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« Pour guérir de l’endométriose, il faut en parler »

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La journée mondiale contre l’endométriose a lieu ce 28 mars. A Mayotte, l’association Endomayotte a été créé en juillet dernier pour faire connaître cette maladie encore taboue. Entretien avec sa créatrice, Abouchirou Issihaca Mattoir.  

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Abouchirou Issihaca Mattoir a créé l’association Endomayotte en juillet 2022.

Flash Infos : Dans quel but avez-vous créé l’association Endomayotte ? 

Abouchirou Issihaca Mattoir :  Je suis moi-même atteinte d’endométriose et j’estime que l’on n’en parle pas assez à Mayotte. C’est une maladie mal connue, mal diagnostiquée et mal prise en charge. Alors qu’elle peut être totalement invalidante pour les femmes. 

F.I. : Quels sont les premiers signes qui peuvent alerter les femmes atteintes de cette maladie, caractérisée par le développement de tissu semblable à la muqueuse utérine, en dehors de l’utérus ? 

A.I.M. : Des règles douloureuses, des nausées, des maux de têtes sont les premiers symptômes. Lorsque l’on a des douleurs invalidantes, qui empêchent de bouger pendant trois ou quatre jours, ce n’est pas normal, on doit vite consulter. Ensuite, le seul moyen de savoir si l’on est atteint de la maladie est de faire des examens. Il faut souvent réaliser une IRM, une échographie et consulter un gynécologue. Beaucoup de jeunes femmes ne savent pas qu’il n’est pas normal d’avoir des règles douloureuses. Mais il ne faut surtout pas se taire, cette maladie est difficile à gérer au quotidien, donc se renfermer sur soi n’est pas une solution, il faut en parler pour s’en sortir.

F.I. : Quelles sont les actions que vous menez pour faire connaître ce problème ? 

A.I.M. : Nous nous sommes fixé différents objectifs. Tout d’abord, nous souhaitons informer sur la maladie, sensibiliser le jeune public mais également le milieu professionnel, promouvoir la recherche de l’information et enfin aider à mieux détecter la maladie. Pour cela, nous souhaitons nous appuyer sur des professionnels de santé. L’idée est de travailler en collaboration avec eux pour qu’ils puissent prendre en charge les patientes dès le début avec un traitement adapté à leur pathologie. Notre association, créée en juillet 2022, comptait quinze membres à ses débuts et en recense aujourd’hui le double.

F.I. : Pour sensibiliser le jeune public et le milieu professionnel, que mettez-vous en place ? 

A.I.M. : Nous souhaitons faire venir des médecins de métropole ou de La Réunion qui pourraient intervenir en milieu scolaire mais également au sein de plusieurs entreprises du territoire. Nous souhaitons informer les chefs d’entreprises pour leur faire prendre conscience du problème. Nous sommes actuellement en train de négocier avec l’Agence régionale de santé (ARS) pour que les déplacements de ces professionnels de santé puissent être pris en charge. Un médecin de métropole est pour le moment intéressé et pourrait venir sur le territoire pendant une semaine.

En parallèle, nous souhaitons mettre en place une campagne de communication, notamment pour sensibiliser les jeunes et les entreprises qui emploient beaucoup de femmes. Des actions sur la place publique sont également prévues avec un stand et de la documentation pour sensibiliser le plus grand nombre. 

 

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