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Le bureau de la honte : quand le mépris s’installe sous couvert de monopole

Le bureau de la honte : quand le mépris s’installe sous couvert de monopole

Il n’y a qu’à Mayotte que de telles scènes semblent devenues banales. Dans un territoire déjà éprouvé par des crises sociales, économiques et environnementales à répétition, une société – filiale d’une multinationale et détentrice du monopole de la gestion de l’eau – se permet d’accueillir ses clients dans des conditions qui relèvent de l’indignité la plus totale.

Le décor est affligeant. Dès les premières gouttes de pluie, le sol des locaux se transforme en un parcours semé de flaques d’eau. Les usagers, venus régler leurs factures après de longues minutes d’attente, sont contraints de marcher sur la pointe des pieds, évitant tant bien que mal d’avoir leurs chaussures trempées. Tout cela pour aller s’acquitter d’une facture atrocement salée.

Comment une entreprise qui gère un service aussi vital que l’eau peut-elle se permettre d’accueillir ses clients dans de telles conditions ? Comment une filiale d’une multinationale française, supposément dotée de moyens considérables, peut-elle faire preuve d’un tel laisser-aller ? La réponse est malheureusement limpide : parce qu’elle le peut. Parce qu’à Mayotte, l’absence de concurrence et le manque de considération institutionnelle ont installé une culture de l’impunité.

Ce bureau n’est pas seulement un bâtiment mal entretenu. Il est le symbole d’un mépris profond envers la population mahoraise. Il traduit une logique cynique : celle qui consiste à tirer profit de la résilience, de la patience et du sens du devoir des habitants, tout en leur refusant le minimum de respect. Ailleurs, une telle situation provoquerait un tollé immédiat. Ici, elle semble presque normalisée.

Ce scandale n’est pas anecdotique. Il pose une question fondamentale : jusqu’à quand les Mahorais devront-ils accepter l’inacceptable ? Jusqu’à quand des entreprises en situation de monopole continueront-elles à offrir des services dégradés, sans rendre de comptes, sous prétexte que la population n’a pas d’alternative ?

La dignité ne devrait jamais être optionnelle. Encore moins lorsqu’il s’agit d’un service public essentiel. Ce « bureau de la honte » doit être dénoncé pour ce qu’il est : la preuve tangible d’un système qui prospère sur l’endurance d’un peuple, sans jamais la respecter.

Des individus armés sèment la peur au lycée de Kahani

Des individus armés sèment la peur au lycée de Kahani
* photo améliorée par ia

Une scène de violence a provoqué l’inquiétude ce lundi 26 janvier aux abords du lycée polyvalent de Kahani. Aux alentours de 13 heures, l’établissement a dû être brièvement confiné après l’irruption d’un groupe d’individus armés, semant la panique parmi les élèves et les riverains.

Huit personnes, entièrement vêtues de jaune et munies de machettes ainsi que de pierres, se sont présentées devant le lycée et ont proféré des menaces pendant plusieurs minutes. Face à la situation, les élèves ont été immédiatement mis à l’abri à l’intérieur de l’établissement afin de garantir leur sécurité. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les lycéens ni au sein du personnel éducatif.

Avant de quitter les lieux, les agresseurs ont toutefois fait deux victimes adultes à proximité de l’établissement. L’une a été touchée par un projectile, tandis que l’autre a été blessée lors du vol de son scooter. Cette dernière a pu se réfugier à l’intérieur du lycée, où elle a été prise en charge par l’infirmière scolaire. Les autorités académiques et les forces de l’ordre ont exprimé leur soutien à la communauté éducative et aux familles concernées par cet événement.

Une enquête est en cours et la gendarmerie a été mobilisée afin d’identifier et d’interpeller les auteurs de ces faits, dans un contexte de vigilance renforcée autour des établissements scolaires.

