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Comores : un détenu malade meurt à l’hôpital à Anjouan

Comores : un détenu malade meurt à l’hôpital à Anjouan

Quelques semaines avant sa mort, Akibarou Issoufa, avait écrit à des personnalités, dont le directeur général des affaires judiciaires pour dénoncer ses conditions de détention épouvantables marquées, selon lui par le non-respect de ses droits élémentaires.

Dans un pays où l’état des prisons laisse à désirer, le décès d’un détenu ne passe jamais inaperçue. Et depuis ce mercredi, la mort d’Akibarou Issoufa, le 9 décembre, vers 23h à l’hôpital de Hombo, au nord de Mutsamudu, capitale de l’île d’Anjouan interroge. Ce commerçant, de 33 ans, n’était pas jugé mais se trouvait seulement en détention pour plusieurs chefs d’inculpation. Selon des sources, le regretté aurait été poursuivi pour abus de confiance, abandon de famille et escroquerie présumée. Incarcéré depuis plusieurs mois à Koki, principale prison d’Anjouan, il dénonçait ses conditions carcérales comme l’attestent les courriers adressés à des personnalités. Flash infos a pu consulter une lettre datant du 21 octobre 2025, destinée au directeur général des affaires judiciaires. Dans cette correspondance, Akibarou Issoufa appelle à l’aide du directeur. «  Monsieur je me permets de vous adresser cette lettre depuis ma cellule à la maison d’arrêt de Nkoki ‒ Anjouan, où je suis détenu provisoirement depuis plusieurs mois, dans des conditions moralement et physiquement éprouvantes. Je vous écris avec respect, mais aussi avec la profonde détresse d’un citoyen comorien qui voit sa liberté confisquée sans raison valable« , débute le courrier, signé par…

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“CHIDO, le jour d’après”, un regard photographique sur la résilience

“CHIDO, le jour d’après”, un regard photographique sur la résilience

Un an après le passage du cyclone Chido, qui a durablement marqué le territoire, Mayotte se souvient. Le photographe-reporter David Lemor présente l’exposition « CHIDO, le jour d’après », du 13 décembre 2025 au 26 janvier 2026, dans les locaux de la Cadema, à Mamoudzou. Un rendez-vous fort, à la fois artistique, mémoriel et profondément mahorais.

“CHIDO, le jour d’après”, un regard photographique sur la résilience

Le 14 décembre 2024, l’île est frappée de plein fouet par un cyclone d’une violence inédite. Quartiers dévastés, familles sinistrées, paysages bouleversés : en quelques heures, Chido redessinait la carte de Mayotte et laissait derrière lui une cicatrice encore vive aujourd’hui. David Lemor, lui-même touché par la catastrophe, a alors choisi de documenter l’« après ». Pendant toute l’année 2025, il a parcouru l’île pour capter les ruines, les visages, mais aussi les gestes de solidarité et les débuts d’une reconstruction lente, fragile, mais bien réelle.

À travers 21 photographies en noir et blanc grand format et plusieurs bâches en couleur, l’exposition raconte la violence du choc, mais surtout la résilience des Mahoraises et des Mahorais. Des scènes de décombres, des arbres arrachés, des regards marqués… mais aussi des mains qui relèvent, des familles qui s’organisent, et une société qui tente de reprendre pied.

Correspondant photo pour Libération à Mayotte et membre de l’agence Abaca Press, David Lemor signe ici un travail intime et engagé. « Témoin et victime », il revendique un regard de l’intérieur, au plus près d’un territoire qu’il connaît et où il vit depuis dix ans. Son objectif : ne pas laisser l’oubli s’installer, et rappeler que derrière les chiffres et les bilans, il y a des vies, des quartiers, une île entière qui continue d’avancer.

Le vernissage aura lieu le 13 décembre à partir de 11 heures. Une exposition à voir absolument, pour comprendre, se souvenir, et continuer de regarder Mayotte autrement, un an après Chido.

