Kenya Airways contrainte d’annuler son vol de mardi après-midi au départ de Mayotte, provoquant le mécontentement de ses passagers. Une grève à l’aéroport de Nairobi serait à l’origine de ce désagrément. Ces derniers n’auraient pas été prévenus auparavant, ils ont appris la nouvelle une fois sur place à l’aéroport de Pamandzi. S’en est suivi un raffut après que la compagnie a refusé de prendre en charge les passagers. L’intervention de policiers n’y a rien fait, les passagers ont fini par obtenir gain de cause dans le bénéfice de leurs droits. Ils ont été dirigés vers des hôtels de Petite-Terre dans l’attente d’un dénouement de la grève en cours à l’aéroport de Nairobi.
Bouéni : un ancien enseignant condamné pour prostitution d’un collégien
Un ancien professeur de Bouéni a été condamné ce mardi à trois ans de prison, dont deux ans ferme aménagés sous bracelet électronique, pour prostitution sur mineur. Les faits remontent à 2016 : il aurait entretenu, pendant plusieurs mois, des relations sexuelles avec un collégien, en échange d’argent et d’avantages matériels.
À l’audience du tribunal correctionnel de Mamoudzou, la victime, aujourd’hui majeure, a évoqué des pressions pour garder le silence et connaître une vingtaine d’autres victimes. Absent pour raisons de santé, le prévenu contestait les faits.
Le tribunal a également prononcé une amende de 4 000 euros, une interdiction définitive de travailler avec des mineurs, une interdiction d’exercer dans la fonction publique et de séjourner à Mayotte pendant cinq ans, ainsi qu’une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.
Inauguration de l’Office de tourisme intercommunal Dembéni-Mamoudzou
L’Office de tourisme intercommunal Dembéni–Mamoudzou a été inauguré le 17 février à Mamoudzou. Porté par la CADEMA, cet équipement structurant vise à renforcer l’attractivité touristique et économique du territoire. Situé place Zakia Madi, à proximité de la barge, le site se veut un lieu d’accueil, d’information et de valorisation des acteurs locaux. L’inauguration a également marqué le lancement officiel de la marque de destination Karidem, incarnée par le maki, symbole identitaire de Mayotte.
Un ticket unique à tarif modique pour circuler à travers Mayotte
Débat d’orientation budgétaire (DOB) mardi à l’Assemblée de Mayotte. Trois sujets principaux ont été soumis à l’appréciation des élus départementaux : le schéma directeur du port de Mayotte (Longoni, Dzaoudzi, Les Badamiers), le nouveau tarif unique de la traversée en barge entre Petite-Terre et Grande-Terre, ainsi que la mise en place d’un ticket multimodal à prix modique combinant la traversée maritime et le transport interurbain.
Le ticket multimodal annoncé — combinant le coût de la traversée en barge et celui du transport interurbain sur l’ensemble des périmètres de Petite-Terre et de Grande-Terre (axes nord-sud / est-ouest) — verra bien le jour dans le courant de cette année. Il constitue l’un des trois projets examinés par les conseillers départementaux mahorais réunis en session plénière, mardi, dans l’hémicycle Younoussa Bamana.
Source de débats et de polémiques dès 2025, ce projet, porté par le 3ᵉ vice-président de l’Assemblée de Mayotte, Omar Ali (élu du canton de Dzaoudzi-Labattoir), figurait parmi les revendications du personnel navigant du service des transports maritimes de Mayotte (DSTM) lors du mouvement de grève de plusieurs semaines survenu l’an dernier.
La société Transdev, titulaire du marché public concerné, était alors devenue la…
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Assemblée plénière : le budget 2026 à l’épreuve des compétences régionales
Le débat d’orientation budgétaire (DOB) 2026 a occupé l’essentiel de l’assemblée plénière du Département-région de Mayotte ce mardi matin. Un exercice marqué par un message central de l’exécutif : la collectivité dispose encore de marges financières, mais l’année à venir exigera une discipline budgétaire renforcée face à l’ampleur des investissements annoncés et à l’arrivée des nouvelles compétences régionales.
Présentant les grandes lignes, la vice-présidente Zamimou Ahamadi a rappelé que la collectivité dispose de peu de leviers propres. « Une part majeure de nos recettes dépend des dotations de l’État et de la conjoncture économique », a-t-elle souligné. Concrètement, sur les 527 millions d’euros de recettes de fonctionnement prévues en 2026, une large fraction provient des concours financiers de l’État — dotation globale de fonctionnement, prélèvement sur recettes et aides exceptionnelles — dont l’évolution échappe largement à la collectivité. Les recettes fiscales locales, elles, restent volatiles et difficiles à anticiper, notamment l’octroi de mer, directement lié au…
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Agression d’agents de l’OFB à Mgnambani : Soimidine Mohamed Bacar condamné à 12 ans de réclusion en appel
La cour d’assises de Mayotte a condamné, mardi soir, Soimidine Mohamed Bacar à 12 ans de réclusion criminelle, assortis d’une interdiction définitive du territoire français et d’une interdiction de port d’arme pendant cinq ans, pour l’agression de deux agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) sur la plage de Mgnambani, le 12 mars 2021. La peine est inférieure à celle prononcée en première instance, qui s’élevait à 14 ans de prison, mais la culpabilité est confirmée.
