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Avec le cycle de « savoir-nager », les élèves de 6ème de Majicavo se jettent à l’eau

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Depuis la dernière semaine du mois d’août, les élèves de 6ème Turrell du collège de Majicavo ont débuté leur cycle de “savoir-nager”. Encadrés par leur professeur d’éducation physique et sportive Jérôme Dufour, ils se rendent pendant dix séances à la piscine de Majicavo Koropa. L’objectif ? Familiariser les jeunes mahorais avec le milieu aquatique et se jeter à l’eau.

Tout le monde a son maillot ? Allez, on est partis !” À 7h20, les collégiens grimpent dans le bus direction la piscine. Le programme du jour : perfectionner leurs acquis en vue de la dernière séance de natation qui aura lieu mercredi prochain. Après une rapide explication des consignes et le rappel des modalités d’évaluation du “savoir-nager”, les élèves se trouvent d’attaque pour le grand bain. Sous l’œil attentif de leur professeur, Jérôme Dufour, ils réalisent pendant 45 minutes divers exercices adaptés à leur niveau pour éliminer toute appréhension dans l’eau.

Moi je nage” ; “Moi je flotte” ; “Moi je fais la planche”, racontent avec enthousiasme Zarouki, Lyana et Sayra, fiers de leurs exploits aquatiques. Sur le ventre, sur le dos ou seulement au bord en plongeant ponctuellement la tête dans l’eau, chacun avance à son rythme… “Notre objectif est de nous adapter aux différents profils d’élèves et à leurs besoins. Lors de la première séance, ils ont été répartis en trois groupes : ceux qui ont peur et refusent de rentrer dans l’eau, ceux qui acceptent de s’immerger et ceux qui ont déjà des compétences aquatiques”, détaille leur enseignant. L’idée première n’est pas d’en faire des tritons prêts à enchaîner les longueurs, mais bien d’assurer leur sécurité, de ne pas paniquer dans ce nouvel environnement et surtout d’éviter la noyade.

Des progrès non négligeables

En effet, le “savoir-nager” correspond à une maîtrise du milieu aquatique enseignée aux classes de 6ème et mise en place par l’Éducation nationale depuis la rentrée 2015. Ce certificat reconnaît la compétence à nager en toute quiétude, dans un espace surveillé et ne doit pas être confondu avec les activités de natation fixées par les programmes d’enseignement. Un enjeu pour l’île au lagon où une majorité de la population ne sait pas nager.

Si lors des premières séances, certains élèves refusaient de glisser un orteil dans la piscine, tous plongent désormais sans appréhension dans l’eau chlorée du Koropa. “C’est très important de savoir nager”, affirme d’une petite voix Charafoudine. Comme lui, ses camarades sont convaincus de l’importance et de la priorité d’évoluer en milieu aquatique en sûreté. Mais le but de ces sessions d’initiation est aussi et avant tout de s’amuser : certains rêvent d’éclabousser leurs camarades, d’autres veulent apprendre à faire la course tels des poissons dans l’eau. “C’est un comble d’habiter sur une île et de ne pas savoir nager”, se désole Jérôme Dufour. Une première étape avant de perfectionner leur technique et ainsi de découvrir ce fabuleux terrain de jeu qu’est le lagon.

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