Un numéro du magazine Thalassa sur Mayotte

Un numéro du magazine Thalassa sur Mayotte

Le 15 décembre prochain, Thalassa s’envolera pour Mayotte, sa prochaine destination. Sur France 5, les spectateurs pourront découvrir comment Mayotte récupère un an après le passage du cyclone Chido. Aux côtés de plongeurs chevronnés, l’émission se concentrera surtout sur la protection et la restauration du lagon. Toujours côté océan, Thalassa dévoilera l’art des femmes pratiquant la pêche au Djarifa, les échanges avec les locaux ou encore les actions des associations qui vivent au rythme du lagon.

Mamoudzou : Les inscriptions sur les listes électorales sont ouvertes en vue des élections de 2026

Mamoudzou : Les inscriptions sur les listes électorales sont ouvertes en vue des élections de 2026

Dans la perspective des élections municipales et communautaires prévues les 15 et 22 mars 2026, les inscriptions sur les listes électorales sont désormais ouvertes. Les administrés peuvent s’inscrire en ligne jusqu’au mercredi 4 février 2026, ou directement en mairie jusqu’au vendredi 6 février 2026, dernier délai.

Des délais exceptionnels sont toutefois accordés jusqu’au 5 mars 2026 pour les personnes se trouvant dans certaines situations particulières : jeunes de 18 ans n’ayant pas encore effectué leur recensement citoyen, personnes ayant récemment déménagé, nouveaux Français par acquisition de la nationalité ou électeurs ayant récemment recouvré leur droit de vote.

Par ailleurs, l’ouverture du bureau de vote n°184, situé à l’école maternelle Hamaha (Hauts Vallons), entraîne une réorganisation pour plusieurs quartiers. Les habitants des secteurs de Disma haut, Disma bas, Hauts Vallons, EDM, Zone Nel, Hamaha et Massakini sont invités à se rapprocher du service Élection afin de vérifier une éventuelle modification de leur bureau de vote, auparavant rattaché aux écoles de Kawéni.

La cartographie des bureaux de vote et toutes les informations pratiques sont consultables sur le site de la Ville. Le service Élection reste également à la disposition des administrés pour les accompagner dans leurs démarches, sur présentation d’une carte nationale d’identité et d’un justificatif de domicile.

Activité vacances en Petite terre : un programme 100 % gratuit pour bouger, s’amuser et se dépasser !

Activité vacances en Petite terre : un programme 100 % gratuit pour bouger, s’amuser et se dépasser !

Pendant les vacances scolaires, la Communauté de Communes de Petite-Terre propose aux jeunes de 14 à 18 ans un programme sportif gratuit, encadré et accessible à tous. Portées par les médiateurs intercommunaux, ces animations ont pour objectif d’offrir des moments de détente, de partage et de pratique sportive, tout en favorisant la cohésion entre les jeunes de l’île.

Plusieurs activités sont au menu sur différents sites de Petite-Terre. Un tournoi de football se déroulera du 16 au 24 décembre au stade de Labattoir. Il pourra accueillir jusqu’à dix équipes composées de dix joueurs chacune. Les amateurs de nature et de sport en plein air pourront également participer à une randonnée, une sortie vélo et une séance de sandball les 30 et 31 décembre, lors de deux matinées encadrées. Trente places sont disponibles pour cette activité, qui permettra de découvrir Petite-Terre autrement, dans un cadre sécurisé.

Un tournoi de basket est enfin prévu du 6 au 8 janvier au gymnase de Pamandzi. Ce dernier pourra accueillir jusqu’à sept équipes de dix joueurs.

Toutes les activités sont entièrement gratuites. Les inscriptions se font par téléphone au 06 39 07 21 08 ou directement auprès des médiateurs intercommunaux présents sur le terrain.

Activité vacances en Petite terre : un programme 100 % gratuit pour bouger, s’amuser et se dépasser !

Guito, coupable d’association de malfaiteurs ou victime d’extorsion de fonds ?