Le verdict est tombé à 20 h 20, après plus de trois heures de délibéré, au terme d’une seconde journée d’audience dense, marquée par les témoignages des victimes, l’interrogatoire de l’accusé et des plaidoiries opposant deux lectures radicalement différentes du dossier.
La matinée s’est ouverte par l’audition des deux agents de l’OFB, appelés à témoigner une nouvelle fois : visages fermés, regards fuyants, corps fatigués. Les experts l’avaient déjà souligné : le traumatisme est…
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Il s’est fait remarquer aux JO de Paris 2024 : Fouad Dahalani
Passionné de conduite et de contact humain, Fouad Dahalani met son énergie au service de la société Matis, spécialisée dans le transport scolaire. Affecté depuis trois ans dans le secteur sud de Mayotte, il a repris le service lundi matin, comme tous ses collègues conducteurs de bus couvrant également la zone nord du territoire. Malgré les difficultés du métier et les risques sécuritaires réguliers sur les routes, il préfère se concentrer sur ce qu’il apprécie le plus : les rencontres multiples qu’il fait chaque jour au contact des usagers.
Âgé de 38 ans, père de famille et originaire de Sada, sa ville de résidence actuelle, Fouad occupe le poste de conducteur de bus scolaire chez Matis depuis 2010, un métier qu’il affectionne particulièrement. Cela fait maintenant plus de douze ans qu’il évolue au sein de cette entreprise, depuis son retour de métropole où il a obtenu un BEP Logistique et Commerce au lycée de Tinténiac, en Bretagne, près de Saint-Malo…
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Trafic maritime perturbé les 18 et 19 février
Le Département-Région de Mayotte annonce des perturbations temporaires du trafic maritime les mardi 17 et mercredi 18 février 2026. En cause : un arrêt technique programmé des navires Polé, Chatouilleuse et Karihani, dans le cadre des opérations régulières de maintenance menées par la Direction des Transports Maritimes (DTM).
Ces interventions, destinées à garantir la sécurité des passagers et la fiabilité du service public maritime, entraîneront une organisation adaptée du trafic entre les deux rives. Les amphidromes seront immobilisés de manière alternée afin d’assurer la continuité du service. Pendant toute la durée des opérations, un minimum de deux barges restera en exploitation pour maintenir la desserte.
Des ajustements ponctuels d’horaires ainsi que des ralentissements sont toutefois à prévoir. Les usagers sont donc invités à anticiper leurs déplacements et à prendre les dispositions nécessaires pour éviter tout désagrément.
La Direction des Transports Maritimes remercie les voyageurs pour leur compréhension et assure être pleinement mobilisée afin de limiter l’impact de ces opérations sur les conditions de transport.
Retard de versement des aides étudiantes à Mayotte, un retour à la normale annoncé
Un incident technique majeur affectant le logiciel national Hélios, utilisé par la Direction générale des finances publiques, a entraîné un retard ponctuel dans le versement des bourses et aides financières aux étudiants et stagiaires mahorais, notamment ceux en mobilité.
Dans un communiqué, l’Assemblée de Mayotte indique que ce dysfonctionnement, survenu le 5 février 2026, est indépendant de sa volonté. Les services de l’État annoncent toutefois une reprise progressive du système, avec un versement des aides attendu avant la fin de la semaine. Les autorités assurent rester pleinement mobilisées face à cette situation exceptionnelle.
Contrôles sanitaires : trois boulangeries autorisées à rouvrir, une brochetterie fermée
Bonne nouvelle pour plusieurs artisans de l’île. Trois boulangeries, précédemment fermées pour des manquements aux règles d’hygiène, ont été autorisées à reprendre leur activité par arrêtés préfectoraux publiés le 16 février 2026.
À Pamandzi, la boulangerie Saveurs du Bon Pain rouvre ses portes après la levée d’une fermeture administrative prononcée en décembre dernier. Un contrôle réalisé début février a confirmé la mise en conformité des locaux et des pratiques, permettant à la préfecture d’abroger l’arrêté initial.
Même scénario à Tsingoni, où la boulangerie Anfiat est de nouveau en activité. Fermée depuis novembre 2025, l’enseigne a vu sa situation régularisée à l’issue d’une inspection menée le 12 janvier 2026, concluant à un niveau d’hygiène désormais satisfaisant.