Le département de Mayotte tient son assemblée plénière le 29 janvier

Le département de Mayotte tient son assemblée plénière le 29 janvier

Le Président Ben Issa Ousséni, réunira les élus en assemblée plénière le jeudi 29 janvier 2026 à partir de 9h00, au sein de l’Hémicycle Bamana à Mamoudzou. Cette séance s’annonce particulièrement stratégique, avec un ordre du jour centré sur des enjeux majeurs pour le développement et l’évolution institutionnelle du territoire.

Au cœur des débats figurera notamment un rapport déterminant sur le changement de nom de la collectivité de Mayotte, qui deviendrait Département-Région de Mayotte. Cette évolution symbolique et politique marquerait une nouvelle étape dans l’affirmation institutionnelle du territoire, avec pour ambition de renforcer la lisibilité de son statut et son positionnement au sein de la République.

Les élus seront également appelés à se prononcer sur le principe de délivrance et de tarification des Autorisations d’Occupation Temporaire (AOT) sur le domaine départemental en zone agricole. Ce dispositif structurant vise à encadrer l’occupation du foncier public, à organiser les activités agricoles et à favoriser un aménagement plus cohérent et durable des terres.

Matis dénonce un vandalisme contre les bus scolaires à Mayotte

Matis dénonce un vandalisme contre les bus scolaires à Mayotte

Dans le contexte du mouvement social en cours, la Direction condamne avec la plus grande fermeté les actes de vandalisme commis ces derniers jours à l’encontre de plusieurs véhicules de la société MATIS, en charge du transport scolaire. Ces agissements irresponsables compromettent directement la mise en œuvre du Plan de Transport Adapté, déployé afin de limiter les perturbations pour les collégiens, lycéens, étudiants et leurs familles.

Malgré ces entraves, les équipes demeurent pleinement mobilisées et réaffirment leur engagement à assurer, autant que possible, la continuité du transport scolaire dans des conditions de sécurité et de sérénité. La Direction appelle au respect des biens et des personnes et rappelle que l’intérêt des élèves et la continuité du service public doivent rester la priorité absolue.

Un bulletin d’information pour connaître l’actualité agricole à Mayotte

Un bulletin d’information pour connaître l’actualité agricole à Mayotte

Porté par l’animatrice du Réseau d’Innovation et de Transfert Agricole (RITA Mayotte) et l’animateur de la stratégie Ecophyto Mayotte, le Bulletin d’Information Rural Mahorais (BIRM) propose un condensé des actions passées, présentes et futures des réseaux agricoles et de coopération de Mayotte. Évènements, petites annonces, formations et enseignements agricoles sont également mis en avant dans ce bulletin. En bref, le BIRM est un outil simple pour connaître les actualités et les initiatives agricoles à l’échelle du territoire.

Depuis peu, l’animatrice du RITA et l’animateur Ecophyto ont décidé d’ouvrir la participation écrite du BIRM à davantage d’acteurs du secteur agricole afin d’améliorer la couverture des actualités. Pour ce faire, un appel à contribution est envoyé quelques semaines avant chaque nouvelle publication du bulletin.

Où retrouver le BIRM ?  Le bulletin d’information est récupérable en version numérique sur les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn) Ecophyto Mayotte et RITA Mayotte, ainsi que sur les sites EcophytoPIC, Coatis et OPAM. Une inscription à la Newsletter permet de recevoir par mail chaque nouveau numéro du BIRM de manière automatique (https://survey123.arcgis.com/share/4c387796e3964a0781eaac4d2f62f5db?portalUrl=https://sig.opam.yt/portal).

Si vous souhaitez participer à la rédaction d’article en tant qu’acteur agricole ou simplement obtenir plus de renseignements, contactez l’animatrice RITA Mayotte ou l’animateur Ecophyto Mayotte (06 39 68 17 01 ou 06 39 24 03 84).

L’îlot de Mtsamboro, entre migrants illégaux, kwassas et emplois au noir

L’îlot de Mtsamboro, entre migrants illégaux, kwassas et emplois au noir
Âgés de 13 à 20 ans et sans papiers, quatre jeunes anjouanais ont capturé un tangue, sorte de hérisson, pour le manger.