Guito, coupable d’association de malfaiteurs ou victime d’extorsion de fonds ?

Deuxième jour du procès de Théophane Narayanin dit « Guito » devant le tribunal de Mamoudzou

Au lendemain d’une première journée marquée par le témoignage poignant des parties civiles, le deuxième jour du procès de Théophane Narayanin, dit « Guito », s’est ouvert ce mercredi au tribunal de Mamoudzou sous le signe de l’affrontement frontal entre deux récits irréconciliables.

D’un côté, l’accusation décrit un système organisé, quasi mafieux, destiné à faire frapper une avocate pour la « punir » ou « lui faire peur ». De l’autre, la défense affirme que Guito est devenu, malgré lui, la cible d’une tentative d’extorsion montée après coup par les auteurs de l’agression.

Pour le procureur de la République, M. Mameri Karim, et pour Giovanni Boudia, principal exécutant, l’affaire est limpide : Guito aurait commandité l’agression d’une avocate, puis utilisé l’avocat Saïd Larifou pour subordonner les témoins, promettant de l’argent en échange de leur silence.

Pour Guito et Issouffou Salami, au contraire, l’agression n’était pas préméditée : Issouffou aurait frappé l’avocate alors qu’il se rendait dans le cabinet de son conseil, maître Yanis Souhaïli, associé de l’avocate. Dans un contexte d’alcool et de drogue, il évoque un «dérapage ». Ce n’est qu’après l’incarcération des auteurs que le nom de Guito aurait émergé dans la presse, ouvrant la voie, selon eux, à une tentative de chantage. Dans ce procès, les avocats de la défense ne…

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Prison de Majicavo : « désormais, nous sommes livrés à nous mêmes » !

Prison de Majicavo : « désormais, nous sommes livrés à nous mêmes » !
Les syndicats du personnel pénitencier tirent la sonnette d’alarme, la prison de Majicavo serait au bord de l’insurrection faute de finances suffisantes pour régler l’achat de la nourriture des prisonniers.

Ce n’est pas encore l’insurrection dans la prison de Majicavo, mais tous les ingrédients y seraient réunis. L’unique centre pénitencier de Mayotte serait en faillite et n’aurait plus les moyens de se procurer de la nourriture pour les détenus. En cause, de très grands retards de paiement auprès des fournisseurs qui refusent de livrer quelque produit que ce soit sans paiement en cash. La surpopulation carcérale en serait la cause.  

Piteuse état que celle de la France sur le territoire de Mayotte actuellement. Pilier de l’Etat de droit et mission régalienne parmi les premiers, la justice fait malheureusement partie des causes sacrifiées par les gouvernements successifs sous la présidence d’Emanuel Macron dans la corbeille des promesses à ne pas tenir. S’il vrai que des parlementaires de l’île ne cessent d’alerter le pouvoir sur les retards conjoncturels dans les programmations figurant dans différentes lois récentes au profit du département (en haut de page, la cité judiciaire et la seconde prison), nul ne s’attendait au nouveau cri d’alarme – un de plus dirait-on – des gardiens de prison affecté au pénitencier de Majicavo. Le syndicat Force Ouvrière (FO justice), annonce que l’établissement est en faillite, plus aucun kopeck dans les tiroirs de la prison.

« Quand je dis plus d’argent, c’est loin d’être une blague », souligne Houmadi Mouhamadi, délégué syndical dans l’établissement, « nous n’avons plus les moyens de…

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Grandir à Mayotte : les droits fondamentaux de l’enfant en danger

Grandir à Mayotte : les droits fondamentaux de l’enfant en danger
Le droit à l’éducation, droit à la santé , droit à l’eau et droit au logement remis en question

« Les enfants de Mayotte ne doivent plus être invisibles : ils sont l’avenir du territoire et garantir leurs droits n’est pas une option. » Depuis le passage des cyclones tropicaux Chido et Dikedeli, la situation des enfants à Mayotte s’est détériorée de manière significative. Un rapport de l’Unicef, publié le 10 décembre 2025, fait le point sur la situation des droits de l’enfant à Mayotte, dans un département où un habitant sur deux est mineur.

