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Un enfant sans surveillance chute de 4 mètres à Tahiti Plage

Un enfant sans surveillance chute de 4 mètres à Tahiti Plage
Le Samu, la gendarmerie et la police ont été appelés sur place pour prendre en charge l’enfant et déterminer les circonstances de l’accident

Ce mardi 9 novembre aux alentours de 15 heures, un petit garçon a chuté de quatre mètres de hauteur alors qu’il jouait à Tahiti Plage. Il a été rapidement pris en charge par le SAMU. La gendarmerie et le SAMU rappellent de ne jamais laisser de jeunes enfants sans surveillance.

Ce mardi 9 décembre, un petit garçon a essuyé une chute de 4 mètres alors qu’il jouait aux abords de Tahiti Plage. Un hélicoptère, la gendarmerie et la police sont immédiatement intervenus pour prendre en charge l’enfant dans un état alarmant. Les forces de l’ordre ont aussi cherché à éclaircir le contexte de l’accident…

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IEDOM Mayotte : quelle conjoncture économique pour le 3e trimestre 2025 ?

IEDOM Mayotte : quelle conjoncture économique pour le 3e trimestre 2025 ?

L’IEDOM a étudié la situation économique mahoraise au regard de différents indicateurs économiques bien précis. Un an après, le contexte économique reste largement marqué le cyclone Chido. Entre reconstruction et limites du systèmes économique, l’IEDOM rend sa note de conjoncture du 3e trimestre 2025.

Des indicateurs en demi-teinte

Les indicateurs analysés par les économistes de l’IEDOM sont multiples : consommation des ménages, taux de chômage, niveau de l’inflation, indicateur du climat des affaires (ICA) et permettent de présenter un panorama général de la situation. « Après une baisse de l’ICA au trimestre précédent, impacté principalement par les difficultés de trésorerie des entreprises, ce dernier s’améliore au 3ème trimestre », indique l’IEDOM. « Cependant, le niveau préoccupant des trésoreries reste la source première d’inquiétude qui pèse sur la confiance des chefs d’entreprises. Par ailleurs, la dynamique de reconstruction accuse un retard qui ne permet pas aux chefs d’entreprises de se projeter sur…

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Un ponton à 2 millions d’euros pour l’îlot de Mtsamboro

Un ponton à 2 millions d’euros pour l’îlot de Mtsamboro

C’est un nouveau chapitre qui s’ouvre pour l’îlot de Mtsamboro. Par un arrêté daté du 12 novembre 2025, et publié ce lundi, le Préfet de Mayotte a officiellement autorisé la construction d’un ponton sur la façade sud-est de l’îlot, au large de la commune de Mtsamboro. Un projet très attendu par certains, redouté par d’autres, et désormais solidement encadré sur le plan réglementaire.

Dans le détail, l’ouvrage sera implanté sur le domaine public maritime, sur une parcelle communale. Le futur ponton reposera sur des pieux battus et pourra atteindre jusqu’à deux mètres de hauteur. Il est dimensionné pour accueillir des embarcations allant jusqu’à sept tonnes, avec un tirant d’eau d’1,50 mètre. La structure sera en aluminium, recouverte d’un platelage en bois, et reliée à l’îlot par une zone d’atterrage d’environ 60 m².

L’arrêté préfectoral est très clair sur le volet financier : le coût de la construction et de l’atterrage du ponton est estimé à 2 millions d’euros. Ce montant concerne uniquement…

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Comores : amputé de sa jambe, il poursuit en justice l’hôpital national

Comores : amputé de sa jambe, il poursuit en justice l’hôpital national

Azad Abdallah, porte une prothèse à la place de sa jambe, perdue à cause d’une négligence médicale présumée, dont il aurait été victime, le 12 septembre 2025, à l’hôpital El-Maarouf, où il est admis à la suite d’un accident de la circulation.

Son histoire avait ému l’opinion. Trois de mois plus tard, ce qui lui est arrivé bouleverse encore plus d’un surtout, que n’importe quel citoyen aurait pu être à sa place. Le récit est celui d’Azad Abdallah, jeune chauffeur de 28 ans, qui doit marcher avec une prothèse à la place de sa jambe gauche, amputée, selon lui, à cause d’une négligence médicale. Le 12 septembre, ce comorien conduisait une trottinette, vers 21h, chez lui, à Nyumadzaha Bambao, à 15km de la capitale Moroni. Il sera par la suite victime d’un accident de la circulation, renversé par une voiture. Blessé, il arrive à l’hôpital El-Maarouf, le plus grand du pays, aux environs de 22h. Au moment de sa prise en charge, on avait constaté qu’il présentait des fractures au niveau de l’humérus et au péroné gauches. Le médecin traitant, décida alors de l’opérer. Mais, dès le lendemain, les douleurs deviennent insupportables et s’accompagnent d’une odeur nauséabonde qui a alerté ses proches. Inquiets, ces derniers décident de l’évacuer en Tanzanie. Sauf que là-bas, le diagnostic posé par le médecin a fait l’effet d’une bombe. Il informe Azad que sa jambe est…