Une journée sur l’îlot de toutes les spéculations, une part de réalité sur les haltes de migrants africains et comoriens et une forte dose d’idées reçues. Ce bout de terre perdu au milieu de la mer, avant-poste naturel sur la principale passe conduisant au lagon, n’est pas l’espace militarisé que laissent croire les autorités comoriennes. Malgré son apparence aride, un semblant de vie y est présent : des migrants africains en attente d’un rapatriement vers Dzaoudzi par la police aux frontières, mais aussi des travailleurs agricoles clandestins vivant sur place dans le plus grand dénuement, temporairement ou tout au long de l’année.

Sujet de cristallisation entre une majorité de la population (très hostile), qui agite la crainte d’une perte à court terme de son âme identitaire, et une minorité qui défend un melting-pot en s’appuyant sur les valeurs universelles d’une République française accueillante et absorbant « toute la misère du monde », l’immigration illégale à Mayotte n’a pas fini d’engendrer la controverse. Au fil du temps, chaque camp renforce son retranchement, telle une garnison de l’armée romaine dans un péplum.

Le paradoxe est qu’il n’est toujours pas question de tirer les véritables enseignements du vécu de ces vingt dernières années, positifs comme négatifs. Le politique pousse le cynisme jusqu’à faire de Mayotte un territoire de…

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Immigration clandestine : applaudir la fermeté, exploiter la précarité

Immigration clandestine : applaudir la fermeté, exploiter la précarité
Des personnes exilées cuisinent des vermicelles apportés de grande terre par les habitants.

Au nord de Mayotte, sur l’îlot de M’tsamboro, des migrants vivent cachés depuis des années dans la précarité. Invisibles depuis la terre, ils survivent grâce à des petits travaux et à l’aide d’habitants voisins. Une réalité en décalage avec les discours officiels de fermeté contre l’immigration clandestine.

Ils ont entre 13 et 20 ans. Originaires d’Anjouan, aux Comores, ils vivent depuis près de deux ans reclus sur l’îlot de M’tsamboro, au nord de Mayotte. Invisibles depuis la terre, leur présence raconte pourtant une autre réalité de la lutte contre l’immigration clandestine.

Sous une bâche tendue entre quelques arbres, une dizaine de jeunes Anjouanais s’abritent tant bien que mal. Leur quotidien est rythmé par la quête de nourriture. Banane en régime sur l’épaule, chambo en main, ils parcourent les 16 km² de plages et de forêts de l’îlot pour glaner de quoi manger. La pêche complète ce régime de survie, rendue possible grâce à un canoë fourni par l’un des habitants de la commune voisine.

Leur principal moyen de subsistance repose sur de petites tâches effectuées pour le compte des habitants du village de Mtsamboro…

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De lourdes peines requises contre l’ancienne direction du Sieam

De lourdes peines requises contre l’ancienne direction du Sieam
Le parquet national financier a requis quatre années de prison dont deux avec sursis et 60 000 euros d’amendes à l’encontre de l’ancien président du SIEAM Moussa Mouhamadi Bavi.

À la veille du verdict attendu ce mardi 27 janvier, l’affaire du syndicat intercommunal des eaux et de l’assainissement marque un tournant judiciaire majeur. Après plusieurs années d’enquête et des heures de débats au tribunal de Paris, le ministère public a requis des peines sévères contre les anciens dirigeants du Sieam, devenu depuis Les Eaux de Mayotte. En ligne de mire : des dérives de gestion graves et répétées entre 2014 et 2019, pointées par la Chambre régionale des comptes et le Parquet national financier.