Un rapport publié le 10 décembre 2025 par l’Unicef explique ce que ça implique de grandir à Mayotte en 2025. Le rapport, basé sur une veille documentaire, des entretiens, et des échanges sur le terrain avec des acteurs de l’enfance, a tenté de pallier les lacunes de données relatives à la situation des enfants à Mayotte.

Les droits fondamentaux des enfants ont été passés en revue en commençant par le droit à un environnement sain. L’année 2024 est l’une des années les plus chaudes  enregistrées à Mayotte avec une température moyenne de 28,2 °C. L’organisme recommande de prévenir les crises à venir en travaillant sur…

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Chido : un colloque pour repenser la prévention des catastrophes à Mayotte

Chido : un colloque pour repenser la prévention des catastrophes à Mayotte

Un colloque les 15 et 16 décembre réunira chercheurs et institutions pour analyser les impacts du cyclone Chido et identifier des pistes d’amélioration. L’événement intervient après un bilan humain de 39 morts et plusieurs milliers de blessés.

« C’est un événement scientifique qui a pour objectif de tirer les enseignements du cyclone », relate Ben Issa Ousseni, président du Conseil départemental, au sujet de la conférence de presse dédiée au colloque prévu les 15 et 16 décembre prochains. Sous la coordination scientifique de Thomas M’Saïdié, maître de conférences habilité à diriger des recherches (HDR) en droit public, deux journées sont programmées pour revenir sur cet épisode et réfléchir aux moyens de…

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AFD : 5 millions d’euros d’aide aux Comores et pour Mayotte ?

AFD : 5 millions d’euros d’aide aux Comores et pour Mayotte ?

L’Agence française de développement (AFD) a annoncé une aide de 5 millions d’euros pour la modernisation des ports comoriens. Dans un contexte budgétaire tendu, cette annonce a de quoi surprendre, surtout quand on connaît la situation à Mayotte et le besoin d’infrastructure et de financement.

Auditionné par la délégation sénatoriale aux Outre-mer fin novembre, Rémy Rioux, directeur générale de l’Agence française de développement, a répondu que cette aide financière avait aussi pour intérêt de réduire les différences de niveau de vie entre Mayotte et les Comores, et par conséquent de limiter les volontés des populations comoriennes de rejoindre Mayotte. De son côté, le Rassemblement national s’inscrit en faux et dénonce…

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Le NEMA débouté de ses prétentions contre Houmadi Mikidache

Le NEMA débouté de ses prétentions contre Houmadi Mikidache
Instigateur d’un recours de ses fidèles conseillers municipaux devant le TA de Mayotte contre le Houmadi Mikidache (son rival politique), le sénateur Saïd Omar Oili devra trouver un autre stratagème, le TA de Mayotte ayant rejeté les prétentions des élus frondeurs.

Vendu aux administrés de la ville et aux forces vives du NEMA comme une lettre à la poste, le recours devant le Tribunal Administratif de Mayotte contre les décisions « arbitraires » de l’actuel maire de Dzaoudzi-Labattoir a fait pschitt !   Un échec judiciaire qui n’a fait que redoubler l’intensité du duel Said Omar Oili / Houmadi Mikidache, tous deux prétendants aux commandes de la ville en mars 2026.

Force est de croire que la guéguerre opposant depuis le début de premier trimestre de l’année, l’actuel maire de Dzaoudzi-Labattoir, Houmadi Mikidache (jadis dauphin proclamé) et son ancien mentor en politique, Said Omar Oili (actuel sénateur de Mayotte), n’est pas près de s’estomper ! Tous 2 officiellement candidats au fauteuil de premier magistrat de la ville, ils ne se témoignent guère d’amabilité. Fin stratège et « fauve politique » avéré, le parrain (en politique) de l’actuel maire est connu sur le territoire pour avoir plus d’un tour dans son sac. L’on se rappelle son coup de génie d’avoir…