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Une décision au Journal officiel confirme l’implantation du nouvel aéroport de Mayotte à Bouyouni/M’Tsangamouji

Une décision au Journal officiel confirme l’implantation du nouvel aéroport de Mayotte à Bouyouni/M’Tsangamouji

Une décision publiée au Journal officiel acte le choix définitif du site de Bouyouni/M’Tsangamouji, en Grande Terre, pour accueillir la future piste longue adaptée aux vols long-courriers à Mayotte. Cette publication marque une étape clé après plusieurs années de débats, de concertation publique et d’études comparatives.

Le document abroge le projet initial datant de 2012 et retient Bouyouni/M’Tsangamouji au regard des conclusions rendues par la garante de la Commission nationale du débat public. Selon l’État, ce site est le seul permettant la construction d’une piste de près de 2 730 mètres tout en maintenant la desserte aérienne durant les travaux. Plus accessible pour la majorité des Mahorais, il offre aussi un potentiel de développement économique renforcé grâce à ses espaces disponibles et sa proximité avec le port de Longoni.

L’étude souligne également les avantages environnementaux : implantation en altitude, éloignée du littoral et mieux protégée des risques naturels, avec un impact moindre sur le lagon. Le nouvel aérodrome remplacera l’aéroport de Pamandzi pour le trafic commercial, le fret et certaines activités militaires, et devra respecter des standards internationaux élevés.

L’État annonce par ailleurs des mesures pour informer les Mahorais, préserver les ressources naturelles, accompagner le secteur agricole et réfléchir à l’avenir économique de Petite Terre, potentiellement affectée par le déplacement de l’activité aérienne. La déclaration d’utilité publique du projet est prévue en 2026, avant le lancement opérationnel du chantier.

Un nouvel arrêté clarifie l’aide au retour des étrangers en situation irrégulière

Un nouvel arrêté clarifie l’aide au retour des étrangers en situation irrégulière
* image d'illustration générée par ia

Publié le 8 décembre 2024, un arrêté précise désormais les règles de l’aide au retour destinée aux étrangers en situation irrégulière présents à Mayotte. Pour les Mahorais, ce texte détermine plus clairement qui peut en bénéficier et dans quelles conditions. Seuls les étrangers soumis à une obligation de quitter le territoire français et résidant depuis au moins trois mois sur l’île y ont accès. Les Comoriens et les Malgaches en sont expressément exclus.

L’arrêté détaille les montants de l’allocation versée selon le délai entre la notification de l’OQTF et la validation de la demande auprès de l’OFII. Les ressortissants de pays tiers dispensés de visa ou de Biélorussie peuvent percevoir 300 € le premier mois, 150 € entre deux et quatre mois, puis 0 € au-delà. Pour les autres ressortissants de pays tiers, les plafonds sont plus élevés : 1 200 € le premier mois, 600 € entre deux et quatre mois, puis 400 € au-delà. En cas de majoration décidée par l’État lors d’opérations spécifiques, ces montants peuvent atteindre 500 €, 250 € et 0 € selon la phase pour les dispensés de visa, et 2 500 €, 800 € et 400 € pour les autres étrangers.

L’arrêté prévoit aussi une aide à la réinsertion dans le pays d’origine lorsque des programmes existent. Pour une réinsertion sociale (niveau 1), les montants maximaux sont fixés à 400 € pour une personne isolée, 300 € par enfant mineur à charge et 800 € pour un couple. D’autres dispositifs peuvent soutenir un projet professionnel ou une création d’entreprise.

En renforçant ces règles, l’État entend encadrer plus strictement les départs volontaires dans un territoire où les Mahorais sont confrontés à une immigration particulièrement forte et à des opérations régulières de lutte contre l’habitat insalubre et la présence irrégulière.

