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Hydrothérapie : les enfants polyhandicapés refont surface

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Tous les mardis, une petite dizaine d’enfants polyhandicapés du centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) de Mlézi Maoré peuvent profiter d’une séance d’hydrothérapie sur la plage d’Iloni. L’occasion pour ces petits de 0 à 6 ans de se détendre et de barboter dans les eaux turquoises du lagon. Face à la demande, un second groupe doit voir le jour d’ici la fin de l’année.

Comme tous les mardis depuis plusieurs mois, Asma* se rend à sa séance d’hydrothérapie sur la plage d’Iloni. Pour la petite fille de cinq ans, cette baignade est un véritable bol d’air frais. “Tu nages ? Tu nages ?”, lui murmure sa mère tout sourire. Un moment de détente privilégié pour la maman et la fille. “Je pense que c’est important qu’elle participe à des activités comme celle-ci car dans l’eau, le cerveau est stimulé. Elle s’amuse et le soir quand on rentre à la maison, elle est très détendue et calme. Cela a vraiment un effet bénéfique sur elle, ça l’apaise”, raconte avec une certaine émotion Yasmina*. Comme elle, d’autres mères d’enfants en situation de handicap ainsi que des nounous participent à la session du jour aux côtés des thérapeutes du centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) de Mlézi Maoré.

Calme et douceur les maîtres mots

Pendant une heure, les enfants s’immergent dans l’eau du lagon. Certains ferment les yeux et se détendent complètement tandis que d’autres stimulés par le remous des vagues jouent avec le clapot. Un à un, les petits passent dans les bras des thérapeutes pour une séance de baignade. Tantôt avec Camille, éducatrice de jeunes enfants au sein du CAMSP, mais aussi avec Claire, ergothérapeute dans la même structure ou encore avec Alexandre, titulaire d’une licence Staps activité physique adaptée et d’un BNSSA (brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique). “Notre objectif n’est pas la rééducation, mais la détente de ces enfants polyhandicapés qui, naturellement avec l’eau, relâchent leurs muscles. Le but est de les stimuler pour garder l’autonomie et de ralentir la progression de leur maladie”, dévoile l’éducateur sportif, en même temps que de soutenir avec ses deux mains Rania*. Âgée de quatre ans, la fillette dégage un sentiment de zénitude et ne semble plus vouloir retourner sur la terre ferme. Un vrai poisson dans l’eau !

Le CAMSP au service des tout-petits

Au sein de ses deux structures situées à Mamoudzou et à Mtsangamouji, le centre d’action médico-sociale précoce suit une centaine d’enfants tout au long de l’année. « L’activité de notre structure consiste en un accompagnement des enfants de 0 à 6 ans porteurs de handicap, de retards de développement précoce, et/ou de troubles du comportement à travers un accompagnement pluridisciplinaire : ergothérapie, psychomotricité, orthophonie, accompagnement psychologique, social, éducatif », détaille Hélène Frach, la coordinatrice de la structure. Malheureusement aujourd’hui, le nombre de places est relativement limité. Conséquence : les listes d’attente s’allongent pour pouvoir participer aux séances d’hydrothérapie et plus généralement pour accéder à une prise en charge… Pour y remédier, un second groupe va voir le jour très prochainement pour permettre d’accueillir davantage de bambins. Par ailleurs, la structure souhaite également mettre en place des séances destinées aux enfants souffrant de troubles des fonctions motrices. Un projet qu’on espère voir à flot dans peu de temps.

* les prénoms ont été modifiés

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