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Gérald Darmanin annonce la fin du droit du sol à Mayotte

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L’avion de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outremer, et de Marie Guévenoux, la nouvelle ministre déléguée aux outremers, s’est posé sur le tarmac de l’aéroport Marcel-Henry, ce dimanche, à 9h30. Ils vont tenter en quelques heures de trouver des solutions à la colère des habitants. Ils ont annoncé la fin du droit du sol à Mayotte et la fin du titre de séjour territorialisé.

Au bout d’une paralysie de Mayotte pendant trois semaines, le gouvernement va tenter de renouer le dialogue, ce dimanche, avec les collectifs. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur et des Outremer, et sa nouvelle ministre déléguée, Marie Guévenoux, sont arrivés sur l’île, ce matin. Ils vont rencontrer les services de l’État, les élus et les Forces vives, l’ensemble des manifestants qui inclut les collectifs mahorais. Le premier veut rétablir « la paix publique » et demande la levée des barrages en raison des conséquences « sur l’économie, la sécurité, sanitaire avec le ramassage des détritus et l’attractivité avec des médecins qui partent ».

Parmi les grandes annonces, le ministre de l’Intérieur et de l’Outremer veut supprimer le droit du sol sur le territoire mahorais, en accord avec le président de la République. « Pour être Français, il faudra être né de deux parents français », affirme-t-il, en sachant que cela passe par un changement constitutionnel. Il ajoute que la fin du titre du séjour territorialisé pourrait intervenir dans la loi Mayotte prévue dans les prochaines semaines et dont la ministre déléguée aura la charge. Et elle est promet d’être difficile car les propositions faites par les élus et les collectifs en septembre 2023 ont eu peu d’échos auprès du gouvernement. Toutefois, alors que Gérald Darmanin était défavorable à la fin du titre de séjour territorialisé, il estime désormais que les durcissements des conditions du regroupement familial avec la loi Immigration et Intégration pourraient diminuer par cinq les régularisations à Mayotte.

La loi sera également une nouvelle occasion d’une convergence tant attendue, car, selon le ministre de l’Intérieur, elle permettra « à chaque Mahorais d’avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs que les autres Français sur le territoire national ».

« Un rideau de fer dans l’eau »

Prévu initialement pendant deux mois, le démantèlement du camp du stade de Cavani devrait s’accélérer, comme l’a annoncé Gabriel Attal, cette semaine. Gérald Darmanin indique que ceux parmi les Africains des Grands lacs ou de la Corne de l’Afrique qui ont obtenu le statut de réfugiés pourront se rendre en métropole. Les autres seront « assignés à résidence ou mis dans le centre de rétention administrative pour une expulsion immédiate ». Dans le même ordre d’idée, il annonce la mise en place « d’un rideau de fer dans l’eau qui empêchera le passage des kwassas-kwassas et des filières d’immigration irrégulières notamment venues de l’Afrique des Grands lacs ». Nouveaux radars, recours à l’armée, « des nouveaux moyens d’interception », le ministre promet « un changement radical ».


La veille, Gérald Darmanin a réaffirmé sa volonté d’une deuxième opération Wuambushu. Une quinzaine d’hommes du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) est également arrivée pour prêter main forte aux six escadrons de gendarmes mobiles et au peloton de la garde républicaine qui sont déjà sur place.

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