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Cavani M’tsapéré : Des grilles de caniveaux volées pour la fabrication de marmites

Cavani M’tsapéré : Des grilles de caniveaux volés pour la fabrication de marmites
* image d'illustration

À peine huit mois après la livraison du chantier de réfection des caniveaux et de pose de grilles à Cavani M’tsapéré, une situation absurde et alarmante s’impose : les grilles en aluminium, censées sécuriser les caniveaux et améliorer le cadre urbain, commencent déjà à disparaître. Ce qui représente un réel danger pour la population. Pire encore, il semble que certains artisans les rachètent pour la fabrication de marmites et piques à brochettes. Le coût du chantier ? Environ 100 000 euros, financés par l’argent des contribuables. Une somme qui, en quelques mois, semble déjà avoir été jetée par les fenêtres.

La Cadema, maître d’ouvrage de ce projet livré en mai 2025, se retrouve aujourd’hui face à une situation embarrassante. “Si rien n’est fait pour sécuriser et fixer ces grilles, dans quelques jours, il n’en restera probablement plus aucune”, prévient un riverain. La perspective de relancer un nouvel appel d’offres pour refaire le chantier, va devoir s’imposer surtout en cette période de la saison des pluies (Kash-Kazi). L’argent public, censé servir à l’intérêt général, va être, encore une fois, bêtement gaspillé.

Cette mésaventure n’est pas un cas isolé dans notre cher département. Elle illustre un problème récurrent dans la gestion des infrastructures : des projets coûteux sont lancés, mais leur suivi, leur entretien et la prévention contre le vandalisme ou le vol restent dramatiquement insuffisants.

Au-delà du gaspillage, cette situation soulève de sérieuses questions sur la gouvernance locale et le contrôle des projets publics. Comment justifier qu’après des mois de planification et des dizaines de milliers d’euros dépensés, un chantier puisse être réduit à néant par quelques vols opportunistes ? Pourquoi aucun dispositif de fixation ou de protection n’a été prévu dès l’origine pour protéger ce qui représente pourtant un investissement conséquent ?

Le bénévolat sportif à l’honneur

Le bénévolat sportif à l’honneur

Le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) de Mayotte a inauguré le vendredi 5 décembre 2025 sa toute première « Journée du Bénévolat », un événement destiné à célébrer et renforcer l’engagement des bénévoles dans le sport local. Organisée à Cavani, cette rencontre a rassemblé plus de 125 participants, entre associations, partenaires institutionnels et acteurs sportifs, dans un contexte où plus de 90 % des infrastructures restent affectées après la période post-CHIDO.

La matinée a été rythmée par des ateliers sport-santé et inclusion, une exposition retraçant l’histoire du sport à Mayotte et des Jeux Olympiques, ainsi qu’une table ronde sur le rôle central du bénévolat. Mohamed Boinariziki, président du CROS, a ouvert la journée, coanimée par Jeanne Bebe (CRESS) et Saïndou Attoumani (CROS), avec la participation d’intervenants diversifiés malgré le format en semaine.

Parmi les temps forts, les témoignages de Kadri Moendadze et Anzize Saïd Omar, anciens sportifs professionnels mahorais, ont mis en lumière le lien entre performance sportive et engagement bénévole. Les discussions ont insisté sur des enjeux majeurs : valorisation et formation des bénévoles, professionnalisation progressive du secteur, révision du modèle associatif et reconnaissance du rôle des clubs dans la cohésion sociale.

Cette première édition s’inscrit dans le sillage de l’héritage Paris 2024 et marque une étape importante pour le CROS Mayotte, qui entend renforcer le tissu associatif et encourager la pratique sportive accessible à tous grâce à l’énergie et au dévouement des bénévoles.