Mayotte : Sada et Mangajou unissent leurs voix lors d’une marche citoyenne

Mayotte : Sada et Mangajou unissent leurs voix lors d'une marche citoyenne

À Mayotte, les habitants de Sada et de Mangajou ont défilé ensemble dimanche matin pour dénoncer la montée des tensions qui secouent régulièrement leurs villages. L’initiative intervient après l’incendie de plusieurs véhicules à Mangajou mi-novembre, un épisode qui avait provoqué l’installation d’un barrage improvisé par des riverains inquiets pour leur sécurité.

Dans un climat encore marqué par la colère et la peur, la marche a pris la forme d’un appel à l’apaisement. Parents, adolescents et habitants se sont retrouvés pour réaffirmer leur volonté de garder des liens solides entre les deux localités. Des slogans invitant à la cohésion et au sens des responsabilités des familles ouvraient la procession.

Budget 2026 : le grand écart de l’État sur les investissements à Mayotte

Budget 2026 : le grand écart de l’État sur les investissements à Mayotte

Les engagements financiers de l’État pour la refondation de Mayotte sont remis en cause. Lors des débats parlementaires du 4 décembre 2025 sur le programme outre-mer du projet de loi de finances (PLF) 2026, le sénateur Saïd Omar Oili a dénoncé l’écart entre les annonces gouvernementales et la réalité budgétaire.

L’article 2 de la loi du 11 août 2025 relative à la refondation de Mayotte prévoit un plan d’investissements chiffré à 4 milliards d’euros, structuré autour de 15 opérations. Ce tableau était présenté comme une véritable feuille de route pour la reconstruction et le développement du territoire. Or, selon le sénateur, le contenu du budget 2026 ne reflète pas ces engagements.

À titre d’exemple, sur les 1,2 milliard d’euros annoncés pour la construction d’une nouvelle piste d’aéroport, seuls 20 millions d’euros en autorisations de programme sont inscrits, exclusivement pour des études liées aux routes connexes. De même, les 108 millions d’euros prévus pour les constructions scolaires ne permettent pas de distinguer les crédits dédiés à la réparation des bâtiments endommagés par le cyclone Chido de ceux destinés aux nouvelles infrastructures.

Face à ces incohérences, Saïd Omar Oili a saisi le président de la Commission des finances du Sénat afin d’expertiser le projet de budget 2026 au regard des engagements inscrits dans la loi du 11 août 2025. Dans une note transmise le 4 décembre 2025, le président de la commission confirme le manque de lisibilité et le recul des moyens alloués à Mayotte.

Ce dernier souligne « la difficulté de disposer d’une vision panoramique des crédits d’investissement » et constate une baisse de 200 millions d’euros en autorisations d’engagement entre 2025 et 2026, ainsi qu’une diminution de 2,8 % des crédits de paiement, soit environ 100 millions d’euros.

Pour les élus mahorais, ces chiffres traduisent un désengagement de l’État. En pratique, Mayotte ne disposerait d’aucun véritable fonds d’investissement pour sa reconstruction en 2026, alors même que le territoire doit encore faire face aux conséquences du cyclone Chido, près d’un an après son passage, et aux besoins urgents de remise à niveau de ses infrastructures.

Le grand ménage avant la visite ministérielle

Le grand ménage avant la visite ministérielle

Les vestiges du cyclone Chido ont miraculeusement trouvé le chemin de la décharge. Non pas au rythme des urgences quotidiennes des habitants, mais dans l’urgence très particulière d’une mise en scène républicaine à l’approche de la visite de Naima Moutchou, la ministre des Outre-mers attendue le 13 décembre prochain. Ce brusque élan de propreté n’est pas le fruit d’une politique de long terme ni d’un plan structuré de gestion des déchets post-catastrophe, mais plutôt d’un réflexe bien rodé : celui de rendre l’île présentable pour les caméras des chaînes de télévision nationale.

Selon de nombreux témoignages, les opérations de nettoyage se seraient intensifiées sur les axes stratégiques, ceux empruntés par les convois officiels. Car derrière les gravats, les coques de bateaux éventrées et les amoncellements de polyester brisé, c’est une logique ancienne qui refait surface : à Mayotte, on peut s’habituer à l’abandon, mais pas à l’embarras visuel du pouvoir central.

Le message implicite est cruel. Le Mahorais peut vivre des mois, parfois une année entière, entouré d’épaves, de tôles arrachées et de déchets devenus partie intégrante du paysage. Cela ne semble pas constituer une urgence nationale. En revanche, l’œil des membres du gouvernement ne saurait s’accommoder d’une telle “imperfection” sur la carte postale républicaine.