À Mamoudzou, la boulangerie Pain & Plaisirs, située résidence Atlanta face à la mairie, bénéficie également d’une réouverture après un contrôle favorable effectué mi-janvier.
À l’inverse, la brochetterie Madi Ladhati, à Longoni (Koungou), fait l’objet d’une fermeture immédiate. Le contrôle du 5 février a révélé des manquements graves présentant un risque pour la santé publique. L’établissement restera fermé jusqu’à la réalisation complète des mesures correctives exigées.
Les arrêtés rappellent que les contrôles se poursuivent sur l’ensemble du territoire, entre fermetures ciblées et réouvertures conditionnées au respect des normes sanitaires.
Mayotte mise sur « l’énergie bleue » : une barge innovante pour transformer l’eau de mer en or bleu
⚠️ La conférence est annulée pour des raisons de sécurité
Face à une crise de l’eau qui s’aggrave d’année en année, Mayotte explore une piste audacieuse pour garantir l’accès durable à l’eau potable. Confronté à une production insuffisante face à une demande croissante, le territoire doit composer avec des ressources de surface sensibles aux sécheresses et des nappes souterraines limitées. Dans ce contexte, le dessalement de l’eau de mer s’impose comme une voie d’avenir.
Mais produire de l’eau douce à partir de l’eau salée requiert de grandes quantités d’énergie. C’est là qu’intervient une innovation prometteuse : l’énergie thermique des mers, aussi appelée « énergie bleue », qui pourrait bien révolutionner la production d’eau potable à Mayotte.
Depuis 2020, l’Université de Mayotte s’investit activement dans la recherche sur cette technologie. Le principe est simple et ingénieux : exploiter la différence de température entre l’eau chaude en surface et l’eau froide en profondeur pour produire de l’électricité. Grâce à ses conditions océaniques favorables, Mayotte offre un terrain d’expérimentation idéal pour cette énergie propre et renouvelable.
Un projet de barge en cours d’étude ambitionne d’associer ces deux avancées : un système de dessalement alimenté par l’énergie thermique des mers. Installée à plusieurs kilomètres du lagon, cette barge innovante pourrait produire de l’eau potable tout en réduisant l’impact environnemental et la dépendance énergétique du territoire.
Pour présenter cette initiative et en débattre avec le public, le Rectorat de Mayotte et l’Université de Mayotte organisent une conférence animée par Damien Devault, maître de conférences HDR à l’Université de Mayotte et à l’Université de Bordeaux. Ce rendez-vous permettra de mieux comprendre comment la science et l’innovation peuvent, ensemble, offrir à Mayotte des solutions concrètes pour préparer un avenir durable.
Élections municipales 2026 à Mayotte : une campagne terne face aux vrais enjeux
À défaut d’un discours cohérent et construit de la part des candidats qui vont croiser le fer au cours des municipales 2026, des citoyens choisissent de s’exprimer librement en direction de ces futurs élus de proximité. Ils n’hésitent pas à donner le ton pour faire part de leurs préoccupations et des enjeux qu’ils aimeraient voir portés par les maires mahorais du cru 2026.
En matière d’élections municipales, Mayotte a connu de meilleurs crus que celui de cette année. Malgré une précipitation dans les déclarations d’intention et les annonces avérées de candidatures, à grand renfort de spectacles hauts en couleur, il est à constater une campagne extrêmement terne, presque insipide. Pour tout dire, elle manque de discours cohérents et construits, un peu comme si les candidats se savaient par avance inaudibles auprès des électeurs.
« Ces candidats sont les premiers à ne pas croire un seul mot de ce qu’ils débitent à la radio et à la télévision. Chacun se demande comment faire et quels moyens utiliser pour arracher les suffrages des électeurs à moindres frais et avec un strict minimum d’engagement. Vu depuis nos maisons, ils nous donnent le sentiment d’être encore plus largués que le peuple qui les écoute raconter des sottises à longueur de journée. Certains oublient qu’ils nous les ont déjà…
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Agents de l’OFB agressés à Saziley : la justice réexamine l’affaire en appel
Ils étaient venus pour une mission de contrôle environnemental. Ils ont vécu une scène de violence extrême. Cinq ans après l’agression de deux agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) sur la plage de Saziley, la cour d’assises de Mayotte examine, ce lundi 16 et ce mardi 17 février, l’appel formé par Soimidine Mohamed Bacar, condamné en première instance à 14 ans de réclusion criminelle pour vol avec arme et violences aggravées.
