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« Les Mahorais refusent que Mayotte devienne le Lampedusa de l’Océan Indien »

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C’est une idée on ne peut plus originale qui a émergé dans la tête d’un amoureux des danses traditionnelles locales. Mansour Ramia est à l’origine de Moovafrica, un programme de sport basé sur les danses de chez nous. Le concept est adopté à l’international par des centaines de milliers de personnes. Aujourd’hui, le fondateur a besoin de passer à l’étape supérieure, mais le parcours n’est pas de tout repos.

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Discorde à la mairie de Mamoudzou

Rien ne va plus à la mairie de Mamoudzou. L’opposition sort les griffes via un courrier envoyé le 23 avril, demandant au maire de réunir les conseillers municipaux. Le courrier signé par neuf d’entre eux pointe du doigt la politique de la mairie pendant la crise sanitaire. L’équipe du maire Mohamed Majani dénonce un coup politique.

Julien Kerdoncuf, sous-préfet à Mayotte en charge de la lutte contre l’immigration clandestine : “Nous n’avons pas constaté d’arrivées de kwassas liés au Covid”

Alors que l’épidémie de Covid-19 continue sa propagation à Mayotte et que le flou règne sur la situation sanitaire en Union des Comores, la LIC se poursuit, d’ailleurs amplifiée pour limiter l’impact que pourrait avoir l’importation de nouveaux cas sur le territoire. Pour autant, après une baisse, les arrivées de kwassas tendent à reprendre depuis quelques jours, sans qu’elles ne soient a priori imputables au Covid-19. Le point avec Julien Kerdoncuf, sous-préfet délégué à la lutte contre l’immigration clandestine. 

Mercredi 7 février, Olivier Marleix, chef de file du groupe Les Républicains à l’Assemblée Nationale, a interpellé le Premier ministre au sujet de la crise sociale en cours à Mayotte. Il réclame une opération Wuambushu « puissance 2 ou puissance 4 ».

Au palais Bourbon, l’exercice des questions au gouvernement a levé en partie le voile sur la situation de Mayotte, mercredi 7 février. Olivier Marleix, le président du groupe Les Républicains, qui compte notamment dans ses rangs le député Mansour Kamardine, a interpellé Gabriel Attal, Premier ministre, au cours de la séance hebdomadaire la plus médiatique de l’Assemblée nationale.

« Pour la troisième semaine consécutive, Mayotte est paralysée par une manifestation de la société civile, qui manifeste massivement et bloque les voies de circulation », constate le parlementaire d’Eure-et-Loir. « La cause de cette grave crise est l’explosion de l’insécurité et l’amplification de l’immigration clandestine depuis l’arrêt de l’opération Wuambushu qui était censée restaurer l’Etat de droit », a encore expliqué Olivier Marleix. Et de questionner : « Quand lancerez-vous une opération Wuambushu puissance 2 ou puissance 4 pour reconquérir les territoires perdus de la République à Mayotte ? »

Alors que les maires de Mayotte et les conseillers départementaux étaient rassemblés en même temps dans l’hémicycle Bamana à Mamoudzou et réclamaient un interlocuteur au sein du gouvernement, le député LR a aussi mis en exergue « l’absence de réponse aux alertes des élus de Mayotte ». « Les Mahorais refusent, et ils ont raison, que Mayotte devienne le Lampedusa de l’Océan Indien et que les villages et les quartiers soient placés sous le joug de gangs et de criminels qui s’en prennent aux familles, aux travailleurs et aux enfants. Quand votre gouvernement prendra-t-il donc des mesures à la hauteur pour mettre un terme aux flux migratoires venus des Comores et désormais de la corne de l’Afrique ? »

Le député réclame des moyens de la Marine Nationale « pour être en mesure de stopper ce flux physiquement », et en profite pour rappeler l’urgence d’une Loi Mayotte, « qui devait être transmise aux élus dès le mois de février ».

Gabriel Attal veut d’abord « rétablir l’ordre public »

« La situation à Mayotte et ce que vivent les Mahoraises et les Mahorais est totalement insupportable », lui répond Gabriel Attal, Premier ministre actuellement en plein rebattage des cartes pour la deuxième salve de nominations au gouvernement.

« La première priorité dans l’immédiat est de rétablir l’ordre public et de permettre la reprise des activités », a-t-il assuré. Quant aux pourparlers, en vue d’une sortie de crise, Gabriel Attal « invite les collectifs à saisir les invitations des élus et du représentant de l’Etat à échanger ».

Selon ce dernier, le démantèlement du camp de Cavani, revendication première des collectifs, a déjà bien avancé. « 200 personnes ont été évacuées du camp de Cavani, il en reste 500 ». Lucide, Gabriel Attal rajoute : « On doit être plus efficace pour expulser plus rapidement les étrangers sans titres, y compris les ressortissants de pays africains. Les déboutés de l’asile font systématiquement l’objet de décisions d’éloignement, tout est mis en œuvre pour les exécuter dans le meilleur délai ».

Cinquante mesures d’éloignement vont être mises en application cette semaine à Mayotte. Un nombre qui va doubler la semaine prochaine, avec une centaine de mesures d’éloignement qui entreront en vigueur, d’après Gabriel Attal.

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