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Des agents municipaux de Koungou accusent leur supérieur de harcèlement

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Le 8 novembre, des policiers municipaux de la commune de Koungou se sont mis en grève pour dénoncer les comportements qu’ils jugent abusif du chef de la police municipale. Plusieurs agents de la mairie leur ont emboité le pas pour dénoncer des comportements « harcelants » de la part du directeur général des services, Alain Manteau. Ce dernier récuse les accusations et déplore « des actes de vandalisme et de dégradations ».

C’est au tour des agents municipaux de Koungou de taper du poing sur la table. Mercredi, une dizaine de policiers se sont mis en grève pour protester contre le traitement que leur infligerait le chef de la police municipale, à savoir des comportements harcelants et des sanctions injustes, entre autres. Les agents de la mairie de Koungou ont voulu rejoindre le mouvement afin de dénoncer le comportement qu’ils jugent harcelant de la part du directeur général des services (DGS) de la Ville.

Mutations sans raison et retrait de salaires

Dans une lettre adressée au maire de la ville, Assani Saindou Bamcolo, ils évoquent vingt-sept démissions d’agents, qui n’auraient plus « supporter le harcèlement dont ils étaient victimes ». Cette missive dénonce également le mépris dont ferait preuve le DGS, des mutations sans raison, des retraits de salaires sans respect des procédures, et même une tentative de suicide sur leur lieu de travail qui aurait été causée par du harcèlement quotidien.

« Ce qui se produit à la mairie de Koungou est affligeant et génère un état de désarroi qui conduit les agents municipaux à produire un tel document et à se mettre en grève », écrivent-ils, ce mercredi 8 novembre. Les agents ont terminé en demandant au maire de trouver une solution de toute urgence, spécifiant qu’ils ne voulaient plus de ce DGS à la mairie de Koungou.

« Je suis contre le harcèlement »

Alain Manteau, le DGS en question, nous a affirmé n’avoir harcelé personne : « Je défie qui que ce soit de me prouver que je harcèle les agents. Je n’ai aucune plainte pour harcèlement alors qu’un registre (main courante) a été ouvert en 2022 au service des Ressources Humaines. Je suis contre le harcèlement. »

Ce dernier a souhaité dénoncer « des actes de vandalismes et de dégradations dans l’objectif de bloquer l’accès aux agents non-grévistes à leurs bureaux administratifs » dans la nuit du 7 au 8 novembre. Les élus et la direction générale de la commune de Koungou déplorent un « exercice abusif et illégal du droit de grève » alors que plusieurs réunions auraient eu lieu avec l’intersyndicale, ouvrant les discussions. Ils assurent également avoir répondu à la plupart des revendications concernant l’évolution des carrières, les formations et la titularisation des agents.

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