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Lydia Saindou Djanffari ouvre le premier cabinet de psychopédagogie positive de Mayotte

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Lydia Saindou Djanffari a ouvert son cabinet à Sada, il y a seulement deux semaines, mais la liste de sa patientèle est déjà bien fournie. Il faut dire que son métier n’a rien de commun puisqu’elle est psychopédagogue positive, une pratique qui fait encore ses débuts en France. Elle combine la psychologie et la pédagogie.

Il s’agit d’une discipline peu connue en France, mais très répandue dans les pays anglo-saxons, particulièrement le Canada. Chez nous, on compte seulement 512 psychopédagogues positifs et la Mahoraise Lydia Saindou en fait partie depuis peu. Son rôle consiste à accompagner psychologiquement les patients à travers la parole, tout en utilisant des outils et des exercices pédagogiques. « On s’est rendu compte qu’on n’est pas seulement une tête avec un corps, mais nous avons aussi un coeur et quand on apprend, quand on travaille, dans la vie de tous les jours, il faut prendre en compte tous ces paramètres », explique-t-elle.

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Que l’on ait des problèmes de stress, de confiance en soi, de concentration ou de mémoire, tout le monde peut se faire suivre ! « Je travaille avec des enfants, des adolescents, des étudiants, des adultes, des personnes âgées. Je les reçois dans mon cabinet en individuel, mais je peux aussi me déplacer dans les entreprises pour accompagner les salariés », précise la professionnelle qui réalise son rêve. Intéressée par la psychologie, notamment dans le milieu scolaire, elle finit par devenir enseignante, métier qu’elle exerce pendant 13 ans à Mayotte.

Durant toutes ces années, elle se dit frappée de plein fouet par les nombreuses problématiques dans le milieu. « Les élèves n’apprennent pas tous au même rythme ni de la même manière. Et je n’avais pas la compétence de pouvoir donner des techniques pour les rendre autonomes et pouvoir augmenter leurs compétences. » Elle décide alors de suivre plusieurs formations puis finit par découvrir celle qui changera sa vie.

Des sacrifices à faire

Si Lydia Saindou Djanffari habite désormais à La Réunion, travailler à Mayotte a sonné comme une évidence. « Il fallait que je fasse quelque chose pour mon île », insiste-t-elle, même si cela requiert des sacrifices. Depuis l’ouverture de son cabinet, l’ancienne professeure des écoles partage son temps entre les deux départements. Elle passe la moitié du mois sur l’île aux parfums et l’autre à l’île Bourbon. « C’est un autre rythme de vie, mais j’ai beaucoup de chance car je suis soutenue par toute ma famille. Mes enfants et mon mari ont accepté les allers-retours. » Les personnes qui viennent consulter chez elle sont en quelque sorte sa récompense. À sa grande surprise, ils sont nombreux. « Il y a toujours cette réticence, mais une fois que l’on explique ce que c’est et dans quel cas on peut consulter un psychopédagogue, les gens sont moins fermés et viennent. »

Désormais, la professionnelle souhaite aider les étudiants qui peuvent vivre des moments angoissants durant leurs années d’études. Le dernier décès de l’étudiant mahorais en métropole a été l’élément déclencheur. « Je veux leur donner des méthodologies d’apprentissage. Ils peuvent aussi augmenter leurs compétences, mieux organiser leurs journées, éviter le stress et travailler sur les compétences psycho-sociales, c’est-à-dire aller vers les autres parce que c’est quelque chose qui se travaille », confie-t-elle. Ces jeunes pourront bénéficier d’un forfait étudiant, moins cher que les consultations habituelles qui s’élèvent à 75 euros la première séance, puis 70 euros.

Lydia Saindou Djanffari a l’ambition de mettre à profit son savoir-faire à plus grande échelle puisqu’elle a entamé des partenariats avec quatre communes mahoraises pour « aider les parents démunis et les personnes en insertion professionnelle ». Elle formera également les agents des mairies ainsi que les éducateurs spécialisés. Quelle sera la suite ? S’emparer du marché réunionnais puisque la psychopédagogue positive va ouvrir très prochainement son cabinet à La Réunion.

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