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Barrages routiers : « Nos agents ne peuvent pas venir au travail »

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En raison des barrages routiers dans une bonne partie de l’île, le centre hospitalier de Mayotte actionne un plan d’urgence pour assurer la continuité des soins dans ses services.

Le centre hospitalier de Mayotte (CHM) doit bouleverser son organisation en raison des barrages routiers dressés sur les routes de l’île. Depuis trois jours désormais, le bus des professionnels de santé, un dispositif de « ramassage » des soignants qui ne logent pas à Mamoudzou, ne peut plus circuler. Par conséquent, le personnel manque à l’hôpital. Aynoudine Salimé, directeur des soins et coordonnateur général des soins du centre hospitalier, évaluait ce jeudi à 50% le taux d’absence affiché du côté des aides-soignants. Chez les infirmiers, on parle de « 30 à 40% » d’absents. « On est affecté, nos agents ne peuvent pas venir au travail, certains dorment sur place. On essaie d’appliquer les plans de crise que nous avons », rapporte Aynoudine Salimé. Des lits picots ont été installés sur site afin de permettre au personnel hospitalier de dormir au CHM.

Car, depuis mardi, nombreuses sont les blouses blanches qui ont dû rebrousser chemin à l’approche d’un barrage. A Coconi, par exemple, un membre du collectif qui bloque la Route Nationale 2 nous expliquait que seules les personnes qui travaillent à l’hôpital, lorsqu’elles montraient leur carte, pouvaient passer sans encombre. Vraisemblablement, ce n’est pas le cas. « Les bus n’ont pas pu faire le ramassage mercredi. J’ai dû partir avec ma voiture personnelle mais, une fois arrivés à Coconi, on ne nous a pas laissé passer malgré le fait qu’on présentait nos badges du CHM », raconte Kalia, infirmière au centre hospitalier de Mayotte résidant à Sohoa.

L’option maritime écartée

Tout le monde est donc bloqué. Il n’y a pas d’exception. Du côté de Combani, où des barrages routiers cueillent les automobilistes et pilotes de deux-roues aux différentes entrées de la commune, le personnel ne peut pas passer non plus. C’est ce que nous avons constaté en nous rendant sur place, mercredi 24 janvier. Mathieu*, salarié du CHM depuis cinq mois, a par exemple dû stationner sa voiture deux jours durant sur le parking du centre commercial. Après avoir traversé la commune à pied, il avait bénéficié de l’aide d’un collègue, venu spécialement de Mamoudzou pour le covoiturer.

Dans le nord, ce sont les barrages de Bandraboua et Dzoumogné qui posent problème. « Ce matin, ça roulait de Bandraboua à Mamoudzou. Dès qu’on a trouvé une solution pour aller chercher nos agents, ça a fermé à Dzoumogné », illustre Aynoudine Salimé. Selon le docteur Makrem Ben Reguiga, vice-président de la commission médicale d’établissement, un « plan d’urgence spécifique » est désormais en vigueur au CHM afin d’assurer la continuité des soins. Les intempéries ne permettant pas à la direction du centre hospitalier d’affréter des bateaux, le CHM devra s’y tenir, tant que les barrages ne seront pas levés.

*Prénom d’emprunt

Une situation tendue à la Cadema

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Le climat était houleux à la Cadema, ce jeudi, la direction a dû être exfiltrée par les policiers et gendarmes.

Depuis le début du mois de janvier, les administrations situées à Mamoudzou sont régulièrement fermées. La communauté d’agglomération Dembéni-Mamoudzou (Cadema), dont les bureaux sont dans le centre du chef-lieu, ne déroge pas à la règle. A plusieurs reprises, les services ont toutefois essayé de reprendre le travail et ont cassé les cadenas. C’était de nouveau le cas, ce jeudi. Apprenant que la direction était de retour dans ses locaux vers 14h, une trentaine de membres des collectifs s’est rendue sur place pour faire pression et faire fermer les lieux. Les employés ont donc été exfiltrés du siège par la police et la gendarmerie. Selon nos informations, des plaintes ont été déposées après des insultes et des menaces de morts.

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