100 % NUMÉRIQUE, WEB, MOBILE, TABLETTE

Depuis 20 ans à Mayotte !

Les idées de Joël de Rosnay pour faire de Mayotte une terre d’innovation

À lire également

Attaquée de toutes parts à Mayotte, Panima tente de riposter

Entre la polémique sur la qualité des repas livrés aux confinés du RSMA, et la mise à l’arrêt d’une partie importante de son activité à cause du confinement, l’entreprise de restauration collective est sur tous les fronts. Mais face à ces multiples coups durs, son directeur, Gilles Rouinvy, ne baisse pas les bras et répond aux critiques. Entretien.

Les chiffres qui rendent le confinement compliqué à Mayotte

On le sait, le confinement à Mayotte est rendu d’autant plus difficile qu’une grosse partie de la population vit dans des habitations insalubres, dénuées du confort élémentaire. Dans une publication diffusée hier, l’Insee rappelle quelques chiffres parlants. Résumé point par point.

Rachat de Vindemia par GBH : la grande distribution de Mayotte face à la menace d’une concentration inédite

Réunion au sommet ce lundi, entre les différents acteurs économiques et politiques du 101ème département, alors que le rachat de Vindemia, filiale de Casino, par GBH, qui détient 11 magasins Carrefour, doit avoir lieu le 1er juillet. Pour l’instant, ni l’Autorité de la Concurrence, ni le Conseil d’État ne se sont prononcés contre l’opération. Mais après La Réunion, c’est au tour des acteurs mahorais de s’inquiéter de ses conséquences pour la vie économique locale.

Les poissonneries mahoraises ont le bec dans l’eau

À Mayotte, la préfecture a autorisé le maintien des activités de pêche. Une bonne nouvelle pour le secteur, qui se retrouve maintenant confronté à un problème de stockages des produits frais. Les poissonneries et les coopératives sont aujourd’hui les premières à faire les frais du manque de structures adaptées. 

Management, développement durable, développement numérique, coopération régionale et même surf… Nombreuses ont été les thématiques abordées par le scientifique Joël de Rosnay, intervenant à l’occasion du 3ème forum économique de Mayotte. Ce jeudi après-midi, il animait à distance un atelier de réflexion autour de la perspective « Mayotte 2050 ». Au cœur des échanges, les innovations futures qui pourraient faire de l’île une vitrine mondiale et attirer de potentiels investisseurs extérieurs.

Au deuxième et dernier jour du troisième forum économique de l’île, les petits masques en tissu estampillés « Oui Mayotte ! » étaient encore nombreux, jeudi après-midi, sous le toit de l’hémicycle du conseil départemental. Il faut dire que l’atelier du jour, « Mayotte 2050, importance du lien humain, social, de l’énergie et du numérique » était animé par une pointure. Si certains connaissent Joël de Rosnay comme l’un des piliers du surf en France, c’est cette fois en sa qualité de prospectiviste que le scientifique intervenait, par visioconférence, face aux acteurs du tissu économique local. L’objectif du question-réponse du jour : développer des pistes de réflexion qui, sur le plan technologique, numérique et scientifique notamment, pourraient faire rayonner Mayotte et ses innovations futures, dans sa région et au-delà.

« Il faut anticiper, prévoir et s’adapter, comme pour le surf ! », introduit le conférencier à la façon d’un mantra. « Mayotte a largement de quoi devenir un laboratoire expérimental pour la France, et dans le monde. » Mais avant de rentrer dans le concret, Joël de Rosnay prévient d’emblée : pour développer la coopération, notamment avec les pays voisins que sont Madagascar et les Comores, « il faut favoriser la communication numérique en réseau. En créant un réseau humain et numérique d’échanges, on peut créer une interaction dynamique et de nouvelles valeurs, de nouvelles idées pourront émerger ». Autrement dit, le développement de l’accès au numérique dans la région, via notamment la diminution des coûts d’accès, sont les premières conditions sine qua non pour qu’enfin, Mayotte deviennent une terre d’innovation, comme l’ambitionne le forum économique.

« Mayotte peut aussi suivre les traces de l’énergétique moderne »

Voilà pour les bases. « Mais dans le monde d’après, il faut des résultats ! », s’inquiète un participant. Là, Joël de Rosnay ne manque pas d’idées, et cite en exemple le cas du groupe Rogers, né à Maurice, son île natale à lui aussi. « Il s’agit d’une grande entreprise qui a développé sur le terrain des actions concrètes et expérimentales en relation avec les pouvoirs publics, les particuliers, les administrations… », et qui s’est particulièrement illustrée dans le milieu du tourisme. « L’éco-tourisme permet d’ailleurs d’établir des règles et des contraintes pour que l’environnement soit respecté », sourit le conférencier, interrogé sur la préservation des récifs coralliens dans le futur. Là encore, Joël de Rosnay invite à s’inspirer de Maurice, où les élevages de coraux permettent de réintroduire l’espèce dans les milieux les plus menacés.

« Mayotte peut aussi suivre les traces de l’énergétique moderne ! », assure Joël de Rosnay, en évoquant les perspectives que peuvent représenter la production d’hydrogène, « qui attire de plus en plus », ou le développement local du mix énergétique. « Il faut être capable d’utiliser les énergies entre elles plutôt que séparément. C’est ce que j’appelle les trois E : économie ; efficacité énergétique et énergie renouvelable. » Puis dans l’assemblée, une entrepreneuse s’inquiète : « Est-ce que nous, chefs d’entreprise, ne serons pas juste spectateurs de ce développement là ? » Surfant encore sur la vague du positivisme, Joël de Rosnay la rassure : « Il va falloir créer des groupements d’intérêt économique, qui sont d’une grande force sur le plan juridique notamment ! » Pendant une heure encore, les idées fusent, tout azimut : créer une école de leadership, qui serait la première de l’océan Indien ; innover dans les biopesticides et les faire expérimenter localement ; lancer des master class données par des élèves spécialisés dans leur domaine à d’autres élèves moins experts, à la façon de ce que propose déjà Universcience à Paris. En d’autres termes, l’innovation passera par la co-construction et la co-éducation, ou ne passera pas. « Il ne s’agit pas de développer l’économie pour construire des autoroutes, mais pour construire le bonheur des Mahorais », insiste le directeur de l’Adim, Frantz Sabin. Alors, après les discussions, place à l’action.

Mayotte Hebdo de la semaine

Mayotte Hebdo n°983

Le journal des jeunes

À la Une

La première Maison de santé mentale de Mayotte ouvre ses portes

À Combani, lundi 24 janvier, l’association Mlezi Maore et le centre hospitalier de Mayotte, soutenus par l’agence régionale de santé, inauguraient la première Maison...

Violences à La Réunion : des Mahorais ont peur de l’amalgame

Les communes réunionnaises de Saint-André, Saint-Denis et Saint-Benoît connaissent une flambée de violences depuis quelques mois. Elles sont le fait de bandes de jeunes...

Le Quartier Gourmand, le restaurant marocain qui réveille les papilles

Vous rêvez d’un bon couscous, d’un tajine ou de pâtisseries maghrébines ? Il n’y a désormais qu’une seule adresse à Mayotte pour satisfaire ces envies....

Bandrélé va refaire son réseau d’eaux pluviales

La commune au sud de Mayotte va bientôt lancer une série de travaux prioritaires pour remettre en état et moderniser son réseau d’eaux pluviales....

Gendarme renversé : le conducteur condamné à quatre ans de prison

Le lundi 17 janvier, un véhicule avec trois personnes à bord a forcé un barrage de gendarmes à Chirongui. Sans titre de séjour ni...