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Comores : Une commission électorale verrouillée avant les élections de 2024 ?

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Un décret paru ce dimanche 14 mai sur la composition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) provoque l’indignation chez les opposants du président comorien, Azali Assoumani. Ils y voient un moyen pour lui de garder le pouvoir lors de l’élection présidentielle de 2024. Ils demandent à la France de garantir des élections libres et transparentes.

« Il faut défendre la démocratie. Ça sera trop tard après. » Ce cri du cœur ne provient pas d’un Comorien, mais d’un Mahorais qui suit de très près la situation politique de l’autre côté de l’archipel. Plus qu’un simple observateur, cet homme qui souhaite garder l’anonymat veut alerter sur le verrou électoral qui se met en place à l’approche de l’élection présidentielle comorienne début 2024. Il en veut pour preuve le dernier décret du 14 mai, qui dresse la liste des membres de la commission électorale nationale indépendante (Ceni). « Il n’y a aucun membre de l’opposition », indique-t-il, arguant que les rares députés présentés comme de l’opposition sont en fait des proches du pouvoir. Ainsi, il a peur d’« une parodie électorale » en 2024 et que la commission ne conforte le président actuel en dépit d’un vote défavorable. Celui qui est en lien avec la coalition nommée le « Front commun élargi des forces vives contre la dictature » voit en Azali Assoumani, « un diplomate hypocrite », mais malin. Persuadé que le gaz dans le Canal du Mozambique peut profiter autant qu’aux Comores qu’à une Mayotte française, il assure que le différend territorial peut être réglé si d’autres responsables politiques investissent Beit-Salam. « Les Comores ne concrétiseront leur indépendance que si elles renoncent à Mayotte », fait-il remarquer.

Des meetings « sans être bloqués par l’armée »

De l’autre côté de l’archipel, un autre homme est inquiet. Ancien ministre comorien lui-même, il défend aussi le Front commun et espère beaucoup de la mobilisation prévue le 27 mai. Prêt à se lancer dans la campagne, il ne demande que la possibilité pour son camp d’organiser des meetings politiques « sans être bloqués par l’armée ». Pour lui, comme son camarade mahorais, le rôle de la France est primordial dans cette élection, puisqu’ils assurent que la légitimité de président ne vient que de sa reconnaissance en tant que président par d’autres pays. « Il nous a déjà fait le coup en 2019. C’était une mascarade », estime l’opposant, qui croit largement la défaite dans les urnes possible pour l’ancien colonel. La coalition compte d’ailleurs présenter un seul candidat et annonce qu’elle respectera la présidence tournante entre les îles si elle arrive au pouvoir. Ce qui lui fait peur en attendant, c’est la réduction des libertés aux Comores et une censure qui verrouilleraient tout espoir de changement, selon lui. Son bord politique souhaite d’ailleurs que les prisonniers politiques soient relâchés et que les exilés puissent rentrer dans l’Union (ce qu’Azali Assoumani vient juste de consentir).

Il souhaite d’ailleurs passer par des médias français pour demander que la France garantisse une élection « libre » et « transparente », soutenant qu’elle a un rôle toujours aussi important aux Comores et pas qu’au niveau financier. « Nous sommes tous amis de la France », déclare-t-il avant d’ajouter « qu’elle n’a même pas besoin de jouer le choix d’untel et d’untel » en 2024.

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