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Comores : Un ressortissant français écroué pour agression sexuelle

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Un retraité d’une soixantaine d’années, installé dans l’Union depuis plus d’un an, ciblait les familles vulnérables pour pouvoir se rapprocher de jeunes hommes. Pour le moment, le nombre de victimes n’est toujours pas connu. L’homme, écroué, risque jusqu’à vingt ans de réclusion.

Une nouvelle affaire d’agression sexuelle visant un ressortissant de nationalité étrangère est révélée au grand jour. Selon nos informations, un Français d’une soixantaine d’années a été arrêté pour des faits d’agression sexuelle sur mineur. Il a été placé en mandat de dépôt depuis quelques jours à la prison de Moroni pour des actes « impudiques de contrenature » a confirmé une source bien renseignée. L’affaire a atterri au bureau du service de la cellule d’écoute et de protection des enfants victimes de violence. Cette structure a été créée pour accompagner les victimes de toutes les formes de violence, chaque île disposant de sa propre antenne.

D’après le responsable de l’antenne de la Grande Comore, qui a accueilli le témoignage à l’origine de l’ouverture de l’information judiciaire, ce présumé auteur serait un retraité qui s’était d’abord installé à Anjouan, puis à Mohéli avant de regagner la Grande Comore. « Il vivait à la Coulée, un quartier qui se trouve au nord de Moroni, dans une maison de la mère d’un jeune homme qui s’avère être un ami à lui. Puis il est parti vivre à Vuvuni, ville située à moins de quinze minutes de la capitale », a relaté, Mradabi Mziarani, le chef de service de la cellule d’écoute et de protection des enfants victimes de violence à Ngazidja (Grande Comore).

Des premiers témoignages

C’est de cette ville où est originaire le jeune homme de 17 ans qui a accepté de briser le silence en dénonçant les pratiques du sexagénaire. « Il s’était rapproché de la famille de la victime, une façon de pouvoir sympathiser avec tout le monde. Il a commencé à initier le jeune mineur à des câlins, l’invitant à dormir ensemble parfois. Mais n’appréciant pas ces gestes, l’adolescent est allé en parler à sa maman. L’enquête a commencé par-là », a ajouté, le service de la cellule d’écoute qui a salué l’accompagnement du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), lequel a dépêché un volontaire pour les appuyer dans ce dossier.

Le présumé auteur dont nous tairons le nom, présomption d’innocence oblige, aurait commis les faits courant 2023. Une source judiciaire cite, entre autres, des attouchements. Le parquet a également retenu le chef d’inculpation « d’acte sexuel contraire aux bonnes mœurs ». Pour rappel, les Comores sont un archipel constitué par une population majoritairement musulmane et l’Union, tout comme les rapports intimes de personnes de même sexe est interdit. Certains membres de la communauté LGBTQ assument certes leurs statuts, mais ils ne sont pas libres de s’afficher. L’enquête suit donc son cours pour identifier les potentielles victimes.

« Il a vécu à Anjouan, ensuite Mohéli avant de venir ici. Mais personne n’avait essayé de s’approcher des autorités judiciaires pour dénoncer une quelconque pratique du monsieur », a regretté un défenseur des droits des enfants qui a suivi ce dossier. C’est grâce au mineur de 17 ans que la gendarmerie est parvenue à récolter d’autres témoignages. « Il faisait venir à la Grande Comore depuis les autres îles des jeunes garçons qui passaient une semaine avec lui. Il les prenait en charge avons-nous appris et détestait quand ses invités voulaient accomplir des actes religieux à l’instar de la prière », a indiqué le service d’écoute et de protection des enfants victimes de violence, dont le siège se trouve dans la zone où le présumé agresseur résidait quand il a débarqué à Moroni.

Les agressions sexuelles criminalisées depuis 2020

Si les faits qui lui sont reprochés sont confirmés par une cour, il risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle selon le nouveau code pénal comorien qui, depuis 2020, a criminalisé les agressions sexuelles. « Constitue une agression sexuelle tout acte ou atteinte sexuelle, de quelque nature qu’elle soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. Lorsque les faits sont commis sur la personne d’un mineur de moins de 18 ans, le non-consentement, la contrainte ou la surprise sont irréfragablement présumés », résume l’article 301 du code, cité dans le document d’accusation.

L’ambassade de France à Moroni a rappelé qu’elle ne peut apporter une assistance consulaire que lorsqu’elle est saisie. Ce qui n’est pas le cas pour le moment. Ainsi, la chancellerie a dit se conformer strictement à la convention de Genève qui interdit les interférences dans les affaires judiciaires d’un pays.

En juillet 2022, les sextapes d’un enseignant affecté à l’alliance française de Fomboni, capitale de Moheli, avait suscité l’indignation. Des plaintes pour agression sexuelle sur des jeunes femmes de 21 et 24 ans avaient été déposées aussi bien aux Comores qu’en France, où l’accusé s’était réfugié avant même l’éclatement de l’affaire. Au mois d’octobre dernier, un autre commerçant toujours de nationalité étrangère avait été accusé pour viol et séquestration sur une masseuse. Mais l’affaire a été étouffée.

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