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« Les demandes sont légitimes, on ne peut pas avoir constamment un régime d’exception »

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Sans nouvelles d’un gouvernement en plein remaniement, manifestants et élus perdent patience. Ces derniers, notamment les maires et les conseillers départementaux rassemblés ce mercredi, ont envoyé une lettre au président de la République, Emmanuel Macron. Ils demandent d’urgence un interlocuteur, sans toutefois avoir la certitude d’être davantage entendus.

Flash Infos : Ce document ressemble à un énième cri d’alarme. On en a diffusé déjà beaucoup, des soignants, des enseignants, des collectifs, des politiques. Qu’est-ce que celui-là pourrait changer aujourd’hui ?

Ben Issa Ousseni : Qu’est-ce qui change aujourd’hui ? Vous l’avez dit, on a écrit plusieurs fois, mais on espère aujourd’hui être entendus. La démonstration est donnée ici que c’est le territoire qui demande, c’est tout Mayotte qui réclame. Peut-être que jusque-là, on croyait que c’étaient que les élus départementaux ou les maires. Ici, nous faisons que relayer les demandes du territoire car c’est tout Mayotte qui est dans la rue.

F.I. : Concernant les demandes, vous en avez également faites vous-mêmes. Je pense à la fin du visa territorialisé, qui est réclamé par les collectifs et figure dans vos propositions pour la loi Mayotte. Sur ce sujet-là, le gouvernement a déjà dit non. Qu’est-ce qui peut changer aujourd’hui ? On a l’impression qu’on pourrait changer dix fois de préfet et la réponse serait la même.

B.I.O. : Je ne sais pas où vous avez eu cette réponse (N.D.L.R. il est écrit noir sur blanc dans le dernier document transmis au CD : « gouvernement défavorable »). Moi, je n’ai pas eu encore la réponse du gouvernement. On a apporté la contribution du territoire, nous sommes en train de travailler. On va entrer maintenant en phase de rédaction d’un projet de loi. On sait que c’est au gouvernement de le faire, mais on espère être associés ligne par ligne. On sait qu’on n’est pas d’accord, mais l’objectif est d’avoir un point de convergence entre les demandes du territoire et la volonté du gouvernement de nous accompagner. On sait qu’il y aura des concessions pour le territoire, là aussi, on demandera des efforts du gouvernement dans sa vision du développement. On n’acceptera pas une loi qui n’aura pas obtenu l’adhésion des Mahorais.

Le gouvernement est toujours défavorable à l’abrogation du titre de séjour territorialisé. Le ministère de l’Outremer l’a réaffirmé dans le dernier document de préparation de la loi Mayotte.

F.I. : Je me fais l’avocat du diable, mais dans ses déclarations, le gouvernement défend son bilan à Mayotte, avec une augmentation du nombre de policiers et de gendarmes, des nouvelles brigades. On a l’impression qu’il se dit qu’il en fait déjà assez. Qu’est-ce que vous pouvez répondre à cela ?

B.I.O. : Nous ne contestons pas les efforts qui sont faits tous les jours. On sait que les forces de l’ordre travaillent énormément. Force est de constater que les résultats ne sont pas au rendez-vous, voilà la réalité. Donc, oui, ils ont fait plus d’efforts que la veille. Toujours est-il qu’on ne s’en sort pas. Pour nous, les élus, le premier problème est l’insécurité. Il y a beaucoup de potentiel sur le territoire, mais il faut d’abord régler ce problème. Ça passe par la loi Mayotte.

F.I. : Avez-vous le sentiment d’être toujours soutenu par la population ? Vous avez été acclamé à votre arrivée au tribunal, ce mardi. Mais dans les discours des manifestants, on sent une certaine défiance, notamment parce que dans votre rôle intermédiaire entre la population et un gouvernement sans réaction, vous paraissez moins audible.

B.I.O. : Nous sommes les représentants de la population et donc bien sûr que le gouvernement communiquera avec les élus. On espère que le lien ne sera pas rompu entre nous et la population. Si c’est le cas, il ne pourra pas y avoir de négociations. Ce que je dis au gouvernement, c’est qu’aujourd’hui, je suis écouté. Les élus ne sont pas toujours entendus, mais écoutés. Ce que nous craignions, c’est que ce ne soit plus le cas.  

F.I. : Hormis le sénateur Tani Mohamed Soilihi, nous ne voyons pas de parlementaires, pourtant ils sont évoqués dans le document.

B.I.O. : C’est une initiative des élus locaux. Le sénateur a eu vent de celle-ci (N.D.L.R. sa remplaçante Salama Ramia était présente). Je le dis clairement, nous n’avons pas aujourd’hui associé les parlementaires. Ce sont les élus locaux qui en ont l’idée.

Une bonne partie des maires de Mayotte (trois sur 17 étaient absents) ont participé à la réunion au conseil départemental, ce mercredi.

F.I. : Symboliquement, c’est une belle image d’avoir autant élus, mais le document manque d’ambition. Ce n’est pas à vous de soumettre des solutions ?

B.I.O. : Les revendications aujourd’hui des Forces vives dépendent du domaine régalien. On trouve qu’elles sont légitimes. Quand vous parlez de la fin du titre de séjour territorialisé, c’est une demande légitime. On ne peut pas avoir constamment un régime d’exception.

F.I. : En tant que président du Département, n’avez-vous pas de réponses du gouvernement. Comme vous le disiez, cela fait dix-huit jours que nous n’avons rien.

B.I.O. : Je suis en contact régulier avec l’équipe de Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur et des Outremer. Car, vous le savez, nous n’avons toujours pas de ministre délégué. Mon directeur du cabinet et ma directrice générale des services ont été reçus par le conseiller outre-mer de Gabriel Attal et par les équipes de Gérald Darmanin. On a deux élus aussi qui essayent d’avoir des rendez-vous.

F.I. : La lettre ne comporte pas de revendications. Pourquoi ?

B.I.O. : Le gouvernement a déjà nos revendications. Ce que nous attendons aujourd’hui, comme les Forces vives, c’est un interlocuteur.

Les élus départementaux et municipaux étaient côte à côte à la sortie de l’hémicycle Bamana.

F.I. : On a compris que la volonté commune est d’avoir quelqu’un avec qui vous parlez, mais si ce n’est pas le cas ? On partirait sur des jours ou des semaines de barrages. Vous, les élus, qu’est-ce que vous pourriez faire de plus ?

Mikidache Houmadi, maire de Dzaoudzi-Labattoir : Ce qu’il faut retenir, c’est qu’on souhaite cet interlocuteur. Ce qui change également, contrairement aux précédentes crises, on souhaite un échéancier. Il faut qu’on sache faire un bilan par la suite. Je ne pense pas que l’État sera beaucoup plus sourd que pendant les quinze jours. Soit il vient en aide tout de suite, soit il arrête de dire que Mayotte ou les autres collectivités d’outremer sont « une chance pour la France ». Car quand cette chance est un territoire, on s’occupe de ce territoire. On ne le laisse pas mourir comme ça.

B.I.O. : Je réponds oui. Nous pensons à une autre forme d’action si le gouvernement ne répond pas. Nous ne souhaitons pas communiquer dessus pour l’instant. Là, on envoie un courrier, on se donne un délai. Ensuite, il pourrait y avoir d’autres actions et pas nécessairement à Mayotte.

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