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Immigration et délinquance, la révolution de Gérald Darmanin à Mayotte

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Il était très attendu sur les questions de l’immigration et de la délinquance, deux fléaux qui frappent de plein fouet Mayotte. Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer a annoncé vouloir modifier le droit du sol dans le département le plus tôt possible. Quant à la délinquance, souvent juvénile, un travail en collaboration avec la justice et les forces de l’ordre est nécessaire.

C’est la principale annonce du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer depuis son arrivée à Mayotte. Il souhaite changer le droit du sol dans le 101ème département, une manière pour lui de lutter contre l’immigration clandestine. Gérald Darmanin semble confiant sur ce sujet. « Je pense que personne n’a encore mesuré la révolution que représente cette disposition qui consiste à dire que tant que les deux parents ne sont pas régulièrement sur le territoire mahorais, dans le sens où il faut qu’ils aient des papiers régularisés, et s’ils n’y sont pas depuis au moins un an, il n’y a aucune chance que leur enfant devienne Français ou que les parents soient régularisés. »

Le membre du gouvernement est persuadé que cela sera efficace, pourtant certains élus locaux semblent dubitatifs. « Je ne pense pas que cela va diminuer l’immigration car les gens continueront à venir pour une meilleure éducation ou pour se faire soigner », a indiqué la conseillère départementale Hélène Pollozec, sur les ondes de Mayotte la 1ère. Le maire de Dzaoudzi-Labattoir n’est pas non plus convaincu. « Je lui ai demandé si on sera obligés de scolariser ces enfants qui naîtront ici, et il m’a répondu oui… Ce sont des enfants qui naîtront ici, qui n’auront pas de nationalité, qui continueront à nous embêter et que l’on devra prendre en charge. Je pense que ce n’est pas la solution », admet Said Omar Oili qui remet ouvertement en doute le projet de loi révolutionnaire de Gérald Darmanin. Quoi que l’on dise, le ministre de l’Intérieur présentera son texte à l’Assemblée nationale dès la rentrée parlementaire. Reste à savoir maintenant si les élus nationaux iront dans son sens…

« On ne peut pas envoyer des enfants en prison »

Le premier flic de France aime rappeler que les effectifs des forces de l’ordre sont régulièrement augmentés à Mayotte. D’ailleurs, il a annoncé la pérennisation d’un quatrième escadron de la gendarmerie. « C’est un effort sans précédent. Par exemple à Marseille dont on connait les difficultés, c’est trois escadrons de gendarmerie mobile », souligne-t-il. Pourtant, les chiffres de la délinquance sont constamment en hausse : +9% en zone police et +19% en zone gendarmerie, selon le dernier baromètre de la délinquance.

Pour Gérald Darmanin, les forces de l’ordre doivent travailler en complément de la justice. Mais cette dernière est confrontée à des problèmes qui « l’empêchent d’être meilleure dans la sécurité des Mahorais ». La surpopulation du centre pénitentiaire de Majicavo est l’une des raisons. « Il faut construire très vite une deuxième prison ici à Mayotte ! », lance le ministre de l’intérieur. Un projet souvent revendiqué par les syndicats, qui n’avaient pas été entendus jusque-là.

Le gouvernement est conscient que la délinquance est en grande majorité juvénile sur le territoire, mais l’ancien maire de Tourcoing rappelle que « l’on ne peut pas envoyer des enfants en prison parce que c’est l’école du vice, mais il faut les mettre dans des lieux spécifiques et notamment le centre éducatif fermé qu’a annoncé le Garde des Sceaux. » Autre idée ? La création de lieux de rééducation encadrés par des militaires pour les mineurs qui n’ont pas de parents. « C’est une proposition qui a été faite par le président de la République lors de sa campagne. Je pense que nous devons la mettre en place dans les Outre-mer et singulièrement à Mayotte. »

Comme pour prouver sa bonne foi et sa volonté de faire baisser les chiffres de la délinquance, Gérald Darmanin assure avoir échangé avec le directeur général de la police nationale afin d’étudier la possibilité que les forces de l’ordre puissent utiliser des armes intermédiaires face à des mineurs extrêmement violents car « il n’y a pas la possibilité de tirer à balle réelle sur des enfants comme on le ferait lorsque l’on est attaqué par des personnes adultes ».

 

Des policiers et gendarmes récompensés par leur ministre

Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, était à la caserne de gendarmerie de Pamandzi, ce lundi matin, en compagnie du ministre délégué Jean-François Carenco. Il y a remis des médailles à quatre policiers et cinq gendarmes actuellement en fonctions sur le territoire. L’un d’eux par exemple a été récompensé pour l’arrestation d’un ressortissant belge en août 2021, à Sada. Celui-ci était en cavale depuis qu’il n’avait pas regagné la prison de Namur où il purgeait une peine de prison pour le meurtre de son épouse.

Le ministre s’est entretenu un moment avec les forces de l’ordre, avant de se rendre au centre de rétention administrative (Cra) de Pamandzi. Cette visite très courte – il s’y est déjà rendu en août 2021 – s’est terminée dans les locaux de l’annexe du tribunal judiciaire. En effet, pour faciliter les démarches, deux salles dont l’une pour les audiences ont été construites à l’extérieur des locaux de la police aux frontières. Elles devraient bientôt rentrer en service.

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