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Présidentielle 2022 : le pouvoir d’achat, préoccupation reine

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À l’aube de l’élection présidentielle des 10 et 24 avril prochains, Flash Infos et Mayotte Hebdo vous proposent chaque semaine un tour d’horizon des programmes des candidats à l’Élysée. Durant ce mois, seront ainsi abordés la représentation nationale, l’éducation, la sécurité, l’économie et la santé. Si certains candidats bénéficient de comités de soutien sur Mayotte pour faire campagne, d’autres n’ont pas cette chance. On a donc repéré les différentes mesures qu’ils proposent pour améliorer le pouvoir d’achat des Français.

La question des salaires étant une pièce centrale du pouvoir d’achat, plusieurs candidats sont favorables à une augmentation. C’est le cas si Yannick Jadot (Europe écologie – Les Verts), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Valérie Pécresse (Les Républicains), Fabien Roussel (Parti communiste), Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) étaient au pouvoir. Cette dernière propose un Smic (salaire minimum de croissance) à 2.000 euros net, plus que Poutou (1.800 euros), Roussel (1.500 euros), Jadot (1.500 euros), Mélenchon (1.400 euros) et Lassalle (1.400 euros). Anne Hidalgo (Parti socialiste) propose quant à elle une revalorisation de 15% du salaire minimum.

Sur l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, trois camps se distinguent : ceux qui veulent l’imposer (Poutou, Mélenchon, Roussel et Jadot), celles qui veulent sanctionner les entreprises (Pécresse et Hidalgo), et ceux qui ne veulent que favoriser les entreprises proposant une rémunération égale (Dupont-Aignan et Zemmour).

Des retraites pour la plupart revalorisées

Les minima sociaux sont aussi au coeur de la campagne présidentielle. Si Éric Zemmour (Reconquête !) veut les interdire aux étrangers, Jean Lassalle (Résistons !) et Yannick Jadot veulent instaurer un revenu citoyen. Fabien Roussel ambitionne d’ouvrir le RSA (revenu de solidarité active) aux jeunes de moins de 25 ans, tandis qu’Emmanuel Macron (La République en marche), Valérie Pécresse et Nicolas Dupont-Aignan conditionneraient le versement du RSA à des heures de travail hebdomadaires. Quant à Nathalie Arthaud, elle assurerait à tous les Français un revenu minimum de 2.000 euros net mensuels.

Les retraites, autre sujet de préoccupation, figurent dans la plupart des programmes. Philippe Poutou les revaloriserait au minimum à 1.800 euros, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) à 1.400 euros, Fabien Roussel à 1.200 euros, Emmanuel Macron à 1.100 euros, Marine Le Pen (Rassemblement national) et Yannick Jadot à 1.000 euros. Anne Hidalgo a exprimé sa volonté des « revaloriser » les retraites, sans toutefois donner de chiffres. Éric Zemmour, quant à lui, limiterait sa revalorisation aux veuves et veufs.

Autre volet du pouvoir d’achat, l’imposition comporte de nombreuses mesures mises sur la table par les candidats. Philippe Poutou, Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon sont partisans d’un impôt sur le revenu plus progressif, avec plus de tranches qu’actuellement. Yannick Jadot souhaite individualiser l’impôt, quand Nicolas Dupont-Aignan préfère ne pas alourdir son barème. Pour les grandes fortunes, l’ISF supprimé par Emmanuel Macron serait remis en place par Jean Lassalle, Fabien Roussel, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou. Yannick Jadot et Anne Hidalgo le rétabliraient sous conditions, tandis que Nicolas Dupont-Aignan créerait un impôt sur les très grandes fortunes. D’autres, comme Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Éric Zemmour, allègeraient encore l’IFI, impôt sur la fortune immobilière qui remplace l’ISF. Nathalie Arthaud est encore la plus extrême à ce sujet, prônant une expropriation des grandes fortunes françaises et de leurs sociétés.