Mayotte : de nouvelles solutions de proximité pour renforcer l’accès aux soins

Mayotte : de nouvelles solutions de proximité pour renforcer l'accès aux soins
* image d'illustration améliorée par ia

Dans le cadre du déploiement de son offre de soins sur le territoire, l’Agence Régionale de Santé de Mayotte soutient la Protection Civile dans la mise en place de dispositifs de proximité. Deux centres de santé ont récemment ouvert leurs portes à Hamjago et à Tsoundzou 1, tandis qu’un médicobus sillonne l’île afin de proposer des consultations directement dans les villages, au plus près des habitants.

Le centre de santé de Hamjago, situé 14 avenue du Stade, à côté de la Maison France Services de Mtsamboro, accueille le public du lundi au vendredi, de 7h30 à 15h30. Celui de Tsoundzou 1, au 796 chemin Abouhati, est ouvert les lundis, mardis et jeudis, de 7h30 à 15h30. Les créneaux d’ouverture et points de passage sont consultables sur le site dédié :  sante-mayotte.protection-civile.org, ou via la ligne d’information au 02 30 96 40 00.

Chido, un an après : comprendre pour prévenir

Chido, un an après : comprendre pour prévenir

Le Département de Mayotte annonce la tenue d’une conférence de presse le mercredi 10 décembre 2025 à 11 heures, en salle DRH, afin de présenter deux événements complémentaires liés au cyclone Chido. Seront dévoilés la matinée de commémoration du 12 décembre ainsi que le colloque international « Mayotte à l’épreuve du cyclone Chido – Quels enseignements ? Quelles réponses ?».

Organisée par la Direction de la Culture, du Livre et du Patrimoine en partenariat avec le CCEEM, la commémoration reviendra sur le passage du cyclone en décembre 2024, rendra hommage aux événements vécus et mettra en lumière les initiatives de résilience engagées depuis un an. Expositions, tables thématiques et dispositifs pédagogiques seront proposés du 12 décembre 2025 au 31 janvier 2026.

Ces rendez-vous s’inscrivent dans une même ambition : comprendre, analyser et préparer l’avenir face aux risques naturels qui menacent le territoire.

« 6 kilomètres, Mayotte », une immersion pour découvrir l’île autrement

« 6 kilomètres, Mayotte », une immersion pour découvrir l’île autrement

À partir du 13 décembre, un nouvel épisode de la série numérique 6 kilomètres sera disponible sur france.tv, sur la chaîne YouTube d’Outre-mer La 1ère et en podcast sur l’application Radio France. Cette production d’Eden, réalisée par Julian Starke, propose une manière originale de découvrir les territoires d’Outre-mer.

Chaque épisode de 6 kilomètres repose sur un long plan-séquence de 52 minutes, filmé par un drone qui parcourt exactement six kilomètres. Ce format, inspiré de la « slow TV », invite à regarder et écouter un lieu sans interruption, loin du rythme rapide des vidéos habituelles.

Pour cet épisode, le drone survole le village de Bandrélé, au sud de Mayotte, en suivant un trajet qui mène jusqu’à Musicale Plage. Pendant ce parcours, trois jeunes Mahorais (Malika, El Kabir et Nilda) racontent leur quotidien, leurs espoirs et leur relation à l’île.

À travers leurs voix, le film évoque aussi le passage du cyclone Chido, qui a frappé Mayotte un an plus tôt et marqué profondément la population. L’épisode offre ainsi une découverte sensible de l’île : un territoire encore meurtri, mais porté par une jeunesse forte et déterminée.

Dix ans après l’agression d’une avocate à Mayotte, le procès s’ouvre

Dix ans après l’agression d’une avocate à Mayotte, le procès s’ouvre

Ce mardi 9 décembre 2025, à 8 heures, dans la salle d’audience B du tribunal judiciaire de Mamoudzou, c’est toute une décennie de rumeurs, de peurs et de procédures qui s’invite à la barre. Cinq prévenus, tous adultes au moment des faits, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel dans le cadre de l’agression d’une avocate commise le 2 septembre 2015 aux Hauts-Vallons, à Mamoudzou. Parmi eux figure l’homme d’affaires réunionnais Théophane Narayanin, dit « Guito », soupçonné d’avoir commandité une expédition punitive contre une avocate de Mayotte, sur fond de conflit foncier explosif.

