100 % NUMÉRIQUE, WEB, MOBILE, TABLETTE

Les infos de Mayotte depuis plus de 20 ans !

40000 followers sur facebook

Mayotte : Des avancées mais rien de gagné pour le gaz du Mozambique

À lire également

Attaquée de toutes parts à Mayotte, Panima tente de riposter

Entre la polémique sur la qualité des repas livrés aux confinés du RSMA, et la mise à l’arrêt d’une partie importante de son activité à cause du confinement, l’entreprise de restauration collective est sur tous les fronts. Mais face à ces multiples coups durs, son directeur, Gilles Rouinvy, ne baisse pas les bras et répond aux critiques. Entretien.

Les chiffres qui rendent le confinement compliqué à Mayotte

On le sait, le confinement à Mayotte est rendu d’autant plus difficile qu’une grosse partie de la population vit dans des habitations insalubres, dénuées du confort élémentaire. Dans une publication diffusée hier, l’Insee rappelle quelques chiffres parlants. Résumé point par point.

Rachat de Vindemia par GBH : la grande distribution de Mayotte face à la menace d’une concentration inédite

Réunion au sommet ce lundi, entre les différents acteurs économiques et politiques du 101ème département, alors que le rachat de Vindemia, filiale de Casino, par GBH, qui détient 11 magasins Carrefour, doit avoir lieu le 1er juillet. Pour l’instant, ni l’Autorité de la Concurrence, ni le Conseil d’État ne se sont prononcés contre l’opération. Mais après La Réunion, c’est au tour des acteurs mahorais de s’inquiéter de ses conséquences pour la vie économique locale.

Les poissonneries mahoraises ont le bec dans l’eau

À Mayotte, la préfecture a autorisé le maintien des activités de pêche. Une bonne nouvelle pour le secteur, qui se retrouve maintenant confronté à un problème de stockages des produits frais. Les poissonneries et les coopératives sont aujourd’hui les premières à faire les frais du manque de structures adaptées. 

Mayotte a une carte à jouer pour se positionner sur ce méga-projet estimé à plus de 50 milliards de dollars. Mais le département va devoir s’adapter pour séduire les industriels qui auront bientôt besoin d’une base arrière pour exploiter les gisements de gaz. Et vite.

L’heure tourne et Mayotte a encore du pain sur la planche pour devenir cette fameuse “base arrière” que tout le monde appelle ici de ses voeux. C’est en substance le message qu’ont souhaité faire passer les intervenants pour la conférence sur le projet gazier du Mozambique à l’occasion du deuxième jour du Forum économique, ce jeudi. “Cela fait maintenant plusieurs années que nous sommes sur le dossier : ce n’est pas encore gagné, il reste du travail à faire, mais nous avançons”, a ainsi retracé Ben Issa Ousséni, président de l’ADIM, en donnant le coup d’envoi de ce nouveau tour de table.

Pour rappel, ces gisements gaziers découverts au large des côtes du Mozambique ont subitement attiré les convoitises sur l’un des pays les plus pauvres de la planète. La concurrence promet d’être féroce pour se partager ce gâteau estimé à 50 milliards de dollars. Et il y a donc de quoi remporter une jolie mise, à condition de savoir faire ses jeux… Trois compagnis d’extraction, Total, Exxon et ENI, ont déjà avancé leurs pions.

“Tirer son épingle du jeu”

Or, ces géants industriels auront besoin de tout un tas de fonctions supports pour développer leurs activités : acheminement des équipements, déplacements des personnes, évacuations sanitaires… Le 101e département, idéalement situé à l’entrée du canal du Mozambique, espère donc bien “tirer son épingle du jeu”, pour reprendre l’expression de Christophe Remoué, directeur général d’Evolen, une association qui entend promouvoir l’excellence française dans l’’industrie des hydrocarbures. Mais le compte à rebours a commencé.