Au cœur du dossier, le dénommé « Bavi », ex-président du syndicat, est présenté comme le principal responsable des dysfonctionnements. En raison des pouvoirs étendus qu’il concentrait et de son rôle central dans la gouvernance de la structure, les procureurs ont requis à son encontre la peine la plus lourde. Quatre années de prison ont été demandées, dont deux avec sursis et 60 000 euros d’amendes. L’ancien président écope également de cinq ans d’inéligibilité et l’obligation d’indemniser les parties civiles, ainsi qu’une interdiction…

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Sous-effectif, droit et humanité : les défis éthiques du CHM à Mayotte

Sous-effectif, droit et humanité : les défis éthiques du CHM à Mayotte
A l’occasion de la journée de l’éthique au CHM, les soignants et le parquet ont pu échanger sur la question de l’éthique médicale à Mayotte

« L’accès aux soins à Mayotte reste un paradoxe : la population augmente, mais les moyens restent insuffisants. » La journée de l’éthique au Centre hospitalier de Mayotte (CHM) s’est déroulée le 26 janvier en présence de la direction, de soignants et du parquet. Trois mots d’ordre pour cette journée : comprendre, analyser et construire. Les échanges ont permis d’évoquer le contexte social très particulier de Mayotte qui complique l’accès aux soins.

Le séminaire s’est ouvert sur le témoignage de la cheffe du service de médecine. Tiraillés entre bonne volonté et épuisement professionnel, les soignants s’efforcent de soigner les patients du mieux qu’ils peuvent au vu des conditions de travail. La cheffe de service évoque un « sous-effectif inadmissible » pour les médecins mais aussi pour le personnel paramédical. L’objectif commun du personnel du CHM ? Que le renoncement aux soins ne soit plus d’actualité sur cette île.

Le directeur des soins, Aynoudine Salime, a mis l’accent sur deux paradoxes mahorais dans le secteur médical. « Le premier, c’est que la population n’arrête pas d’augmenter alors que le nombre de soignants ne suit pas. » Un décalage qui rend l’accès aux soins déjà difficile. Second paradoxe : la méconnaissance du système de santé français par les étrangers. « Sur cette île, certaines personnes rencontrent des difficultés pour se faire soigner, car les soins sont coûteux, alors que, dans leur représentation sociale, les soins sont censés être gratuits. »…

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ONF à Mayotte : reprendre racine après Chido

ONF à Mayotte : reprendre racine après Chido

Tout recommence par reprendre racine. Face au changement climatique, au cyclone Chido, puis Dikeledi, aux plantations illégales et à l’agriculture informelle, une campagne de nouvelles plantations a été initiée par une action conjointe de trois acteurs du territoire. Les dégâts sont importants et le temps presse mais la nature finit toujours par reprendre ses droits.

Risque sur la ressource en eau

Depuis 2024, est mené un projet de reconstitution végétale, sur le territoire de la forêt domaniale du…

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Comores : deux nouveaux cas suspects de Mpox identifiés à Anjouan

Comores : deux nouveaux cas suspects de Mpox identifiés à Anjouan

Selon les responsables de la Direction régionale de la santé, ces deux voyageurs sont arrivés samedi à bord d’un bateau en provenance de Madagascar, transportant 247 passagers et 16 membres d’équipage.

Ce sont les premiers cas suspects déclarés après l’annonce officielle par les autorités de l’Union de la présence sur le territoire national de la variole du singe. Depuis vendredi, le ministre de la Santé, Ahamadi Sidi Nahouda, a informé la population et la communauté internationale que le pays a intégré la liste des îles de la région de l’océan Indien touchées par le Mpox.

Moins de trois jours après cette déclaration, l’on apprend, via la Direction régionale de la santé d’Anjouan, que deux…

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Cristaline à prix cassé

Cristaline à prix cassé

Une offre aussi rare qu’attendue fait actuellement vibrer les foyers mahorais. Depuis plusieurs jours, le pack d’eau Cristaline s’affiche à 1,49 €, soit près de la moitié de son prix habituel. Une baisse spectaculaire qui ne passe pas inaperçue sur un territoire où l’eau potable reste un bien précieux, scruté avec attention par les consommateurs.