Dans le 101ᵉ département, la logique reste la même : on nettoie là où passent les cortèges, on repeint les murs visibles depuis les caméras, on pousse la poussière et les débris un peu plus loin, hors champ. La misère ne disparaît pas, elle est simplement déplacée.

Derrière cette opération de façade, une question demeure : pourquoi faut-il une visite ministérielle pour que des moyens soient débloqués ? Pourquoi la dignité quotidienne des habitants ne suffit-elle pas à déclencher ces interventions ? La gestion post-cyclonique, au lieu de répondre aux besoins des populations, semble se plier aux impératifs d’image.

L’opération pourrait presque porter un nom officiel : “Cachez cette misère que je ne saurais voir”. Rendre l’île propre serait donc une question de calendrier politique. Il ne s’agit plus d’aménager durablement le territoire, mais de lisser sa surface pour quelques heures d’apparat.

Au fond, cette séquence révèle un malaise plus profond : celui d’une République à deux vitesses, où l’urgence esthétique prime parfois sur l’urgence sociale. Pour Mayotte, la propreté ne serait pas un droit, mais un décor.

Evolution institutionnelle de Mayotte : Anchya Bamana invite Ben Issa Ousséni à la vigilance

Evolution institutionnelle de Mayotte : Anchya Bamana invite Ben Issa Ousséni à la vigilance

Les appellations contrôlées peuvent comporter des vis cachées. L’euphorie manifestée par le Président du Conseil départemental vendredi lors d’une session plénière consacré à l’examen d’un projet de décret du gouvernement portant modification nominative de la Collectivité unique Mayotte. La députée Anchya Bamana, appelle BIO à la vigilance et lui rappelle que 3 sujets majeurs ne sont pas mentionnés dans le texte présenté aux élus pour avis par le gouvernement.

« Ce matin, j’ai réuni les élus en assemblée plénière extraordinaire pour examiner le projet de décret redéfinissant le futur statut de Mayotte en Département-Région, suite à la saisine de la préfecture en procédure d’urgence. Un temps de travail limité, mais qui a permis de consolider et formaliser l’avis des élus de Mayotte et des conseils consultatifs », s’est extasié Ben Issa Ousséni, vendredi dans une communication à destination du grand public, à l’issue d’une séance de l’assemblée département qui n’a pas été aussi sereine qu’il a bien voulu la présenter. En effet, une fois de plus, un texte extrêmement important qui engage l’avenir des habitants de Mayotte pour plusieurs décennies aura été bâclé par la seule volonté du l’exécutif du département, trop souvent habitué à complaire au gouvernement en place à Paris…

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« Un an après Chido, le verdict est sans appel »

« Un an après Chido, le verdict est sans appel »
Le sénateur Saïd Omar Oili dénonce des engagements du gouvernements à l’égard de Mayotte qui ne seront pas tenus

Saïd Omar Oili sonne la charge contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, en présence de la ministre des Outre-mer, Naïmat Moutchou, attendu sur le territoire cette semaine. Le budget 2026 de la nation serait suffisamment explicite, selon le parlementaire mahorais, sur le manquement de Paris sur ses engagements envers Mayotte.

A juste une semaine de la date annoncée de la visite de 3 jours dans l’archipel de la nouvelle ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, le sénateur Saïd Omar Oili, monte au créneau pour rappeler au gouvernement que le compte n’y est absolument pas s’agissant de la gestion du cyclone Chido dont la ministre vient commémorer l’anniversaire. Il y a de cela quelques jours encore, il était question dans les milieux autorisés d’une visite du chef de l’Etat lui-même, Emmanuel Macron. Pour une raison non explicitée, il est annoncé depuis la fin de la semaine dernière, la venue de la seule ministre des Outre-mer. Il est à se demander ce que le Président de la République serait venu annoncer aux habitants de Mayotte, lorsque quasiment aucune…

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Une journée fille et foot à Chiconi

Une journée fille et foot à Chiconi

À Chiconi, la journée “Fille et Foot” a réuni plusieurs centaines d’élèves pour promouvoir le sport féminin. Entre chants, ateliers et présence de la rectrice, l’événement a mis en avant l’ambition des jeunes filles. Une partie du programme n’a toutefois pas pu se tenir à cause de la pluie.

« Elles sont talentueuses, ambitieuses et déterminées : elles sont prêtes à prendre le relais », affirme Nicholas Stoeckel, principal adjoint du collège Ali Halidi de Chiconi. Ce lundi 8 décembre, plusieurs centaines d’élèves, majoritairement des filles, ont participé à la journée Fille et Foot, un événement sportif et éducatif organisé par le collège, en partenariat avec les inspecteurs d’académie et les inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR).