“Nous devons nous préparer à mettre à jour nos structures portuaires et aéroportuaires d’ici un ou deux ans, mais aussi nos administrations qui vont devoir s’habituer à ces va-et-vient par Mayotte”, a évoqué Ben Issa Ousséni. Un voeux pieu quand on sait qu’à Mayotte, les volcans poussent plus vite qu’une piste longue ou une retenue collinaire… Le Département a en effet tout intérêt à développer la logistique dans la zone portuaire, et aéroportuaire, mais aussi à prendre en considération les besoins en hébergement, pour les personnes qui travailleront sur les projets. Et donc aussi à développer son offre touristique.

Créer un cluster d’entreprises

La bonne nouvelle ? C’est que depuis un an, et la dernière édition du forum, des premiers jalons ont déjà été posés. Sous l’impulsion de la préfecture, un cabinet de conseil a par exemple permis d’apporter des idées pour permettre à Mayotte de se positionner. “Je relève une piste intéressante, c’est un cluster d’entreprises pour représenter Mayotte et coordonner les efforts”, développe Christophe Remoué. “Ce qui est important, c’est de vous regrouper, de définir votre offre, et de parler à ces acteurs internationaux.”

Adaptations en vitesse

“On parle de projets qui ont une durée de vie longue, donc il y a un peu de temps pour s’adapter. Mais certaines adaptations doivent quand même être menées en vitesse”, a rappelé François Kerdoncuff, dirigeant de la société de conseil et d’assistance technique Cayambe. Parmi les priorités : des aménagements au port, et des adaptations institutionnelles, en premier lieu desquelles la fiscalité et les droits de douanes. Du côté du port, le quai 2 d’une longueur de 230 mètres sera en mesure d’accueillir les grands navires, et des réhabilitations sont prévues d’ici septembre 2021 pour permettre le stockage indispensable aux équipementiers, a assuré Ida Nel, la présidente de MCG.

Proposer une offre compétitive

Et parmi eux, justement, l’entreprise TechnipFMC, l’un des sous-traitants sélectionnés par Total pour les installations sous-marines sur son projet Golfinho. Venues tâter le terrain fin septembre, ses équipes ont été séduites par les atouts qu’offrait le territoire. “Nous avons besoin d’une zone avec de bonnes conditions douanières, d’une baie abritée pour nos navires, d’entreprises pour traiter nos déchets, de transport local et d’hébergement pour nos personnels…”, a listé Denis Hattet, chef d’opérations chez TechnipFMC. Qui a toutefois conclu sa prise de parole par une mise en garde : “Nous ne venons pas en investisseur mais en client : il nous faut une offre attractive et compétitive, celle qui nous proposera le meilleur rapport qualité/prix.” L’industriel se laisse jusqu’à la fin de l’année pour décider d’arrêter ou non son choix sur l’île au lagon. Tic tac.

Avis Facebook pour l’UE!
Vous devez vous connecter pour afficher et publier des commentaires FB!

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°1006

Le journal des jeunes

chab-journal-des-jeunes-5

À la Une

Développement de Mayotte : « un défaut d’organisation lié à un défaut de collaboration »

Le rapport public thématique de la Cour des comptes et de la chambre régionale des comptes sur les plans de développement pour Mayotte a...

« Je pense que le regard du monde pourrait se tourner vers Mayotte »

Les relations entre l’île de Madagascar et sa voisine mahoraise continuent de se renforcer avec l’organisation des Ateliers de la coopération, ce jeudi. Une...

Yes Ko Green, premier festival éco-responsable à Mayotte

Le premier festival éco-musical gratuit et ouvert à tous est organisé ce samedi 2 juillet de 9h à 19h au M'haju à Bandrélé. Une...

Les séniors à la découverte des archives départementales de Mayotte

Le conseil départemental et le centre communal d’action sociale de Mamoudzou ont organisé ce jeudi 30 juin une visite des archives départementales pour les...

Une fête de fin d’année pour faire parler de l’école primaire Doujani 2

L’école primaire Doujani 2 a organisé une grande fête de fin d’année ce jeudi 30 juin avec l’ensemble de ses élèves. C’est sous un...