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Pour une querelle de terrains à Koungou, un homme se retrouve avec le doigt arraché

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Un habitant de Koungou a été condamné, ce mardi, à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Mamoudzou. Il a été reconnu coupable d’avoir arraché, avec les dents, la phalange d’un propriétaire d’un terrain voisin avec qui il se battait, le 31 décembre 2021.

La présidente du tribunal, Liselotte Poizat, leur rappelle à plusieurs reprises. Les griefs entre les deux propriétaires de maisons à Koungou au sujet de la construction d’un mur, ça ne l’intéresse pas. Seuls les faits du vendredi 31 décembre 2021 valent à cette querelle de voisinage de se retrouver au tribunal correctionnel de Mamoudzou, ce mardi. Car, malgré l’intervention à plusieurs reprises de la police municipale, la haine que se voue les deux protagonistes n’avait jamais atteint un tel niveau.

En ce dernier jour de l’année 2021, un habitant de Koungou, âgé de 38 ans, voit deux ouvriers s’affairer chez son voisin. Il leur demande de s’arrêter et prévient de nouveau la police, qui ne peut pas faire grand-chose, tant que le propriétaire, qui habite Mamoudzou, n’est pas sur place. Le temps qu’il arrive, les policiers repartent, en signifiant qu’il faut les rappeler quand tout le monde est présent. À peine arrivé, le ton monte entre les deux voisins qui ne s’apprécient guère. Les insultes et les reproches fusent des deux côtés, jusqu’à même échanger des coups. “C’est lui qui vient me menacer. Il tape sur la main avec laquelle je tiens mon portable pour le faire tomber”, se défend le prévenu, qui exerce la profession de sapeur-pompier. Le beau-fils de la victime tente de séparer les deux hommes tandis que son fils s’implique davantage dans le règlement de compte selon le prévenu. “[Il] essayait de m’étrangler”, raconte-il. C’est au cours de la lutte que le majeur de la main gauche se retrouve dans la bouche du prévenu. Par réflexe, ce dernier mord la phalange jusqu’à l’arracher.

Seuls les membres des familles ont témoigné

Pour le fils de la victime, c’est clair, il a voulu simplement défendre son père âgé de 44 ans avec “l’intention de l’extraire”, avait-il dit lors de son audition par les gendarmes. “Son doigt était déjà coupé quand je suis arrivé.” Et c’est là le problème pour juger cette affaire. “Il n’y a que les membres des deux familles qui ont témoigné”, admet le substitut du procureur, Tarik Belamiri. Celui-ci requiert une peine de six mois de prison avec sursis envers le prévenu. Le sapeur-pompier tente en vain de dire au tribunal que c’est le fils lui-même qui a mordu son père. Mais dans sa première déclaration, le soir-même, il avait reconnu les faits. Maître Djaldi Zoubert, qui défend la victime, insiste sur le fait que son client souffre toujours des conséquences de la dispute. “Ce n’est toujours pas guéri », confirme dans ses réponses son client. “Je ne travaille plus du tout.” Le substitut du procureur, s’il requiert la culpabilité, n’oublie pas de préciser que « la violence est des deux côtés ».

Dans sa plaidoirie, côté prévenu, maître Abdel-Lattuf Ibrahim veut instiller le doute. “La vraie question est : Qui a sectionné la phalange du plaignant ?” demande-t-il. Il rappelle cependant que si le tribunal condamne son client, il souhaite que soit pris en compte “sa vie de famille avec sept enfants à nourrir”. N’ayant aucun antécédent avec la justice, l’homme de 38 ans ressort avec une peine de six mois de prison avec sursis et une amende de 3.000 euros à verser à la victime, en attendant une nouvelle audience sur les intérêts civils. Pour cela, une nouvelle expertise médicale doit déterminer le degré d’infirmité.

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