Concours : Trois semaines de préparation de plus pour Mister Mayotte

À lire également

Larissa Salim Bé, une miss qui excelle

Elle a été élue le 31 octobre à Ouangani. Larissa Salim Bé est la nouvelle miss excellence Mayotte et a tout pour plaire. Elle...

Crêpage de chignon autour de l’événement Miss Mayotte

L’événement n’en finit plus de faire jaser. Alors que la prochaine Miss Mayotte sera élue le 7 novembre, une jeune association culturelle, Model Agency...

La future couronne de Miss Excellence visible en avant-première à Mzuri Sana

Le concours de Miss Excellence Mayotte 2020 se tient ce samedi au plateau de Ouangani. Six candidates – Larissa Salime Be, Lysiana Bacar, Hafna...

Département de Mayotte : Un dernier vœu et puis s’en va pour le président Soibahadine

Ce jeudi 14 janvier, le président du Département, Soibahadine Ibrahim Ramadani, a adressé ses vœux à la population, et plus particulièrement aux officiels du...

Il y a quelques mois, Fedhila Haidar ne pensait pas être à deux doigts de participer à l’élection de Mister France, prévu le 8 mai prochain. En effet, cette année, la situation sanitaire a empêché le concours Mister Mayotte d’avoir lieu. De fait, Fedhila a donc obtenu son titre par nomination. Et un peu par surprise. Rencontre.

concours-trois-semaines-preparation-plus-mister-mayotte« Je faisais mes courses ! » Tout sourire, Fedhila raconte comment il a croisé par hasard Mariame Hassani. Dauphin de l’élection de 2016, le jeune homme entame alors une discussion informelle autour du concours avec la présidente locale du comité. “Elle m’a dit qu’il cherchait un représentant pour Mister Mayotte et en rigolant je lui ai dit “envoie-moi” !”, rapporte-t-il. Après un échange de numéros, il n’y pense plus trop. Puis, il reçoit un coup de fil de Mariame, lui annonçant qu’il avait été choisi. Sur le coup, c’est un peu la panique. “Il fallait que je reprenne le sport, que je change mon alimentation, tout ça très rapidement”, se souvient-il. S’il ne s’est pas senti légitime tout de suite, n’ayant pas été élu mais nommé, son sentiment a rapidement changé. Il a certes été choisi uniquement par le comité, mais deux autres profils étaient potentiellement étudiés. “Je me sentais un peu mal au début, parce que certains candidats ont fait le casting, et moi je ne l’ai pas fait. Mais savoir que j’ai été choisi alors qu’on était trois m’a rassuré.

Sa confiance, il l’a aussi obtenue grâce à sa commune. Fedhila vient de Sada et sa nomination a créé une vague de soutien dans le village. “Ils sont tous très fiers de moi et espère que je vais aller au moins jusqu’au podium.” Une conférence de presse a même été organisée par la ville, pour lui permettre de se faire connaître, même si l’élection n’a pas eu lieu. Un engouement qui s’est propagé à toute la population mahoraise. Le jeune homme dit avoir reçu beaucoup de messages de soutien et être parfois reconnu dans la rue. « Même derrière le masque », rigole-t-il. Quelle star !

 

Un engouement qui a ses limites

 

Poussé par “beaucoup d’ondes positives”, Fedhila a aussi ses détracteurs. C’est, selon lui, dû au contexte social mahorais. Le Mister ne manque d’ailleurs pas d’anecdotes : comme cette fois, quand une dame l’a arrêté pour lui demander s’il avait conscience qu’il défilerait en maillot de bain… Des réactions qu’il comprend, mais qui n’entament pas sa fierté face au parcours accompli. Il y a cinq ans, quand il s’était présenté, il n’imaginait pas voir ce qui se cachait vraiment derrière le monde du mannequinat. Ni même vivre un jour l’expérience Mister. Quelques années plus tard, cette chance, il l’a pourtant bien obtenue, à 22 ans seulement. Et il compte bien en profiter, malgré le Covid, qui a déjà fait décaler le jour du concours national.

 

En préparation jusqu’à la dernière minute

 

Ce qui n’est d’ailleurs pas pour déplaire à Fedhila. Ayant été nominé fin février, il est ravi d’avoir trois semaines de plus pour se préparer physiquement. “J’ai des formations pour poser et pour défiler, mais il faut surtout que je fasse du sport !”, sourit celui qui est aussi stewart chez Ewa Air. Stoppé en plein vol par la crise sanitaire, il n’avait alors plus trop de raisons de faire de se dépenser physiquement. “C’était la belle vie”, glisse-t-il, avec un clin d’oeil. Autant dire que ces trois semaines de plus ne seront pas de trop pour une petite remise en forme ! Et surtout pour se préparer avant d’aller représenter son île, “ses paysages, son cadre, son bon vivre ensemble”, et tâcher de pallier l’autre image de Mayotte. Celle des “barrages et la délinquance”, qui ressort trop souvent dans les médias métropolitains. Le jeune homme pense déjà à son retour sur l’île aux parfums après l’élection, et au bonheur de retrouver les siens. Mais en attendant, direction l’entraînement de sport, à fond les ballons, avant de décoller le 29 avril pour la métropole.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°955

Le journal des jeunes

À la Une

Loi Mayotte : Les motifs impérieux s’invitent dans les débats, portés par un groupe de médecins du CHM

En pleine audience du préfet pour la consultation sur la loi programme, des personnels soignants ont décidé d'interpeller le représentant de l’État au sujet...

Réouverture des salles de sport à Mayotte : une bouffée d’oxygène après trois mois sous tension

Après trois longs mois de fermeture, les salles de sport de Mayotte peuvent à nouveau accueillir du public depuis ce lundi. Malgré les difficultés...

Ramlati Ali : « Le gouvernement n’a pas découragé Air France, la discussion est en cours »

Piste longue, non-venue d'Air France, campus connecté, grève des sages-femmes. Au cours de la dernière semaine, la député de la majorité, Ramlati Ali, a...

Le CNAM et le rectorat de Mayotte s’allient pour la formation professionnelle

Le conservatoire national des arts et des métiers et le rectorat de Mayotte viennent de signer un accord cadre pour mutualiser leurs réseaux afin...

Tortues : deux braconniers condamnés à 18 mois de prison ferme par la chambre d’appel de Mamoudzou

Ce jeudi 6 mai avait lieu le procès en appel de deux braconniers de tortues interpellés au mois de février en Petite-Terre. Résultat ?...