L’autre homme condamné dans ce dossier, écroué à sept ans d’emprisonnement, n’a pas fait appel. Définitivement jugé, il est toutefois entendu comme témoin, jeudi après-midi, par visioconférence depuis la maison d’arrêt du Port, à La Réunion.
Les faits remontent au mois de mars 2021. Ce jour-là, deux agents de l’OFB effectuent une mission de surveillance environnementale sur le littoral de Bandrélé, après avoir reçu des informations faisant état d’un possible braconnage de tortues marines. En arrivant sur la plage de Saziley, ils aperçoivent une première embarcation, puis une seconde, plus chargée, accostant à proximité.
Pensant intervenir dans un cadre sans danger particulier, les agents s’approchent. Ils sont alors pris à partie par un groupe de cinq individus, tandis qu’une vingtaine d’autres, dissimulés dans la végétation, lancent des projectiles. L’un des agents est menacé avec un sabre, violemment frappé et traîné sur les…
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La 3CO lance son réseau de bus au Centre-Ouest
La Communauté de communes du Centre-Ouest (3CO) a lancé ce lundi 16 février son réseau de transport en commun. Un service attendu, pensé pour répondre à un manque criant de liaisons entre les cinq communes du territoire.
Jusqu’ici, les déplacements entre communes relevaient souvent du système D. Si des taxis assurent les trajets vers Mamoudzou, aucune liaison structurée n’existait entre les communes de Sada, Chiconi, Ouangani ou encore M’tsangamouji. Résultat : recours massif à l’autostop ou aux taxis clandestins.
« Si vous voulez aller de Sada à M’tsangamouji, il n’y a pas de taxis sur le secteur. Pour les habitants, c’est soit l’autostop, soit les taxis Mabawa », explique Roukia Attibou, responsable urbanisme à la 3CO.
Avant le bus, la 3CO avait déjà lancé Rezo Pouce, un système d’autostop organisé. Le réseau de bus vient compléter ce dispositif, avec un objectif clair : faciliter les…
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France Alzheimer renforce son action à Mayotte
Des téléconsultations seront désormais réalisées depuis un bus médicalisé dans le centre-est et le nord-est de l’île. Une initiative portée par l’association France Alzheimer Mayotte, qui a bénéficié d’un financement de la Caisse d’Épargne. Ce nouveau véhicule vient s’ajouter à un premier bus acquis le 22 juin 2025.
Sitina Anli, présidente d’honneur de l’association, n’a pas caché sa satisfaction en fin de semaine dernière, lors de la réception officielle du deuxième bus, jeudi. Celui-ci sera affecté au dépistage de la maladie auprès des populations situées entre les communes de Dembéni et Bandraboua. Ce véhicule a été acquis grâce à un financement de 150 000 euros de la Caisse d’Épargne.
« Ce véhicule va sillonner Mayotte afin de permettre le diagnostic des maladies grâce à la téléconsultation. Il sera possible d’accéder à un neuropsychologue et à un psychologue directement depuis le bus », explique-t-elle…
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Business des colliers de fleurs : l’économie secrète du jasmin à Mayotte
Nul besoin d’une Saint-Valentin pour se voir offrir un collier de fleurs à Mayotte. Culture ancestrale qui se perpétue à travers le temps pour certains, art de vivre sous les cocotiers pour d’autres, le collier de fleurs n’est plus seulement un symbole de bienvenue sur l’île : il est devenu un véritable business qui fait vivre des familles entières. Entre tourisme, mariages, fêtes religieuses, manifestations politiques et cérémonies officielles, cette tradition a pris une valeur marchande tant elle est prisée des Mahorais et de leurs visiteurs, qu’ils soient de passage ou installés de longue date.
En Polynésie, on travaille la fleur de frangipanier, le tiaré, l’hibiscus, les feuilles de cocotier ou de polypode. À Mayotte, c’est le jasmin qui domine, sur un fond de feuilles de basilic et de pétales de rose. Pour les initiés, il est l’« or blanc » qui justifie le surnom de l’île : « l’île aux parfums », popularisé par les tour-opérateurs du salon du tourisme de la Porte de Versailles à Paris dans les années 1980. Depuis la nuit des temps, cette fleur odorante, probablement rapportée d’un lointain Orient des Mille et Une Nuits, occupe une place primordiale dans le protocole d’accueil à Mayotte.
La fleur du foyer et du raffinement
D’abord réservée aux hôtes de marque, monarques, nobles et visiteurs venus d’au-delà des mers, la fleur de jasmin a peu à peu pris une dimension plus intime, au cœur même de la vie conjugale.
