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Petite-Terre veut améliorer la qualité de l’air de son territoire

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La communauté de communes de Petite-Terre vient de signer plusieurs conventions avec Hawa Mayotte et l’Ademe pour accélérer la transition énergétique et écologique de son territoire. L’une des priorités est de diminuer la pollution atmosphérique liée notamment au trafic routier, aérien et maritime.

« Trois principaux secteurs participent à la pollution de l’air en Petite-Terre. D’abord, le trafic de barges y est très important. C’est d’ailleurs le transport en commun le plus utilisé de France en nombre de voyageurs », assure Bruno Brouard-Foster. Selon le directeur d’Hawa Mayotte, il y a également un engorgement de poids lourds et de véhicules au niveau des embarcadères « de plus en plus important », l’aéroport participe largement aux émissions de gaz à effet de serre et, enfin, l’usine qui produit de l’électricité dégrade, elle aussi, la qualité de l’air. Sans compter les émissions liées au brûlage agricole, aux déchets verts ou ménagers.

Développer les mobilités douces

Pour diminuer le taux de pollution dans l’atmosphère, la communauté de communes de Petite Terre a signé plusieurs conventions, ce jeudi 27 octobre, avec l’association pour la surveillance de la qualité de l’air, Hawa Mayotte, mais également l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Dans ce cadre, elle souhaite notamment développer les mobilités douces. La collectivité fait notamment partie des lauréats du second programme national Avelo 2, porté par l’Ademe, dont l’objectif est de faire passer la part modale du vélo en France de 3% à 9% d’ici 2024. Petite-Terre souhaite, en effet, devenir un « territoire vélo » en offrant des aménagements sécurisés, des équipements techniques, mais aussi un panel de services spécifiques et de la location. « L’idée est de proposer à la population un mode de déplacement alternatif à la voiture individuelle », souligne Yann Le Bigot, ingénieur au sein de l’Ademe, qui octroie une aide de 237 000 € à ce projet.

Une seconde enveloppe de l’agence, d’un montant de 275.000 € sur quatre ans, permettra à l’intercommunalité de financer d’autres actions. La collectivité veut notamment « mettre à disposition des véhicules électriques » et créer des infrastructures pour accueillir ce type de mobilité. « Nous allons donner la possibilité à la population de se déplacer avec des véhicules propres », souligne Chamssia Mohamed Abdoulhamid, vice-présidente chargée de la transition énergétique de la collectivité et présidente de Hawa Mayotte.

« Un cadastre des émissions polluantes pour améliorer la qualité de l’air »

Et pour éviter que les habitants ne se déplacent en Grande Terre afin de faire réparer leurs véhicules, la communauté de communes annonce la création d’un centre technique sur le territoire. « C’est une action prioritaire », souligne Saïd Omar Oili. Le président de la communauté de communes de Petite-Terre attend les autorisations de la Deal (direction de l’environnement, l’aménagement et du logement) pour lancer ce projet. Grâce au partenariat avec l’association Hawa, le territoire devrait également mettre en place « un cadastre des émissions polluantes pour améliorer la qualité de l’air ». Il permettra d’identifier les différents polluants présents dans l’atmosphère et d’agir en conséquence.

Ces actions seront mises en place dans le cadre du plan climat air énergie territorial, adopté par la communauté de communes en janvier 2021. Plus globalement, ce programme comprend le développement des énergies renouvelables, et notamment du photovoltaïque. Mais aussi l’aménagement et la construction durable, en privilégiant l’architecture bioclimatique ou encore la surveillance des pratiques agricoles et le développement des circuits-courts.

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