Installés sur les bancs au-devant de la salle, ils sont sept avocats : quatre pour la défense, trois pour les parties civiles, dont ceux de la victime, Emma, et de son associée de l’époque, Maître Sylvie Sevin. Sur le banc des magistrats, la présidente Alexandra Nicolay est entourée de deux assesseures. Théophane Narayanin est présent au-devant de son avocate, tandis que l’homme qui aurait porté les coups comparaît en visioconférence depuis La Réunion. Un sixième mis en examen, Madi Toufali, ne sera jamais jugé, décédé le 22 juillet 2024…

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Les derniers actes de cession de la retenue d’Ourovéni ont été signés

Les derniers actes de cession de la retenue d’Ourovéni ont été signés
La retenue d’Ourovéni sera la troisième de Mayotte, après celles de Dzoumogné et Combani. Ici, la retenue collinaire de Dzoumogné

À Kawéni, au siège social des Eaux de Mayotte (LEMA), les tout derniers actes de cession de la future retenue collinaire d’Ourovéni ont été signés ce mardi 9 décembre. Onze propriétaires fonciers ont été concernés. Une possible sortie de crise de l’eau sur l’île est à venir.

« Les négociations se sont effectuées de manière cordiale, le projet de la retenue collinaire d’Ourovéni est d’utilité publique. Les propriétaires ont bien compris l’enjeu pour l’intérêt de la population de Mayotte », annonçait Faharadine Bourhani Saïd, vice-président chargé du foncier auprès du syndicat mixte Les Eaux de Mayotte (LEMA) en mars dernier. Ce mardi 9 décembre, les dernières signatures des actes de cession de la future retenue ont été signées en présence des…

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Thèse de doctorat « Mayotte et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »

Thèse de doctorat « Mayotte et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »

Une thèse de doctorat (en droit public) sur « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » (opposable au respect de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation) dans le cas précis de Mayotte qui a refusé d’intégrer l’Etat comorien lors de l’accession de l’archipel à l’indépendance en 1975. Et voilà que la blogosphère comorienne se déchaine passionnément sur le professeur Abdelaziz Riziki Mohamed, auteur de la thèse. Il est sujet à un déluge de haine gratuite, d’une rancœur enrobée de jalousie malsaine pour avoir eu le courage de poursuivre des études universitaires dans des normes différentes de celles d’une société comorienne rétrograde. 

Journalistes, hommes politiques et courtisans de toute sorte des régimes dictatoriaux successifs qui ont entre leurs mains la destinée malheureuse et peu enviable des 3 îles des Comores, ils sont un paquet à avoir choisi de se défouler sur l’honneur d’un homme, parce qu’il a choisi de rétablir une vérité qui dérange les chancelleries africaines, européennes et arabes partisanes d’une histoire politique fabriquée de toutes pièces et destinées à expliquer et faire accepter l’inacceptable. Ce professeur des collèges, en fonction à Mayotte depuis plusieurs années, est une éminence dans d’autres disciplines juridiques. Aux Comores, il fait l’objet d’une montagne d’attaques personnelles et d’insultes de toute sorte, son seul tort étant d’avoir mis à terre, la fallacieuse théorie officielle d’une « Nation-Etat » comorienne antérieure à la colonisation française de Mayotte en 1841 et du reste de l’archipel une décennie plus tard. Une hérésie révisionniste dans lequel se vautre tout un peuple depuis 50 ans, régulièrement alimentée depuis la tribune des Nations-Unis à New-York, sous une passivité complice de la diplomatie française depuis 1975. Abdelaziz Riziki Mohamed, fait enfin tomber le masque de l’hypocrisie officielle aux Comores, en se servant du droit international, celui-là même sur lequel s’est appuyé durant une décennie, une élitique politique fière dans l’archipel comme au sein d’une diaspora fort active sur le sol français.