Très vite, l’information s’est propagée de bouche à oreille et sur les réseaux sociaux. Résultat : les rayons des enseignes concernées sont pris d’assaut. Pour de nombreuses familles, cette promotion représente une véritable bouffée d’oxygène dans un contexte où chaque dépense liée aux produits de première nécessité pèse lourd sur le budget.

Derrière cette réduction exceptionnelle se cache toutefois une réalité bien plus technique. Ce stock important d’eau minérale est le fruit d’une anticipation liée aux récents travaux de l’usine de potabilisation d’Ourouvéni. Redoutant une crise majeure, les distributeurs avaient importé des volumes conséquents afin de prévenir toute pénurie lors des coupures d’eau annoncées.

Pour rappel, ces travaux avaient entraîné des interruptions sévères de l’alimentation en eau, atteignant jusqu’à quatre jours consécutifs dans certaines communes du sud de Mayotte. Initialement programmés pour durer près de trois semaines, ils se sont finalement achevés en une dizaine de jours, laissant derrière eux un surplus important de bouteilles invendues.

Aujourd’hui, les enseignes cherchent donc à écouler rapidement ces stocks afin d’éviter des coûts de stockage supplémentaires, notamment liés à la location des conteneurs. Cette opération de déstockage ciblée concerne exclusivement cette marque, pour laquelle les volumes disponibles sont les plus importants.

Si l’afflux massif de clients provoque ponctuellement des rayons vides, l’approvisionnement reste assuré de manière régulière. L’offre devrait se maintenir jusqu’à jeudi prochain, les stocks étant jugés suffisants pour répondre à la demande malgré l’engouement. Une fenêtre limitée, donc, pour profiter de cette aubaine inattendue autour de l’or bleu.

Mamoudzou a couru pour se relever : la résilience en mouvement

Mamoudzou a couru pour se relever : la résilience en mouvement

Ce dimanche matin, les rues de Mamoudzou ont pris des allures de piste d’athlétisme à l’occasion de la Course de la résilience, organisée par le club d’athlétisme de Mamoudzou. Malgré un ciel gris, l’événement a rassemblé une forte participation et une ambiance dynamique, un an après le passage du cyclone Chido. Au total, 225 coureurs ont pris part à l’épreuve phare de 10 kilomètres, symbole d’un territoire qui avance et se reconstruit.

Deux parcours étaient proposés aux participants. Le premier, long de 10 kilomètres, traversait notamment les quartiers de Cavani et Doujani, offrant un tracé exigeant et varié. Le second, une course de 5 kilomètres, se déroulait intégralement dans le parc Mahabou avec trois tours au programme, permettant à un public plus large de s’engager dans l’événement. Tout au long de la matinée, sportifs confirmés, amateurs et passionnés ont partagé un même objectif : courir ensemble dans un esprit de dépassement et de solidarité.

Sur le 10 kilomètres, la victoire est revenue à Ibrahim Houmadi, surnommé Kele, qui a franchi la ligne d’arrivée en 47 minutes. Sa gestion de course, marquée par une montée en intensité progressive, lui a permis de s’imposer face à une concurrence relevée, malgré une préparation limitée. Une performance qui illustre à la fois le talent et la détermination du jeune coureur.

La course a également été l’occasion de mettre en lumière de belles histoires humaines. Parmi les participants, un professeur du lycée agricole de Coconi a couru aux côtés de deux élèves, l’un ancien et l’autre actuellement en classe de seconde professionnelle. Préparée sur plusieurs semaines, cette aventure sportive s’inscrivait dans un projet personnel et éducatif, visant autant la performance que l’intégration et l’épanouissement scolaire. L’un des jeunes coureurs s’est d’ailleurs hissé parmi les dix premiers, révélant un potentiel prometteur.

Au-delà des classements et des chronos, la Course de la résilience a porté un message fort. Elle a rappelé l’importance des valeurs de travail, d’humilité et de persévérance, chères au monde de la course à pied, tout en célébrant l’élan collectif d’un territoire debout, tourné vers l’avenir.

