Maore Solidaire, un projet commun pour réussir le développement de Mayotte

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Discorde à la mairie de Mamoudzou

Rien ne va plus à la mairie de Mamoudzou. L’opposition sort les griffes via un courrier envoyé le 23 avril, demandant au maire de réunir les conseillers municipaux. Le courrier signé par neuf d’entre eux pointe du doigt la politique de la mairie pendant la crise sanitaire. L’équipe du maire Mohamed Majani dénonce un coup politique.

Le nouveau parti d’Anchya Bamana, nommé “Maore Solidaire”,  a fait son entrée sur la scène politique le dimanche le 6 décembre. Il rassemble déjà une soixantaine d’adhérents issus de tous bords politiques. Leur objectif est de mettre les chamailleries politiciennes au second plan afin de s’intéresser aux problèmes et enjeux de Mayotte.

Coïncidence ou riposte d’une femme déchue ? La création du nouveau parti politique d’Anchya Bamana est déjà au centre de toutes les spéculations. L’annonce, faite seulement quelques jours après l’exclusion de l’ancienne maire de Sada des Républicains, porte à croire qu’il s’agit là d’une vengeance. Des accusations réfutées par la principale concernée. “Cette réflexion ne date pas d’aujourd’hui. Mes collègues et moi étions déjà en réflexion depuis trois mois parce que j’ai constaté pendant des années que cela ne fonctionnait plus au sein des partis. Ils ne sont pas solidaires. J’ai appris mon exclusion dans les médias, indique la désormais présidente du nouveau parti Maore Solidaire.

La principale raison qui l’a poussée à penser la politique autrement est l’actuel fonctionnement des partis politiques qui s’allient uniquement lors des campagnes électorales. “Nous se chamaillons de part nos étiquettes politiques et nous oublions l’action qu’on doit mener au sein du peuple. C’est quelque chose qui doit fondamentalement changer. C’est la raison pour laquelle nous entamons cette nouvelle aventure, même si je suis consciente que ça ne va pas être facile.” Et pour y arriver, Anchya Bamana souhaite que Maore Solidaire soit présent sur toute l’île. Pour cela, elle devra s’entourer de personnes qui ne sont pas du même bord politique qu’elle afin de mener à bien un projet commun pour le développement de Mayotte. “Nous partons d’un document référant qui est le rapport de la chambre régionale des comptes de janvier 2016. Il fait un diagnostique de Mayotte 5 ans après la départementalisation. Ce document nous aidera à apporter des réponses aux problématiques du territoire et des Mahorais”, selon Anchya Bamana.

“Ce n’est pas le parti des déçus ou des gens qui ont été rejetés ailleurs”

L’ancienne membre des LR ne cache pas sa tendance politique qui est plutôt à droite. Mais elle est consciente qu’elle devra s’ouvrir aux autres pensées pour atteindre ses objectifs. Parmi les membres de Maore Solidaire, des personnalités de gauche ont fait le choix d’embrasser les idées d’Anchya Bamana. “J’ai été membre du parti socialiste, mais je pense que la collaboration avec elle peut fonctionner car [elle] incarne des valeurs que je partage. Elle croit beaucoup à l’intérêt général. Elle n’est pas là pour piétiner les autres afin d’arriver à ses fins”, estime Mlaili Condro, secrétaire général de Maore Solidaire.

Même son de cloche pour Aida Houlame, ancienne candidate aux élections départementales en 2014. Elle pointe du doigt le comportement de certains chefs de file politiques qui, selon elle, ne laissent pas de seconde chance aux élus. “Depuis deux ou trois mandats, je me suis rendue compte qu’il y a un dégagisme perpétuel qui se fait dans tout Mayotte par des leaders de partis. Ils n’ont pas saisi les enjeux et les défis que nous devons relever pour réussir le développement de Mayotte. Nous avons besoin de renouveler les compétences pour faire avancer l’île”, explique-t-elle. Pour rappel, Aida Houlame a également travaillé avec Anchya Bamana lors de sa mandature, et elle croit réellement aux capacités de ce nouveau parti.

Difficile de faire autrement lorsque l’on a été déçue par la politique dite ancienne. Pourtant, le secrétaire général de Maore Solidaire n’accepte pas cette étiquette qui leur colle déjà à la peau. “Ce n’est pas le parti des déçus ou des gens qui ont été rejetés ailleurs. Nous sommes nombreux à ne pas avoir d’adhésion”, clame-t-il. Cette image pourrait être oubliée s’ils réussissent là où tout le monde à échouer ou presque.

 

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