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« Je pense que le regard du monde pourrait se tourner vers Mayotte »

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Discorde à la mairie de Mamoudzou

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Les relations entre l’île de Madagascar et sa voisine mahoraise continuent de se renforcer avec l’organisation des Ateliers de la coopération, ce jeudi. Une délégation malgache d’une dizaine de personnes était présente, dont le directeur général de la présidence de Madagascar, Augustin Andriamananoro.

Flash Infos : Quelle est la raison de votre présence aujourd’hui ?

Augustin Andriamananoro : Nous avions l’opportunité de poursuivre ce que nous avons initié en 2019 [N.D.L.R. Madagascar a été le premier à signer la charte stratégique de coopération décentralisée et d’action internationale]. Surtout depuis la signature récente des conventions entre les onze régions malgaches et Ben Issa Ousseni, le président du conseil départemental. Nous sommes à la recherche d’une méthodologie pour mettre en place des échanges.

FI : Que peut gagner Madagascar en nouant des relations avec Mayotte ?

A.A. : Il s’agit de constituer une force de frappe à l’échelle de l’océan Indien. Nous avons des opportunités pour aider dans le développement de la fibre optique où nous avons bien commencé. Il y a des partenariats économiques. Nous invitons les Mahorais à investir chez nous, notamment dans le domaine agricole. Cela créera de l’emploi sur l’île.

FI : A contrario, que peut apporter l’île aux parfums à votre pays ?

A.A. : Mayotte à beaucoup à offrir, de par sa situation dans le canal du Mozambique. Je pense que le regard du monde pourrait se tourner vers l’île. Je le rappelle, nous sommes ici aux portes de l’Europe, c’est un département français. Nous parlons de nouvelles routes de la soie, mais Mayotte est à proximité des pays émergents que sont ceux de l’Afrique de l’Est. En 2050, il y aura plus de 800 millions de personnes dans cette région du monde.

FI : L’idée d’assurer une souveraineté alimentaire semble provoquer un intérêt mutuel.

A.A. : Oui, ce n’est pas normal aujourd’hui que les produits soient achetés sur le marché de Rungis, près de Paris, alors qu’ils sont à 300 kilomètres de là, sur les côtes malgaches. Nous avons plus de 500.000 hectares arables, nous faisons du local, des produits bio.

Des premiers ateliers qui en appelleront d’autres

L’évènement de ce jeudi avait pour vocation de réunir tous ceux intéressés par des liens avec Madagascar, à savoir les élus, les partenaires économiques et les associations. Plusieurs tables rondes ont permis d’affiner les échanges en fonction des thèmes, qu’ils soient sportifs, économiques, culturels, sanitaires ou sociaux. Bibi Chanfi, cinquième vice-présidente en charge du développement économique et de la coopération décentralisée, indique : « Le but de cette journée est de donner un cadre à cette coopération initiée par l’ancienne présidence du conseil départemental. Nous devons dorénavant pérenniser les actions. Je pense par exemple à l’autosuffisance alimentaire avec la guerre en Ukraine et l’inflation que les Mahorais connaissent ».

Ces ateliers seront amenés à se reproduire, notamment avec les nouveaux pays rentrant dans cette coopération. C’est le cas du Mozambique, qui a signé une convention avec le conseil départemental de Mayotte le mois dernier. La Tanzanie devrait suivre, affirme la vice-présidente du Département.

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