« Chaque cour se devait d’avoir au moins un plant de jasmin, et à défaut, un plant collectif dans chaque quartier », se souvient Hadidja Magagouwa, nonagénaire du quartier Mbouyoujou à Labattoir. « Pour nous, cueillir la précieuse fleur était un rituel quotidien, essentiel à la préservation du foyer familial, indépendamment des grandes occasions qui nécessitaient le respect d’un protocole hérité de nos anciens. »
Tout comme on apprenait autrefois aux adolescentes à coudre et à broder, on leur enseignait aussi les différents usages du jasmin et des plantes à parfum locales. C’était un critère essentiel dans la bonne tenue d’un foyer : pour les massages de l’époux, pour son bain nocturne, ou pour embaumer le lit afin qu’il dorme paisiblement, plongé dans les volutes de jasmin, de rose, de basilic et de patchouli.
Selon Hadidja, la quantité et la variété de fleurs utilisées différaient selon les événements. Pour un usage quotidien, elles servaient à parer la maîtresse de maison, qui pouvait les porter en cascade sous forme de collier ou en ornement dans les cheveux, maintenues par un peigne en plastique recouvert d’un filament doré.
Un coût à l’unité qui n’a cessé d’évoluer depuis 50 ans
Deux variétés de jasmin étaient les plus courantes : le petit blanc et le petit rosâtre. On y ajoutait parfois le Fou m’tsanga, fleur d’un arbre enduit d’une pâte de bois de santal arrosée de lotion Pompeia ou Rêve d’or. Le recours à ces ajouts, coûteux à l’époque, fut à l’origine de la commercialisation du jasmin travaillé.
Les femmes les plus astucieuses parsemaient le lit conjugal d’une nuée de fleurs de jasmin pour assurer à leur époux un sommeil apaisé. En saison sèche, une variété sauvage, le Koukoumba, prenait le relais : plus résistante à la chaleur, mais aussi plus rare. Sa cueillette, minutieuse et collective, se faisait avant le lever du soleil pour préserver son parfum délicat.
Le collier de fleurs, et celui de jasmin en particulier, a connu un nouvel essor dans les années 1980. Introduit massivement dans les cérémonies officielles, il était incontournable lors des visites ministérielles — celles de Jacques Chirac, Édouard Balladur, Lionel Jospin, Nicolas Sarkozy, François Hollande ou Emmanuel Macron. Le collier de jasmin représentait alors un poste budgétaire significatif pour les services protocolaires.
Vendue entre 10 et 20 €, la pièce — selon la qualité du jasmin — cette tradition florale a vu son prix grimper sans relâche, à la manière de l’or rue Vivienne à Paris. Les quantités produites sont impressionnantes, sans commune mesure avec celles écoulées à l’aéroport de Pamandzi ou à la gare maritime internationale de Dzaoudzi. Le Conseil départemental de Mayotte pouvait parfois accumuler plusieurs milliers d’euros de dettes auprès de particuliers ou d’associations locales, situées entre Petite-Terre et Grande-Terre. De nombreux producteurs cherchaient à devenir fournisseurs officiels de la collectivité.
Un objet de mode soumis aux tendances
Symbole de distinction jadis, le collier de jasmin est aujourd’hui un accessoire de mode, parfois en voie de banalisation. En période électorale, la demande explose, entraînant une flambée des prix. Le succès est tel que des intermédiaires — essentiellement des femmes — se sont spécialisées comme « rabatteuses », cherchant et réservant le jasmin directement auprès des foyers producteurs.
Face à cet engouement, le Conseil départemental a mis en place, il y a environ trois ans, un programme de soutien financier à la filière. Le collier se décline désormais en version naturelle ou synthétique (made in China), avec de nouvelles nuances et variétés importées : jasmins pourpres, bleus, jaunes, roses foncés, etc.
D’autres fleurs exotiques viennent enrichir les compositions : frangipaniers multicolores, bougainvilliers, Alamandas mauves et jaunes, dahlias ou zinnias. Chaque producteur rivalise d’innovation, parfois sur commande spéciale, notamment en période de campagne électorale, où la précieuse pépite blanche devient un symbole de prestige.
Autour du cou, dans les cheveux, en couronne, à la boutonnière ou sur un veston, il se décline en formes diverses selon les circonstances. Présent à toutes les fêtes, il symbolise la joie des retrouvailles et la coquetterie mahoraise — particulièrement visible lors des campagnes électorales et des cérémonies d’investiture des candidats aux municipales 2026.
Avis donc aux experts-comptables : le collier de jasmin est, désormais, un poste comptable à ne pas sous-estimer !
Des millions pour sauver des eaux l’aéroport de Pamandzi
Une trentaine de millions d’euros à trouver en urgence pour la remise en état de la piste aéroportuaire de Pamandzi. Le gestionnaire actuel de la plateforme se serait vu proposer une prolongation de 5 ans de sa concession qui arrive à terme en 2027, moyennant le déboursement de l’enveloppe financière indispensable que l’Etat ne souhaite pas débourser. Les compagnies aériennes qui desservent Mayotte actuellement se plaignent d’une non-conformité des bâtiments de l’aérogare au regard du trafic qui a très largement augmenté au cours des 20 dernières années.
