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La Mission locale mahoraise distribue 800 kits d’hygiène sur le territoire

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Ce vendredi 28 juin, des jeunes de la Mission locale de Dzaoudzi-Labattoir ont participé à un atelier sur l’hygiène corporelle. Celle-ci a pu faire défaut dans le parcours de recherche d’emploi de certains demandeurs d’emploi. Un constat à mettre en lien avec des difficultés financières et des tabous culturels.

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800 jeunes suivis par la Mission locale à Mayotte vont bénéficier d’un kit d’hygiène qui inclut des produits de base.

« A quelle fréquence se laver quand on a ses règles ? », questionne l’animatrice. Un silence envahit la salle suivit de rires gênés. L’animatrice poursuit la discussion en dédramatisant et en expliquant comment se laver pendant ses règles. Ce vendredi, seize jeunes participent à un atelier sur l’hygiène à la Mission locale de Dzaoudzi-Labattoir. A l’issue de la matinée, des « kits d’hygiène » sont distribués aux jeunes. On y trouve du gel douche, shampoing, dentifrice, brosse à dent, crème, rasoirs pour les hommes et serviettes hygiéniques pour les femmes.

C’est la deuxième année que ces ateliers éducatifs sont organisés à Mayotte en partenariat avec l’Agence régionale de santé (ARS). « Il nous est arrivé d’avoir des retours d’employeurs, très satisfaits du profil des jeunes, de leur CV, mais ils ont parfois pu nous dire qu’il y avait un problème d’hygiène », relate Laïti Abdou, chargé de communication à la Mission locale de Petite Terre, la structure qui accompagne les jeunes de 16 à 25 ans dans la recherche d’un emploi, d’une formation mais aussi en termes de santé et de logements.

« Plus important de trouver de quoi manger »

Si l’hygiène peut poser problème, c’est souvent lié à des raisons économiques. Une majorité des jeunes suivis viennent de quartiers prioritaires, une partie vit dans des quartiers informels. « Des garçons n’ont pas forcément deux ou trois euros pour s’acheter des rasoirs par exemple, ils voient les questions d’hygiène comme non nécessaires. Pour eux, ce qui est d’abord important, c’est de trouver de quoi manger », raconte Laïti Abdou. Des facteurs culturels peuvent aussi amener à avoir une hygiène imparfaite. « Pendant l’atelier, quand on évoque la question de se laver les parties intimes, une partie des jeunes est choquée, gênée. Des questions peuvent être taboues », observe Jacqueline Issouf Saïd Kassim, la chargée du projet à la Mission locale. Au sein de la famille, ne sont pas forcément abordées les questions autour du corps ou ce qui relève de l’intime. Des croyances spirituelles sont aussi répandues, « il peut être conseillé de se laver avec des feuilles médicinales, mais l’efficacité n’est bien sûr pas la même que de l’eau avec du savon », souligne la chargée du projet. En amont de l’atelier, elle a rappelé aux jeunes son objectif principal : « que vous vous sentiez en confiance dans votre démarche de recherche d’emploi et de maintenir une image positive de vous-même ».

Ces kits d’hygiène corporelle étaient d’abord distribués à la Mission locale de Dzaoudzi-Labattoir, ils seront ensuite déployés dans les huit structures qui se trouvent à Mayotte. Au total ce sont 800 jeunes qui vont en bénéficier.

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