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« A chaque fois que je viens aux Assises, c’est moi qui prend le plus »

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On l’appelait Stam. Et l’actualité que connaissent les États-Unis comme la métropole quant aux violences policières faites aux noirs ne peut que faire écho à son histoire. Celle d’un jeune père de famille de Mayotte, tué par balle de la main d’un policier le 23 février à Kawéni. 

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Une simple affaire d’atteinte sexuelle sur une mineure de moins de quinze ans a fini par prendre de l’ampleur au tribunal correctionnel mercredi dernier. Rappelant que le débat sur le consentement, en particulier des mineurs, est toujours cruellement d’actualité, deux ans après l'adoption de la loi sur les violences sexistes et sexuelles. 

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Rendue ce jeudi en appel devant la chambre d’instruction de La Réunion, la décision de placer les quatre hommes mis en cause dans l’affaire du rapt de Petite-Terre n’est pas sans soulever de questions selon leur avocat. Me Nadjim Ahamada dénonce notamment une violation des droits de la défense et une motivation politique à l’endroit des divers collectifs contre l’insécurité qui affichent un soutien farouche à ses clients.

Cinq hommes d’origine comorienne étaient jugés aux Assises pendant trois jours. Ce mardi soir, quatre d’entre eux dont le multirécidiviste Magnele ont été reconnus coupables de séquestration et de vol avec arme en réunion. Celui-ci a eu lieu à Sada, dans la nuit du 11 au 12 novembre 2018. Ils ont été condamnés à six ans de prison chacun. Le dernier, plus âgé, écope de trois ans pour recel. 

Avec les surnoms donnés et les déclarations des uns et des autres qui se mélangent, il n’était pas évident pour les jurés de la Cour d’assises de déterminer les rôles de chacun. Ce qui est sûr, c’est qu’au minimum trois personnes, voire quatre, sont entrées par effraction dans la maison d’une jeune Sadoise qui vit seule, dans la nuit du 11 au 12 décembre 2018. Alors que la jeune femme était retenue dans sa chambre sous la menace d’un couteau, les cambrioleurs ont emporté tablettes numériques, home cinéma, une enveloppe contenant 1.800 euros en liquide, un téléphone portable et son véhicule. Fardi Madi dit « Badi » et Abdoulanziz Ahamad Saïd Anli surnommé « Magnele », deux des cinq accusés ont reconnu leur participation au vol. Cependant, ils minimisent leur degré d’implication. Aujourd’hui âgé de 27 ans  et habitant Longoni, le premier admet avoir pris les tablettes. Son complice, qui lui reconnaît le vol du téléphone, est davantage connu des institutions judiciaires. Il a déjà été condamné pour vol, et surtout il faisait partie de la bande de coupeurs de route de Tsararano en 2016, à l’époque il n’avait que 16 ans. Les deux n’ont pas hésité à charger Fady « Sera » Attoumane, un coaccusé de 32 ans qui vit à Kahani, le décrivant comme leur chauffeur.

Absents du procès, les deux autres ont été interpellés à bord du véhicule volé la nuit du vol, le 12 novembre 2018 à Kahani, à l’issue d’une course poursuite avec les gendarmes. Décrit comme « un voleur chevronné », Saoufadine « M’Toro » Mohamadi, cinquante ans, est présenté comme le beau-père de Magnele. Il était le chauffeur au moment de l’interpellation, tandis que Kirmini Bastoine « Salaf » Abdou était son passager. Mis hors de cause par les autres, ce dernier a finalement avoué sa présence à Sada. Son couteau a été, en outre, l’arme servant à menacer la jeune femme.

« Comment trouver le sommeil après une nuit pareille ? »

Alors que le procès se termine ce mardi, l’avocat général, Albert Cantinol, rappelle que si la victime n’a pas été frappée, « les conséquences traumatiques sont bien là ». « Comment trouver le sommeil après une nuit pareille ? » fait-il remarquer. Il s’appuie sur les éléments de preuve qui lient les cinq hommes aux faits de cette nuit de novembre 2018. Les analyses ADN à la fois sur les lieux du vol et dans la voiture ont permis plusieurs recoupements. De plus, la victime a reconnu ses agresseurs et le couteau utilisé par Salaf.

Le Ministère public reconnaît toutefois que la qualification de « bande organisée » ne peut pas être retenue, le procès n’ayant pas permis d’établir une hiérarchie au sein des protagonistes. Il a requis « quatre à cinq ans de prison » contre M’Toro, douze ans contre Badi, Salaf et Sera. Il a été plus sévère à l’encontre de Magnele en demandant quinze ans de réclusion.

Ce dernier s’en est plaint d’ailleurs au moment de sa dernière déclaration. « A chaque fois que je viens ici, c’est moi qui prend le plus. On dit que je suis le chef, je ne l’ai jamais été », se défend-il. Quelques minutes plus tôt, son avocate, Maître Elodie Gibello-Autran, était du même avis. « Pourquoi une peine plus importante que les autres ? On voit bien qu’il a eu la volonté de ne pas faire de mal à la victime », s’indigne-t-elle.

Maître Ahmed Idriss, a eu la parole en dernier pour plaider en faveur des deux absents, Salaf et M’Toro. « Je comprends qu’ils soient absents aujourd’hui. Ils ont entendu que Magnele avait pris seize ans de prison au mois de mars. Ils se sont dits qu’ils ne voulaient pas en prendre autant », estime le bâtonnier du barreau de Mayotte. Le chauffeur de la voiture volée justement, M’Toro, a été condamné à trois ans de prison ferme. Six ans ont été décidés pour Salaf, Magnele et Badi. Ils devront indemniser la victime à hauteur de 5.000 euros pour le préjudice matériel, 6.000 euros au titre du préjudice moral et 1.500 euros pour les frais de justice.

Sera, qui est le seul à n’avoir jamais reconnu les faits, a écopé lui aussi de six ans de prison. Toutefois, son passage aux Assises ne se termine pas ce mardi. Il est de retour dès ce mercredi pour répondre d’un vol avec violence ayant entraîné la mort commis à Chiconi en juillet 2018.

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