Le groupe EDEIS qui exploite actuellement l’aéroport de Pamandzi pourrait être en situation de voir prolonger sa concession pour encore 5 nouvelles années à compter de 2027, sous certaines conditions. La plateforme qui est sujette à quantité de difficultés matériels et techniques exige de très importants investissements financiers pour retrouver son lustre d’antan, malheureusement, comme tout citoyen mahorais l’a bien compris, l’Etat central n’est absolument pas intéressé pour mettre un kopeck dans sa remise en état. D’où la diversion qui n’aura trompé que l’actuel hôte de l’hôtel de Département – Région portant sur un nouvel aéroport à piste longue dans la forêt primaire et protégée de Bouyouni, unique berceau significatif de l’agriculture à Mayotte par excellence et importante réserve d’eau souterraine qui assure l’essentielle de l’alimentation de l’île dans cette ressource vitale. Le sujet est à lui seul un long fleuve tranquille qui n’est pas près de se tarir dans les commentaires populaires et journalistes pour des décennies encore, quelque soient les affirmations actuelles de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) locale. En vérité, la bagatelle d’un peu de 30 millions d’euros serait nécessaire pour remettre en état l’actuel aéroport Marcel Henry de Pamandzi, rudement soumis aux violents vents du cyclone Chido, bien qu’assez mal en point avant ce désagrément climatique imprévisible. « La piste s’est beaucoup enfoncée par rapport à son niveau initial, et c’est très inquiétant compte tenu de la montée régulière du niveau de la mer et des conséquences indéniables des secousses du volcan sous-marins Fani Maoré situé à quelques encablures dans la direction de Madagascar », confie sous le couvert de l’anonymat, une source bien au courant de ce dossier.

Les bâtiments de l’aérogare ne seraient plus aux normes selon des compagnies aériennes
« Il faudra racler et combler la piste actuelle qui s’est affaissée de 15 centimètres en profondeur, pour ensuite la rehausser de 20 centimètres. Mais ce n’est pas tout, il existe une ravine très connue des habitants de Pamandzi, à un endroit précis sous cette piste, qui se serait réouverte sous terre et qu’il va absolument falloir gérer », complète l’informateur avisé de Flash Info. Les compagnies aériennes se plaignent de l’ensemble de ces problèmes et de la prédominance d’un vent arrière qui complique l’atterrissage de leurs appareils sur cette plateforme aéroportuaire unique en son genre compte tenu des contraintes techniques et matérielles qui la caractérise. Il est très souvent question de la résurrection d’une piste dite « convergente » qui a existé avant les années 80 en palliatif de ce problème de vent arrière. Une piste jugée chaque fois trop chère à réaliser en addition de celle existante dès qu’il s’est agit de réaliser des travaux importants sur le site.

De l’avis des avionneurs utilisant la piste d’aviation de Pamandzi, les bâtiments actuels (construits durant la concession du groupe Lavalin avant qu’il ne s’efface au profit d’EDIS) ne seraient plus vraiment aux normes, au regard de l’importance du trafic actuel, sans que la DGAC (gardienne du temple de ces normes et règlements) ne trouve à dire. Selon notre source, des discussions assez avancées auraient été engagés entre les hautes instances nationales et le groupe EDEIS pour une prolongation de 5 ans de sa concession (à compter de 2027) en contrepartie de la prise en charge des investissements globaux à consentir pour remettre l’aéroport en état. Une trentaine de millions d’euros qu’il va falloir absolument trouver avant la fin de l’année prochaine sous peine de voir retirer l’agrément d’usage de la plateforme. EDEIS n’aura d’autre choix que de contracter un emprunt à hauteur de la mise nécessaire. Il lui faudra imaginer un plan de recouvrement de ladite somme (et des intérêts assortis) probablement auprès des usagers au cours des années à venir. Une situation guère aisée pour le groupe gestionnaire de l’installation aéroportuaire qui va devoir débourser rapidement un peu de 2 millions d’euros pour terminer les travaux d’extension de l’aérogare (plus d’espace pour l’enregistrement des bagages), quasiment terminés avant le cyclone Chido. Lui aussi se démène auprès des assurances pour une prise en charge du coût estimé à un 1,5 millions d’euros, qu’il va probablement devoir assumer sur fonds propres.
Athlétisme : Soultoini Ali à nouveau champion de France

Pour la dixième fois de sa carrière, l’athlète mahorais est parvenu à se hisser au plus haut niveau national et à remporter la médaille d’or. À Saint-Brieuc, hier soir, dimanche 15 février 2026, Soultoini Ali a été couronné champion de France Masters des lancers longs en salle. Il participera au championnat national qui débute vendredi à Nice, dans le sud de la métropole.