 

Marine Le Pen (Rassemblement national)

presidentielle-2022-pouvoir-achat-preoccupationL’étendue des problèmes à résoudre à Mayotte nécessite d’agir et de créer rapidement les conditions favorables à un développement économique pérenne. Aussi, élue présidente de la République, Marine Le Pen fera voter, dès le début de l’année 2023, une grande loi-programme de l’Outre-mer qui nous donnera une visibilité à court, moyen et long termes.

À Mayotte, cette loi-programme aura pour ambition de construire une économie permettant de créer des emplois (avec d’une part, une retraite décente à 60 ans, et d’autre part, les réalisations suivantes : la piste longue, l’usine de traitement de déchets et le second centre hospitalier en Grande-Terre) et d’augmenter le pouvoir d’achat en supprimant l’octroi de mer sur les produits en provenance de la France et de l’Union européenne. Bien évidemment, la perte de recettes pour les collectivités locales qu’entraînera cette réforme sera compensée à l’euro près par une augmentation de leur dotation globale de fonctionnement.

Par ailleurs, pour favoriser l’investissement et renforcer l’attractivité économique, Marine Le Pen créera des zones franches sur le 101ème département et rétablira les dispositifs de défiscalisation (en référence aux lois Pons et Girardin). Les chefs d’entreprise de moins de 30 ans ne payeront ni l’impôt sur les sociétés ni l’impôt sur les revenus.

Enfin, le développement de l’économie bleue ne sera pas en reste puisqu’élue présidente, Marine rétablira l’investissement et l’innovation dans l’aquaculture. La restructuration du secteur du tourisme sera indispensable pour attirer davantage les voyageurs étrangers. Et la modernisation du port de Longoni permettra de faire de Mayotte, la base arrière du projet gazier du canal de Mozambique.

Daniel Zaïdani, président du comité de soutien de Marine Le Pen à Mayotte

 

Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise)

presidentielle-2022-pouvoir-achat-preoccupationLe programme économique de Mélenchon est marqué par une politique économique de relance forte au service du bien-être et du pouvoir d’achat. Un constat : une pauvreté qui touche plus de trois Mahorais sur quatre, un sous-investissement chronique de l’État (désert médical, files d’attente devant les services publics, bouchons chroniques, des élèves sans affectation, etc.).

Des mesures fortes au service des Mahorais et Mahoraises : voter Mélenchon, c’est la garantie du SMIC à 1.400 euros net, de la retraite à 60 ans, de l’allocation d’autonomie de 1.063 euros par mois pour les jeunes étudiants. Voter Mélenchon, c’est améliorer votre pouvoir d’achat en bloquant les prix de biens de première nécessité (comme l’essence) et en diminuant les impôts de ceux qui gagnent moins de 4.000 euros par mois. C’est aussi la hausse du point d’indice dans la fonction publique et la titularisation des contractuels.

Un programme précis et financé au service de votre bien-être. De nombreux observateurs reconnaissent le sérieux de son programme, comme le président du MEDEF qui prend Mélenchon « au sérieux » et reconnaît qu’il est « prêt à gouverner ». Certains se demandent pourtant encore « c’est bien, mais où va-t-il trouver l’argent ? ». Tout d’abord pas un euro de vos impôts ne sera donné aux cabinets de conseil contrairement à Macron qui a dépensé en un an plus d’un milliard d’euros. Le cercle vertueux de la relance fait que chaque euro d’investissement public rapportera 1.30 euro : ainsi les grands chantiers rempliront le carnet de commandes des entreprises qui embaucheront, distribueront des salaires qui augmenteront la consommation et génèreront des rentrées fiscales… Le rétablissement de l’ISF et la lutte contre la fraude fiscale complètent ces mesures.

Comité de soutien mahorais de Jean-Luc Mélenchon

Ni les soutiens d’Emmanuel Macron (La République en Marche) ni ceux de Valérie Pécresse (Les Républicains) n’ont pu nous fournir de textes, cette semaine.

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