L’objectif de cette journée est clair : promouvoir la…

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Un an après Chido, plongée au cœur de récifs coralliens méconnaissables

Un an après Chido, plongée au cœur de récifs coralliens méconnaissables

Entamé il y a 27 ans par le bureau d’études Marex, le suivi des coraux à Mayotte se poursuit aux côtés du parc marin. Comme chaque année, ils se sont rendus en mer afin d’acquérir des données sur l’état des coraux dans 21 stations. Ce mois de décembre marquait le premier bilan post-Chido sur le terrain. Comme on pouvait s’y attendre, les récifs coralliens, première barrière des côtes mahoraises, restent considérablement impactés par le cyclone et le réchauffement climatique.

Le 3 novembre, aux alentours de 8 heures, le bateau fraîchement acquis par Lagon aventure il y a trois jours s’aventure dans le lagon. A son bord, Oriane Lepeigneul, chargée des écosystèmes marins au sein du parc marin ; ainsi que Jean-Benoît Nicet et Julien Wickel, consultants et fondateurs du bureau d’études Marex, venus de La Réunion spécialement pour l’expédition. L’objectif de ces quelques jours en mer ? Acquérir des données sur…

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Une scierie mobile coopérative pour transformer les bois tombés en ressources durables

Une scierie mobile coopérative pour transformer les bois tombés en ressources durables

Une scierie mobile coopérative a été inaugurée aujourd’hui à Coconi. Une cinquantaine de personnes se sont déplacées pour découvrir ce nouvel outil, pensé pour répondre à un double enjeu à Mayotte : la valorisation des bois tombés lors du cyclone Chido et les besoins urgents en matériaux pour la reconstruction.

Le projet est porté par l’association Lieux Infinis, gérée par l’agence Encore Heureux Architectes, implantée à Mayotte depuis 2018. « Après Chido, il y a eu une vraie volonté de participer à des chantiers de reconstruction. », explique Kenza Useldinger, coordinatrice de Lieux Infinis. Avec l’architecte charpentier Hugo Darbet, l’association a alors imaginé un dispositif capable de répondre à la fois à l’abondance de bois au sol et au fort besoin de…

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Zalifa Baraka : une étudiante mahoraise en Bretagne

Zalifa Baraka : une étudiante mahoraise en Bretagne

D’Acoua à Beaulieu. Arrivée en métropole en août 2025, Zalifa Baraka est une étudiante mahoraise installée aujourd’hui en Bretagne. Températures, culture, éloignement géographique, adaptabilité : les différences entre Mayotte et la métropole sont nombreuses, mais pas au point de déstabiliser la jeune étudiante de 18 ans. Les étudiants mahorais sont nombreux en Bretagne mais souvent discrets, pourtant ce sont eux qui feront l’avenir de Mayotte. Rencontre avec l’une d’entre eux.

FI : qu’est-ce qui vous a amenée à venir faire vos études en métropole ? A Rennes ?

Il y a une licence de droit à l’université de Mayotte mais à causes des violences et des risques de grèves de bus, j’ai préféré partir en métropole. Il y a aussi parfois un manque de professeurs et de matériel. J’avais aussi cette volonté d’aller découvrir de nouveaux horizons…

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Comores : un texte « menace » la protection des sources journalistiques

Comores : un texte "menace" la protection des sources journalistiques

Un article contenu dans un avant-projet de loi visant à modifier le code de l’information en vigueur, suggère qu’une décision judiciaire motivée pourrait contraindre les journalistes à divulguer leurs sources, suscitant l’inquiétude chez le syndicat national des journalistes comoriens.

Les sources journalistiques sont-elles menacées par le nouveau texte que le ministère de l’information a déposé à l’assemblée nationale ? Depuis l’annonce d’un avant-projet de loi portant révision du code de l’information, les journalistes s’inquiètent d’une disposition nouvellement intégrée concernant la protection des sources. Cet article, autorise un juge à exiger la révélation d’une source s’il motive sa décision. «  Le journaliste n’est pas tenu de divulguer ses sources d’information, sauf décision judiciaire motivée, dans les cas exceptionnels prévus par la loi. A cet effet, il ne peut être inquiété par l’autorité publique« , indique l’article 169 du draft. La même disposition, ajoute que…

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Basketball : les Dionysiens arrachent la victoire au mental

Basketball : les Dionysiens arrachent la victoire au mental

Au terme d’une rencontre intense et vivement disputée samedi, les Dionysiens ont décroché une victoire précieuse, consolidant leur statut de référence dans la zone océan Indien. Cette finale, marquée par une forte intensité et de nombreux rebondissements, a mis en lumière la détermination du camp dionysien, capable d’aller chercher le succès dans la difficulté.

