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Religion/Comores : à cause d’un verset coranique prononcé, un imam comorien se fait expulser de France

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Son épouse et ses trois enfants dont l’ainé est âgé seulement de 3 ans ont été contraints également de quitter le territoire français en raison d’un prêche, qualifié de sexiste fait par mari imam, au mois de juillet 2021. Une expulsion dont les motifs continuent à susciter interrogations. Son village natal tiendra une conférence de presse ce vendredi.

Au pays, tout  le monde avait presque oublié son histoire. Ce n’est qu’après la publication d’un communiqué , le 2 mai, annonçant son retour le lendemain que l’opinion a commencé à s’y intéresser. Dans le message mis en ligne sur la page facebook de Houriat Média, l’association Jamyat Al Nadhoit Al Islamiyat de Mdjoiezi Hambou, une localité située au sud de Ngazidja, où est originaire Ahamada Mmadi, a juste souhaité le bienvenu à l’imam et l’invitant à avoir confiance en Allah pendant cette épreuve. C’est à partir de ce communiqué que les internautes se sont rappelé de cette affaire qui n’en finit pas de faire des bruits. Ahamada Mmadi est en effet arrivé sur le sol comorien le 3 mai, qui coïncidait avec l’aïd el-fitr après s’être fait expulser par les autorités françaises. Arrivé à Mayotte abord d’un vol d’Air Austral, d’après le communiqué de l’association villageoise, il a d’abord rejoint Anjouan par bateau avant de regagner la Grande Comore, via un vol domestique. Un renvoi qui acte la fin d’un long feuilleton vieux de 10 mois. Principal Imam de la mosquée Saint-Chamond (Loire) en région Auvergne-Rhône-Alpes, le religieux d’origine comorienne s’est retrouvé dans le viseur du ministre de l’Intérieur depuis le 20 juillet 2021. Ce jour-là, à l’occasion de la célébration de l’aïd El-kebir, ce dernier devant les fidèles a fait un prêche qui serait contraire à l’égalité homme/femme et aux lois de la République, selon le communiqué de presse publié, le 3 mai par la commune de Loire. Certains médias français parlent carrément de « propos misogynes et discriminatoires« .

Conseillère du rassemblement national

La faute commise par le prédicteur qui lui a valu son expulsion c’est ce verset tiré du saint coran, le livre sacré des musulmans prononcé à la mosquée d’Attakwa.  » Ô femmes musulmanes(….) préserve son sexe de ce qui est haram interdit et obéit à son mari(….), tâchez de veiller aux droits d’Allah et à ceux de vos époux, c’est-à-dire vos maris, restez dans vos foyers et ne vous exhibez pas de la manière des femmes d’avant l’islam(…) et ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage afin que celui dont le cœur est malade, c’est-à-dire l’hypocrite ne vous convoite pas et tenez(…) un langage décent« . Ayant suivi le prêche, diffusé en live sur facebook, Isabelle Surply, conseillère municipale à l’époque membre du Rassemblement national, n’ a pas tardé à s’en servir pour interpeller le ministre de l’Intérieur. Ce dernier avait annoncé le 23 juillet avoir obtenu la suspension de l’Imam comorien de 35 ans. Saisie, la préfecture avait mis fin à ses fonctions en raison du prêche considéré non seulement comme étant  « attentatoire au droit des femmes mais qui par ailleurs serait aux antipodes des valeurs de la République« . 10 mois plus tard donc, l’imam arrivé en France en 2013 en tant qu’étudiant, selon les informations du journal Le Monde, a été expulsé vers les Comores, la préfecture ayant refusé de renouveler sa carte de séjour.

Motif politique et soutien du village

Mais c’est surtout le renvoi de son épouse et de leurs trois enfants, nés en France, qui soulève des interrogations puisque la mesure est censée être individuelle. A l’heure actuelle aucune autorité comorienne n’a réagi. Ni le ministère des affaires Étrangères de l’Union des Comores  ni l’ambassade des Comores en France ne se sont exprimés. Quant au village natal d’Ahamada Mmadi, qui a toujours affiché un élan de solidarité, il est allé l’accueillir à l’aéroport. L’association de Mdjoezi Hambou prévoit même d’organiser une conférence de presse aujourd’hui vendredi, après la prière hebdomadaire, sûrement pour lui témoigner de son soutien. S’il se trouve désormais dans son pays natal, l’ex imam de la mosquée de Saint-Chamond qui s’est toujours défendu des accusations portées à son encontre, expliquant qu’il a juste cité des versets du coran peut toutefois se réjouir d’avoir remporté une mince victoire. La tribunal de Lyon a rejeté le motif de « trouble à l’ordre public ». Il n’est donc pas interdit de retourner en France pendant une période d’un an. Mais cela ne tait pas les interrogations sur le vrais motifs de cette expulsion. Puisqu’il s’est toujours avéré que les religieux renvoyés chez eux se trouvaient dans le viseur des autorités car soupçonnés de faire l’apologie du terrorisme. D’ailleurs la fédération de la Loire de la ligue des droits de l’homme citée par AFP n’a pas manqué de dénoncer « une décision laissant libre cours à l’arbitraire en ne renouvelant pas le titre de séjour de l’imam« .  Le président du conseil départemental du culte musulman, Salim Agoudjil estime que c’est un dossier purement politique qui n’a rien à voir avec la religion, puisque le contenu du prêche était religieux, sans aspect discriminatoire ». Le 29 juillet, la même institution rappelait dans un communiqué que le discours relevait de la foi musulmane et dénonçait par la même occasion l’instrumentalisation à des fins électoralistes et politiques du prêche.

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