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Le chef d’entreprise Théophane Narayanin confirme sa candidature à ses employés

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Il avait commencé à tâter le terrain en décembre 2021 quand il était monté au créneau pour dénoncer le prix de l’eau. Théophane « Guito » Narayanin, le patron d’IBS, se lance complètement dans la campagne des législatives et à l’assaut de la circonscription du nord. Il l’a annoncé, ce jeudi après-midi, à ses salariés, tout en demandant leur approbation.

« Guito ! Député ! Guito ! Député ! » scandent les salariés d’IBS, ce jeudi. Sous le vieil arbre planté sur le site de l’entreprise de BTP à Kangani, Théophane « Guito » Narayanin tient son premier discours de campagne pour les législatives. Un lieu qui n’a rien d’anodin pour le Réunionnais de 67 ans, puisqu’avant de se présenter, il souhaitait entendre l’avis de ses 350 employés, avant de les inviter à rentrer chez eux. Les applaudissements ont rassuré le Réunionnais. « Ma force a toujours été dans mes employés », raconte le président d’un groupe présent à Mayotte, Madagascar, Maurice et La Réunion.

Semblant à l’aise au cours de ce premier meeting, il a déroulé une esquisse de programme en s’appuyant sur son expérience de chef d’entreprise arrivé à Mayotte en 1981. « Je les vis au quotidien les difficultés de Mayotte. Je les supporte avec les Mahorais à notre échelle. Car quand le chantier n’a pas d’eau et mes gars n’ont rien à boire, c’est une catastrophe. Et quand on voit des gens qui sont payés des millions pour approvisionner de l’eau et qui ne font pas le boulot, ça s’est grave », prend-il comme exemple. Le néo-candidat fait déjà part de sa volonté de passer Mayotte entièrement en « zone franche globale. Un outil qui permet d’atténuer la misère ». Concernant le pouvoir d’achat, il rappelle que les carburants et l’eau sont plus chers à Mayotte qu’à La Réunion, « trois fois plus » pour l’eau. Il en appelle aussi au développement de la formation, au renforcement de l’éducation et de l’accès aux soins. Sur le volet économique, il a un discours plus libéral et fait régulièrement référence à une intégration « par le travail », « pas l’assistanat ».

Sur l’insécurité, « à partir du moment où les gens ont faim ou soif, on perd le contrôle de la sécurité », estime-t-il. En termes d’immigration aussi, le chef d’entreprise recommande d’aider les Comores y en créant directement sur place un hôpital et des écoles. « Il ne faut pas s’étonner qu’il y ait un flux permanent d’Anjouan. Pourquoi les gens veulent venir à Mayotte. Ce n’est pas pour manger, c’est pour l’éducation, les médecins, le plateau médical », récapitule-t-il, après avoir demandé à ne plus « donner de l’argent au gouvernement comorien. Quatre ou cinq ministres bouffent tout  ».

Pas complètement novice en politique

Avant d’y aller pleinement, « Guito » a fait comme de nombreux dirigeants de sociétés mahoraises. Il a soutenu des politiciens locaux. Certains d’entre eux l’ont même rencontré pour lui faire de son inquiétude dernièrement. Mais le Réunionnais est catégorique. « Déçu » par eux, il préfère défendre dorénavant lui-même sa vision. « Une fois que les gens ont le pouvoir, ils oublient tout », constate-il. Quelques minutes avant, sur l’estrade improvisé, il tenait le même discours à ses salariés. Les bilans de nos politiques sont connus, je n’ai ni éloges ni critiques à formuler. Parce que je ne suis pas un politique, je suis un chef d’entreprise. Mais si c’était bien, je ne serai pas là », fait-il remarquer.

La politique et les affaires ne faisant parfois pas bon ménage, il coupe : « Le conflit d’intérêt, je sais ce que c’est. Je ne ferais pas de loi pour avantager mon entreprise », confirmant que c’est bien son fils et le secrétaire général d’IBS qui seront aux manettes le temps de l’aventure politique.

Parce que si ses idées ne remportaient pas l’adhésion, le néo-candidat a déjà prévenu qu’il reviendrait dans son bureau de Kangani.

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