Chikungunya à Mayotte 1284 cas recensés

Chikungunya à Mayotte 1284 cas recensés

Selon l’ARS, 1 284 cas de chikungunya ont été recensés depuis 2025 à Mayotte, avec 41 hospitalisations et aucun décès. Du 16 au 22 janvier, 952 domiciles ont été traités et 1 083 gîtes larvaires recensés, dont 272 positifs. Cette semaine, les équipes interviennent à Bandraboua, Bandrélé, Dembéni, Hagnoundrou, Kahani, Mtsahara, M’tsangamouji et Tsimkoura. Les autorités recommandent d’utiliser répulsifs et moustiquaires et de consulter un médecin dès l’apparition de fièvre ou de douleurs articulaires.

Promotion controversée d’un agent de police à Mayotte

Promotion controversée d’un agent de police à Mayotte

Selon le media en ligne StreetPress, l’agent Yves Milla a été nommé le 1er janvier 2026 « chef de bureau de la sécurité du quotidien » au commissariat de Mamoudzou, alors qu’il est impliqué dans une affaire judiciaire pour violences éducatives sur ses enfants. Sa promotion, intervenue deux semaines avant l’annulation de sa relaxe par la Cour de cassation, suscite l’incompréhension de policiers locaux. Des agents dénoncent une discrimination envers les fonctionnaires mahorais et s’interrogent sur le rôle du major en milieu scolaire. La DGPN n’a pas justifié cette décision, qui survient alors que d’autres procédures restent en cours et que Milla bénéficie du soutien d’un responsable syndical.

À Chirongui, le lycée bioclimatique de Tani Malandi à 100 millions d’euros

À Chirongui, le lycée bioclimatique de Tani Malandi à 100 millions d’euros
Présentation du chantier du LPO de Chirongui par M. Clavieras, architecte du projet

Bambou, briques de terre crue et ventilation naturelle : le futur lycée Tani Malandi, en construction à Chirongui, affiche de fortes ambitions écologiques. Mais ces choix, présentés samedi 24 janvier par les porteurs de projets, suscitent aussi des doutes chez certains parents d’élèves, encore échaudés par le collège de Bouéni, souvent cité pour ses limites en matière de confort thermique.

Autour de M. Mastouri Belhessen, proviseur du LPO Tani Malandi, M. Christophe Protais, du pôle immobilier et logistique du rectorat et M. Clavieras, architecte du projet. L’objectif affiché : faire le point sur l’avancement du chantier et expliquer les choix architecturaux et environnementaux retenus. « Il y avait beaucoup de questions de la part des parents d’élèves et du conseil d’administration. L’idée, c’était la transparence », a expliqué le proviseur.

Construit sur un site exposé aux fortes pluies, aux ravinements et aux risques de submersion marine, le futur lycée repose sur des choix techniques contraignants. Ainsi, tous les bâtiments sont érigés sur …

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Estelle Youssouffa fait volte-face et votera la motion de censure contre le gouvernement

Estelle Youssouffa fait volte-face et votera la motion de censure contre le gouvernement

Encore une promesse politique qui s’envole, et une députée mahoraise qui s’embrase à l’Assemblée nationale, furieuse de s’être sentie flouée par le gouvernement Lecornu. Faute d’avoir obtenu le milliard d’euros qu’elle réclamait pour 2026, Estelle Youssouffa se rebiffe et annonce qu’elle votera la motion de censure visant à renverser le gouvernement. Elle a fini par admettre que Mayotte n’est pas la priorité du chef de l’État.

Pour n’avoir pas mentionné le montant des crédits de paiement destinés à Mayotte en 2026, le gouvernement aurait, à ses yeux, franchi une ligne rouge.

