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Les baleines débarquent

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L ’île de Mayotte est un site exceptionnel pour observer les mammifères marins. On y compte en effet vingt-trois espèces de cétacés et une espèce de siréniens, le dugong, dont il ne reste malheureusement plus qu’une dizaine d’individus dans le lagon à cause de la pêche intensive dont il a été victime avant d’être classé espèce protégée. Un quart des mammifères marins de la planète sont présents à Mayotte, ce qui fait de notre île un site unique au monde.

Le mot “baleine” est le terme générique couramment utilisé pour désigner les cétacés à fanons parmi lesquels on compte notamment la baleine bleue et surtout la baleine à bosse, l’espèce la plus facilement observable sur l’île aux parfums. Seuls les cétacés à fanons, qui se nourrissent de krill ou de plancton, sont des espèces migratrices. Les cétacés à dents, comme les orques par exemple, se nourrissent de poissons et de céphalopodes. Ils sont présents dans tous les océans et, s’ils passent de temps en temps par Mayotte, il est néanmoins assez rare d’avoir la chance de les observer.

De mi-octobre à début juillet, les baleines vivent dans les eaux glaciales de l’Antarctique, riches en plancton et en krill. Durant cette période, elles font donc d’énormes réserves de graisse pour pouvoir effectuer leur voyage dans les eaux chaudes de l’océan Indien dès l’arrivée de l’hiver austral. C’est là que les groupes actifs se reproduisent et que les femelles, qui mettent en général bas en cours de route, s’occupent de leur petit jusqu’à ce qu’il soit suffisamment costaud pour supporter les températures glaciales de l’Antarctique. En effet, si l’océan Indien possède des températures plus clémentes, ses eaux ne contiennent pas suffisamment de plancton pour nourrir ces géants des mers qui ne mangent quasiment pas de juillet à octobre.

Une femelle baleine met bas tous les deux ans et demi après une gestation qui dure de 11 à 13 mois. Elle donne naissance à son baleineau au cours du long périple qui la mène de l’Antarctique à l’océan Indien où elle reste de trois à six mois à allaiter son petit. Celui-ci reste auprès de sa mère pendant environ un an avant de pouvoir se débrouiller tout seul. Afin de veiller à sa sécurité, les femelles baleines affectionnent les fonds de 25 mètres qui se retrouvent dans le lagon ou sur les bords extérieurs du lagon, car il y est plus facile de surveiller les alentours. C’est là que les baleineaux prennent des forces et accumulent suffisamment de graisse pour supporter les températures de l’océan Antarctique où ils retournent avec leur mère au cours du mois d’octobre.

L’hiver austral est donc la période idéale pour observer les baleines. La baleine à bosse est la star du lagon, mais d’autres baleines peuvent être observées comme la baleine bleue, le plus grand mammifère marin au monde. Plusieurs prestataires proposent ainsi des sorties baleines entre le mois de juillet et le mois d’octobre comme Mayotte Découverte, Sea Blue Safari et Lagon Aventure, entre autres. Tous possèdent des pilotes formés aux techniques d’approche de ces géants des mers. Leur observation obéit en effet à des règles précises régies par un arrêté préfectoral (voir encadré). Il est indispensable de les respecter, à la fois pour la sécurité des observateurs et pour le bien-être des mammifères marins qu’il convient de ne pas troubler par une approche trop intrusive. Sur l’île depuis 14 ans, Yannick Stephan de Mayotte Découverte propose, en plus des sorties d’observation, des conférences au M’Biwi Café et bientôt au Camion Blanc sur les mammifères marins de Mayotte. Il y donne des précisions sur le mode de vie de ces animaux et la façon dont il faut les approcher pour respecter leur environnement. Ces conférences sont une mine précieuse d’informations acquises au cours de ses nombreuses années d’observations des mammifères marins de Mayotte.

N.G

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Mayotte Hebdo n°1089

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