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Aller chercher de l’eau, un risque pour les migrants de Cavani

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Depuis le 22 mars et la fin du démantèlement du camp du stade de Cavani, à Mamoudzou, de nombreux migrants d’Afrique des Grands lacs et de la Corne de l’Afrique restent sur le trottoir à ses abords. Privés d’eau potable, ceux qui restent prennent le risque de se faire agresser à chaque fois qu’ils vont puiser de l’eau à Massimoni.

Il est 16h15, ce jeudi, lorsque les pompiers viennent évacuer un des migrants aux abords du stade de Cavani. Une demi-heure plus tôt, ce dernier a reçu un coup de machette au bras alors qu’il allait chercher de l’eau à la rivière Massimoni. « Ça arrive tout le temps. On s’est presque tous déjà fait agresser en allant là-bas. Soit on veut nous prendre de l’argent, ou bien notre téléphone, soit on nous frappe », déplore Nur, qui s’est lui-même vu délester de son portable et de quarante euros, en échange d’un coup de chombo au niveau du bassin.

« On a besoin d’eau pour boire, pour se laver, pour notre santé. Sans eau, on ne peut pas cuisiner. L’eau, c’est la chose la plus importante », insiste de son côté Arun, qui lui a perdu son téléphone pour pouvoir remplir un jerrican.

Tous subissent la peur de faire les quinze minutes de marche qui séparent le trottoir du stade au point d’eau dissimulé près de l’association Solidarité Mayotte. S’ils s’accordent tous pour dire que des agressions ont toujours eu lieu dans cette zone, ce serait de pire en pire. « Si seulement on nous laissait nous servir en eau avec les bouches à incendie, ce serait magnifique », rêve Shabani Ali, en pointant du doigt celle qui se trouve sur le trottoir en face.

« J’ai toujours réussi à fuir »

Ce dernier, arrivé du Burundi il y a un an, a toujours puisé son eau à Massimoni, aussi bien quand il habitait à côté de Solidarité que depuis qu’il occupe les abords du stade. « J’ai toujours réussi à fuir quand on voulait m’agresser », arrive-t-il à dire en riant. Celui qui a récemment obtenu un titre de séjour nous propose de nous conduire le long du trajet qu’il fait parfois cinq fois par jour pour trouver de l’eau. « Mais c’est risqué », alerte-t-il. Après être passé derrière le stade, avoir remonté la rue Babous Salama et croisé les locaux fermés de l’association en charge de l’hébergement d’urgence, nous arrivons à la source. Là, des enfants font leur toilette, à côté des murs de tôles qui séparent la rue des cases de fortune. « Les agressions ont lieu partout, soit sur le trajet, soit ici. Cela arrive souvent qu’on nous jette des pierres », relate notre guide.

Un homme se brosse les dents à côté d’un des deux tuyaux dont l’eau, stockée dans un bassin surplombant, s’écoule. En regardant l’intérieur dudit bassin, l’eau est trouble, et des poissons y nagent. « On sait que ce n’est pas potable, mais on n’a pas le choix », soupire Shabani. Sur le retour, ce dernier déplore que le robinet que pouvaient utiliser les migrants qui occupaient l’intérieur du stade de Cavani ne soit plus accessible. Malgré la situation, le ressortissant burundais ne cherche pas à se plaindre outre mesure.

« On est reconnaissants que la France, que la République, nous accueille, nous offre sa protection », insiste-t-il à plusieurs reprises.

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