Thèse de doctorat « Mayotte et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes »
Avec la validation de sa thèse sur Mayotte et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le professeur Abdelaziz Riziki Mohamed jette un gros pavé dans la marre des révisionnistes comoriens.

La danse des « faux-culs »

Dans le cas présent, aucune réaction officielle de Moroni, n’est à noter pour l’heure. Seuls les faucons de l’utopique « retour obligé de Mayotte dans le giron des Comores », laissent libre court à leur haine du juriste, sans même avoir eu accès à sa thèse pourtant soutenue avec maestria au demeurant devant des enseignants émérites de l’université d’Aix-Marseille le 04 décembre 2025. Pour les esprits les plus faibles, il est qualifié de « vendu à la France », de « traitre à sa nation », de « complotant au profit d’intérêts personnels et en quête à la nationalité française ».

En somme, il lui est reproché de chercher à acquérir les caractéristiques principales de tout comorien de ces 50 dernières années ! Sans doute un club qui se veut extrêmement élitiste, accessible qu’à une poignée de malfaisants spécialisés dans la trahison permanente de leurs con citoyens.  Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette thèse d’Abdelaziz Riziki Mohamed, sème la panique dans les milieux intellectuels comoriens et plonge dans l’embarras les tenant d’une unité politique des quatre îles, à l’heure où les « Wa Ngazidja » (natifs de la Grande-Comore) encouragent le dictateur Azali Assoumani et sa clique à achever ce qui reste de l’union des trois îles en changeant à sa guise la constitution de l’Union des Comores. Les proches du pouvoir actuel l’encensent quotidiennement pour qu’il instaure une suprématie grande comorienne sur les îles de Mohéli et d’Anjouan afin d’empêcher par tous les moyens, le retour à une paix durable et à une stabilité sociale, obtenue au prix du sang versé par certains anjouanais auxquels malheur à pris en 1998 de se soulever contre les injustices mis en place par ces mêmes « Wa Ngazidja ».

La thèse du docteur Abdelaziz Riziki Mohamed, vient mettre un coup de pied dans cette fourmilière, en remettant sous les lumières une vérité que certains activistes dans l’archipel avaient cru avoir définitivement enterré sous un amas de mensonges politiciens et d’une réécriture de l’HISTOIRE. La danse des « faux-culs » s’achève sous la plume d’un écrivain et juriste téméraire, las d’entendre propager des mensonges par une diplomatie comorienne résolument menteuse et révisionniste à souhait. Des mensonges enseignés depuis des années à une jeunesse dans les écoles et les places publiques dès l’enfance, des mensonges qu’ils ne peuvent corriger que lorsqu’ils sont confrontés à la réalité mahoraise. Sacré docteur Abdelaziz Riziki Mohamed, il lui fallu un sacré cran pour confronter « les faux-culs » à leurs calculs malsains entre la métropole et Moroni.

11 gendarmes blessés dans la lutte contre la délinquance

11 gendarmes blessés dans la lutte contre la délinquance
Une escalade de violence à Majicavo après plusieurs affrontements entre jeunes

À Dembéni, ce week-end, la tension n’a cessé de monter. Sur cette commune régulièrement confrontée à des affrontements entre jeunes, les gendarmes ont été appelés pour empêcher une nouvelle flambée de violence. L’intervention offensive a rapidement pris une tournure éprouvante :  11 militaires ont été blessés. Le général Lucien Barth, commandant de la gendarmerie de Mayotte, précise que les blessures sont légères mais qu’un tel nombre reste conséquent.

Samedi 6 décembre, alors qu’un énième affrontement entre les jeunes de Dembéni et d’Iloni éclate, les gendarmes interviennent pour protéger les jeunes et la population, et pour maintenir une circulation fluide. Lors de cette opération offensive, les gendarmes ont été pris pour cible par des jets de pierres leur infligeant des hématomes. Aucun n’a reçu de jours d’ITT, mais les attaques ont été…

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Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes