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Comores : L’affaire de la « Madoff comorienne » continue de secouer le pays

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Des agents de sociétés d’État comoriennes sont entre les mains de la gendarmerie, pendant que le ministre de la Défense lui nie toute implication dans cette histoire. Tout est parti de l’arrestation d’une jeune femme qui, malgré les sommes en jeu, bénéficie aux yeux de l’opinion une certaine clémence, probablement pour protéger des personnalités haut placées.

Depuis le 5 avril, la presse et l’opinion publique est en ébullition après l’éclatement de l’affaire Nazra Saïd Hassani. Cette femme qui fêtera ses 29 ans, le 13 août prochain, est au cœur d’un scandale financier impliquant presque toutes les sphères. Grâce à son système à la « Bernard Madoff » (du nom de l’ancien banquier d’affaires américain), elle aurait réussi à empocher frauduleusement plusieurs millions de francs comoriens. Suivant le précepte de la pyramide de Ponzi, elle promettait à ses victimes présumées des intérêts alléchants variant entre 10 à 20%, tout dépendait du montant mis sur ce qu’elle qualifiait « d’investissement ».

A ce jour, aucune liste de ses complices n’a été établie. La gendarmerie a cependant commencé à procéder à des arrestations. La première vague s’est abattue, samedi dernier, sur des agents de Comores Telecom, la société nationale des télécommunications. Près d’une trentaine d’employés avaient été interpellés, dont l’agent comptable. Ils auraient tous remis des sommes importantes à Nazra qui a pu les approcher lorsqu’elle occupait le poste de gestionnaire de compte au sein de Huawei, partenaire de Comores Telecom selon sa page Facebook, le 1er juillet 2022. De son côté, ce mercredi, le géant chinois des technologies a annoncé une plainte déposée depuis le 6 avril contre la « Madoff comorienne » pour faux et usage de faux, prétextant ne pas avoir de contrat avec elle.

De l’argent de Comores Telecom

« Par ce biais, elle était amenée à côtoyer un grand nombre de salariés de notre société, avec qui elle a tissé des relations amicales. De cette proximité, elle a pu en entrainer quelques-uns dans ses différentes opérations frauduleuses », expliquait cependant la direction de Comores Telecom, dans un communiqué publié le 8 avril dans lequel elle promet des mesures disciplinaires à la lumière des résultats de l’enquête. Au cours des auditions, des receveurs auraient reconnu avoir pioché sur les caisses de Comores Telecom pour financer le business. A la lumière de ces révélations, la presse a appris, ce mardi, que l’entreprise nationale de téléphonie a procédé au remplacement de cinq chefs d’agence et deux contrôleurs de guichets.

Citée également, la direction générale des impôts et des domaines (Agid), aurait participé par l’intermédiaire de certains agents au business de Nazra Saïd Hassani, dont le visage circule en boucle sur la toile quasiment tous les jours. Lundi, c’était le tour du receveur des impôts de se présenter à la brigade des recherches. Il s’y trouvait toujours au moment où nous écrivions ces lignes. Difficile pour l’heure de savoir si ce dernier et l’agent comptable de Comores Telecom ont investi ou pas de l’argent public, provenant des caisses de leurs sociétés respectives.

 Chèque sans provisions

Au niveau des institutions financières, où Nazra effectuait ses transactions, on est sur le qui-vive. C’est le cas par exemple d’Exim Bank, qui employait le mari de la jeune femme, libéré ce mercredi, après une semaine de détention. Au sein de la Meck-Moroni, des informations font état de six agents qui ont remis de l’argent à leur désormais ex-vice-présidente du conseil d’administration. Mais, une enquête serait en cours. Celle-ci, permettra de déterminer si à part ces agents, d’autres hauts responsables de la Meck sont impliqués ou pas. Dans un souci de transparence, la directrice exécutive a été sommée de partir en congé pour éviter toute interférence. D’autant plus que dès le mois de février 2023, la banque de microfinance a reçu une alerte de la banque centrale sur des chèques sans provisions émis par le numéro 2 du conseil d’administration.

L’on se demande comment l’institution n’a pas réagi depuis tout ce temps ? Certaines versions accusent le conseil d’administration d’avoir fait preuve de « complaisance » envers Nazra. Est-ce parce que la jeune femme se sentait-elle intouchable ? En effet, les noms de plusieurs commerçants, des banquiers et hommes politiques n’arrêtent pas de revenir sur les lèvres. Pour sa part, le délégué chargé à la Défense, qui par ailleurs est un proche collaborateur du président Azali Assoumani a assuré, dimanche, qu’il n’était pas impliqué. Cependant, la « Madoff comorienne » bénéficie d’un traitement plutôt clément. Inculpée depuis février pour « abus de confiance », elle n’a pas passé une seule nuit à la gendarmerie ou à la maison d’arrêt depuis son rapatriement d’Addis-Abeba. (Éthiopie). Des sources indiquent qu’elle serait détenue dans un local situé au nord de Moroni et qui appartiendrait aux services de renseignement.

Le Parquet a promis de communiquer les résultats de l’enquête sans donner de précisions.

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