d’ouvrage de ce projet livré en mai 2025, se retrouve aujourd’hui face à une situation embarrassante. “Si rien n’est fait pour sécuriser et fixer ces grilles, dans quelques jours, il n’en restera probablement plus aucune”, prévient un riverain. La perspective de relancer un nouvel appel d’offres pour refaire le chantier, va devoir s’imposer surtout en cette période de la saison des pluies (Kash-Kazi). L’argent public, censé servir à l’intérêt général, va être, encore une fois, bêtement gaspillé.

Cette mésaventure n’est pas un cas isolé dans notre cher département. Elle illustre un problème récurrent dans la gestion des infrastructures : des projets coûteux sont lancés, mais leur suivi, leur entretien et la prévention contre le vandalisme ou le vol restent dramatiquement insuffisants.

Au-delà du gaspillage, cette situation soulève de sérieuses questions sur la gouvernance locale et le contrôle des projets publics. Comment justifier qu’après des mois de planification et des dizaines de milliers d’euros dépensés, un chantier puisse être réduit à néant par quelques vols opportunistes ? Pourquoi aucun dispositif de fixation ou de protection n’a été prévu dès l’origine pour protéger ce qui représente pourtant un investissement conséquent ?

Le bénévolat sportif à l’honneur

Le bénévolat sportif à l’honneur

Le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) de Mayotte a inauguré le vendredi 5 décembre 2025 sa toute première « Journée du Bénévolat », un événement destiné à célébrer et renforcer l’engagement des bénévoles dans le sport local. Organisée à Cavani, cette rencontre a rassemblé plus de 125 participants, entre associations, partenaires institutionnels et acteurs sportifs, dans un contexte où plus de 90 % des infrastructures restent affectées après la période post-CHIDO.

La matinée a été rythmée par des ateliers sport-santé et inclusion, une exposition retraçant l’histoire du sport à Mayotte et des Jeux Olympiques, ainsi qu’une table ronde sur le rôle central du bénévolat. Mohamed Boinariziki, président du CROS, a ouvert la journée, coanimée par Jeanne Bebe (CRESS) et Saïndou Attoumani (CROS), avec la participation d’intervenants diversifiés malgré le format en semaine.

Parmi les temps forts, les témoignages de Kadri Moendadze et Anzize Saïd Omar, anciens sportifs professionnels mahorais, ont mis en lumière le lien entre performance sportive et engagement bénévole. Les discussions ont insisté sur des enjeux majeurs : valorisation et formation des bénévoles, professionnalisation progressive du secteur, révision du modèle associatif et reconnaissance du rôle des clubs dans la cohésion sociale.

Cette première édition s’inscrit dans le sillage de l’héritage Paris 2024 et marque une étape importante pour le CROS Mayotte, qui entend renforcer le tissu associatif et encourager la pratique sportive accessible à tous grâce à l’énergie et au dévouement des bénévoles.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes