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Incompréhension et sentiment d’abandon chez les gérants des salles de sport à Mayotte

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Le déconfinement n’a pas fait que des heureux. Certains professionnels ne sont toujours pas autorisés à reprendre leurs activités à l’image des gérants des salles de sport. Une décision jugée injuste par les principaux concernés qui assurent être en mesure d’accueillir leurs adhérents.

Ils attendaient le déconfinement avec impatience, mais à la place, ils n’ont reçu que désillusion et mauvaises surprises. Les salles de sport resteront fermées jusqu’à nouvel ordre… À l’inverse des sports collectifs en plein-air. Une mesure incompréhensible pour les principaux concernés. “Certains vont reprendre les tournois, ce qui n’est pas logique puisque la plupart des contaminations dans le sport ont lieu dans les sports collectifs”, dénonce Julien Lalanne, gérant de l’Orange bleue. Du côté de la délégation de la jeunesse et du sport, cette différence de traitement a une explication logique. “Les activités en plein-air sont moins exposées à la contamination contrairement aux activités dans des lieux fermés”, explique Madeleine Delaperriere, déléguée de la jeunesse et du sport à Mayotte.

Mais aucune explication ne saurait calmer la colère des professionnels qui se sentent exclus du déconfinement progressif prôné par le préfet. Une impression de déjà vu pour Anli Fafi, gérant de la salle de sport Maybodyform. “À la suite du premier déconfinement l’année dernière, nous avons été mis à l’écart et nous n’avons pas pu reprendre notre activité aussi rapidement que les autres. Et cette fois-ci, ils répètent la même chose.” D’autant plus que les salles de sport se disent prêtes à recevoir leurs adhérents : elles avaient déjà été obligées d’appliquer un protocole sanitaire stricte lors de la reprise. “Nous avons du gel hydroalcoolique partout, les gens devaient venir habillés en tenue de sport, il y avait une jauge maximale de personnes dans la salle. Les machines étaient nettoyées avant et après chaque utilisation, le masque était obligatoire pendant chaque déplacement, etc. Nous avons investi du temps et de l’argent dans toutes ces mesures et aujourd’hui, on nous demande de fermer nos portes”, s’emporte Julien Lalanne.

 

“Nous sommes livrés à nous-mêmes”

 

Le sentiment d’abandon vient s’ajouter à la désillusion des gérants des salles de sport. “Les autorités compétentes ne nous donnent aucune information alors qu’elles sont censées nous rassurer et nous accompagner. Nous sommes clairement livrés à nous-même”, accuse Anli Fafi. Un point de vue partagé par le responsable de l’Orange bleue. “Nous sommes complètement dans le flou à Mayotte. Malheureusement, nous ne sommes pas assez nombreux ici pour faire le poids. Nous aimerions juste avoir un calendrier clair pour savoir où nous allons.” Une requête difficile à honorer pour Madeleine Delaperriere. “Nous ne sommes pas en mesure de leur apporter des réponses pour le moment. Je comprends que cela soit compliqué pour eux, mais je ne peux pas donner de date pour la réouverture. Les décisions se prennent au jour le jour”, indique-t-elle.

Pendant ce temps, les salles de sport doivent continuer à payer leurs charges. Et les aides et les plans B ne suffisent plus ! “Pour l’instant, nous tenons grâce aux prélèvements des adhérents qui continuent, mais nous ne ferons pas long feu de cette manière. Nous avons besoin d’ouvrir”, lance d’un ton désespéré Julien Lalanne. Pour sa part, le propriétaire de Maybodyform puise dans ses dernières ressources. “Lors du premier confinement, j’ai eu droit à un prêt, mais je suis en train de l’utiliser pour survivre alors qu’il devait servir à investir et redémarrer du bon pied.” Et si certains affirment être prêts à faire plus de sacrifices pour ouvrir rapidement, la déléguée de la jeunesse et du sport promet que les protocoles déjà établis lors de la première reprise ne changeront pas. “Ils sont déjà assez restrictifs”, conclut-elle.

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