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Réouverture des salles de sport à Mayotte : une bouffée d’oxygène après trois mois sous tension

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Les salles de sport mahoraises en forme pour la reprise

Il ne manquait plus qu’elles. Les salles de sport sont les dernières sur la liste à pouvoir reprendre leurs activités à Mayotte. Elles pourront rouvrir leurs portes à partir du 22 juin, mais avant, elles doivent opérer des changements radicaux afin de respecter les gestes barrière, et ce n’est pas de tout repos.

Saison terminée pour les sportifs mahorais

Les fédérations nationales tranchent les unes après les autres : les compétitions amateurs 2019/2020, jusque-là suspendues pour cause de Coronavirus sont définitivement interrompues. La saison est donc terminée pour le basket-ball, le handball, le rugby et le volley-ball mahorais. La Fédération française de football temporise encore…

 

Le handisport mahorais bientôt au programme des Jeux des Îles ?

Si aucun comité départemental de handisport n’existe à Mayotte, le Cros espère bien pouvoir développer la pratique d’ici 2023, date des prochains Jeux des Îles de l’océan Indien. Une première réunion de travail a eu lieu en ce sens mercredi, avec les associations et les institutions. Un seul mot d’ordre : l’inclusion.

Après trois longs mois de fermeture, les salles de sport de Mayotte peuvent à nouveau accueillir du public depuis ce lundi. Malgré les difficultés engendrées par cet arrêt prolongé, les sourires sont de mise depuis la reprise tant attendue, à la fois au niveau des gérants que des adhérents.

Tout le monde est soulagé !” C’est ce qu’annonce Julien, gérant de la salle Orange Bleue, à Mamoudzou. Il est vrai que pour les sportifs, la période de confinement a été particulièrement compliquée. S’il est possible de jogger ou de faire son sport seul dehors, tous les championnats sont encore à l’arrêt et les équipements des salles manquaient aux plus rigoureux d’entre eux. “Dès que j’ai appris pour la réouverture lundi matin, je me suis organisé pour pouvoir venir”, explique Antoine, tout sourire, transpirant sur son tapis de course. “Les gens étaient impatients, surtout quand ils ont appris la réouverture des bars et des restaurants, mais pas des salles”, souligne Anli, gérant de la salle May Bodyform.

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En effet, à la sortie du deuxième confinement, les salles n’ont pas rouvert, contrairement par exemple aux lieux de culte. Une situation qui a généré de nombreuses interrogations chez les sportifs, notamment au vu du protocole sanitaire strict imposé aux salles. “On a reçu beaucoup de messages et de soutien de la part des adhérents. C’est important de le souligner parce que c’est grâce à eux qu’on vit et qu’on survit”, constate Anli. Et si les habitués étaient dans le doute, les gérants aussi.

 

Dans le flou total, pendant trois mois

 

Tous les deux regrettent un manque de communication de la part de la préfecture. Ils sont restés “dans le flou total”, pendant trois mois. “On ne savait même pas qu’ils se réunissaient vendredi pour discuter de notre réouverture, on l’a appris seulement vendredi soir, vers 20h”, raconte Julien, un léger sourire aux lèvres. Mais les abonnés semblent toutefois avoir répondu présent. Ce qui n’a apparemment pas été le cas des propriétaires, ou même des banques. Les deux hommes font le même constat : si lors du premier confinement, il y avait eu une compréhension collective, cette fois, c’était plus compliqué.

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Tous deux ont dû payer leur loyer en temps et en heure, une obligation compliquée notamment pour May Bodyform, qui ne marche pas à l’abonnement et qui n’avait donc aucune rentrée d’argent… “C’est le fond de solidarité qui nous a permis de couvrir les charges, les grands gagnants de cette crise, c’est les propriétaires !”, conclut Anli. Malgré tous les désagréments engendrés, les gérants restent confiants. Le fitness semble avoir un réel avenir sur Mayotte. “Cette période nous a même permis de nous rapprocher, de discuter pour développer la musculation sur Mayotte”, indique Julien.

Et si les salles ne sont pas pleines en ce mois de Ramadan, auquel s’ajoutent les vacances scolaires, la salle Orange Bleue comptabilise “pas mal d’inscriptions” et les deux gérants comptent bien relancer la machine, une fois l’Aïd passé.

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