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Ben Issa Ousseni : « La diversité de la majorité, comme celle de tous les élus de l’assemblée, doit être envisagée comme une richesse »

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À la tête du conseil départemental depuis près de trois semaines, le nouveau président Ben Issa Ousseni se confie en exclusivité pour Flash Infos sur son élection, sur ses priorités, sur le projet territorial de la majorité, sur sa relation avec l’opposition, sur sa vision du poste mais aussi sur le mode de scrutin.

Flash Infos : Depuis bientôt trois semaines, vous êtes le nouveau président du conseil départemental. Racontez-nous les coulisses de ce scrutin. Pensiez-vous réussir à faire l’unanimité auprès de vos pairs et obtenir le siège ? Selon vous, qu’est-ce qui a fait la différence en votre faveur : le fait d’incarner la continuité avec l’ancienne mandature ou tout simplement l’expérience politique ?

Ben Issa Ousseni : D’abord, je veux redire ma fierté d’être devenu le 7ème président du conseil départemental. C’est un immense honneur et une charge dont je mesure toute la portée, tant les défis sont nombreux pour Mayotte et sa population. Raconter les coulisses m’est impossible, mais je me réjouis que nous ayons réussi à former une majorité de projet, même si à ce stade je me refuse à parler d’opposition. Nous avons à travailler ensemble. Les Mahoraises et les Mahorais ne comprendraient pas de nouveaux déchirements, même si, et c’est bien normal, il y aura forcément des points de convergence à rechercher, des différences à dépasser. Ce qui a été décisif ? Je crois avoir été clair vis-à-vis du bilan de la majorité précédente, dont je partageais les grandes lignes, ce qui ne m’empêche pas d’amener ma sensibilité, mon regard et celui d’une équipe largement renouvelée.

FI : Dans votre discours d’investiture, vous avez évoqué les nombreux défis dont doit faire face le conseil départemental ? Quelle sera la première de vos priorités ? Dans quel domaine, comptez-vous mettre l’accent ?

B. I. O. : Durant lle précédent mandat, j’étais vice-président en charge de l’économie : le développement économique de Mayotte me tient toujours particulièrement à cœur, parce que rien n’est possible sans le tissu économique. La crise sanitaire a considérablement fragilisé ces acteurs. Nous devons donc continuer d’être aux côtés des acteurs économiques pour créer les conditions d’un développement harmonieux, maîtrisé.

La question de la sécurité est centrale, même si ce n’est pas à proprement parler une compétence départementale, elle me semble nécessiter un partenariat renforcé avec tous les acteurs comme l’État, la Justice, l’Éducation nationale, les communes et les intercommunalités. Sans sécurité, chacun le sait, il n’est pas de véritable liberté. Le défi écologique aussi est une priorité que nous devons défendre : Mayotte doit valoriser ses atouts ! Mais pour les valoriser, il faut protéger cette extraordinaire biodiversité, qui ne s’oppose pas au développement des infrastructures nécessaires.

En termes d’aménagement, des dossiers lancés comme l’extension de la piste longue (80 millions d’euros du CD), l’aménagement du quai n°1 au port de Longoni, les constructions d’équipement sportifs pour les Jeux des Iles 2027 doivent aussi se concrétiser. Nous avons du pain sur la planche et l’équipe qui m’entoure est à pied d’œuvre pour que nous avancions dans l’efficacité et le souci d’être au plus près des besoins de la population.

FI : Il reste maintenant à déterminer un projet territorial clair, net et précis pour les six prochaines années. Comment comptez-vous vous y prendre ? Allez-vous vous appuyer sur celui défendu par les LR lors de la campagne, avec qui vous incarnez la majorité ? Quels seront les 4-5 axes principaux ?

B. I. O. : La contribution du conseil départemental au projet de loi Mayotte est une excellente base de travail. La mise à niveau du territoire, la protection de celui-ci ou les urgences à traiter comme l’alignement des minimas sociaux dessinent des enjeux clairs. Mais je souhaite effectivement donner un cap clair à notre action autour d’un projet de mandat qui donnera des grandes orientations sur les questions majeures : transports, économie, habitat, jeunesse/insertion, solidarités, coopération… Je ne suis pas l’homme d’un parti, mais j’entends être le président de tous les Mahorais. Et la diversité de la majorité, comme celle de tous les élus de l’assemblée, doit être envisagée comme une richesse. À nous de rechercher ce qui nous rassemble et pas ce qui nous divise.

FI : Quel type de président comptez-vous être ? Plutôt discret comme votre prédécesseur pour laisser la place à vos vice-présidents ou engagé sur le terrain dans le but de communiquer le plus régulièrement possible vos actions ?

B. I. O. : J’ai envie de vous répondre que l’un n’empêche pas l’autre. Je m’appuierai beaucoup sur mes vice-président(e)s bien sûr, sur ce qu’on appelle l’exécutif – comme l’a fait mon prédécesseur Soibahadine Ibrahim Ramadani qui nous a fait pleine confiance – mais je serais aussi un président impliqué, disponible, présent sur le terrain. Je ne conçois pas l’engagement politique autrement ! Après, je ne suis pas un surhomme, mes journées n’ont que 24 heures et nous travaillerons dans le respect des compétences et des sensibilités de tous et toutes.

FI : Ces dernières élections ont aussi démontré le besoin vital de changer de mode de scrutin pour que la population n’ait plus à voter pour un binôme mais pour une liste. Que pensez-vous de cette demande répétée ?

B. I. O. : Je ne sais pas si c’est un besoin vital ! Ce qui est vital, ce sont d’abord les problématiques que vivent les Mahoraises et les Mahorais au quotidien. Bien sûr que les questions institutionnelles sont importantes, mais à ce compte-là, le renforcement des capacités institutionnelles et financières du Département, pour être pleinement une collectivité unique, me semble au moins aussi important. Qu’il faille aller vers un mode de scrutin plus proche de ce qui existe dans les municipalités et les régions, c’est l’évidence, mais il nous faudra alors trouver le moyen de continuer à représenter nos cantons et leurs populations, sans perdre de vue la globalité du territoire.

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