Bousculée lors du troisième quart-temps, l’équipe victorieuse a dû faire face à un net sursaut adverse, concédant un passage à vide qui a relancé totalement le suspense. C’est finalement sur le plan mental que la différence s’est faite, les Dionysiens parvenant à rester solides et lucides dans les moments clés.

Malgré la défaite, l’équipe de Kawéni sort grandie de cette finale. Soutenus sans relâche par un public mahorais particulièrement fervent, les joueurs ont démontré leur nette progression sur la scène régionale. Cette finale s’inscrit déjà comme l’un des temps forts de la saison dans l’océan Indien, tant par son intensité que par l’émotion qu’elle a suscitée.

Mamoudzou organise la première commémoration du cyclone Chido le 14 décembre 2025

Mamoudzou organise la première commémoration du cyclone Chido le 14 décembre 2025

Un an après le passage dévastateur du cyclone Chido, la Ville de Mamoudzou convie la population à une journée de commémoration le dimanche 14 décembre 2025, afin de rendre hommage à la résilience du peuple mahorais et aux élans de solidarité qui ont marqué l’ensemble du territoire. Cet événement, le premier du genre, entend raviver la mémoire collective autour de cette catastrophe qui a profondément touché Mayotte et saluer l’engagement de toutes celles et ceux qui ont participé aux opérations de sauvegarde, de reconstruction et de soutien aux sinistrés.

Tout au long de la journée, plusieurs temps forts rythmeront la commémoration. Une exposition participative, installée sur la place de la République de 10h à 18h, donnera la parole aux habitants à travers photos, témoignages et objets, retraçant la manière dont chacun a vécu le cyclone et ses conséquences. De 14h30 à 17h, le plan communal de sauvegarde de Mamoudzou sera également présenté au public, permettant d’échanger sur les dispositifs de prévention et de gestion des risques.

En fin d’après-midi, le parvis de l’Hôtel de Ville accueillera officiels et habitants dès 17h30 avant le départ, à 18h10, d’une marche des lumières symbolique en direction de la place de la République.

À partir de 18h30, l’ouverture officielle sera suivie d’un temps d’expression libre du public. Le moment fort de la soirée interviendra à 19h10 avec le dévoilement de la stèle mémorielle dédiée au cyclone Chido. Un temps de recueillement clôturera cette journée de souvenir et d’hommage à 19h20.

EDM n’a toujours pas communiqué sur les coupures

EDM n’a toujours pas communiqué sur les coupures

Dimanche 31 novembre et lundi 01 décembre 2025, deux nuits de suite, presque quasiment dans la même tranche horaire (entre 18h à 20 heures 45), les 3 quarts de la Petite-Terre a été plongée dans le noir sans qu’Electricité de Mayotte (EDM) n’ait jugé utile d’informer les usagers de son réseau sur l’origine de ce problème répétitif. Pour dimanche, par exemple, le courant électrique est revenu 3 fois de suite pour disparaître aussitôt, avant qu’il ne se rétablisse enfin. Ce plongeon dans le noir absolu a ravivé des mauvais souvenirs à la population, ceux des semaines qui ont suivi le cyclone Chido, il y a tout juste un an, provoquant une grande inquiétude chez les personnes âgées et les enfants, contraints de se contenter du l’éclairage lunaire. A ce jour, nul ne sait ce qui s’est réellement passé et qui a justifié ces coupures du courant électrique. En revanche, le service recouvrement n’a pas chômé tout au long de la semaine pour réclamer le règlement des factures sous peine de coupures, officielles cette fois, du précieux fluide.

Trophées du sport 2025 : la fête des champions de l’année

Trophées du sport 2025 : la fête des champions de l’année

Samedi 06 décembre 2025, jour de fête pour les sportifs de Mayotte, ils s’étaient donné rendez-vous dans l’amphithéâtre du lycée des Lumière à Kawéni, en début d’après-midi. Il y avait du beau monde pour cet événement exceptionnel animé et retransmis en direct par Mayotte La 1 ère sur plusieurs plateformes des réseaux sociaux.