Une fois de plus, il fait honneur à son île natale en réalisant une grande prouesse sportive malgré des conditions climatiques extrêmes. Soultoini Ali a été sacré champion de France Masters des lancers longs en salle à Saint-Brieuc, en Bretagne. L’athlète de haut niveau, originaire de la commune de Kani-Kéli, dans le sud de Mayotte, remporte ainsi sa dixième médaille dans cette discipline.
La compétition s’est déroulée sur trois jours, les vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15 février 2026, à Saint-Brieuc. Il s’agissait du Championnat de France Masters en salle des lancers longs (javelot, disque, marteau). L’épreuve de lancer du javelot de Soultoini Ali s’est toutefois déroulée en extérieur, hier dimanche en fin d’après-midi (heure de métropole), sur une piste extrêmement mouillée.
Il a fallu une grande détermination à l’athlète mahorais pour aller au bout de cette épreuve, le mauvais temps s’étant invité dans cette partie de l’Hexagone, soumise à de fortes pluies et à une tempête durant plusieurs jours.
« La piste était totalement détrempée, rendant quasiment impossible l’adhérence. Mais je me suis dit que je n’avais pas d’autre choix que de réussir cette épreuve, compte tenu de toute l’énergie que j’ai dépensée pour me préparer. Je me suis donc concentré sur mon unique objectif : remporter ce championnat. La victoire a été au rendez-vous et j’en suis fier », a déclaré Soultoini Ali au téléphone à la rédaction de Flash Info cette nuit.
Il a remporté le titre de champion de France avec un lancer à 53,55 mètres, se hissant ainsi parmi les douze meilleurs athlètes français de sa catégorie. Sa médaille d’or, l’athlète est allé la chercher avec détermination, d’autant qu’il n’a pas pu participer à d’autres compétitions en 2025 faute de financements.
Il a notamment manqué le championnat d’Europe organisé à Madère en août, ainsi que le championnat du monde à Gainesville (Floride), aux États-Unis. C’est grâce à la contribution du comité régional d’athlétisme, au soutien du Racing Club de Mamoudzou — auquel il est affilié — et au concours de la SARL Gonesse, une petite entreprise de Tsimkoura, qu’il a pu financer son déplacement à Saint-Brieuc.
« Le public ne réalise pas à quel point il est difficile, pour un athlète mahorais, d’obtenir le financement nécessaire pour participer à une compétition. Je ne suis pas le seul à rencontrer ce type de difficultés à Mayotte », souligne le champion.
Grâce à sa performance, Soultoini Ali va enchaîner dès vendredi avec une nouvelle échéance : le championnat national qui se tiendra à Nice, dans le sud de la France.
Comores : l’AFD apporte une aide 700 000 euros aux retraités
Cet appui financier acté à travers la signature par l’ambassadeur de France d’une convention rentre dans le cadre d’une aide budgétaire d’un montant global de 3 millions d’euros accordée à l’Union des Comores, dont une partie des fonds financera la construction d’établissements sanitaires.
A peine nommé pour remplacer Ibrahim Mohamed Abdourazak, en poste depuis juillet 2024, le nouveau ministre comorien des Finances, Moussa Abderemane a signé, son premier accord bilatéral avec l’ambassadeur de France en Union des Comores, Etienne Chapon. » Les Comores sont un petit état insulaire en développement qui se caractérise par de nombreuses faiblesses économiques et institutionnelles comma une capacité et diversification économiques limitées, faibles recettes fiscales, forte dépendance aux importations, dépendance aux transferts de migrants et à l’aide externe (en dons principalement). L’économie demeure structurellement peu diversifiée et compte parmi les plus tributaires des importations de produits alimentaires au monde. Le pays pâtit, outre sa base d’exportations étroite, d’un manque d’industries de transformation, ce qui limite le développement du secteur privé« , souligne en introduction un communiqué de l’Afd, selon lequel la série de conventions signées jeudi, en présence du directeur de l’agence française de développement (Afd), à Moroni, Thierry Libastre servira à soutenir la stabilité macroéconomique et financière du pays dans plusieurs secteurs, notamment les retraités. Ceux-ci sont gérés par une institution à part entière appelée caisse des retraites des Comores. Selon les informations communiquées à l’issue de la signature du 11 février, les retraités vont bénéficier de 700 000 euros, soit 344 millions 377 424 francs comoriens. Cet argent, devrait permettre à l’État comorien, d’éponger une partie de sa dette envers la caisse des retraites. C’est cette institution qui a la charge de s’occuper des retraités du service public, plus particulièrement les fonctionnaires ainsi que les agents qui ont travaillé dans le privé.