Une « refondation » qui bat de l’aile

La « Refondation » de Mayotte post-Chido se transforme en douche froide pour la députée de la 1ʳᵉ circonscription, qui commence à comprendre que cette perspective n’est peut-être qu’un vœu pieux, répété par des ministres en déplacement régulier dans l’archipel. Comme le disait feu Jacques Chirac, « les promesses politiques n’engagent que ceux qui y croient »…

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Reconduites de migrants illégaux aux frontières : regard d’outre-Manche sur le cas de Mayotte

Reconduites de migrants illégaux aux frontières : regard d’outre-Manche sur le cas de Mayotte
Rory Mulholland est un journaliste freelance (indépendant) déjà présent à Mayotte en 2009. Francophone, il a servi de fixeur à ses collègues du Daily Mail.

Un article consacré à l’immigration clandestine à Mayotte devait paraître dans l’édition d’hier, dimanche 26 janvier 2026, du Daily Mail, l’un des trois quotidiens britanniques au plus fort tirage. La méthode française en matière de reconduite aux frontières et de gestion des flux migratoires sur le sol mahorais suscite un vif intérêt auprès des citoyens du roi Charles III, outre-Manche.

L’inaccessibilité des autorités locales, retranchées dans un silence jugé assourdissant sur cette question, les a particulièrement surpris. Le campement de Tsoundzou leur est apparu bien moins organisé que l’ancienne « jungle » de Calais, et nettement plus sordide sur le plan de l’hygiène.

Confronté à une immigration illégale de haute intensité, le paysage politique britannique est aujourd’hui divisé en deux camps distincts : partisans et adversaires d’une ligne dure dans la gestion de ce phénomène. Que se rassurent toutefois celles et ceux qui estiment que le traitement réservé aux candidats à l’entrée illégale à Mayotte est sévère : au Royaume-Uni, les migrants clandestins ont bien davantage de raisons de s’inquiéter, leur sécurité physique n’y étant pas garantie comme elle l’est dans le 101ᵉ département français…

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« À Mayotte comme en Angleterre, des gens arrivent sans cesse »

« À Mayotte comme en Angleterre, des gens arrivent sans cesse »
Les journalistes du Daily Mail Ian Gallagher et Rory Mulholland ont enquêté sur l’immigration à Mayotte et rencontré la rédaction du FI.

Entre le mardi 20 et le vendredi 23 janvier, deux journalistes du Daily Mail Ian Gallagher et Rory Mulholland ont enquêté sur le territoire de Mayotte. Leur reportage dresse un portrait de l’immigration, un sujet très présent sur l’île comme outre-Manche. La rédaction les a rencontrés afin d’échanger avec eux. Interview.

 Flash Info : Pourquoi le cas de Mayotte a retenu votre attention nous connaissons le cas de la ceuta de Mellila ?

Rory Mulholland : J’ai exercé pendant quinze ans en France, notamment à l’Agence France-Presse, en couvrant l’actualité anglophone. Je me souviens du référendum de 2009 : j’avais écrit un article depuis Paris à ce sujet et ce moment m’avait beaucoup intrigué. J’ai ensuite lu sur Mayotte et appris que Mayotte est la France, tout en étant très différente d’elle. J’ai continué à suivre son actualité. J’ai toujours voulu venir ici pour écrire des reportages, mais cela coûte assez cher…

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IEDOM : quelle est la situation financière des ménages mahorais ?

IEDOM : quelle est la situation financière des ménages mahorais ?

Banque & finances. L’IEDOM vient de publier le baromètre mensuel de l’inclusion financière. Surendettement, fichier central des chèques, désignation de droit au compte bancaire : autant d’éléments étudiés et calculés par les économistes de l’IEDOM Mayotte afin de mieux comprendre les enjeux du système bancaire et ses limites.

Surendettement

A partir des chiffres arrêtés à fin décembre 2025, l’IEDOM publie son nouveau baromètre de l’inclusion financière. 8 nouveaux dossiers de surendettement ont été déposés au mois de décembre à Mayotte, ce qui amène le nombre total à 56 dossiers pour la période janvier-décembre 2025. L’évolution annuelle est de 166,7% par rapport à décembre 2024, et de -8,2% par rapport à la période janvier-décembre 2024. La tendance à Mayotte est plutôt…

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Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1116

Le journal des jeunes