Département de Mayotte : Un dernier vœu et puis s’en va pour le président Soibahadine

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Ce jeudi 14 janvier, le président du Département, Soibahadine Ibrahim Ramadani, a adressé ses vœux à la population, et plus particulièrement aux officiels du territoire. Une allocution de 40 minutes durant laquelle il est revenu sur l’ensemble des actions de son mandat et au cours de laquelle il a sous-entendu l’arrêt de sa carrière politique.

« C’est un rendez-vous historique et je ne suis pas candidat à ma succession. Je veux vous associer à ce moment historique. » Le 25 novembre dernier, le président du Département, Soibahadine Ibrahim Ramadani, lâche cette indiscrétion en assemblée plénière lors du vote d’une enveloppe de 80 millions d’euros pour l’allongement de la piste de l’aéroport. Une tendance qui tend à se confirmer au regard de son discours à l’occasion de ses vœux pour la nouvelle année. Plus particulièrement au moment de conclure. « Qu’il me soit permis quelques mots plus personnels. […] Chacun sait à quel point, avec mes collègues élus et avec les services, nous n’avons pas ménagé notre peine pour faire avancer notre territoire », défend-il, avant d’assurer son engagement et sa totale détermination pour faire de chaque jour du mandat qui s’achève une journée utile au service des Mahorais.

Toujours, selon ses mots, avec un état d’esprit qui le caractérise. Ainsi, il dit avoir agi concrètement avec modestie. « On me l’a parfois… reproché », ironise-t-il. Mais aussi d’avoir contribué à l’apaisement des relations institutionnelles et assaini la situation financière du conseil départemental en veillant au climat social, aux droits et aux devoirs des agents. « Surtout, j’ai souhaité porter une vision d’ensemble des enjeux pour Mayotte, liant les questions du quotidien et les problématiques d’avenir. Croyez-moi, ce n’est pas un long fleuve tranquille tant les attentes sont fortes », admet-il, comme si le poids de l’âge – il aura 72 ans en mars prochain – et les 6 dernières années l’avaient convaincu de ne pas se représenter lors des prochaines élections cantonales, qui doivent vraisemblablement se tenir au mois de juin.

 

Ne jamais dire « jamais »

 

Alors l’ancien sénateur tire-t-il réellement sa révérence ? Cela en a tout l’air, même si dans ce milieu, il ne faut jamais dire « jamais »… Preuve en est avec la partie plus solennelle de son allocution, où il joue le défenseur de son bilan. Une manière peut-être d’avancer ses pions pour positionner l’un de ses protégés sur un piédestal ? Ou, qui sait, de se prendre à rêver son portrait accroché aux côtés de celui de Younoussa Bamana, dans l’hémicycle.

Plus concrètement, comment résumer son action ? « Aujourd’hui, au terme de cette mandature, notre administration s’est stabilisée, notre majorité s’est renforcée, et nos investissements ont été confortés », plaide Soibahadine Ibrahim Ramadani. À titre d’exemple, il cite le schéma d’aménagement régional et l’opération d’intérêt national, les évolutions sur les questions de l’aérien et du port, ou encore la programmation des fonds européens pour la période 2021-2027. Sans oublier le nerf de la guerre : l’aspect financier. « Nous avons résorbé le déficit financier de 53 millions d’euros en un temps record », rappelle-t-il, avec une certaine fierté. Ainsi que les 106 millions d’euros adressés de 2015 à 2020 aux communes et intercommunalités.

Mais aussi d’évoquer plusieurs projets structurants à venir ou en réflexion. Comme la réalisation du deuxième hôpital de Mayotte à Combani. « Nous avons proposé des choix de foncier à l’ARS », indique-t-il en s’adressant au directeur général adjoint, Mouhoutar Salim. Ainsi que la construction de la salle polyvalente et du centre de formation des sportifs de haut niveau, l’implantation d’un campus d’enseignement supérieur, l’ouverture d’un centre de langues pour tous, ou encore la création d’un réseau de transport ferroviaire reliant les grands axes du territoire. Autant d’idées ou de promesses qui lui permettraient de définitivement marquer de son empreinte son passage à la tête de la collectivité. Inchallah.

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