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Tribunal correctionnel : « Si j’ai mon argent, vous avez ma parole »

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On l’appelait Stam. Et l’actualité que connaissent les États-Unis comme la métropole quant aux violences policières faites aux noirs ne peut que faire écho à son histoire. Celle d’un jeune père de famille de Mayotte, tué par balle de la main d’un policier le 23 février à Kawéni. 

Relation sexuelle à 14 ans : une mineure de plus victime des failles de la justice mahoraise

Une simple affaire d’atteinte sexuelle sur une mineure de moins de quinze ans a fini par prendre de l’ampleur au tribunal correctionnel mercredi dernier. Rappelant que le débat sur le consentement, en particulier des mineurs, est toujours cruellement d’actualité, deux ans après l'adoption de la loi sur les violences sexistes et sexuelles. 

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Un homme de 41 ans a été condamné à 36 mois de prison, dont 18 mois avec sursis. Cet habitant de Moinatrindri, réputé pour son « comportement erratique », a été reconnu coupable de deux agressions sexuelles sur son ex-compagne et de s’être introduit chez elle en cassant une fenêtre. Le père de sept enfants a promis d’arrêter les infractions s’il continuait de percevoir les allocations familiales.

Se promenant nu dans le village, agressif envers les voisins et ses proches s’il ne suit pas son traitement, l’homme de 41 ans est « bien » connu dans Moinatrindri, un village de la commune de Bouéni. Il y suscite la peur, jusque dans sa propre famille qu’il a mise à la porte en juillet dernier. Sa femme et ses sept enfants ont donc trouvé refuge chez la mère et l’oncle du prévenu déjà condamné pour une agression sexuelle en 2016 et des dégradations. Ce qui n’a pas arrêté le calvaire. « Il vient tous les jours. Il nous laisse pas tranquille », raconte celle qui ne souhaite plus être avec lui, au tribunal correctionnel de Mamoudzou, ce lundi. Atteint de troubles bipolaires, il devient violent quand il remplace ses médicaments par du bangué ou de l’alcool.

Début août, il a commis ainsi sa première agression sexuelle en venant voir sa compagne et en lui caressant les seins. Sa deuxième a eu lieu une douzaine de jours plus tard, le 15 août, toujours au domicile de la famille situé également à Bouéni. Cette fois-ci, il s’est introduit au milieu de la nuit, en cassant la fenêtre des toilettes. Il a attrapé sa compagne, lui a ordonné de se taire et a mis deux doigts dans son vagin. « J’ai crié pour appeler son oncle », se souvient-elle, pouvant encore compter sur la famille pour l’aider.

Des doutes sur sa santé mentale

Excédées par les dénégations répétées, les juges lui demandent comment faire pour qu’il arrête les infractions. « Si j’ai mon argent, vous avez ma parole », leur répond-il, après s’être plaint plusieurs fois qu’on lui a retiré les allocations familiales qu’il ne reverse jamais. Sa santé mentale a été plusieurs fois évoquée. Le procureur de la République, Yann Le Bris, confirme « un comportement totalement erratique », rappelant que les gendarmes sont régulièrement appelés pour mettre fin à ses excès. « Chacun mesure la situation qui est la vôtre », note le Parquet, qui s’inquiète du risque de récidive avec ce prévenu qui n’accepte pas d’être qualifié de « malade » ou d’« handicapé ». Il requiert deux ans de prison, dont un an avec sursis et une obligation de traitement.

Son avocate, maître Mélie Rivière, plaide pour le renvoi le temps qu’une nouvelle expertise médicale soit faite, la première reconnaissant sa responsabilité pénale quand il est sous traitement. Les juges ayant rejeté la requête, elle sollicite un renforcement du suivi et de « privilégier les soins » plutôt que de le remettre en prison.

Par décision contradictoire, le tribunal correctionnel est allé plus loin que les réquisitions en condamnant l’homme à une peine de 36 mois de prison, dont 18 mois avec sursis. Il devra suivre des soins, ne plus entrer en contact avec la victime, ne plus s’approcher de son domicile (sauf en cas d’obligation parentale) et verser les allocations familiales. Son nom va rester inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais). Il doit, en outre, verser 3.000 euros à son ex-compagne et 200 euros à son oncle.

 

De la prison pour des agressions violentes près du Barfly

« – Ça fait combien de fois qu’on doit vous incarcérer ? – Moi-même, j’ai arrêté de compter. » La réponse du jeune homme à la question de la présidente du tribunal correctionnel, Julie Vignard, pourrait faire sourire si elle ne traduisait pas la facilité avec laquelle il se retrouve dans les mains de la justice. Impliqué dans une quarantaine d’affaires, ce multirécidiviste de 18 ans était jugé pour des vols avec violence autour du Barfly, dans le centre de Mamoudzou dans la nuit du vendredi au samedi 20 août. Sa dernière sortie de prison datait pourtant du… 8 août. Le week-end dernier, après avoir consommé de la chimique, il a agressé un homme et lui a volé son sac à dos. Un de ses amis a fait la même chose un peu plus loin sur un autre, en utilisant cette fois sa banane pour porter un violent coup sur le crâne de la victime (cinq jours d’ITT). « J’ai demandé une cigarette. Le mec m’a dit non et m’a insulté. C’est vrai que je l’ai frappé, mais je n’ai jamais pris son téléphone », soutient le père de famille de 20 ans, avec un casier judiciaire beaucoup moins fourni (un vol). Ce dernier a été condamné à huit mois de prison, dont deux mois fermes, une obligation de travail et de soins, 210 heures de travail d’intérêt général et une interdiction de paraître près des bars et discothèques de Mamoudzou. Le multirécidiviste repart en prison pour un an (dont six mois avec sursis) avec les mêmes obligations et une interdiction similaire.

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