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La mairie de Mamoudzou succède au Département à la présidence du conseil de surveillance du CHM

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Ce jeudi 2 septembre, au CHM, les membres du conseil de surveillance de l’hôpital ont procédé à l’élection du nouveau président de l’instance. Dhinouraine M’Colo Mainti, 1er adjoint au maire de Mamoudzou, a été élu à l’unanimité. Il succède à Issa Issa Abdou, ancien 4ème vice-président du conseil départemental, qui occupait le poste depuis le 21 décembre 2017. Le nouveau président sera à la tête du conseil de surveillance jusqu’en 2026 et il devra répondre aux enjeux de la santé à Mayotte.

La passation de pouvoir de la présidence du conseil de surveillance de l’hôpital de Mayotte s’est déroulée à huis clos… Pour quelles raisons ? On l’ignore ! Quoi qu’il en soit, il n’y avait aucun suspens quant au choix du nouveau président de l’instance. Dhinouraine M’Colo Mainti, l’actuel 1er adjoint au maire de Mamoudzou, succède à Issa Issa Abdou, 4ème vice-président du conseil départemental de l’ancienne mandature, après avoir recueilli les onze voix en lice.

Si le conseil de surveillance de l’hôpital de Mayotte est habituellement composé de seize membres, cinq d’entre eux ont décidé de jouer au jeu de la chaise vide. La campagne s’est faite en coulisses, avec le soutien inconditionnel du maire de la commune chef-lieu, Ambdilwahedou Soumaïla, qui a « profondément fait confiance » à Dhinouraine M’Colo Mainti selon ce dernier, dans le but de faire siéger la ville de Mamoudzou au sein de l’organe du CHM. Élu, le nouveau président a désormais cinq ans pour s’attaquer au chantier de la santé à Mayotte et répondre aux besoins des Mahorais. « Mon objectif principal est la santé des Mahorais, qui n’a pas de prix. Nous entendons les cris de la population et nous devons faire en sorte pour que ces gens-là puissent trouver leur vraie place ici à Mayotte. En tant que Mahorais, nous ne devrions pas avoir besoin d’aller en métropole ou à La Réunion pour des opérations bénignes », soulève Dhinouraine M’Colo Mainti. D’où l’importance de de veiller au bon déroulement du dossier concernant le deuxième hôpital. À travers ses nouvelles fonctions, l’élu a pour mission première de se prononcer sur la stratégie de l’établissement et d’exercer le contrôle de sa gestion. Une tâche rude qu’il ne pourra accomplir seul. « Je ne suis pas un professionnel de santé, je suis un politique. Nous sommes là pour mettre la politique au service des Mahorais », déclare-t-il pour démontrer sa volonté de rassembler autour de lui.

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Le sentiment du devoir accompli pour Issa Issa Abdou

Après presque quatre années à la tête du conseil de surveillance du CHM, Issa Issa Abdou dresse un bilan positif. « J’ai le sentiment du devoir accompli. Nous avons fait face à deux crises Covid majeures à Mayotte, cela a été des moments d’épreuve et le personnel a su faire face. Malgré cela, il y a eu de belles avancées », indique le président sortant. Parmi ses réussites, il évoque notamment la finalisation et l’inauguration de l’hôpital Martial Henry, l’augmentation du nombre de places de formation pour les infirmiers et en puériculture au sein de l’IFSI, ou encore « la sortie du groupement hospitalier du territoire avec La Réunion », les prémices de ce qui deviendra plus tard l’agence régionale de santé de pleine exercice.

Même si Issa Issa Abdou se dit satisfait de sa mandature, il cède sa place, non sans quelques regrets. « Ça ne va jamais assez vite comme nous le souhaitons. Nous n’étions pas venus pour gérer la crise du Covid-19, mais elle est arrivée. Résultat des courses : nous avons mis beaucoup de temps à inaugurer l’hôpital de Petite-Terre, nous avons mis beaucoup de temps à lancer le projet du deuxième hôpital », souffle-t-il. Alors forcément, il reste encore un long chemin à parcourir : code de la santé, développement du secteur libéral, lutte contre le désert médical… La santé à Mayotte est un domaine qui nécessite des investissements humains, matériels et financiers. Ce sera tout l’enjeu du nouveau président du conseil de surveillance du CHM.

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