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5,9 millions d’euros pour la formation à Mayotte en 2020

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Quand la population mahoraise prépare la riposte

Sur les réseaux sociaux ou dans la rue, formellement ou spontanément, les initiatives se multiplient pour répondre à la délinquance qui flambe à nouveau sur l’île aux parfums. Au risque, parfois, de voir l’exaspération prendre le pas sur la loi. 

Mayotte : une naissance dont ils se souviendront

Une naissance dans la rue, ce n’est pas si courant. C’est pourtant ce qu’ont vécu Jonathan et Mouna, lundi 18 mai, date à laquelle Sarah, leur petite fille, a décidé d’arriver. Un évènement auquel ont participé quelques passants, sur les lieux par hasard. Et quand s’improvise une chaîne de soutien, cela donne une belle histoire. Récit. 

À Mayotte, “le confinement a révélé la capacité perverse de certains à faire du mal aux autres sans qu’ils ne s’en rendent compte”

Deux mois de confinement peuvent en dire long sur un individu, mais ils peuvent également dévoiler les pires et les meilleurs aspects d’une société. La crise sanitaire a mis en évidence les failles de la société mahoraise, partagée entre la conscience de certains et l’irresponsabilité des autres. Le sociologue Combo Abdallah Combo nous explique pourquoi il est urgent de tirer les leçons de ce confinement et essayer de changer la donne. 

Camille Miansoni, procureur de Mayotte : “Mon rôle est de protéger la société avant tout”

L’affaire du rapt en Petite-Terre qui suscite l’émoi dans l’ensemble du Département est révélatrice de nombre de maux dont souffre la société mahoraise au sein de laquelle nombre de personnes semblent valider l’idée que l’on puisse se faire justice soi-même à défaut d’une carence supposée de l’État. Le procureur de la République, Camille Miansoni, revient ici sur ces éléments. C’est aussi l’occasion pour lui de rappeler le rôle qu’il occupe et la vision qui l’anime alors que les critiques pleuvent sur sa personne.

Le conseil départemental et l’Etat ont signé ce jeudi la convention 2020 du pacte pluriannuel ultramarin d’investissement dans les compétences (PUIC). En tout, 5,9 millions d’euros seront consacrés cette année à la formation professionnelle, dont 2,2 millions sont délégués à Pôle emploi et 1,9 million au Carif oref et à la plateforme de lutte contre l’illettrisme (PLIA). Ce montant s’inscrit dans un plan global de 68,3 millions d’euros sur quatre ans (2019-2022), abondé à hauteur de 21,3 millions d’euros pour l’Etat, et de 47 millions d’euros pour le Département. En 2019, année de lancement du PUIC, les fonds ont permis 600 entrées supplémentaires en formation, mais aussi d’accompagner la certification de tous les organismes de formation de l’île, de favoriser l’accompagnement médico-social, l’emploi de 40 bénéficiaires en situation de handicap, la mise en place des plateformes distancielles de formation sur les savoirs de base, ou encore de lancer un appel à projet sur le développement des nouvelles formes d’accompagnement à l’entrepreneuriat. Cette année, un objectif fixé de 935 entrées supplémentaires vient s’ajouter aux ambitions générales du plan, que sont le développement de l’approche du parcours individualisé ; la réponse aux besoins en compétences des entreprises et de développement de filières stratégiques pour l’économie du territoire ; et la transformation et la modernisation du système de formation professionnelle. Le PUIC vise à accompagner vers l’emploi un million de jeunes et un million de personnes à la recherche d’un emploi peu ou pas qualifiées.

Autant d’actions qui doivent donc permettre de répondre aux enjeux du territoire en matière d’insertion professionnelle et de formation. Et ils sont multiples, comme l’a rappelé le président du Conseil départemental dans son discours, devant l’hémicycle. “Qu’il me soit permis de donner quelques éclairage liés au contexte dans lequel se tient cette signature. Mayotte est, dois-je le rappeler, un département aux enjeux très marqués en matière d’éducation et de formation, dans un contexte socioéconomique difficile”, a-t-il déroulé. Croissance démographique, formalisation récente du marché du travail, illettrisme et précarité d’une frange importante de la population font de Mayotte un département “sensible à la qualité de la relation entre la formation et l’emploi, entre l’école et l’entreprise”, comme le caractérise Soibahadine Ibrahim Ramadani. Et la crise engendrée par le Covid-19 risque bien de rendre cette relation d’autant plus primordiale, tant elle pourrait “encore fragiliser nos dispositifs de formation et d’insertion”.

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