Cheville ouvrière de ces 13 ème trophées du sport organisés par la Somapresse (Flash Info/Mayotte Hebdo / Yao FM), Ichirac Mahafidou avait un grand sourire samedi après, à l’issue de la remise officielle des récompenses aux sportifs les plus performants de l’année à Mayotte. Les nominés avaient répondu présents et les lauréats ont pu récupérer leurs trophées. « Cela veut dire qu’ils ont confiance aux organisateurs de cette cérémonie, qu’ils apprécient l’événement et le suivent surtout. C’est une source de beaucoup de plaisir pour nous de voir réunis au même endroit tout le gratin du sport mahorais ». Pour El-Mounir Soidiki (dit Soldat), directeur de la rédaction aux éditions de la Somapresse, l’heure était également au soulagement, à l’issue de la manifestation qui s’est déroulée sans encombre. Il constate, « les gens ont répondu présent en masse, les sportifs ont été au rendez-vous, il n’y a que de l’émerveillement et une grande ambiance de fête ».  Quatorze catégories étaient concernées par ces trophées, auquel se rajoutait un prix spécial du jury, soit un total de 15 trophées à distribuer :

  • le et la sportive de l’année, remporté par l’athlète Raphaël Mohamed et Coralie Michel (qui a tout gagné sans avoir à faire un seul match),
  • le mahopolitain et la mahopolitaine (entendre les sportifs mahorais évoluant hors de leur île) décerné au jeune rugbyman Mouslim Ali pour avoir remporté le plus gros tournoi de rugby de France à Seth et à Zalihata Mlamali. Celle-ci réalise des performances exceptionnelles au plus haut niveau du handball français et à l’international à travers la ligue des champions dans les plus grands tournois européens de handball féminin.
  • l’espoir masculin et féminin (moins de 21 ans), est revenu à Etham Saïd, un jeune king boxeur licencié au club de Mroalé dans la commune de Tsingoni. Il a remporté un championnat du monde, un championnat d’Europe et un championnat de France. Son pendant féminin est Mansara Abdou, un karatéka vainqueur du championnat de sa région dans l’hexagone et d’une épreuve internationale de karaté à Madagascar.
  • l’arbitre de l’année, le titre revient à Habab Abdou Moktar qui a participé aux Jeux Olympiques de Paris 2024
  • l’arbitre de l’année,
  • l’entraineur de l’année, a été décerné à Amine Youssouf, très connu et qui œuvre dans le paysage sportif mahorais depuis de longues années. Il a à son palmarès un titre de champion de Mayotte de volley club décroché par l’équipe de Tsingoni.
  • le dirigeant de club de l’année, revient à Abdallah Abdallah Djaha, le président du club de basket Vautours club de Dzaoudzi-Labattoir.
  • le dirigeant de ligue et comité de l’année, est Maïmoune Saïd Mlaraha, dirigeante de la ligue de king boxing de Mayotte
  • l’équipe masculine et féminine de l’année, a été respectivement attribué à Vautours club de Dzaoudzi-Labattoir et Majic basket de Passamaïnti.
  • l’association sport handicap, attribué à Handicapable de Mayotte.
  • l’association sport-santé, a été remporté par profession sport et loisir de Mayotte.
  • prix spécial du jury a été décerné à docteur Léo, fondateur de Handicapable de Mayotte.

Nombreuses ont été les réactions au terme de cette cérémonie haut en couleurs.

Zouria Mouayad Ben (Vice-président du CDM en charge de la culture et des sports) « J’ai une grande satisfaction d’être là aujourd’hui, j’adresse en premier lieu mes félicitations à la Somapresse pour l’organisation de cet événement, ainsi que tous autres partenaires car après le cyclone Chido, Mayotte avait besoin d’une rencontre de ce type pour réussir à se relever. Ils ont réussi à s’organiser et à relever ce défi. Le département de Mayotte les a accompagnés dans cette opération et je suis là pour féliciter les lauréats sportifs de l’année C’était un très bel événement qui a fait la satisfaction de tous les participants, il y a de plus en plus d’écoles de sport qui se créent dans l’île dans différentes disciplines intégrant la politique officiellement arrêtée par le CDM en la matière, les jeunes intègrent relativement tôt ce mouvement et c’est une très bonne chose selon moi. J’ai une très forte pensée pour l’ensemble des nominés et davantage pour les lauréats. Pour terminer, je dirai que c’est tout le monde sportif qui en ressort gagnant parce que sans les staffs, sans les dirigeants, les villages et les supporters, nous n’aurions pas obtenu un si beau résultat. Bravo donc à tous, les organisateurs en particulier ».

