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Billet : « Le grand n’importe quoi »

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« La liberté d’opinion c’est comme celle d’expression, elle ne s’use que si on n’en use pas », dirait l’autre. A Mayotte, les élections législatives de 2022 s’apparentent avec la fin d’un temps, non pas celui des dinosaures et autres baobabs de la savane africaine, mais bien celle du terrain politique mahorais. Très fort celui qui se retrouve facilement dans ces méandres, le plus important demeure le droit accordé à chacun d’aller librement exercer son droit de vote dans les urnes au jour « J ».

Il est certain que dans le cas de figure présent, la règle qui a prévalu au deuxième tour de l’élection présidentielle entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen n’est absolument plus la même. Le nombre d’électeurs est beaucoup plus restreint et les enjeux défendus sont de toute autre nature, plus centrés sur des problématiques territoriales et locales. Le bilan des dix années de « départementalisation » est plutôt « décevant », vu de l’œil du bon peuple (avis diversement partagé du côté des autorités locales et nationales). N’en déplaise aux fervent défenseurs de cette cause, validée à l’époque par un score électoral à « l’africaine » supérieur à 90 %, la départementalisation de Mayotte se présente sur bien des aspects comme un véritable fiasco institutionnel. Il est porteur de beaucoup de négativités à l’inverse de ce qu’en attendaient les masses populaires.

Ce que les détracteurs de cette départementalisation oublient, ce qu’elle n’est qu’un cadre institutionnel et réglementaire qu’il demeure à remplir et à innover par les efforts et l’imagination positifs des différents élus mahorais, en accord avec l’Etat. Ils surfent donc sur les failles que constituent « les vagues géantes de la modernité » et ses aléas divers et variés et les braises des effets incandescents de ses conséquences, directes et indirectes, nombreuses sur la vie quotidienne des Mahoraises et des Mahorais.

L’ampleur des choses est telle que les seules compétences des communes et de l’Etat ne suffisent plus. Qu’il le veuille ou non, le député, représentant du peuple à l’Assemblée nationale, va devoir se mouiller la chemise plus que d’habitude, et même, très largement. Ce constat s’impose car la réalité de Mayotte aujourd’hui démontre en vérité une seule chose, l’île est devenue un vrai morceau de la France. Certes, les deux ont leurs propres penchants et ampleurs locaux, mais ces derniers n’en demeurent pas moins, dans leur nature profonde, les mêmes que ceux du reste de la France : immigration, insécurité, violence, pouvoir d’achat, chômage chronique et de masse, insuffisance du pouvoir d’achat, la relance de l’économie et des importations, de la hausse des prix – de quasiment tout -, des hydrocarbures aux énergies ou denrées alimentaires.

« Ali nalawé »

Au-delà de ce décor, il existe une arrière-cour qui peut tout faire capoter pour cinq ans (la durée d’un mandat législatif), la durée de toute une vie pour certains d’entre nous ! Le cheptel d’élus actuels est soit, à bout de souffle, soit complètement hors jeu, et décalé des réalités, au point de ne plus rien discerner. Paradoxalement, c’est maintenant que le territoire en a réellement besoin. Le citoyen ordinaire a du mal à distinguer l’autorité du citoyen « lambda », tant c’est un peu « n’importe quoi ». Dans la politique locale, la tradition depuis quinze ans, tout type d’élection confondue, est simple : « ali nalawé » (que celui qui s’est gavé dégage en shimaoré) ou encore « ouwo dhé wangou » (celui-ci est mon proche parent, je vote donc pour lui).

Le résultat est éloquent, le pays part en pleine dérive, aucune efficacité au rendez-vous, que nos députés soient ou pas dans les rangs de la majorité présidentielle ou législative, au point que certains électeurs se laissent bercées par le vent d’une « VIème République » que pourraient porter les candidats désormais malheureux,  Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen (représentée localement par un Daniel Zaïdani en quête d’une nouvelle couleur politique). Justement, il convient de retenir que les scores réalisés localement par ces  deux extrêmes lors de la dernière présidentielle du mois d’avril, reflètent d’avantage un désarroi et une désespérance générale face à la politique (tout court) qu’à un choix mûrement réfléchi, en toutes connaissances de causes. En somme, un vote par défaut et non par volonté entièrement assumée et mûrement réfléchie … Tout le monde risque d’y laisser « sa plume politique » pour encore cinq années, si la séquence « macronienne » de la Renaissance, une LREM (La République en marche) nouvelle formule, laisse à nouveau les Français sur leur faim, autant que durant le premier quinquennat qui s’achève.

En attendant, les électeurs de Mayotte, si fortement courtisés par une douzaine de candidatures dans la seule circonscription du nord et probablement autant dans celle du sud, d’ici quelques jours, vont encore et se laisser bercer par les sirènes d’un pouvoir d’achat à retrouver et d’une relance économique salvatrice que promet chaque candidat en lisse. Bonne chance à tous, bon vent et bonne mer pou l’île de Mayotte selon la formule consacrée.

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