Anciennes dettes
Selon une source interne, les arriérés des cotisations qui émanent de l’État central ne datent pas d’hier. » Tout a commencé pendant la période du séparatisme. A l’époque, Anjouan, vivait en autarcie, et se vantait d’une autonomie insulaire. Les salaires des fonctionnaires de l’île étaient gelés à Moroni, tout était géré à Anjouan, ce qui a causé l’accumulation une fois le pays réunifié et les fonctionnaires réintégrés« , a d’abord raconté notre interlocuteur. Mais à l’en croire, la situation avait été réglée quand l’ex-Raïs, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est arrivé au pouvoir. Le leader du parti Juwa, avait tout épongé après le versement d’une aide budgétaire venant des pays du golfe. Puis sous ikililou Dhoinine (2011_2016), la caisse des retraites a renoué avec les arriérés, situation qui perdure jusqu’à nos jours. « La sous-estimation du financement des pensions génère des arriérés importants à l’égard de la caisse de retraite et a conduit à l’accumulation d’arriérés par l’état qu’il s’est engagé à apurer à hauteur de 60 millions francs par mois. La hausse du taux de cotisation (de 14 % à 17 %) appliquée depuis janvier 2025, devrait permettre de revenir à l’équilibre, sans doute temporairement, en l’absence d’un mécanisme permettant de rééquilibrer le déficit du régime induit par un ratio cotisants/retraités en baisse« , estime l’Afd dans un communiqué, consulté par Flash Infos. Selon l’agence française de développement, l’aide budgétaire globale 2025, d’un montant de 3 millions d’euros, contribuera au financement des dépenses sociales de l’état, dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des retraites. Dans le secteur sanitaire, 600 000 euros, y sont affectés pour aider le programme d’assurance maladie généralisée, lancé officiellement en décembre dernier et bénéficiant d’un appui considérable de l’Afd. 1.7 millions d’euros est inclus dans cet appui budgétaire pour appuyer 4 hôpitaux, et des établissements sanitaires et scolaires dont plus d’une dizaine qui sont en train d’être réhabilités dans le cadre du programme Bundo la malezi. Le dernier volet de la convention signée jeudi est donc l’apurement des dettes de la caisse des retraites. La caisse des retraites pour pouvoir payer les pensions de ses membres fonctionnaires utilise les fonds des cotisations des actifs puis celles de l’État.
Pension minimale de 26 euros
Dans le public, l’employeur verse 10%, tans dis que l’employé paie 4%. » Une fois que la direction du budget envoie les états salaires au trésor public, celui-ci verse les salaires mais pas les cotisations revenant à la caisse des retraites. Au cours de ces dernières années, le trésor se permet de verser seulement la somme qui lui convient jusqu’à causer des retards dans le paiement des pensions. Ainsi, les mois s’accumulent« , a indiqué, notre source selon qui, la dette de l’État envers la caisse des retraites avoisinerait plus de 10 millions d’euros (5 milliards de francs), selon des données datant de 2022. A un moment, la caisse des retraites était obligée d’attendre que l’État paie deux mois de cotisation avant de pouvoir régler les pensionnaires. » Il arrivait que l’excédent du privé soit utilisé aussi pour éviter l’accumulation des retards des seniors fonctionnaires. Mais nous avons décidé de traiter avec indépendance les différents régimes affiliés à la caisse. Raison pour laquelle, les fonctionnaires comptent toujours des impayés« , avons-nous appris. Il faut noter qu’actuellement, la pension minimale aux Comores s’élève à 13 000 francs comoriens (26.43 euros). Certains touchent jusqu’à 1200 euros par mois, mais cela dépend de plusieurs facteurs, notamment, la durée de la cotisation. En effet si l’agent a cotisé pendant 37 ans et demi, une fois à la retraite, il peut toucher jusqu’à 75% du salaire que lui versait son employeur avant son départ. Dans son communiqué l’Afd, a précisé que l’aide budgétaire accordée à Moroni, sera exécutée sous la maîtrise d’ouvrage de l’Union des Comores.
Trafic perturbé sur les barges les 18 et 19 février
La Direction des Transports Maritimes annonce l’arrêt technique des navires Polé, Chatouilleuse et Karihani les 18 et 19 février 2026. Des perturbations du service de barge sont à prévoir durant ces deux journées. Les usagers sont invités à anticiper leurs déplacements et à prendre les dispositions nécessaires. La Direction présente ses excuses pour les désagréments occasionnés et remercie le public pour sa compréhension. Des informations complémentaires seront diffusées sur les canaux officiels.






















