Bacari Mamoulana (Directeur du développement et responsable de coopération internationale pour profession sport-loisir à Mayotte) « C’est une immense fierté que je ressens cet après-midi parce que c’est la 2 ème fois consécutive que nous remportons un prix en matière de sport-santé, c’est plaisant de constater cette reconnaissance de nos actions dans le développement du sport-santé sur le territoire. Nous allons essayer de créer une ligue d’handisport à Mayotte et ouvrir des établissements de sport-Santé pour contribuer à lutter contre les maladies chroniques tels que le diabète et l’hypertension artérielle, donner une opportunité aux personnes âgées ou en situation de handicap de se retrouver afin de lutter contre leur isolement avec une prise en charge par des personnes qualifiées ». Lutter contre les tabous qui frappent les personnes en situation de handicap à Mayotte, leur permettre de profiter de la nature en pratiquant certaines activités. « Nous allons avoir très prochainement 4 enseignants en activité physique adaptée pour pouvoir pallier cela et nous espérons voir ce nombre augmenter progressivement jusqu’à atteindre 10 enseignants. Le plus important sera de réussir à nous faire accompagner par nos partenaires traditionnels que sont la DRAJESS et la préfecture qui nous apporte leur soutien financier ».

Ahamada Mbaé Bacar (Président de la ligue mahoraise de King boxing). « L’événement bénéficie chaque d’un grand engouement et d’une large satisfaction des sportifs, toutes catégories et disciplines confondues. C’est l’heure du bilan qui permet de récompenser les sportifs les plus méritants pour les efforts réalisés au cours de l’année. Pour un territoire comme le nôtre qui a vécu beaucoup d’événements négatifs c’est une occasion de mettre en lumière tout le travail accompli par les ligues, les comités et les sportifs. J’ai particulièrement été touché par les résultats de Bacléo à travers le handicapable, son combat impose le respect à tous, et je trouve qu’il a amplement mérité le prix spécial du jury qui lui a été attribué cet après-midi. Nous devons nous souvenir et aider ces personnes fragiles du mieux que nous pouvons ».

Youssouf Amine (Lauréat) « Mon impression est que cet événement ne cesse de prendre de l’ampleur et c’est une très bonne chose qui fait la joie et la satisfaction de sportif qui l’ont pleinement intégré. Je forme le vœu que ce rendez-vous annuel contribue à faire émerger des sportifs de haut niveau qui représenteront fièrement les couleurs de Mayotte. Le clip de Monsieur Léo qui a été projeté dans la salle est plein d’enseignements pour tous, il nous montre que rien n’est facile dans la vie, il faut s’engager et consentir des efforts, la récompense sera toujours au rendez-vous ».

Abdallah Abdallah Djaha (président de Vautours club de Dzaoudzi-Labattoir) « C’est un très grand honneur pour mon club, un grand bravo à toutes mes équipes qui ont mérité ce prix, de même que les athlètes et les dirigeants qui ont su les mobiliser pour atteindre les résultats qui nous ont valu cette récompense ce samedi. Vautours est un grand club et j’ai la certitude qu’il va rebondir après sa récente défaite au championnat de Mayotte. C’est un incident de parcours dirons-nous, bravo à Kawéni que nous soutenons aujourd’hui parce qu’il va défendre un titre pour le compte de toute Mayotte dans la zone Océan indien. Nous allons nous restructurer pour permettre à l’équipe de revenir encore plus forte avec un objectif phare d’aller au championnat de France et ramener le titre de champion de France à Mayotte ».

Kadri Moindandzé (Basketeur) « C’était une bonne journée, il y a eu du beau monde aujourd’hui et les trophées ont été attribués à des personnes qui le méritaient vraiment. Je dirai qu’il n’y a pas eu de grandes surprises de ce côté, c’était la fête des champions, et je suis très content pour eux. J’ai découvert un jeune qui pratique un sport de combat, j’ai été impressionné par sa performance, au-delà de ses 15 ans. C’est une autre vision de Mayotte et je ne vais pas manquer de le suivre à partir de ce jour sur les réseaux sociaux ».

Etam Saïd (champion de king boxing) « Je suis d’un naturel très humble, et les commentaires ne sont pas trop mon fort. J’ai chaud au cœur de voir tous ces soutiens exprimés en ma direction par les Mahorais, ça donne de la force pour continuer plus loin. Je suis très content de ce trophée qui m’a été attribué. Il symbolise les efforts que j’ai déployé pour atteindre mes objectifs, j’ai beaucoup travail cette saison et ma foi, le travail a payé. Je vais essayer de me préparer pour participer au prochain championnat du monde qui va se tenir à New-York aux USA ».

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes